La balle fut projetée et frôla l'épaule de Callie, la désarmant face à la douleur. Il profita de cet instant de faiblesse pour essayer de lui échapper, néanmoins la Latina le rattrapa en agrippant fermement son bras, luttant non sans peine contre la souffrance que lui procurait sa blessure. Nullement impressionné, il se rapprocha d'elle et réussit à se détacher de son emprise en lui donnant un coup de genou en plein ventre puis quitta l'appartement d'Arizona en courant. Calliope se redressa sans perdre de temps et le poursuivit, dévalant les escaliers de l'immeuble avec précipitation. Elle grimpa dans sa voiture lorsqu'elle le vit monter dans la sienne quelques mètres plus loin. Elle le pourchassa pendant plusieurs minutes slalomant entre les différents automobilistes et défiant quiconque qui se mettrait en travers de son chemin : Cet homme avait voulu s'en prendre à sa compagne alors il était hors de question que ce crime reste sans conséquence. Ils arrivèrent au niveau d'un carrefour où la circulation y était abondante, l'individu continua sa route faisant abstraction des véhicules qui abordaient rapidement le croisement tandis que Callie freina d'un coup sec. Elle regarda avec énervement le cambrioleur s'enfuir sous ses yeux alors que sa voiture s'arrêta juste à temps avant qu'elle ne percute un autre conducteur.

Furieuse, la jeune femme fit demi-tour et retrouva en bas de l'immeuble Mark qui était venu constater les dires de sa supérieure.

Callie : Je veux que tu cherches à qui appartient ce véhicule, lui ordonna-t-elle en lui donnant un morceau de papier où elle avait inscrit le numéro d'immatriculation.

Mark : Tu as vu son visage ?, lui demanda-t-il en saisissant la note.

Callie : Non il était cagoulé, lui répondit-elle en rentrant dans l'immeuble. Je suis persuadée qu'il recherchait les preuves ce qui signifie qu'elles n'étaient pas dans le box. Ils l'ont fait sauter pour brouiller les pistes. Ils savent exactement ce qu'ils cherchent, contrairement à nous.

Mark : Autant dire qu'ils ont une longueur d'avance, ces preuves peuvent être n'importe où et se trouver sous n'importe quelle forme !

Callie : Je pense que Timothy Robbins les a numérisés. Il a dû les mettre sur un CD ou une clé USB, supposa-t-elle en appuyant sur le bouton de l'ascenseur.

Mark : On cherche une aiguille dans une botte de foin. Pourquoi Shake n'a pas cherché à les récupérer avant ? Ni l'appartement de Timothy Robbins, ni celui de ta sœur n'ont été fracturés.

Callie : Parce qu'il se doutait bien que Timothy les avait mis dans un endroit beaucoup plus sûr. Depuis que j'ai appris que ma sœur était avec Timothy quand il a été tué, je me suis demandé pourquoi Shake ne l'avait pas tuée en même temps mais je crois que je commence à comprendre. Il a dû essayer de lui faire avouer où se trouvaient les preuves mais elle n'a pas dû le lui dire alors il s'est débarrassé d'elle. Timothy et Aria morts, personne d'autres ne connaissaient l'existence de ces preuves mis à part Arizona or Shake savait très bien qu'avec sa fille, elle ne tenterait rien contre lui mais maintenant qu'elle a repris l'enquête de son frère, il se sent menacé. C'est pour ça qu'il fouille les appartements des personnes proches de Timothy un à un. D'abord celui d'Alex puis maintenant celui d'Arizona.

Mark : D'accord mais si elles ne sont ni chez l'un, ni chez l'autre, où sont-elles ?

Callie : Dans un lieu où Timothy était certain qu'Arizona les trouverait.

Ils remontèrent inspecter l'appartement. Callie se rendit dans la pièce où elle avait été agressée. Elle prit des gants et retrouva la balle qui s'était logée dans le mur. Elle la déposa dans un sac en plastique qu'elle ramena à Mark.

Callie: Emmène ça au labo.

Mark : Qu'est-ce que c'est ?, demanda-t-il perplexe lorsqu'il remarqua que le blouson de la détective était abimé au niveau de son épaule gauche et que celle-ci grimaçait de douleur. Attends, il t'a tiré dessus ?

Callie: Ce n'est rien. La balle a juste effleuré mon épaule, pas de quoi dramatiser.

Mark: Tu devrais aller à l'hôpital pour te faire soigner.

Callie : Pas question, tu sais très bien que je déteste les hôpitaux.

Elle retourna dans la chambre sans lui laisser le temps de répliquer. Elle tenta de faire abstraction de la douleur alors qu'elle sortait une valise du placard puis prépara les affaires d'Arizona et de Sofia, n'oubliant pas la poupée que la petite fille lui avait précautionneusement demandée. Une fois qu'elle eût fini, elle s'empressa de rentrer chez elle en compagnie de son collègue.

Callie : Lâche-moi Sloan !, s'écria-t-elle en ouvrant sa porte d'entrée en trombe, faisant sursauter Arizona, Sofia et Cristina qui étaient assises sur le canapé où seul le son de la télévision résonnait en fond.

Mark : Tu as besoin de soins !

Cristina : Qu'est-ce qu'il y a ?

Mark : Callie s'est fait tirer dessus et refuse d'aller à l'hôpital !

Arizona se leva d'un bond et s'avança soucieuse vers Callie qui posait la valise dans un coin.

Arizona : Calliope...

Sofia : Tu es blessée ?, demanda la petite fille avec inquiétude.

Callie : Ne t'inquiètes pas ma puce, ce n'est rien, répondit-elle d'un tendre sourire avant de reporter son attention sur sa compagne. La balle a simplement effleuré mon épaule, je ne saigne pas alors tout va bien.

Cristina : Comment ça a pu arriver ?

Callie : Un cambrioleur est entré par effraction chez Arizona, il m'a repérée et a tiré pour s'échapper.

Arizona : C'est de ma faute si tu es blessée...

Callie : Qu'est-ce que tu racontes ? Tu n'y es pour rien Arizona, tenta-t-elle de réconforter la jeune femme en posant ses mains sur ses épaules sans quitter son regard des yeux.

Cristina leva les yeux au ciel, jalouse de la proximité qu'il y avait entre les deux femmes et de ce jeu de regards qui reflétait toute l'inquiétude et la tendresse qu'elles ressentaient l'une pour l'autre. Ne supportant plus de voir la femme qu'elle aimait être aussi proche d'une autre, l'asiatique se racla la gorge pour leur faire part de sa présence.

Cristina : Quand tu auras fini de te comporter comme une adolescente transie d'amour en faisant les yeux doux à ta nouvelle amie tu daigneras peut-être te rendre à l'hôpital pour soigner ta blessure !

Callie soupira en se détachant à regret d'Arizona sous les yeux ravis de Sofia qui était heureuse de voir Callie réconforter sa maman.

Callie : Je t'ai déjà dit que je n'irai pas à l'hôpital. Allez donc retrouver qui est le cambrioleur au lieu de m'emmerder !, s'exclama-t-elle en se rendant dans sa chambre.

Cristina : Calliope !

Mark : Je crois qu'on devrait la laisser, tu la connais, elle n'ira pas à l'hôpital si elle ne l'a pas décidé.

Cristina : Mais elle risque sa vie si on la laisse ici sans rien faire !

Mark : N'exagère pas non plus ! Allez viens, avant qu'on ne subisse la tornade Torres.

Mark prit le poignet de Cristina et l'entraîna à l'entrée en prenant au passage son manteau.

Mark : A plus tard Robbins ! Prends soin de Torres, je suis sûr qu'elle sera entre de bonnes mains !

Il lui fit un clin d'œil avant de s'éclipser en tirant Cristina par le bras. Arizona demanda à sa fille de rester sur le canapé et ne perdit pas une seconde pour rejoindre sa compagne dans sa chambre.

Arizona : Tu vas bien ?

Callie : Un peu mal mais ça va. Cesse de t'inquiéter.

Arizona : Montre-moi ta blessure...

Callie : Arizona..., soupira la mexicaine avec un léger agacement.

Arizona : Calliope...

Callie : D'accord mais ne me Calliope plus !

Satisfaite, Arizona s'approcha de la jeune femme alors qu'elle enlevait son manteau, ne la laissant plus qu'avec un simple débardeur bordeaux qui moulait parfaitement ses formes. La journaliste la fixa pleine de désir avant de porter son attention sur sa blessure qu'elle frôla du bout des doigts.

Arizona : Pourquoi pas ? J'adore ton prénom... Il te va à merveille je trouve.

Callie : Ah oui ? Pourtant je le déteste.

Arizona : C'est bien dommage, je le trouve très sensuel..., rétorqua-t-elle avec un sourire charmeur. Je vais soigner cette vilaine plaie même si je pense qu'aller à l'hôpital serait la meilleure des solutions.

Callie : Pourquoi aller à l'hôpital alors que j'ai une jolie infirmière rien que pour moi ?

Arizona : Charmeuse !

La blonde s'éloigna, un sourire amusé aux lèvres, et se rendit dans la salle de bain pour prendre de quoi soigner la contusion puis revint auprès d'elle. Elle commença à nettoyer avec précaution la plaie lorsque son regard s'attarda sur son décolleté qui laissait apparaître le haut de sa poitrine généreuse. Elle se mordit la lèvre inférieure avec envie alors que son désir de la toucher, de l'embrasser ne cessait de s'accroître au fil des moments passés à ses côtés. Callie remarqua le geste de la jeune femme et la regarda avec amusement.

Callie : Je ne savais pas que cette vue pouvait autant t'hypnotiser !

Arizona se rendit compte qu'elle était restée un peu trop longtemps à fixer l'objet de ses convoitises et releva les yeux vers son amie avec une petite moue. Callie se leva et approcha sa compagne contre elle en la prenant par les hanches alors que celle-ci admirait ses lèvres pulpeuses avec envie.

Arizona : Je ne pensais pas qu'il était possible d'être aussi sexy..., murmura-t-elle en glissant ses bras autour de son cou avant de poser ses lèvres sur les siennes.

La Latina répondit à son baiser avec tendresse et colla davantage son corps à celui de sa petite-amie, ressentant le besoin d'être en contact avec celle qui partageait désormais sa vie. Très vite, leurs mains se firent baladeuses et l'envie de posséder l'autre devint de plus en plus forte. Néanmoins, la voix de la petite fille qui jouait tranquillement dans le salon avec la poupée que Callie venait de lui ramener, rappela les deux jeunes femmes à l'ordre et elles cessèrent à regret leur baiser. Elles se sourirent avec tendresse et Arizona termina de soigner sa compagne.

Arizona : Tu es vraiment sûre que tu ne veux pas aller à l'hôpital ?

Callie : Certaine, affirma-t-elle en remettant sa veste pour cacher sa blessure à Sofia. C'est pas grand chose. Si j'y vais, je vais attendre des heures pour qu'ils fassent exactement ce que tu viens de me faire et ... je veux être présente pour toi cette après-midi.

Un voile de tristesse apparut dans les yeux d'Arizona à la simple évocation de l'après-midi qui s'annonçait difficile. Elle n'arrivait pas à s'imaginer que dans quelques heures, elle allait définitivement dire au revoir à l'une de ses plus proches amies. Elle releva son regard plein de larmes vers Callie qui s'empressa de la prendre dans ses bras pour la réconforter.

Callie : Ca va aller... Je suis là..., murmura la mexicaine en déposant un tendre baiser sur son épaule.

Arizona glissa ses bras autour de la taille de la Latina qu'elle serra fort contre elle.

Arizona : Qu'est-ce que j'ai mérité pour avoir une petite-amie aussi parfaite ?

Callie : Je sais pas...Peut-être de la chance ?

La mexicaine lui sourit avec amusement avant de poser ses lèvres contre les siennes. Elles finirent par se détacher et retournèrent auprès de Sofia.

Arizona : Il faut que je lui dise pour Izzie et Alex.

Callie : Tu veux que je vous laisse ?

Arizona : Non, je préfère que tu sois là.

Arizona s'assit sur le canapé et appela sa fille pour qu'elle vienne la rejoindre. Elle passa un bras autour de ses épaules tandis que Callie se posa sur la table basse du salon pour épauler sa compagne durant ce moment douloureux.

Arizona : Maman a quelque chose de triste à te dire. Tonton Alex a eu un accident avec Izzie et... ils sont morts...

Les yeux de la petite fille s'emplirent de tristesse.

Sofia : Ils sont montés au ciel avec Titi ?

Arizona : Oui... Alex va veiller sur toi avec lui maintenant. Ils vont te regarder grandir et t'aimeront toujours très très fort.

Cette nouvelle l'attristait mais pas autant que la pensée qui traversa subitement son esprit. En peu de temps, les morts s'étaient accumulées autour d'elle. Et si jamais cet homme arrivait à s'en prendre à sa mère ? Elle serra soudainement la taille d'Arizona de toutes ses forces.

Sofia : Je veux pas que t'ailles au ciel à cause du méchant monsieur.

Callie sentit le besoin d'intervenir. Elle chercha le regard de la petite fille en lui soulevant son menton d'un doigt.

Callie : Sofia, tu te souviens de la promesse que je t'ai faite ?

Sofia : Oui...

Callie : Personne ne fera de mal à ta maman. Tous ceux qui essayeront finiront en prison. Ta maman sera toujours là pour te raconter une histoire le soir, te réveiller le matin avec des câlins, jouer avec toi ou même te gronder quand tu fais une bêtise, ajouta-t-elle d'un tendre sourire. Personne ne te la retirera.

Arizona caressa les cheveux de sa fille.

Sofia : Tu resteras toujours avec nous ?

Callie préféra ne pas s'avancer et s'en tenir au présent. Non seulement elle n'avait aucune idée de l'avenir de leur relation mais en plus, Arizona et elle avait convenu de tenir la petite fille dans l'ignorance.

Callie : Jusqu'à ce que le méchant soit en prison.

Sofia : Moi je veux que tu sois toujours là, lui avoua-t-elle, n'oubliant pas l'objectif qu'elle s'était fixé : faire de Callie l'amoureuse de sa maman.

Arizona : Ça, c'est un autre sujet, intervint Arizona en l'embrassant sur la tempe. Callie ne fait que son travail en nous accueillant chez elle.

Sofia ressentit une légère déception mais elle était loin d'avoir dit son dernier mot. Après un gros câlin avec sa mère, elle retourna jouer et Callie la remplaça aux côtés d'Arizona.

Callie : Dis-moi, je suis désolée de revenir à l'enquête mais j'ai besoin de ton aide. Shake cherche à mettre la main sur les preuves qu'avait recueillies ton frère. Je pense qu'il a dû les numériser. Tu ne sais pas où il a pu les cacher pour te permettre de les trouver ? Vous n'aviez pas un endroit particulier ou tu ne te souviens pas d'une phrase qui pourrait prendre son sens aujourd'hui ?

Arizona : Non... Timothy me parlait rarement de son enquête. Je crois qu'il cherchait à me préserver. Il m'a simplement parlé de ta sœur et du fait qu'il avait trouvé de quoi faire tomber Shake, rien de plus.

Le portable de Callie interrompit leur conversation. Ses collègues étaient parvenus à identifier le propriétaire du véhicule et l'avaient localisé. Elle informa Arizona de son départ et s'assura que la jeune femme n'avait pas besoin d'elle.

Callie : Ca va aller ? Tu es certaine ?, lui demanda-t-elle en posant ses mains sur ses bras.

Arizona : Oui, ne t'en fais pas. Fais ton travail. On se verra plus tard.

Arizona lui offrit un sourire qui se voulut rassurant et lui vola un baiser qui passa inaperçu auprès de Sofia.

Callie : Je vais faire monter deux hommes devant la porte et en appeler deux autres en renfort pour surveiller l'entrée de l'immeuble. Ils t'accompagneront à l'enterrement et te surveilleront de loin. Tu ne les sèmes pas !

Arizona sourit à l'allusion à sa petite escapade antérieure.

Arizona : Promis. J'irai déposer Sofia chez Maura avant.

Callie : Je ferai en sorte que l'immeuble soit surveillé.

Arizona se tourna vers sa fille qui était occupée à brosser les cheveux de sa poupée.

Arizona : Sofia, tu viens embrasser Callie ? Elle part au travail.

La petite fille ne se fit pas prier. Elle délaissa sa poupée et courut déposer un baiser sur la joue de sa nouvelle amie.

Sofia : Tu vas arrêter les méchants ?

Callie : Oui !, lui répondit-elle se penchant vers elle. Je te confie ta maman, tu la surveilles bien. Tu vérifies qu'elle ne joue pas au chat avec les policiers.

Sofia : D'accord !

Elles scellèrent leur accord d'une tape dans la main puis Callie se redressa. Après avoir échangé un dernier sourire avec Arizona, elle quitta son appartement. Elle mit en place le dispositif de sécurité qu'elle avait annoncé à Arizona puis se rendit à l'adresse que lui avait communiquée Mark.

En début d'après-midi Arizona se prépara pour l'enterrement d'Izzie sous le regard attristé de Sofia qui voyait sa maman revivre les mêmes évènements que quelques mois plus tôt. La jeune femme ferma la fermeture de sa robe noire puis se maquilla légèrement avant de se regarder une dernière fois dans le miroir disposé dans un coin de sa chambre. Elle soupira doucement. La petite fille descendit du lit et enlaça les jambes de sa mère.

Sofia : T'es belle Maman.

Emue, Arizona souleva sa fille dans ses bras en la serrant fort contre elle. Elle déposa un doux baiser sur son front puis se mit à caresser son dos avec la plus grande tendresse. Sofia en profita pour glisser ses bras autour de son cou et poser sa tête sur son épaule, se délectant de ce simple moment d'affection.

Arizona : Vraiment ?

Sofia : Oui ! Et Callie serait d'accord avec moi !

Arizona : Tu es sûre de ça ?

Sofia hocha vivement la tête en signe d'approbation tout en remettant ses cheveux derrière son oreille.

Sofia : Oui, elle t'aime bien et je pense qu'elle aimerait bien que tu lui fasses un bisou sur la bouche !

Arizona : Comment tu le sais ?, demanda-t-elle avec une pointe d'amusement dans la voix.

Sofia réfléchit quelques secondes, ne sachant que répondre. Elle fronça les sourcils mais un sourire remplaça bien vite son air sérieux lorsqu'une réponse lui traversa l'esprit.

Sofia : Parce que Callie est ma copine et qu'elle me dit tout ! S'exclama-t-elle fièrement.

Arizona ne put s'empêcher de rire et l'embrassa sur la joue.

Arizona : Si Callie est ton amie et qu'elle te l'a dit, je ne peux que te croire.

Elle lui sourit tendrement en s'asseyant sur le lit, gardant Sofia contre elle encore quelques minutes. Elle finit par se lever afin de préparer les affaires de sa fille puis quitta l'appartement de sa compagne une fois qu'elles furent prêtes. Arizona amena Sofia chez son amie Maura qui l'accueillit d'un sourire compatissant.

Sofia : Maura !

Maura : Comment vas-tu ma puce ?, demanda-t-elle en la prenant dans ses bras pour l'embrasser.

Sofia : Bien ! Callie prend bien soin de nous !, déclara-t-elle malicieusement.

Maura : Callie ?

Sofia : Oui, tu sais, la méchante dame ! En fait, je me suis trompée, elle est gentille. Et marrante !, s'empressa-t-elle de rajouter. En plus, je suis sûre qu'elle aime bien Maman et que Maman aussi l'aime bien !

Elle posa ses mains autour de l'oreille de Maura de façon à lui révéler un secret.

Sofia : Je vais essayer qu'elle devienne l'amoureuse de Maman et toi tu vas m'aider mais chut, tu ne dis rien à Maman !

Maura : Promis !, s'exclama-t-elle en retenant un rire.

Arizona : Qu'est-ce que vous manigancez encore toutes les deux ?

Sofia : Rien pourquoi ?

Arizona : Comme ça. Intuition de Maman.

Arizona leur sourit avec amusement, nullement dupe que sa fille venait certainement d'engager son amie afin qu'elles puissent mettre en œuvre un plan de façon à ce qu'elle se rapproche plus qu'amicalement de Callie.

Maura : Je t'ai installé tout plein de peinture sur la table basse du salon. Tu n'as qu'à commencer , je te rejoindrai tout à l'heure, lui dit-elle en déposant Sofia au sol.

Sofia : D'accord.

Sofia dit au revoir à sa mère en posant un gros baiser sur sa joue puis s'enfonça en courant dans l' s'installa sur la table basse et débuta la mission qu'elle s'était mise en tête : convaincre Callie de faire partie intégrante de leur famille.

Arizona : Merci encore de garder Sofia.

Maura : C'est normal. Tu es sûre que ça va aller ?

Arizona : Oui, ne t'inquiètes pas. Répondit-elle en regardant sa montre. Je suis désolée, il faut que j'y aille. Téléphone moi s'il y a le moindre problème.

Maura : Tout ira bien.

Arizona hocha la tête en souriant légèrement puis lui fit la bise avant de s'éloigner . Arrivée au cimetière où devait avoir lieu la cérémonie, elle retrouva Archer qui vint la saluer.

Archer : Merci d'être venue...

Arizona : C'est normal, Izzie était mon amie. Je me dois d'être présente une dernière fois pour elle.

Elle lui offrit un maigre sourire et se mêla parmi les amis et la famille de la victime alors que le prête commença à prononcer une prière.

Dès que Callie mit un pied hors de son véhicule, il lui brossa rapidement le portrait de leur suspect.

Mark : Eric Miller, 38 ans. Il a pris 10 ans fermes pour trafic de cocaïne et a été libéré i ans. Il habite au 4ème étage.

Callie : Très bien vous me bloquez les issus de secours. Tu as le mandat ?

Mark brandit le papier nécessaire à l'arrestation de l'homme.

Callie : Allons le cueillir !

Ils pénétrèrent dans l'immeuble et dégainèrent leurs armes. Arrivés au 4ème, ils avancèrent prudemment jusqu'à la porte du domicile de l'individu. Ils annoncèrent leur présence en prenant soin de ne pas rester dans le champ de la porte. Aucune réponse. La porte fut enfoncée et ils entrèrent rapidement dans l'appartement. Le cadavre de l'homme qu'ils étaient venus interpeller gisait au sol, la poitrine criblée de balles.

Callie : Et merde !

Callie rangea son arme pendant que ses collègues passaient en revue les diverses pièces de l'appartement. Elle prit son pouls mais comme elle l'avait deviné, l'homme était mort.

Mark : On dirait que Shake est passé avant nous.

Callie soupira en se relevant et regarda autour d'elle. L'appartement avait été saccagé.

Callie : Il en a profité pour récupérer sa marchandise.

Elle quitta les lieux avec son équipe à l'arrivée de la Police Scientifique et tint une réunion au commissariat afin de préparer la filature de Garcia qui se déroulerait en début de soirée. Lorsqu'ils furent au point, elle ressentit le besoin de s'assurer qu'Arizona allait bien et prit le chemin du cimetière.

La cérémonie terminée, Addison, qui avait remarquée la présence de son ancienne petite-amie s'avança vers elle d'un triste sourire.

Addison : Elle va me manquer...

Arizona : A moi aussi. Je n'arrive pas à imaginer qu'elle ne soit plus là.

Addison : C'est dur pour tout le monde, elle est partie si vite et si violemment. Sa disparition a crée un grand vide.

Elles se dirigèrent ensemble vers la sortie malgré l'inconfort que pouvait ressentir Arizona envers celle qui lui avait fait tant souffrir par le passé. Addison, elle, ne détacha pas son regard de la journaliste et glissa sa main au bas de son dos. Elle arrêta la jeune femme puis posa une de ses mains sur ses hanches tandis que l'autre caressait sa joue.

Addison : Tu sais, il n'y a pas qu'elle qui me manque. Si j'ai bien appris quelque chose aujourd'hui c'est que la vie est bien trop courte pour ne pas en profiter. Je ne veux pas mourir en ayant des regrets parce que mon choix de vie ne convient pas à mon frère. Je t'aime encore Arizona. Redonne-nous une chance. S'il te plait.

Arizona : Tu sais que c'est impossible. Tu nous as trop fait de mal, à Sofia et à moi lorsque tu nous as abandonné et puis...

Addison : Je te promets de ne plus jamais te faire souffrir, la coupa-t-elle.

Arizona : J'ai déjà quelqu'un dans ma vie. Nous deux c'était bien mais avec elle... Je n'ai même pas de mots pour le décrire. Tu auras toujours une petite place dans mon cœur mais je suis passée à autre chose. Je ne t'aime plus Addison, je suis désolée.

Elle se détacha de son étreinte sous le regard médusé de Callie qui attendait impatiemment la venue de sa compagne à la sortie du cimetière. Arizona reprit son chemin au moment où elle croisa le regard de celle qui hantait ses pensées depuis le jour où elle avait fait irruption dans sa vie. Un sourire se dessina sur ses lèvres à la vue de la mexicaine mais celui-ci s'effaça rapidement. Elle pouvait lire de la jalousie sur le visage de sa belle et son cœur se serra. Arrivée à sa hauteur, elle s'empressa de la réconforter en se jetant dans ses bras. Callie ne se fit pas prier pour l'entourer de ses deux bras et la prendre contre elle.

Arizona : Je suis heureuse que tu sois là.

Callie : Je te l'avais dit que je serai présente...

Arizona lui sourit tendrement et déposa un doux baiser sur ses lèvres.

Callie : Tu vas bien ?, demanda-t-elle avec une pointe d'inquiétude dans la voix.

Arizona : Ca va...du moins je pense.

La policière resserra son étreinte et déposa un baiser sur sa joue.

Callie : Je sais ce dont tu as besoin.

Elle lui prit la main et l'emmena jusqu'au véhicule d'Arizona qui était stationné non loin de là. Elles ouvrirent leur portière mais la mexicaine s'arrêta dans son élan.

Callie : Au fait, je dois avoir peur de ton ex ?

Arizona : Pas le moins du monde.

Elles montèrent dans la voiture et Callie la ramena à l'appartement où elle lui demanda d'enfiler une tenue de sport. Elle se changea dans sa chambre puis attendit Arizona dans le salon. Lorsqu'elle apparut, une bouffée de désir s'empara de Callie. Son regard se promena sur ce corps parfaitement sculpté qu'elle avait déjà eu l'occasion de toucher. Sa poitrine était seulement retenue par une brassière blanche qui laissait apparaître son ventre plat et ses cuisses fuselées étaient parfaitement moulées dans un pantalon de jogging court de couleur noire. Une activité sportive d'une toute autre nature que celle qu'elle avait prévue tenta soudainement Callie.

Arizona : Tu vas me dire où on va maintenant ?, lui demanda-t-elle en attachant ses cheveux.

Callie : Se défouler, tu en as besoin.

Elles se rendirent dans la salle de sport où la jeune Détective se dépensait régulièrement après le travail et Arizona découvrit enfin l'activité que lui avait réservée sa compagne. De nombreux habitués se livraient à d'intenses combats sur le tapis tandis que d'autres s'acharnaient sur des sacs de frappe.

Arizona : Du kick-boxing ?

Callie : Tu vas voir, ça va te faire du bien.

Arizona : De te mettre la raclée ?

Callie : Ça c'est ce qu'on va voir.

Arizona : Je te rappelle que tu es blessée à l'épaule.

Callie : C'est une simple égratignure, j'en ai vu d'autres ! On va commencer par s'échauffer.

Callie lui fit faire une série d'exercices puis elles enfilèrent chacune leurs paires de gants. Elle lui expliqua les rudiments du kick-boxing en lui effectuant une rapide démonstration sur un sac de frappe. Arizona l'observa puis reproduisit les mouvements à l'identique. Callie l'invita à y mettre plus d'énergie, sentant que la jeune femme avait besoin de se défouler. Arizona suivit ses recommandations. Ses poings puis ses pieds tapèrent sans relâche le sac jusqu'à ce que les gestes se révèlent plus douloureux à effectuer. Elle s'arrêta, enleva ses gants et but une gorgée de la bouteille d'eau que lui tendit Callie.

Callie : Ça va mieux ?

Arizona : Oui mais je préfère le combat au corps à corps !

Callie : Très bien !

Callie retira ses gants et fit signe à sa compagne de venir la défier. Arizona posa la bouteille près du mur puis s'avança vers elle. Elles se jaugèrent du regard en se tournant autour. Arizona attaqua la première et tenta de faire tomber Callie mais celle-ci opposa une certaine résistance. Elle se maintint fermement sur ses deux pieds et contra chacune de ses actions en prenant tout de même garde de ne pas lui faire mal.

Callie : T'es certaine de vouloir continuer ?

Arizona : Ne me ménage pas sous prétexte que je suis ta petite amie. Tu l'as dit toi-même, ces types ne m'épargneront pas.

Accédant à sa demande, Callie ne fit preuve d'aucune pitié et en un mouvement, elle la projeta énergiquement au sol.

Arizona : Aïe !

Amusée, Callie s'accroupit près d'elle.

Callie : Tu m'as dit de ne pas te ménager.

Arizona : Tu me devras un massage.

Cette punition convint parfaitement à Callie. Un sourire aux lèvres, elle lui offrit une main et l'aida à se relever. Arizona ne s'avoua pas vaincue pour autant et tenta de prendre sa compagne par surprise mais une fois de plus, celle-ci se révéla la plus rapide. Elle ne lui laissa aucune chance de prendre le dessus et se contenta cette fois-ci de l'emprisonner dans ses bras en bloquant les siens.

Callie : Je suis désolée mais tu as encore beaucoup de progrès à faire, lui confia-t-elle avant d'embrasser sa joue.

Arizona renonça, épuisée par cette joute inégale et tourna la tête vers l'arrière pour obtenir un baiser qui lui fit oublier sa mauvaise humeur. Leur séance de sport terminée, elles passèrent aux vestiaires se changer et rentrèrent à l'appartement. Durant le trajet, Arizona se montra câline, multipliant les gestes d'affection à l'égard de sa compagne qui se limita à quelques regards tendres, préférant garder un œil vigilant sur la route. La montée en ascenseur concrétisa ce rapprochement. Le regard malicieux, Arizona poussa doucement sa compagne contre la paroi et s'empara voluptueusement de ses lèvres.

Arizona : Sofia est encore chez Maura...

Callie comprit immédiatement le message. Elle rapprocha son corps du sien et répondit avec ferveur à son baiser. Lorsque les portes s'ouvrirent, les rires des deux jeunes femmes brisèrent le silence qui régnait à l'étage. Callie guida Arizona jusqu'à l'entrée de son appartement alors que leurs lèvres ne voulaient plus se quitter. Elle glissa aveuglement une main dans la poche de sa veste pour attraper ses clés et ouvrit la porte. Leurs corps collés l'un à l'autre, elles entrèrent à l'intérieur sans cesser leur baiser. D'un coup de pied habile, Callie referma la porte derrière elle. Leur baiser devint plus passionné alors que leurs vêtements tombaient un à un au sol sur le chemin qui les menaient à la chambre. Lorsqu'elles atterrirent sur le lit, elles n'étaient plus qu'en lingerie. Il leur semblait que leur dernière nuit ensemble remontait à des semaines mais malgré l'impatience qu'elles éprouvaient à l'idée de se retrouver, elles prirent le temps d'apprécier le moment et ralentirent le rythme.

Allongée sur Callie, Arizona passa sensuellement le bout de sa langue sur ses lèvres puis se mit à mordiller tendrement sa lèvre inférieure avant de prendre pleinement possession de sa bouche. Leurs langues entamèrent alors une danse sensuelle. Leurs mains se promenèrent le long de leurs corps chauds qui brûlaient à présent de désir. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, leurs regards se rencontrèrent et exprimèrent ce flot d'émotions qui les bouleversait toutes deux en cet instant. L'amour les avait prises toutes deux par surprises mais elles n'osaient encore se l'avouer par le biais des mots. Le langage corporel était pour le moment leur seul moyen de communication. Callie lui sourit tendrement en caressant sa joue du pouce. Elle souleva sa tête pour capturer à nouveau ses lèvres et gémit lorsqu'Arizona pressa son corps contre le sien. Ce contact entre leurs deux peaux chaudes était divin. Elle glissa une main dans sa chevelure alors que leurs langues se retrouvaient avec ferveur. Le cou de Callie fut bientôt le nouveau terrain de jeu d'Arizona. Elle y laissa une traînée de doux baisers qui furent accueillis par une salve de légers gémissements puis remonta mordiller son lobe d'oreille. Callie ferma les yeux et passa ses mains le long de son dos. Elle faufila l'une d'elle sous son tanga et exerça une légère pression sur ses fesses. Arizona soupira au creux de son oreille. Elle délaissa son lobe et ses lèvres se posèrent sur le haut de sa poitrine. Callie caressa ses côtes alors que son corps frissonnait sous ce délicieux supplice. Ses jambes s'écartèrent naturellement. Son excitation grandit encore au creux de son intimité lorsqu'elle sentit la bouche d'Arizona entamer une lente descente sur son ventre et se rapprocher doucement de l'endroit où elle la désirait le plus. Incapables de lutter plus longtemps contre ce feu qui les consumait, elles s'abandonnèrent longuement aux plaisirs de l'amour dans un concert de gémissements. De la sueur perlait sur leurs peaux ardentes, des mots étaient chuchotés de leurs voix suaves et leurs lèvres se scellaient à chaque fois que l'une d'elles succombait à d'intenses vagues de plaisir. Toutes deux voulaient que ce moment se prolonge éternellement.

Alanguies, les deux femmes profitaient de la sensation de bien-être qui suivit leurs orgasmes. Callie étreignit Arizona et caressa doucement son dos en embrassant son front. Cette femme lui était devenue aussi indispensable que l'oxygène. Arizona éprouvait la même dépendance à son égard. Leur attirance physique était incontestable, leurs corps étaient comme aimantés dès qu'elles se trouvaient dans la même pièce mais elles ne pouvaient nier l'existence de cette étincelle qui luisait dans leurs yeux alors que l'amour s'enracinait progressivement dans leurs cœurs. Arizona releva la tête et lui sourit tendrement avant de frotter son nez contre le sien.

Arizona : A quoi tu penses ?

Callie : A l'importance que tu as prise dans ma vie.

Curieuse, Arizona s'accouda et attendit la suite avec intérêt.

Callie : Ça ne fait même pas une semaine qu'on se connait et pourtant tu as bouleversé ma vie comme personne avant. Par exemple, je détestais ce moment après l'amour où on est censé faire autre chose que dormir. Je ne suis pas très douée pour exprimer ce que je ressens alors je tentais toujours de le fuir. Soit je dormais si la personne était ma petite amie, soit je partais si ce n'était qu'une aventure d'un soir.

Arizona : Et avec moi ? Tu as plutôt envie de dormir ou de partir ?, lui demanda-t-elle avec amusement.

Callie : Aucun des deux. C'est bien ça le problème, lui répondit-elle sur le même ton avant de se montrer plus timide. J'ai simplement envie de te tenir dans mes bras, de parler, de profiter du moment présent tout simplement.

Arizona fut attendrie par cette confession tout en pudeur. Commençant à connaître la jeune femme, elle se douta que celle-ci n'avait pas dû être évidente à faire pour elle. Elle l'embrassa tendrement et revint à un ton plus léger.

Arizona : Et c'est un problème ça ?

Callie : Pour moi oui, ce n'est pas mon genre. Enfin ça ne l'était pas. Je te l'avais dit, la vie de couple ne m'a jamais attirée mais je t'ai dit aussi que j'allais changer.

Arizona : Je ne veux pas que tu te forces pour moi. Si tu n'as pas envie de changer...

Callie : J'en ai envie, l'empêcha-t-elle d'aller plus loin. Ces changements viennent naturellement. C'est ce que j'essaye de te faire comprendre et c'est simplement perturbant. Et un peu effrayant parce que je ne me reconnais plus. Tu es une femme perturbante.

Arizona rit légèrement. Elle déposa un baiser sur son épaule puis caressa son ventre. Callie la serra dans ses bras et posa ses lèvres sur sa tempe. Ce moment était parfait et pourtant, l'heure qu'affichait le réveil la rappela à son devoir.

Callie : Il va falloir que je me prépare pour la filature.

Arizona : Je pourrais venir avec toi.

Callie : C'est beaucoup trop dangereux. Ici tu es en sécurité. Si tu viens, je n'aurais pas l'esprit tranquille et je nous mettrais toutes les deux en danger, se justifa-t-elle en se levant.

Arizona : Parce que tu crois que je vais l'avoir ?, lui rétorqua-t-elle en se redressant.

Callie : Je ne crains rien. C'est un travail de routine. Je te promets de faire au plus vite.

Callie passa rapidement sous la douche puis revint s'habiller dans la chambre sous le regard préoccupé d'Arizona. Cette filature ne lui disait rien de bon. Une fois prête, Callie s'assit au bord du lit et caressa la joue de sa compagne.

Arizona : Fais attention à toi.

Callie : Promis. Et toi tu ne bouges pas d'ici. Je vais faire monter les deux officiers devant la porte pour que tu te sentes en sécurité.

Arizona : Ce n'est pas pour moi que je m'inquiète. Et si jamais ça tourne mal ?

Callie : Tout ira bien. Ce n'est pas la première filature de ma carrière. Ce qu'on cherche avant tout, c'est à prouver qu'il est bien relié à Shake.

Arizona : Et si ses hommes vous tendent un piège ? Peut-être qu'il est déjà au courant de votre opération !

Callie : Cesse de t'en faire, nous sommes prêts.

Arizona : Mon frère me disait la même chose et il est mort. Je n'ai pas envie de te perdre toi aussi. Tu t'es déjà pris une balle ce matin !

Callie : Elle m'a simplement frôlée !

Arizona : Mais ça aurait pu être pire ! S'il te plaît, ne joue pas avec le feu, la supplia-t-elle plus calmement.

Callie : Je te promets d'être prudente mais je me dois d'y aller. C'est mon métier, Arizona. Je l'aime avec ses risques.

Arizona soupira mais dut se rendre à l'évidence : Callie était exactement comme elle. Son métier était une véritable passion et elle n'aimerait pas qu'on lui demande d'y renoncer. Si jamais leur relation se poursuivait après cette affaire, elle allait devoir accepter de vivre avec les risques qu'elle encourait quotidiennement.

Arizona : Ne prends pas de risques inutiles.

Callie : C'est promis.

Callie l'attira contre elle pour une dernière étreinte. Arizona avait besoin d'être rassurée et elle espérait que ce geste suffirait à l'apaiser mais il amplifia au contraire son angoisse. Lorsque Callie y mit fin, Arizona la regarda partir en espérant que ce moment n'était pas le dernier.

Addison va-t-elle accepter de renoncer à Arizona ou au contraire, tentera-t-elle de reconquérir l'élue de son coeur ? Que peut bien avoir en tête Sofia ? Callie va-t-elle sortir indemne de cette opération ? Arizona va-t-elle lui obéir ou au contraire, la rejoindre ?