Allez, je ne vous fait pas attendre plus longtemps, je pense avoir été assez méchante comme ça :)
Je tenais à remercier les personnes à qui je n'ai pu répondre (puisque non inscrite sur le site désolée de ne pas l'avoir fait avant :p
Encore désolée et à très bientôt
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Ron ouvrit doucement les yeux avant de sentir une douleur fulgurante dans son pied. Hermione était couchée plus loin, évanouit. Malgré sa blessure, il se traîna jusqu'à la jeune fille pour tenter de la réveiller. Elle toussa un peu et se releva, visiblement indemne.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »
Ron poussa un juron en tentant de s'adosser à la paroi glacée.
« On est tombé dans une crevasse. »
Elle se releva en s'aidant de ses mains et leva les yeux vers l'extérieur. Le plafond devait être à 4 mètres et la tempête qui soufflait à l'extérieur ne semblait pas les atteindre, mais le froid restait là. Ron poussa un autre juron, glissant au sol. Elle s'approcha de lui et s'abaissa au niveau de sa jambe.
« Tu dois avoir une entorse… Je suis désolée, c'est certainement parce que tu as dû amortir ma chute. »
« Au moins, t'as rien, c'est déjà ça… Tu crois qu'on peut remonter ? »
« Avec cette tempête, il vaudrait mieux attendre les secours. »
« Manquerait plus que l'avalanche. »
Ils s'assirent, chacun à l'extrémité de leur piège de glace, recroquevillé sur eux même. Même s'ils étaient en danger, ils préférèrent s'éviter, ne serait-ce que du regard.
« Ron ! »
Elle le gifla violement et il lui lança un regard courroucé.
« Non mais ça va pas ?!! »
« Il ne faut pas s'endormir ! »
« J'ai envie de faire une sieste, laisse moi somnoler un peu ! »
« Tu ne dois pas ! Avec ce froid tu risquerais de ne plus te réveiller. »
« Quel froid ? Je n'ai pas froid ! »
Elle le regarda en haussant un sourcil, perplexe.
« Bien sûr, alors c'est une manie de claquer des dents, chez toi ? »
Il grommela, se recroquevillant de plus belle. Hermione soupira en levant les yeux au ciel avant de s'asseoir contre lui.
« Qu… Qu'est-ce que tu fais ? »
« C'est pour garder la chaleur. Ne va rien imaginer, pervers. »
« Je ne suis pas un pervers. »
« Pourtant pour traîner avec une fille comme Lavande. »
« C'est elle qui me colle tout le temps, je te l'ai dit : j'en ai rien à faire de ce genre de fille. »
Elle ne répondit pas, se blottissant encore plus contre lui.
« Ca ne m'enchante guère, mais il va falloir trouver un sujet de discussion pour éviter de s'endormir. »
« J'ai déjà du mal à tenir avec tes discours barbants… »
Elle se releva en lui lançant un regard noir. Il eut un sourire en coin en la dévisageant.
« Je t'ai vexé ? Tu es pourtant une fille qui aime montrer qu'elle est intelligente et qui reprend toujours tout le monde. C'est faux ? »
Elle ne répondit pas, préférant aller de l'autre côté de la crevasse. « Et merde, bravo Ron ! T'as encore gagné… »
Il soupira avant de se traîner vers elle.
« Qu'est-ce que tu fais ? »
« Faut qu'on se réchauffe, non ? »
Elle rougit en le sentant l'attraper pour la coller contre lui. Il soupira de nouveau en la sentant raide.
« Tu veux des excuses ? Ok, je m'excuse, ça te va ? »
Elle eu un petit sourire victorieux.
« Moui. Ca ira. »
« Bien, alors de quoi veux-tu parler ? »
« On pourrait parler de littérature… »
« Oh s'il te plait ! Comme si un livre pouvait me tenir réveiller ! »
« Tu préfères parler de filles et de foot ? »
« Arrêtes ! S'il te plait, arrête. On ne va pas se disputer à nouveau, bien que cela semble être la seule solution pour nous tenir éveillés. »
Elle tourna la tête vers lui, hésitante.
« Avec… Avec Harry on a discuté de… Enfin, tu sais, on était amis, petits. Et on essayait de s'en rappeler et de parler de nos familles aussi. »
« Je sais que tes parents sont dentistes et que tu semble avoir hérité du caractère borné de ton père… »
« Ron ! »
Il eut un petit rire en la regardant bouder.
« Je sais que tu as un chat enragé, et que tu n'aime pas qu'on touche à tes affaires, même si un parfait crétin mets la main sur ton journal intime sans savoir ce que c'est et en n'ayant le temps de ne lire la première page sur laquelle était inscrit ton prénom… »
Elle ne broncha pas, baissant la tête.
« Je te le jure, Hermione. Je n'avais pas de mauvaise intention ! Si j'en avais, crois moi que ça aurait été dans tes tiroirs que j'aurais fouillé ! »
« Dans mes tiroirs ? Pourquoi faire ? »
« Savoir si tu as des culottes roses ou bleues… »
Elle lui asséna un grand coup dans les côtes qui le fit tousser entre deux rires.
« T'es vraiment un pervers ! »
« Non, si je l'étais j'aurais dit « Savoir si tu portes des culottes ou des strings »… »
Nouveau coup dans les côtes, mais cette fois Hermione se joignit à son rire.
« T'es vraiment stupide, Ron. »
« Je sais, mes frères me le rappellent déjà assez… »
« Fred et George ? »
« Oh, ça ce n'est qu'une partie de mes frères… Il y a Charly, le plus vieux. Il travaille en Roumanie actuellement. C'est celui qui a le plus de facilité avec maman. Il y a Bill, c'est celui qui a le plus de charme dans la famille. Ensuite vient Percy, qui est très intelligent et peut pourtant parfois faire preuve d'une extrême débilité… »
« C'est contradictoire. »
« Ensuite Fred et George, jumeaux et farceurs, ils en manquent pas une ces deux là. Et puis il y a moi et enfin Ginny. »
« Ginny a six grands frères ?! Je la plains. »
« Au contraire, on est tous fous d'elle, elle pourrait nous mener par le bout du nez. »
« Et pour ses petits copains ? Je suppose que vous y mettez votre grain de sel ? »
« Ca c'est autre chose. Et puis c'est normal de vouloir la défendre. »
Il releva la tête vers le haut, remarquant que la tempête s'était calmée. Hermione en fit de même.
« On n'a plus qu'à attendre les secours… Au fait, je n'ai vu que ta mère. »
« Ah, c'est vrai que tu dormais, tu n'as pas vu mon père. Il est plutôt du genre… Hmm… Disons que c'est lui que l'on va voir quand Maman dit non. Enfin il la craint autant que nous et c'est rare qu'il donne un avis différent du sien. »
« Sept enfants. Ils en ont du courage. »
« C'est vrai que tu es fille unique. »
Elle poussa un petit soupir.
« Et c'est très embêtant pour avoir certaines autorisations parentales… »
Elle se releva soudainement, tendant l'oreille.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? »
« J'entends des cris… On nous appelle ! Ron ! Ils nous ont retrouvés ! ON EST ICI !!! »
Hermione se pencha vers lui pour l'aider à se relever.
« ON EST ICI !! VENEZ !! »
« Ron ! Hermione ! »
Harry se pencha au bord de la crevasse avant de se retourner pour appeler les secours. Ils réussirent à les récupérer et les ramenèrent à l'infirmerie du chalet où un bon chocolat chaud les attendait, avec des explications pour leurs professeurs. Hermione releva le regard vers McGonagall.
« C'est ma faute, professeur, j'ai glissé et je n'ai pas réussit à m'arrêter à temps. Si Ron n'avait pas été là, je ne sais pas comment j'aurais fait. »
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Harry était soulagé. Il avait tenu à accompagner les secours et son cœur s'était comme remit en route lorsqu'il les avait retrouvé. Maudit soit ses amis de lui faire des peurs pareilles ! Même Fred et George n'auront pas réussit à tenir le titre de la plus grosse frayeur. Leur professeur les laissa en compagnie de Mrs. Pomfresh qui leur administra les premiers soins. Ron se retrouva avec le pied bandé, obligé de garder le lit durant une journée et de dire adieu à ses vacances au ski. Il s'était installé dans le lit le plus proche de la fenêtre et poussait soupir sur soupir en voyant les autres élèves surfer ou skier. Il entendit tousser et tourna la tête vers Hermione.
« Salut. »
« Salut… »
Elle lui déposa une tasse de chocolat chaud sur sa table de chevet et s'assit sur le matelas pendant qu'il fixait la neige au dehors.
« Je suis désolée de t'avoir gâché les vacances. »
« C'est pas grave, laisse tomber… »
« Je m'en veux vraiment. Si je ne t'en avais pas voulu pour le journal, rien de cela ne se serait passé. »
« Si je n'avais pas trouvé ton journal, rien de cela ne se serait passé, plutôt. »
« Ron. Tu m'en veux. »
« Non. »
« Alors regarde moi ! »
Il soupira et tourna la tête vers elle.
« Voila, je te regarde. »
« Et dis moi en face que tu ne m'en veux pas. »
« Je ne t'en veux pas. Satisfaite ? »
Il ne compris pas de suite ce qu'il se passait. Il la vit se rapprocher vivement et coller ses lèvres contre les siennes. Lorsqu'il réalisa, il fondit littéralement, mais déjà elle recula.
« Je… Je t'ai apporté du chocolat… Je… Je dois redescendre. »
Il tenta de l'interpeller mais elle partit comme une fusée dans les couloirs. Il se laissa retomber sur le coussin, fixant le plafond d'un air rêveur. Ce baiser avait un goût de chocolat : elle en avait certainement bu un juste avant. Hermione, un baiser et du chocolat… Que demander de plus ? Ron était aux anges…
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… Ce qui n'était pas le cas de Lavande qui était collée contre le mur. Hermione ne l'avait pas vu en sortant.
Elle lui en voulait, elle la détestait. Elle et ses airs de jeunes filles prude et innocente, avoir osé embrasser Ron. Elle saura se venger, dès qu'ils seront de retour au lycée…
