Bon, je tiens à m'excuser du retard, mais on va croire que je suis toujours à me plaindre, quand c'est pas la déprim' ou les maladies... c'est le deuil.
Donc voila le chapitre avec un jour de retard.
Bonne soirée.
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Hagrid termina son histoire sous les hurlements de Fred et Georges qui n'en pouvaient plus de rire, accompagné de Ron, sous le regard réprobateur de Percy qui semblait vouloir retrouver le calme à la table et de Charly, heureux d'être rentré pour les fêtes. Le Noël le plus agréable qu'il n'ai jamais passé, Hagrid remercia pour la énième fois Ron en lui donnant un petit coup dans les côtes qui le fit tousser.
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Ginny se leva brutalement et se précipita à la fenêtre en entendant les chants de Noël : la famille Potter, Granger, et les autres invités chantaient joyeusement, les joues rougies par le froid, mais réchauffé en se tenant les uns contre les autres. Même Dumbledore et McGonagall s'étaient joint à eux, tout autant que Rémus et Nymphadora. Sirius se tenait derrière Harry, le poussant à chanter de plus belle en riant.
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Les autres Weasley se dirigèrent à leur tour à la fenêtre en regardant le spectacle, souriant. La chanson finie, Mrs. Weasley les rejoignit sur le pas de la porte.
« Rentrez donc ! Vous allez mourir de froid ! »
Les plus jeunes partirent les accueillirent et Ron se leva à son tour mais fut interrompu dans son mouvement par George qui le poussait sur le côté.
« Hey ! Qu'est-ce que tu fous ? »
« Tu nous remercieras plus tard, frangin. »
« De quoi ?! »
Il vit Fred s'approcher, Hermione à son bras, rougissante. Il lança un regard de défi à son jeune frère avant de déposer un baiser chaste sur la joue de la jeune fille pendant que George le rejoignit pour l'imiter, chacun d'un côté.
« Joyeux Noël Hermione ! »
Ron sentit la colère l'envahir et George lui fit signe de les rejoindre. Trop furieux pour se rendre compte du petit piège qui l'attendait, il ne comprit pas quand Hermione lui déposa un petit baiser sur le bout du nez.
« C'est la tradition, Ron. Joyeux Noël ! »
Il leva le regard et reconnut la petite branche de gui. Son attention se focalisa soudainement sur l'action précédente et ses oreilles devinrent aussi rouges que deux piments.
« M… Merci, Hermione. Joyeux Noël à toi aussi. »
Il n'en revenait pas de la réaction de la jeune fille, surtout ce petit bisou, sur le bout du nez, si simple, si… Mignon ! Il fondit littéralement sur place, attendrit par celle qui faisait battre son cœur. Elle fouilla fébrilement dans son sac et lui tendit son cadeau.
« Et nous ?! »
« Et nous ?! »
Fred et George l'encadraient, croisant les bras d'un air boudeur.
« On t'a fais un bisou quand même… »
« On espérait avoir un cadeau d'Hermione. »
Elle rit devant leur air penaud et leur tendit un gros emballage dans lequel ils trouvèrent un assortiment de feux d'artifices et de feux de Bengale. Elle s'éloigna volontairement de Ron, trop intimidée par la réaction qu'elle avait eu. Elle l'avait embrassé, esquivant de justesse ses lèvres. Pourquoi voulait-elle les viser dès le début ? Elle n'en revenait pas de sa propre audace mais se félicita du détournement. Elle allait saluer Ginny quand Ron lui tapota sur l'épaule, lui tendant à son tour son paquet.
« Tiens. Je suis désolé il a eu un petit accident sur la route, mais je pense qu'il devait être assez protéger. »
Elle jeta un regard au paquet que Ron serrait contre lui et elle sourit.
« On l'ouvre en même temps ? »
« A 3 ! 1… 2… »
« Ron ! Hermione ! »
Harry les rejoignit, leur tendant leur paquet. Ginny était derrière lui, serrant contre elle l'adorable peluche en lapin qui lui faisait tant envie. Elle n'en revenait pas qu'Harry ait si bien choisi. Et qu'importe que ses grands frères se moquent d'elle, c'était un cadeau… d'Harry… Juste Harry…
Il se tourna vers elle, lui lançant un regard doux.
Non, pas un cadeau de « juste Harry », un cadeau de la personne qu'elle aimait. Harry finit de s'accrocher maladroitement la montre à gousset qu'elle lui avait offert. Le petit brillant bleu sur le couvercle était à l'identique celui des yeux du garçon. Cette montre lui allait bien, même si ils vivaient à une ère où les montres digitales étaient le plus utilisées.
Hermione découvrit un ravissant chemisier bleu ciel de la part de la rouquine, et un encrier nacré et sa plume par Harry ; quand à Ron, celui-ci se retrouva avec un cd de son groupe préféré de la part de sa sœur, et un jeu vidéo de la part de son meilleur ami… et une étrange boîte qu'il s'empressa de cacher sous les rires hilares de ses grands frères.
« Ne t'en fais pas, Ron. C'est pour ton bien. Tu es un homme maintenant et il faut savoir les utiliser. »
« Après tout, tu as échappé à la démonstration de papa. Tu ne nous échapperas pas à nous ! »
Les trois autres ne comprirent pas vraiment la situation mais aux vues des joues rouges de Ron, il devait s'agir de quelque chose d'assez embarrassant. Hermione se décida à ouvrir son emballage et le rouquin se sentit immédiatement soulagé en constatant de l'état impeccable du livre. Les yeux de la jeune fille s'éclairèrent d'une étrange lueur et un sourire enfantin se dessina sur ses lèvres.
« Contes et Légendes… Ca parle du folklore de nos régions ! C'est fantastique ! Merci Ron ! »
Elle le remercia en une embrassade et hocha la tête en attendant de la voir ouvrir son paquet. Les yeux de Ron pétillèrent à son tour et il s'en lécha les babines d'avances.
« Du chocolat ! »
« Belge ! Le meilleur du monde selon les gastronomes. »
« Et un très puissant aphrodisiaque. »
Elle jeta un regard noir à George. Ron était aux anges, hésitant.
« Je… Je peux ? »
« Bien sûr !! »
Il en déballa un est croqua dedans. Le paradis était rien à côté de cette sensation de chocolat, sa plus grande faiblesse. Quoique maintenant avec Hermione…
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Sirius fit rire l'assistance en entamant un tango avec le géant Crocdur, rappelant les convives à la table de repas. Ron était vraiment sur un petit nuage et Hermione dévorait déjà son bouquin. Harry s'assit à côté de Ginny, frôlant maladroitement sa cuisse ce qui déclencha une série d'excuses gênantes. Le bonheur était là, en ce Noël mémorable. Bill serra un peu plus la main de Fleur et se leva, tapant dans son verre.
« Hmm… Excusez-moi, j'ai une annonce à vous faire. »
Tous les convives se tournèrent vers lui. Le visage de Mrs. Weasley blêmit en croisant le regard un peu inquiet de son fils et celui réjouit de Fleur.
« Je voudrais vous annoncer que Fleur et moi sommes fiancés et que nous avons décidé de nous mariés d'ici le mois d'Avril. »
Tous applaudirent à l'exception de Mrs. Weasley qui se leva pour partir vers la cuisine, et Ginny qui renifla amèrement. Ron ne sembla pas y prêter attention, plongé entre son savoureux chocolat et la vue savoureuse sur Hermione. En l'occurrence, cette dernière avait remarqué le petit manège et donna un coup de coude dans l'épaule de Ron lorsque Ginny partie dans la cuisine suivit d'Arthur et de Bill.
« Quoi ? »
« Je crois qu'il y a un soucis. »
« Bill a fait son choix et il connaissait l'avis de ma mère. C'est à lui de se débrouiller. »
« Ron ! Tu es vraiment qu'un… Ouh ! »
Elle se leva et partit s'asseoir devant la cheminée, aux côtés de Mrs. McGonagall qui terminait sa tisane. Ron soupira. La soirée avait si bien commencée et même le jour de Noël il arrivait à agacer Hermione. Enfin elle avait fait quelques concessions puisqu'elle s'était visiblement retenue de l'insulter. Il croisa le regard anxieux d'Harry et haussa les épaules.
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Dans la cuisine, Mrs. Weasley pleurait sur l'épaule de son mari pendant que Bill tentait de la convaincre de son bonheur. Ginny ne savait même pas pourquoi elle était venue les rejoindre. Elle savait juste que pour une fois elle pouvait aider son frère… Tout comme elle savait qu'elle ne supportait pas Fleur. Déjà qu'avec leur différence d'âge, Bill n'était pas aussi proche d'elle que Ron, Percy ou les jumeaux, mais pour une fois qu'elle avait eu le sentiment de se rapprocher de son grand frère, cette pimbêche de française lui reprenait sous le nez ! Elle se mordit la joue, tentant de se concentrer sur le bonheur de son frère. Arthur se tourna vers sa femme en soupirant.
« Je vais aller voir les invités. Cette histoire est à régler. Molly tu ne peux pas en vouloir à ton fils, il est majeur. Quant à toi, Bill, tu aurais pu nous en parler avant. Je vous laisse en discuter. »
Molly essuya ses larmes sur son tablier, Bill baissant le regard de plus en plus mal à l'aise.
« Ginny, je te les confies. Viens me prévenir s'il y a un souci. »
« Oui, papa. »
Bill inspira profondément et regarda sa mère droit dans les yeux.
« Maman… »
« Non, je ne suis pas ta mère. Si j'étais ta mère tu m'en aurais parlé avant de tout cela ! Tu m'en aurais parlé Bill, tu nous en aurais parlé à tous. »
« J'ai un travail dans une bonne banque, j'ai mon propre studio, j'ai de l'argent de côté, j'ai une famille qui m'aime et une fiancée fabuleuse… »
« Fiancée ! Tu te rends compte, Bill que tu t'es fiancée avec elle sans nous en parler ! »
« Tu t'en doutais, maman, ne dis pas le contraire ! »
« Que je m'en doute alors que je ne te vois presque plus ! Cette fille, tu as rencontré sa famille au moins ? »
« Son père est un homme d'affaire reconnu, maman. »
« Ils sont au courant de vos fiançailles ? »
Bill parut soudain extrêmement mal à l'aise et se laissa tomber sur une chaise de la cuisine.
« Alors comme ça, eux sont au courant. Je vois que tu as choisis tes priorités, Bill. »
« Maman, je… ! »
« Maman… »
Ginny attrapa la manche de sa mère, attirant l'attention sur elle. Molly la regarda, se rendant enfin compte de la présence de sa fille.
« Maman. Bill est amoureux. »
Bill regarda sa petite sœur, mi-surpris, mi-rassuré.
« Et je… Je pense qu'il savait ce qu'il faisait. Et il… Il ne voulait pas t'inquiéter. Tu sais comment sont les mâles dans notre famille, ils peuvent être extrêmement bête. »
Molly émit un petit rire et baissa la tête.
« Ils s'aiment et ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Bill n'a pas réfléchit, c'est tout. »
Sans s'en rendre compte, les trois personnages s'étreignirent. Molly et Bill pleurèrent, s'excusant de tout, se réconciliant. Ginny avait su rendre la pareille à son frère et il lui glissa un merci en la serrant dans ses bras. C'était Noël après tout. Tout irait maintenant pour le mieux.
