En
plein réalisation d'un film 3D avec une équipe de 5
personnes, 24h / 24h, 7j / 7j dans le même appart.
Ca se
tire de temps en temps dans les plumes, mais ça reste assez
rare... Quand je peux me détendre j'écris un chapitre
ou je réponds à vos reviews avec plaisir.
Petit
monde de fou dans lequel je vis... Je me demande comment ça va
se passer une fois le projet fini, snif. C'est comme une colonie de
vacances (avec le boulot en plus et les prises de têtes avec
les bugs)...
Enfin, j'avais envie de parler un peu de ce qui se
passait autour de moi en ce moment, désolée XD
Bonne
lecture et n'hésitez pas à me reviewer !!!
Bisous !
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Ron inspira profondément en rehaussant son sac de cours sur ses épaules. Il était arrivé plus tôt et comptait parler à Hermione afin de s'excuser. Il savait que cela ne suffirait certainement pas, mais il n'avait que ça en tête. Il s'avança vers le portail quand une vieille décapotable freina derrière lui en klaxonnant.
« Sirius ?!! »
« Ramène-toi, faut qu'on parle. »
Ron n'en revenait pas mais acquiesça en montant dans le véhicule. Sirius parlait souvent avec lui et Harry, mais cette fois il se retrouvait seul avec lui et cela l'inquiétait. La voiture accéléra et se dirigea vers le centre ville. Le chemin fut silencieux jusqu'à ce que le parrain d'Harry prenne la parole.
« Je suis désolé, Ronald. Mais j'ai une promesse à tenir… »
Il s'arrêta devant un petit fast-food et sortit.
« Mais d'abord… J'ai un petit déjeuner à prendre. Tu viens ? »
Ron ne comprenait vraiment pas. Sirius l'avait emmené avec lui, lui faisant manquer son premier cours et l'empêchant ainsi d'aller parler à Hermione, mais dans un sens, cela le rassurait : il pouvait reporter à plus tard les excuses et tenter de trouver mieux. Il s'installa à une table, juste en face de Sirius.
« Tu veux manger quelques choses ? »
« Je… Je veux bien une gaufre, s'il te plait. »
Il sourit et passa commande. Ron se sentit un peu plus détendu, malgré le fait qu'ils n'échangèrent aucun mot jusqu'à ce que leurs plats fussent servit. Ron hésita, un peu mal à l'aise, mais se lança.
« Tu m'as parlé d'une promesse… »
« Ah, ça. Disons que j'ai en quelque sorte perdue un pari et que donc, me voilà. »
« Ah ? »
« Ron, c'est au sujet d'Harry et Ginny. »
Le rouquin écarquilla les yeux et se leva de table pour partir. Sirius l'attrapa par le bras.
« Un Maraudeur tient toujours paroles, Ron. Ecoutes-moi, s'il te plait. »
« Harry a fait une grosse erreur, pire que toute. »
« Il s'est approché de ta sœur. »
« Il sort avec elle. »
« Et il ne t'en a rien dit. »
« Aucun mot ! Comment je devrais le prendre d'après toi ?! »
« Assis-toi, et mange ta gaufre. »
Il souffla puis obéit.
« Qu'est-ce qui te mets le plus en rogne dans cette histoire. Le fait qu'il ait le béguin pour ta sœur ? Ou le fait qu'il ne t'en ai jamais parlé ? »
Ron avala un gros morceau de gaufre, rageux.
« Je dirais un peu des deux… »
Sirius eut un petit rire.
« Harry a peur de toi, et je le comprends. »
« Quoi ? »
« Il n'a jamais osé t'en parlé et comme il ne voulait pas détruire votre amitié, il n'a jamais rien dit non plus à ta petite sœur. Il a fait ça au nom de votre amitié. »
« S'il a fait ça « au nom de notre amitié », il aurait dû s'en tenir là et ne pas s'approcher de Ginny. »
« Pourquoi ? Tu es jaloux ? »
« Jaloux ? De quoi ? »
« Et bien, j'ai deux hypothèses : soit tu es jaloux de ta sœur parce que Harry s'intéresse à elle, soit tu es jaloux d'Harry parce que ta sœur s'intéresse à lui. »
« Et moi dans tout ça ? »
« Et bien justement, si nos deux tourtereaux restent ensembles, tu ne vas tout de même pas rester à tenir la chandelle, si ? »
Ron reposa sa fourchette et regarda par la fenêtre.
« Je n'en ai jamais parlé à personne, mais j'ai peur pour Ginny. Je connais Harry et je sais que malgré tout il n'y a rien à craindre, mais… C'est une peur qui remonte à quand on était petit et où on a faillit nous « voler » Ginny. »
Sirius fronça les sourcils, sans comprendre. Ron avait baissé la tête vers son assiette, hésitant. Il soupira et continua :
« Je devais avoir 5 ans et Ginny 4. On jouait au parc et il y avait ce gars avec qui elle aimait jouer. Il devait avoir 18 ans, il venait souvent au parc pour prendre l'air et il semblait gentil. Et puis le temps de tourner la tête : Ginny et ce type avaient disparut. Heureusement que mon père était là et qu'un agent de police passait dans le coin… Je ne sais pas ce que ce type aurait pu lui faire… »
Il se triturait nerveusement les mains, la voix un peu tremblante.
« J'ai toujours était là pour elle et lorsque j'ai entendu la police parler de ce type… Il allait profiter d'elle ! D'une petite fille de 4 ans ! »
« Ron. Ginny n'a plus 4 ans. »
« Je le sais mais ça a été plus fort que moi, je me suis mis dans une telle colère quand j'ai compris qu'Harry flirtait avec ma soeur… »
« Cette histoire s'est passé il y a très longtemps et ton père me l'avait raconté. Je ne pensais pas que tu avais tout compris à ton âge. Je ne savais pas non plus à quel point ça t'avait affecté. Mais tu connais Harry. »
« Oui. Enfin, je pensais le connaître : je ne savais même pas qu'il s'intéressait à ma sœur. »
L'homme eut un petit rire.
« Et toi, tu ne caches pas des choses à Harry ? Je suis sûr que toi aussi une fille t'intéresse mais que tu n'oses pas lui dire. »
« Si c'était si simple… »
« Comment ça ? »
« Oh, pas grand-chose à part que je suis un parfait crétin… »
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Hermione enroula une grosse écharpe autour de son cou : même si elle était malade, elle se refusait à rater ses cours… Ce qui n'était visiblement pas le même avis qu'Harry qui n'était pas à sa place ; ni l'avis de Ron. Elle avait profité de l'absence de ses parents pour quitter le lit et se rendre au lycée, tant pis pour la fièvre ! Elle s'assit à sa table, sans trop y penser et la cloche retentit. Elle avait réunis toute sa concentration pour comprendre les mots que prononçait son professeur. Puis les mots se mélangèrent tout doucement, elle entendit Mrs. McGonagall lui poser une question à laquelle elle ne su répondre avant de s'évanouir. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle se trouvait à l'infirmerie, une serviette humide sur le front. Elle leva difficilement les yeux vers Mrs. Pomfresh qui la regardait d'un air sévère.
« Quand on a la grippe, on reste chez soit ! Vous savez que vous risquez d'aggraver sévèrement votre santé en agissant ainsi. »
« Les cours… »
« Même les cours passent après la santé. J'ai essayé de contacter vos parents mais sans résultats. »
« Ils sont à un congrès. »
« C'est ce que m'a dit Mrs. Weasley lorsque je l'ai appelé. Vos parents ont donné ce numéro en cas d'urgence ; et c'en est une Miss Granger. Elle passe vous prendre d'ici 10 minutes et pas question de quitter le lit pour revenir en cours tant que vous êtes malade ! »
Hermione avait eu beau se concentrer sur ce que l'Infirmière venait de dire, tout se déforma sous l'effet de la fièvre.
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Molly se gara devant le lycée, inquiète. Elle avait réussit à joindre la mère d'Hermione pour lui expliquer la situation et elle avait finalement décidé de garder la jeune fille chez elle le temps de sa guérison. C'était la moindre des choses selon elle, et Hermione était une jeune fille appréciable. Elle la mettrait en quarantaine dans la même chambre que Ginny, sa fille se sentira moins seule. Elle se dirigea vers l'Infirmerie et y entra. Mrs. Pomfresh l'accueillit plus gentiment qu'à l'habitude : cette fois ce n'était pas les jumeaux qui s'étaient blessés en faisant une de leur bêtise. Elle passa la tête par le rideau qui fermait le box où se trouvait Hermione et la jeune fille lui sourit en s'asseyant.
« Tu peux marcher ? »
« Je… Je crois…. Oui. »
Soutenue par l'Infirmière et Mrs. Weasley, Hermione regagna la voiture avant d'être emmené dans une chambre calme et chaude. Elle ne se fit pas prier lorsqu'on lui indiqua le lit où dormir et elle accepta l'une des couvertures qui étaient sur le lit où dormait encore Ginny. Etrangement, la couette avait l'odeur de Ron et étrangement, cela la calma avant de l'emporter dans un sommeil profond remplis de rêve délirant.
Molly redescendit dans la cuisine où les Jumeaux prenaient leur petit déjeuner.
« Je ne veux pas de bruit dans cette maison, c'est compris ! Nous avons une malade de plus à cajoler, je vous demanderais donc le plus grand calme. »
George releva la tête de son bol.
« Hermione va rester combien de temps ici ? »
« Ses parents sont en congrès durant une semaine. Elle était censée rester chez elle et se débrouiller. Finalement nous la garderons. »
Le garçon sourit, sous le regard intrigué de son jumeau.
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Ron semblait avoir retrouvé le sourire, et Sirius bomba fièrement le torse.
« Je n'aurais pas seulement aidé mon filleul préféré, j'aurais aussi aidé un cœur en détresse. Enfin j'espère que mes conseils te seront utiles. »
« Venant de toi, je te fais confiance. »
« Une autre gaufre ? »
« Nan, je devrais peut-être retourner au lycée… Même si je n'ai pas vraiment envie d'affronter Hermione. »
« Il le faudra tôt ou tard si tu tiens à elle… »
« Mouais. »
Il fixa la montre : il était resté deux heures à parlé avec Sirius et il ne lui restait que le cours de Chimie avant de finir sa journée. Il releva un regard penaud vers l'homme.
« Quoi, tu veux que je te signe une autorisation pour sécher les cours ? Ta mère me tuerais. »
« Il me reste le cours avec Rogue… »
Sirius blêmit.
« Rogue ? Servilus est ton prof ?! »
« Serviquoi ? »
« Servilus. C'était le petit surnom qu'on lui avait donné quand on était jeune. »
« Vous ne nous en aviez jamais parlé. »
« Bah, les Maraudeurs ont une longue histoire derrière eux ; Et aussi un ennemi juré… On lui en a fait voir de toutes les couleurs à ce pauvre Servilus. Je ne savais vraiment pas qu'il était devenu prof. Il enseigne quoi ? »
« La Chimie. »
« Ca lui ressemble assez… Je ne vais pas te laisser subir une heure de cours avec lui. Mais la prochaine fois que tu le vois, dis lui que « Patmol » le salut. »
« Vous aviez vraiment des surnoms bizarres. »
« Ouais, mais ça plaisait aux filles. »
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Sirius déposa Ron devant sa maison. Il était heureux : il avait échappé à des cours ennuyeux pour se faire payer une délicieuse gaufre et trouver des conseils pour se réconcilier avec Hermione. Il ouvrit la porte violement et Molly accourut en la refermant délicatement derrière lui, la mine sévère.
« Pas de bruit, Ron ! »
« Je sais, Ginny est malade, désolée. »
« Il n'y a pas qu'elle. »
« Ah ? Qui ? »
« Hermione. »
Le cœur de Ron manqua un battement et aussitôt tous les conseils de Sirius quittèrent son cerveau comme un robinet qui fuit.
« Her… Hermione ? »
« Oui. Ses parents sont à un congrès et je n'allais pas la laisser toute seule chez elle, et malade ! »
Ron s'assit à table, le regard dans le vide et le visage pâle.
« Ron ? Tu n'as pas la grippe aussi, tout de même. »
« Hein ? N… Non, ça va… »
« Je l'ai mis dans la chambre avec Ginny. Et si tu les ennuis tu auras à faire à moi ! »
« Oui, m'man. »
Ron attrapa mollement un gâteau devant lui, la mine déconfite. Hermione était là, il allait inévitablement la voir et il avait oublié les conseils de Sirius. Il n'était qu'un abruti, et il ne changerait pas de si tôt.
