Bonjour les gens! quelle patience vous avez eue, de m'attendre depuis déjà plus de trois mois! Trois mois... je devrais avoir honte... j'ai honte! ToT
Mais pour excuse je dirai que j'ai déjà tout réécrit jusqu'aux réconciliations de Sasuke et Itachi, je réfléchis à la gestion d'un OC et j'essaie de raccourcir la partie III qui est un peu... longue.
J'ai presque fini de taper le chapitre 3...
J'avance, j'avance, patience mes ami(e)s!
RàR
Jojo: Merci pour tes noooombreuses reviews^^ (certaines plus constructives que d'autres, mais je ne vais pas te blâmer, tu m'as fait dépasser la centaine ^^) Je ne peux pas répondre à ta question d'Itachi en seme ou en uke... comme ça sera peut-être développé dans ce chapitre (ça dépend de l'interprétation de chacun(e)), Itachi peut basculer de l'un à l'autre assez facilement... j'essaie ici de montrer son esprit torturé et malheureux...et instable...
Reytan: A l'aide, une perverse! xD Je vais essayer de mettre des limes à gauche à droite (dans la partie III) pour te garder en haleine jusqu'au beau lemon du dernier chapitre! Merci beaucoup beaucoup pour tes compliments! Je suis tellement heureuse de voir que ce que j'écris plaît à ce point! Nan mais pour qu'on félicite mon travail, c'est que ça n'est pas trop pourri ^w^ Arigato!
Jin: Moui, c'est vrai que Sasuke abandonne vite... mais je peux me défendre! en effet, le Sasuke du manga a été élevé dans la culture ninja, où abandonner son but revient à être lâche et à renier son honneur. "Mon" Sasuke appartient au commun des mortels et peut être fatigué après un moment^^" Et je trouve que c'est plus intéressant un personnage qui sait jeter l'éponge après un moment, qu'un crétin sanguinaire qui s'enfonce délibérément dans un tourbillon de violence... c'est un point de vue, évidemment^^" Au fait, merci pour ta review^^ J'espère que ce chapitre te plaira tout autant^^
Persyanne: question bête et inutile: d'où vient ton pseudo? Je l'aime bien^^ Et merci beaucoup pour ta review! je sais, Itachi est bizarre... d'ailleurs, quand j'en parle avec des amies, je ne dis pas "Itachi", je dis "mon Itachi", tellement il est différent du "Itachi normal"^^" ça compte en OOC, ça? ^^"" Comme je disais à Jojo, dans ce chapitre Itachi va être carrément pas drôle^^"""" Mais je vais corriger ça dans la partie III, il reviendra dans toute sa splendeur ^^
Miottte: Tiens, tant que je suis dans mes questions-bêtes-et-inutiles-sur-les-pseudos: pourquoi il y a trois T dans le tien? ^^ Désolée pour le SasuNeji... mais j'avais besoin de montrer un Sasuke tout dépravé (va savoir pourquoi, d'ailleurs -_-") et merci pour tes encouragements! (t'inquiète, j'avais tout compris! merci pour ta confiance *love*)
Ilnana: Merci aussi! (j'aime bien aussi ton pseudo ^^ pourquoi toutes mes revieweuses ont d'aussi jolis pseudos?^^)
CaiN de Ludette! Toi, ici! xD non mais parce que je me souviens de tes reviews pour ma fic Ludwig, ça me fait plaisir de te retrouver ici^^ Merci beaucoup, je suis désolée que mon retard te désespère à ce point TT Il me désespère aussi, crois-moi! Profite bien de ce chapitre!
Voilà, c'est tout! Merci à tout le monde:
Ahnlin, Akira 'Darkness-Girl-Akatsuki', bloom, bruna847, CaiN de Ludette, catsumi, elinska, filmabouh, fuhatsu, Ilnana, ItaSanzUta, Jin, jojo le crapaud, kawu93, LI, lia, miottte, Miss Osaki, natalia clow, nightmare of Minoru, Nina, Ombre Pluie, persyanne, piffff, Pimouss-killer, reytan, saya31, shurikael, tenshihouo, xx-Honoka-Chan-xx ! Je vous adore tous/toutes! Même ceux/celles qui n'ont plus reviewé depuis longtemps... (d'ailleurs, pourriez-vous juste me laisser un ptit mot pour me signaler si vous lisez encore ou pas ma fic... ça me démange! c'est même pas la peine de faire une longue review ou quoi, juste dire "hello je continue de lire ta fic"... parce que j'ai peur d'avoir perdu des lectrices en cours de route TT)
Enjoy reading!
Partie II
Chapitre 2
Sapporo
Itachi avait l'habitude du deuil, de ce travail d'acceptation de la perte, de l'abandon. Il savait précisément quoi faire : quand pleurer, quand se taire, quand hurler de douleur, quand boire, quand arrêter, quand sortir, quand rencontrer d'autres gens, quand tourner la page.
« Tourner la page » n'était pas exactement le bon mot. « Arracher », plutôt. Il s'amputait de son passé, jour après jour. C'était peut-être pour cela qu'il était si instable.
Mais il préférait ne pas y penser.
Itachi avait pleuré en quittant Konoha. Il s'était tu durant tout le voyage en avion et avait hurlé de douleur lors de sa première nuit à Sapporo. Il avait bu pendant un bon mois, puis s'était arrêté, sous le regard sévère de Yahiko. Il était sorti quand l'été commençait à poindre, il avait rencontré des gens. Et il avait arraché la page intitulée « Ichigo Sanada » et brûlé le grand chapitre « Sasuke » du livre de sa misérable existence. Ce qui est fait est fait, comme disent les vieux, et Itachi aimait se donner l'impression de ne plus se sentir coupable de rien.
Il ne s'en faisait plus pour Sasuke, il ne l'aimait même plus. Il aimait les femmes. Sasuke, ça ne le concernait plus, ça ne l'intéressait plus.
Quelque part, il savait qu'il mentait.
Mais il préférait ne pas y penser.
A la mi-juillet, Itachi avait enfin renoncé aux hommes. Il avait renoncé à ce penchant contre-nature qui le poussait à se reposer sur des hommes plus forts que lui. Il avait décidé de devenir celui sur lequel on se repose, l'archétype de l'homme protecteur que toutes les femmes recherchent. Il avait enfin soigné cette déviance.
Etrangement, c'était la première fois de sa vie qu'il considérait son homosexualité comme une déviance. C'était la première fois qu'il reniait à ce point ce qu'il était.
Mais il préférait ne pas y penser.
Il avait enfoui le souvenir de son frère au fin fond de son esprit, loin derrière tout le reste. Il était enfin prêt à s'engager et à devenir l'homme équilibré qu'il n'avait jamais su être. L'heureuse élue fut Nadeshiko, une douce jeune femme, folle d'amour et de jalousie.
Itachi en était tombé éperdument amoureux. Avec une telle rapidité que c'en était suspect, et un reste de lucidité lui faisait penser que, peut-être, Nadeshiko n'était pour lui qu'un substitut de Sasuke, un amour de transition, pour lui faire oublier les sentiments qu'il ne se sentait pas en droit de ressentir pour son jeune frère.
Mais comme pour le reste, il préférait ne pas y penser, et par la seule force de sa volonté, il avait réussi à tuer tous ces doutes, à tuer ce qu'il était, à devenir un autre homme.
Sous les yeux dubitatifs de Deidara et Yahiko, qui n'aimaient pas particulièrement Nadeshiko, Itachi s'était relevé de ses blessures et s'était jeté à corps perdu dans sa nouvelle relation.
Les jours s'écoulaient, paisibles, sur le ciel pur de Sapporo, puis s'étiraient en semaines et en mois. En septembre, Itachi était déterminé à marier Nadeshiko et à lui faire quelques enfants, bref, à se créer de toutes pièces une de ces vies magnifiques qu'on ne voit que dans les soap américains.
Une vie commencée par un meurtre finit toujours par l'errance, il le savait, bien sûr. Mais il se laissait aller à espérer que, peut-être, cette chienne de vie pouvait lui avoir réservé sa part de bonheur.
Un bonheur qu'il n'aurait jamais connu en restant le frère assassin de Sasuke.
OoOoO
Itachi fit tourner doucement les glaçons scintillants dans son verre de saké-coca. Il étira ses jambes sous la table de plastique blanc de la terrasse du café, appréciant le soleil sur sa peau. Il glissa sa main dans la poche de son jean noir, caressant un écrin de velours rouge.
Il sortit l'écrin et l'ouvrit, admira une fois de plus la magnifique bague d'or blanc, sertie d'un diamant plus brillant qu'une étoile. Il avait demandé au bijoutier de graver une phrase à l'intérieur de l'anneau. « A la lumière de ma vie ».
« Ce soir » pensa-t-il avec délice, s'imaginant le visage ébloui de Nadeshiko.
Ce soir, il la demanderait en mariage, tirant un trait définitif sur tout ce qui avait précédé la jeune femme.
Presque tout… parce que Yahiko était allé raconter à Nadeshiko qu'il n'était pas tout à fait aussi hétérosexuel qu'annoncé. Elle l'avait mal pris mais Itachi avait su la calmer. Heureusement.
N'empêche que son passé le suivait toujours un peu. Itachi soupira et laissa son regard se promener aux alentours. Il rencontra son reflet dans une vitre du café et sourit. Il était beau.
Ses longs cheveux noirs étaient lâchés et coulaient comme une encre luisante sur ses larges épaules, le noir de sa chevelure tranchant sur le rouge de la chemise qu'il portait ouverte par-dessus un T-shirt blanc. Plus de vêtements provocateurs, plus de vernis. Il était « viril », bien qu'il se trouvât encore efféminé par rapport à Yahiko.
Il dévisagea son reflet, ses sourcils droits, ses yeux sombres, ses cernes qui soulignaient son regard, son nez fin, sa bouche légèrement rosée. Son reflet lui sourit, dévoilant deux rangées de dents parfaitement alignées.
Itachi détacha son regard de son image, vida son verre d'alcool et se leva. Il sortit de sa sacoche – un tout petit sac en cuir avait remplacé l'immense sac à main – quelques pièces qu'il laissa sur la table. Il s'éloigna du café et flâna dans les rues. Passa devant un chocolatier belge et observa avec délice les pralines de toutes les formes et toutes les tailles. S'arrêta devant une boutique de chaussures en se disant qu'il y emmènerait bien Nadeshiko, samedi. Entra dans une librairie et ressortit avec le journal du matin et une boîte de préservatifs au fond de son sac. Histoire de célébrer les fiançailles.
Il s'arrêta devant la vitrine d'un fleuriste, se demandant s'il devait acheter des roses.
Cinq, parce que qu'il l'aimait un peu, beaucoup, tendrement, passionnément, à la folie.
Plus deux, comme le couple qu'ils formaient.
Plus quatre, pour les enfants.
Plus deux, pour les deux mois de bonheur qu'il avait passés auprès d'elle.
Arrivé à treize roses, Itachi tiqua. Puis il se résigna. De toute façon, Nadeshiko n'avait pas de place pour un bouquet dans son minuscule appartement.
Il continua sa petite promenade.
Il avait envie de pleurer, tellement il était heureux. Il voulait hurler sa joie au monde entier. Finalement, il sortit de son sac un gsm argenté – sobre, sans tag obscène.
-Moshi moshi ? mâchonna une voix à l'autre bout du fil.
-Bonjour Deidara ! C'est Itachi.
Le jeune homme entendit clairement le blond soupirer. Avant, Itachi aurait commencé par « Yo Deida-chan-d'amoûûûr ! Je te dérange dans tes ébats torrides avec Sasori-chan ? C'est moi, Ita-chan je devais absolument te parler de, etc. »
-Tu as changé, murmura Deidara.
-Tu sais quoi ? continua le brun sans l'écouter.
-Non…
-Je vais demander Nadeshiko en mariage…
-Oh man, soupira le blond.
-… j'ai jamais été aussi heureux de ma vie !
-Tant mieux…
-Pourquoi tu bondis pas de joie ? demanda Itachi, vexé.
-Parce que tu n'es plus le mec avec qui je partageais tout, répondit-il sans détour.
-Quoi ? C'est parce que je suis plus gay ?
-Non. C'est parce que tu es comme shooté depuis un moment. Pleurer, hurler, te détruire, te taire, faire comme si tu te foutais de tout, te laisser porter par le courant… tu le faisais déjà avant. Mais ça…
Itachi eut une expression outrée.
-Mais ! Bordel, je te dis que je suis heureux et toi tu…
-Ouais, tu es heureux. T'es bien le seul, dit Deidara en songeant à Sasuke.
Il l'avait croisé, récemment. Il filait vraiment un mauvais coton.
-Quoi ? Tu es malheureux ? s'inquiéta Itachi.
-Non, pas moi. Ton frère.
Le brun entrouvrit la bouche, le souffle coupé. Il sentit quelque chose monter en lui, comme une vague destructrice. Il la bloqua avant qu'elle ne déferle et n'atteigne son cœur étiolé par les ans.
-On avait dit qu'on n'en parlait plus, murmura-t-il en retenant les larmes qu'il sentait poindre à ses cils.
On avait dit qu'on en parlait plus, qu'on y pensait plus, qu'on laissait le passé derrière. Qu'on laissait Sasuke pour mort. Qu'on oubliait tout, et l'amour et la haine et tout le reste et on se laisse aller à être quelqu'un d'autre.
Mais même en étant quelqu'un d'autre, ça lui faisait toujours quelque chose. Comme les membres amputés qui continuent de démanger les éclopés.
-Désolé, marmonna Deidara, maussade. Mais fais attention. Tu ne la connais que depuis deux mois et…
Une autre vague monta en Itachi.
La colère. Elle brisa toutes les digues et le brun se surprit à hurler au téléphone.
-Et alors ? Je fais ce que je veux, MERDE ! Je fais comme je peux pour recoller les morceaux ! T'es où quand j'ai besoin de toi ? OÙ ?
-Je suis là où tu m'as laissé, répondit Deidara, la voix atone.
-Tu savais que je pouvais pas rester. Ne me… ne me force pas à… repenser…
Laisse-moi le droit de ne pas y penser.
-Excuse-moi. Excuse-moi…
Itachi écouta la litanie des excuses de son ami, comme un chant qui le berçait et le consolait.
Le passé reprit sa place au fond de son cerveau et Sasuke redisparut dans le néant de son cœur mort.
-J'ai pris la bonne décision, marmonna Itachi. J'ai toujours pris les bonnes décisions.
-Oui, approuva Deidara, comprenant qu'il cherchait à s'en convaincre.
-Je vais être heureux avec Nadeshiko.
-Oui.
-Et S-Sa… Sasuke… il est heureux sans moi.
Il devait l'être. Il ne pouvait en être autrement. Parce qu'il avait tellement sacrifié pour son bonheur, ce serait trop injuste si ça n'avait servi à rien.
-… Oui, mentit Deidara après une légère hésitation.
-…
-…
-Au revoir, dit finalement Itachi en raccrochant.
Il regarda son téléphone avec un air vide puis chercha le numéro de Nadeshiko dans son répertoire.
-Moshi moshi ? fit une voix douce.
-Mon amour ? Tu es occupée ?
-Je travaille, dit la voix, avec comme un petit rire délicat.
Itachi sourit. Cette fille, il l'avait dans la peau. Elle était son ange, malgré ses colères infernales.
-Et ce soir ? Je peux t'inviter au restaurant ?
-Oh mon Dieu, non ! Ce soir j'ai une réunion jusqu'à super-tard !
Itachi eut une mine dépitée.
-Ok, une autre fois, alors. Demain, tu n'as rien ?
-… non… non, ce sera bon pour un resto !
Nadeshiko avait hésité. Itachi n'avait rien remarqué.
-Tu… veux passer chez moi ce soir ? Après ma réunion… ça fait un moment qu'on n'a plus passé la nuit ensemble…
Itachi réfléchit. S'il la voyait, il ne saurait pas s'empêcher de lui faire sa déclaration, un genou au sol. Et il voulait vraiment l'inviter au restaurant avant ça, histoire que ce soit un moment parfait.
Alors…
-Non, tu seras fatiguée, je préfère que tu te reposes, sourit-il.
-Mouais, grommela-t-elle.
Elle ne supportait pas qu'il vive chez Yahiko et pas chez elle. Mais comme le disait si bien Yahiko « c'est quand même pas ma faute si les appart' coûtent si cher ! »
Nadeshiko n'avait qu'un minuscule studio où elle avait déjà du mal à vivre seule, c'est pourquoi Itachi vivait dans le grand appartement de son ami. Mais il avait assez économisé pour acheter un petit appartement, un nid d'amoureux où vivre une fois mariés.
-Je t'aime, mon ange.
-Moi aussi, soupira Nadeshiko. Bisou !
Itachi raccrocha après elle, un sourire rêveur accroché à ses lèvres. En sifflotant joyeusement, il retourna chez Yahiko.
Ce dernier l'accueillit avec un grand…
-Salut beauté !
…qui le fit sursauter.
-Débile, l'insulta-t-il avec un sourire en coin.
-Qu'est-ce que t'as fait de beau ? demanda le roux en plaquant délibérément sa main aux fesses du brun.
-Arrête ! marmonna Itachi en se tortillant pour échapper à son persécuteur.
-Avant tu étais beaucoup plus docile, plaisanta Yahiko en le ramenant contre lui.
-Ouais ben avant j'allais pas me marier avec Nadeshiko.
-Ah. Elle.
Yahiko ne l'aimait pas trop. Trop superficielle. Trop jalouse. Trop prise de tête. Trop femme, quoi. Elle l'avait complètement changé. Rien qu'à voir comment il s'habillait, d'ailleurs.
-On dirait un hétéro, railla Yahiko.
-Scoop ! grinça Itachi. J'en suis un !
-Ciel, j'ai couché avec un hétéro ! Quelle horreur, rigola Yahiko en se servant une tasse de café.
Mais il n'en dit pas plus. C'était un sujet sensible. Ils avaient scellé un pacte avec Deidara, ne jamais se lancer dans un grand débat sur le passé d'Itachi. Ne jamais lui rappeler qu'un jour, il avait été amoureux de son frère. Même si Yahiko trouvait cela idiot, il respectait ce pacte. Parce qu'il n'avait jamais supporté de voir Itachi malheureux.
-Mh, en parlant de coucher avec des gens ! s'exclama Yahiko. Y a deux types sublimes que j'ai rencontrés en ville l'autre jour, ils passent cet après-midi dans le quartier. Vu qu'ils ont deux heures de temps libre, ils vont venir ici de quinze à dix-sept heures…
-Et tu veux que je dégage pour que tu puisses tranquillement t'adonner à la partouze dans tout l'appartement, compléta Itachi.
-Parfaitement. Personnellement, ça ne me dérange pas que tu restes. C'est plutôt eux, quand ils vont te voir ils voudront que tu te joignes à nous et je sais que t'es plus trop pour les plans à quatre…
-Surtout que je suis presque marié.
-Ha ! Qu'est-ce qui te dit qu'elle va accepter ? Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué !
-Crétin. Bon, il est quinze heures moins vingt… je sors, je te laisse à tes « types sublimes ».
-Ciao bello ! lança Yahiko en lui tapant de nouveau les fesses.
-Meurs ! ricana le brun en sortant.
Yahiko le regarda partir en se disant que la population gay avait perdu un beau spécimen.
OoOoO
Kakashi recompta une fois de plus tous ses élèves entassés dans le car à deux étages. Cinquante-deux, le compte était bon. En même temps, ce n'était pas comme si des étudiants avaient pu disparaître depuis son dernier recensement (c'est-à-dire cinq minutes plus tôt) alors que le car roulait depuis deux heures sans discontinuer. Mais il avait toujours peur de perdre des élèves lors des voyages scolaires, et Sapporo était suffisamment loin de Konoha pour que la perte d'un seul enfant devienne un vrai drame.
Kakashi se félicita malgré tout d'avoir pu faire pression sur la direction pour emmener ses élèves dans le Hokkaido. Les autres années, le directeur lui avait rétorqué que c'était « trop loin », « trop cher », et « vraiment trop loin ». Ce à quoi il répondait que c'était une très belle région, et en définitive il avait vaincu. Depuis le lundi, ils voyageaient, lui et ses classes, d'une ville à l'autre, faisant le tour du Hokkaido. Ce jour-là, le vendredi, ils visiteraient Sapporo avant de rentrer à Konoha, sains et saufs, sans aucun gosse manquant à l'appel.
-Excellent, se félicita-t-il en redescendant l'escalier étroit du car.
A l'étage, assis près d'une fenêtre, Sasuke déshabillait Saï du regard. Dès qu'ils auraient du temps libre, il trouverait un coin isolé pour le déshabiller en vrai. Histoire que ce stupide voyage trouve enfin un peu d'intérêt.
Un peu plus loin, Sakura se disputait à voix basse avec Naruto.
-J'en ai marre. Ça fait des mois qu'on lui passe tous ses caprices, et y a rien qui change ! Faudrait pas qu'il croie qu'on est ses esclaves ! On est ses amis, pas sa cour ! Faut le secouer, pas le laisser faire…
Elle parlait de Sasuke, bien entendu.
-Je vous ai tous aidés, répondit Naruto. A un moment, chacun de vous a eu besoin de moi, et je vous ai aidé chacun différemment. Je vous ai tous aidés à surmonter vos problèmes, de la façon qui vous correspondait le mieux. Sasuke ne veut pas qu'on se mêle de ses affaires, surtout pas en cas de crise.
-« Crise » ! Tu t'entends parler ? s'exaspéra la jeune fille.
-Oui, crise. Il a perdu la première personne qu'il ait aimée sincèrement depuis la mort de ses parents. Je peux comprendre ce qu'il ressent.
Naruto se perdit quelques secondes dans les brumes de son passé. Les orphelins se comprennent tous plus ou moins.
-C'est une crise, conclut-il. Il a été abandonné. On ne se relève pas facilement de ça, tu sais.
Sakura baissa la tête, admettant son tort.
-Il ne veut pas qu'on s'en mêle. Sasuke va revenir de lui-même. Je le sais. C'est râlant mais c'est comme ça. On ne peut pas forcer les gens à être heureux.
-Oui mais quand même…
-J'irai lui parler tantôt, d'accord ?
Il fit un sourire rassurant à la jeune fille, qu'il considérait presque comme sa sœur depuis des années. Celle-ci lui rendit son sourire et le serra contre elle.
-Je t'adore, Naru-chan !
-Je sais, je sais, répondit-il d'un ton qui n'était pas exactement modeste.
OoOoO
Errant dans les rues de Sapporo sans savoir que faire, Itachi finit par se poser sur une chaise, en terrasse d'un café. Ça l'énervait un peu de passer son jour de congé hebdomadaire dans des cafés, alors qu'il passait la semaine à y travailler, mais il n'y avait rien à faire. Seul, il avait une grave tendance au désoeuvrement.
Il commanda un thé vert et se retint de demander du sucre. Les hommes virils ne sucrent pas leur thé. La serveuse était jolie, le ciel était bleu, et rien n'aurait pu lui faire croire que cette merveilleuse journée allait tourner au cauchemar moins d'une heure plus tard.
OoOoO
Après une visite guidée de la ville, les élèves de Kakashi eurent droit à trois heures de temps libre avant de reprendre la route. Naruto comptait bien profiter de ces trois heures pour parler avec Sasuke.
-Tu n'aurais pas vu Sasuke ? demanda-t-il à Neji. Je voulais lui parler mais il a disparu…
Le garçon tendit le doigt en direction d'une ruelle sombre et peu fréquentée. Dans un renfoncement du mur, Naruto repéra Saï et Sasuke.
Gaara s'approcha du blond.
-Naruto…
Il avait l'air inquiet. Naruto se tourna vers lui et le rassura d'un sourire.
-Je vais aller lui parler, reste ici, Gaa-chan.
Gaara acquiesça en silence et Naruto soupira en allant vers les Saï et Sasuke.
Comme il l'avait supposé, ils étaient en train de s'embrasser, les mains de l'un se baladant impudiquement sur le corps de l'autre.
-Hum, toussota le blond pour se faire remarquer. Saï, tu pourrais aller faire un tour ? Je dois parler à Sasuke.
Saï s'apprêtait à lui obéir, mais Sasuke le retint. Jetant un regard dédaigneux à Naruto, il lui dit :
-Attends ton tour, j'ai pas encore fini avec Saï. Je te prendrai après.
-Tu sais très bien que j'en ai rien à foutre de tes performances sexuelles, lâcha très calmement le blond. Je veux juste te parler. D'ami à ami. Ça te rappelle quelque chose, le concept d'ami ?
Sasuke le regardait, l'œil torve, amorphe.
Il soupira.
-Super, tu m'as coupé l'envie, marmonna-t-il.
Il repoussa Saï en lui murmurant « chez moi ce soir ». Quand celui-ci fut parti, Sasuke se tourna vers Naruto, les mains dans les poches.
-Qu'est-ce que tu me veux ?
-Je veux que tu redeviennes comme avant.
-Je peux pas. Il s'est passé trop de trucs entre… avant, et maintenant.
-Quoi ? C'est juste Ichigo qui t'a changé à ce point ?
Sasuke détourna la tête. Oui, « juste » Ichigo. Pour un garçon qui n'aime personne, tomber amoureux, ce n'est pas « juste » ça. C'est un bouleversement. Il était bouleversé, changé jusqu'au fond des tripes. Et alors qu'il s'y habituait à peine, l'homme sur qui il s'appuyait pour grandir s'enfuyait. Pas étonnant qu'il soit tombé plus bas que terre. Sans le support d'Ichigo, il n'était rien de plus qu'un oiseau aux ailes coupées.
Mais il ne pouvait pas le dire. Ce n'est pas ce qu'on dit quand on est un Uchiwa et qu'on a grandi en solitaire.
-Sasuke. Je ne voulais pas t'en parler, au départ. Pour te laisser le temps de revenir par toi-même. De redevenir toi-même. Mais on s'inquiète tous. Quelque chose s'est cassé la gueule en toi quand Ichigo est parti. Si tu veux, on peut t'aider…
-Ta gueule, lâcha Sasuke, élevant le ton. Ferme-la, tu sais pas de quoi tu parles !
Il contourna Naruto et s'éloigna en fulminant, les dents serrées.
Non ! Rien ne s'était cassé la gueule en lui, il avait juste repris le fil de sa vie, tout seul comme avant ! Il avait juste une peine à ajouter à la montagne de sa détresse. Il avait juste un peu plus mal, mais la douleur s'apprivoise, non ? Il avait juste le goût de la peine mélangé au goût de la haine. Il avait juste un lit plus vide et plus froid qu'avant. Qu'y avait-il de mal à essayer de le remplir et de le réchauffer ? Qu'y avait-il de mal à alterner les nuits où il crie de douleur avec celles où il crie de plaisir ? Plaisir vide, peut-être, mais tellement moins déchirant que la douleur. Non, rien ne s'était brisé en lui. Peut-être qu'il veillait des nuits entières près du téléphone, oui. Peut-être qu'il se passait en boucle les animes de Death Note, surtout le passage où L meurt et laisse Light seul avec sa folie destructrice, oui. Peut-être qu'il se blessait un peu lui-même en blessant ses dizaines d'amants, quand au petit matin il les renvoyait chez eux, oui.
Peut-être.
Mais ça ne regardait que lui.
Personne n'avait le droit de le lui reprocher, certainement pas Naruto ou Iruka.
Sasuke ralentit peu à peu. Sans s'en rendre compte, il s'était mis à courir.
Courir pour quoi ? Pour rattraper quoi ? Ou pour fuir quoi ?...
Il s'aperçut qu'il s'était perdu. Et qu'il pleurait. Rageur, il essuya ses joues avec la manche de son sweat noir.
-Merde, grogna-t-il, furieux d'être aussi… faible ?
Il se dégoûtait.
En cet instant précis, il se détestait au plus haut point.
Il voulait rentrer à Konoha. Retourner chez lui, dans l'espoir qu'Ichigo apparaisse sur le pas de la porte, un paquet de pains au chocolat à la main. Il en rêvait, de ce moment où il le reverrait, où il l'entendrait dire de sa voix ridiculement maniérée « Hello Sasu-chan, je suis de retour ». Il en rêvait tellement que ça lui faisait mal au ventre, le cœur serré de désespoir. S'il revenait, promis, il oublierait tout, tout l'orgueil, toute la fierté, il se jetterait sur lui et lui dirait qu'il l'aime. Il laisserait tomber son masque glacial pour lui. Il le jurait devant Dieu, devant Bouddha, devant toutes ces choses auxquelles il ne croyait pas : « Rendez-moi Ichigo, et je vous promets que je changerai ».
Mais c'était une illusion. Une illusion de gamin. Le même genre d'illusion qui le poussait, enfant, à vouloir tuer son frère pour racheter la mort de ses parents. Une illusion aveuglante, qui modifiait toute sa perception du monde, de lui-même. Comme un miroir déformant.
Et il pleurait plus qu'il ne pouvait se l'avouer, et il faisait le fort devant ceux dont il ne voulait plus pour amis, et il se perdait chaque jour un peu plus.
Il mourait peu à peu puisque celui qui l'avait fait renaître était parti.
OoOoO
Itachi commençait à souffrir de la chaleur, assis à sa table en terrasse, baigné de lumière.
Il enleva sa chemise rouge, offrant ses bras blancs au soleil, et chaussa ses lunettes solaires, dont les larges verres fumés couvraient une grande partie de son visage, des sourcils aux pommettes.
Ce n'étaient pas les lunettes cerclées de plastique blanc à la Paris Hilton qu'il portait avant, mais des lunettes tout ce qu'il y a de plus masculin.
Il sirota son thé doucement, pour en profiter pleinement, tout en souriant à une serveuse qui nettoyait la table voisine.
Ses cheveux châtain coupés court rebiquaient dans sa nuque, elle ramenait derrière son oreille l'une des deux épaisses mèches qui encadraient son visage fin.
Itachi pensa aux cheveux d'ambre de Nadeshiko, et eut un sourire épanoui. Mais quand il revit en pensée la chevelure noire d'encre de Sasuke, son sourire se teinta de tristesse.
La serveuse était jolie, ses cheveux aussi. Ses yeux verts brillaient plus que les onyx froids de Sasuke, mais étaient moins beaux. Moins beaux aussi que les yeux d'opale de Nadeshiko.
Quand Itachi s'aperçut qu'il faisait une comparaison entre cette serveuse anonyme, sa future fiancée et son frère abandonné, il se mordit l'intérieur de la lèvre. Qu'est-ce qu'il avait ? Qu'est-ce que c'était, ce pincement au cœur ? Pourquoi… pourquoi il y repensait, pourquoi il ne pouvait pas oublier ses erreurs ?
Il se perdit dans ses pensées. Une voix s'exclama « Ichigo ? » non loin de là, et il n'y fit pas attention. Il revint à la réalité lorsqu'une main s'agrippa à son épaule et que la voix répéta « Ichigo ! ».
OoOoO
Sasuke déboucha sur une large avenue bordée de cafés. Il songea à s'installer à la table de l'un d'eux et boire quelque chose.
Une tache rouge retint son attention, à quelques mètres de là.
Une chemise écarlate déposée sur le dossier d'une chaise. Il eut un haut-le-corps en voyant que la personne qui était assise à cette chaise, vraisemblablement un homme, avait de longs cheveux noirs.
Puis il se raisonna, ce ne pouvait être Ichigo. En continuant son chemin, les yeux rivés sur l'homme, il discerna sur son bras, dépassant de sous la manche courte du T-shirt blanc, l'ombre d'un tatouage au motif abstrait.
Pas de doute, c'était lui !
Le corps entier de Sasuke se mit à frémir. Il était là, à deux doigts de lui ! Il vit qu'il souriait à une serveuse et ses dents grincèrent de jalousie.
Quand la jeune fille fut retournée à l'intérieur, Sasuke se risqua à appeler l'homme au tatouage – il n'arrivait pas encore à y croire.
-Ichigo ?
Voyant qu'il ne réagissait pas, il prit son courage à deux mains, marcha vers lui, attrapa son épaule et répéta :
-Ichigo !
OoOoO
Itachi tressaillit.
Sasuke !
Il était dans le pétrin.
-Je ne connais pas d'Ichigo, désolé, tenta Itachi d'une voix posée.
Avec ses lunettes, Sasuke ne pouvait le reconnaître. Il était calme. En apparence, seulement. A l'intérieur, il se sentait submergé de sensations affolantes : peur, joie, tristesse, amour, angoisse, tout se bousculait en lui et il ne rêvait que de disparaître sous terre.
-Te fous pas de moi ! rétorqua Sasuke. C'est ton tatouage, tes cheveux, ton visage, ta bouche… et sous tes lunettes, c'est tes cicatrices…
Sasuke tendit la main vers les lunettes, une expression étrange sur le visage. Il souriait, mais on l'aurait cru prêt à pleurer.
Itachi se leva d'un bond pour empêcher que Sasuke ne le démasque.
Trop tard.
Le visage de Sasuke se figea de stupeur.
-Ichigo ? murmura-t-il, comme perdu.
Une expression d'incompréhension passa dans ses yeux.
-Ces marques… souffla le garçon. Ces m…
Itachi détourna la tête, baissant les yeux, malheureux comme les pierres.
Les lunettes se fracassèrent au sol et Itachi sentit les mains de Sasuke se refermer sur son cou.
-ITACHI ! gronda l'adolescent. Putain je… je vais… merde, crève !
Itachi ne cherchait même pas à se débattre. Tout s'effondrait une fois de plus. Comme toujours. Tout ce qu'il tentait pour épargner son frère ratait systématiquement. Il méritait peut-être de mourir, dans le fond.
Des cris retentirent de divers endroits, et des serveurs vinrent maîtriser Sasuke.
Ce dernier fulminait, hurlant des chapelets d'injures.
-TU M'AS MENTI ! ORDURE ! Pendant des mois tu m'as menti, tu m'as… tu m'as…
« Tu m'as fait aimer un menteur » voulut-il dire. Mais il n'y arrivait pas.
-Pardon, murmura Itachi en s'éloignant à reculons.
Il ne savait plus quoi faire, son cerveau était à l'arrêt, bloqué sur ces deux mots, cette horrible évidence. « Il sait ».
-Reviens, enfoiré ! s'écria Sasuke en se débattant pour se libérer des hommes qui le maîtrisaient. REVIENS !
Itachi obéit comme un automate. Il marcha vers lui et fit signe aux serveurs de le lâcher. Il serra Sasuke dans ses bras, ignorant les coups et les insultes. Il murmurait des mots indistincts, la bouche dans ses cheveux, les yeux noyés de larmes.
Ses marmonnements se muèrent en une litanie obsédante.
-Mon petit frère, mon petit frère…
-TA GUEULE ! hurla l'adolescent en se libérant enfin de ses bras. MEURS ! Crève ! Comme tu as fait crever mes parents !
« Mes », releva inconsciemment Itachi. Pas « nos ». Il ne faisait plus partie de sa famille.
-Je suis désolé, souffla l'aîné.
Il prit ses affaires et quitta le café. Quand il tourna à l'angle de la rue et pénétra dans une ruelle infréquentée, il se fit rattraper par son frère.
-TU VAS PAS T'EN TIRER COMME ÇA ! Tu… tu t'es occupé de moi pendant des mois… reprit Sasuke plus calmement. Pourquoi ? Tu voulais me tuer, moi aussi ?
Les yeux d'Itachi s'écarquillèrent.
-Non ! Bien sûr que non ! Je…
Il s'interrompit en voyant que Sasuke pleurait.
-Alors pourquoi ? Pourquoi tu m'as pas laissé tranquille ?
-C'était ce que je voulais, au début, tenta Itachi. Mais après… j'ai cru que je pourrais te faire comprendre la vérité… j'ai cru qu'on pourrait se réconcilier… j'ai fait tout ça pour toi…
-Pour moi ? POUR MOI ? Tu as ruiné ma vie, bordel ! Et puis tu as joué les hypocrites avec ton rôle d'Ichigo à la con, tu m'as donné ce que personne ne m'a jamais donné, et t'es parti en emportant tout avec toi ! Tu ne m'as rien laissé ! Où tu vois un seul truc bien ? Où tu vois que ça a été bon pour moi ?
-Je suis parti parce que tu refusais de me pardonner, expliqua Itachi, les yeux douloureusement baissés.
-Evidemment ! COMMENT J'AURAIS PU ?
Sasuke inspira doucement pour se calmer, les yeux fermés.
Itachi aurait voulu en profiter pour s'enfuir, mais ses jambes ne voulaient plus bouger. Il avait l'impression qu'il mourrait là, incapable de quitter cette ruelle où son destin se scellerait, à jamais défiguré par le passé.
-Quelle vérité ? demanda Sasuke en rouvrant les yeux.
Itachi se mordit les lèvres, torturé de regrets. Qu'est-ce qu'il faisait là ? Il aurait dû mourir, des années, des siècles auparavant, avant même de naître.
Il releva timidement les yeux. C'était le moment. Le moment de dire la vérité, de tout avouer, d'implorer son pardon, à genoux s'il le fallait. C'était le moment de se laver de ses péchés.
-La vérité sur la mort de nos géniteurs. La vérité pour laquelle mes mains…
Il leva doucement les mains, hypnotisé par ces paumes pâles, ces doigts arachnéens, tellement lisses.
-Mes mains se sont couvertes de leur sang pour toi… c'est ça, la vérité. Entièrement pour toi. Pour que je puisse te voir encore sourire…
A suivre...
Quelle cruauté, de couper à un moment pareil ^_^ Je vais essayer de poster le prochain chapitre dans pas trop longtemps (je l'ai déjà tapé à plus de la moitié!)
Vous saurez enfin pourquoi Itachi a tué tout le monde! Mouahaha!
Si vous avez des idées, des théories, allez-y je vous écoute! Bien sûr je ne les utiliserai pas, mais ça m'intéresse toujours^^
Dites-moi aussi ce que vous pensez de Nadeshiko! Moi je l'aime pas, mais alors pas du tout. Et vous?^^
Merci pour votre soutien (message subliminal : merci pour la review que vous allez me laisser (xD)) et je vous retrouve au prochain chapitre! Peace and Love sur FFnet!
Akira 'Darkness-Girl-Akatsuki' 03-09-2010 bruna847 03-21-2010 elinska 03-07-2010 ItaSanzUta 07-12-2010 nightmare of Minoru 01-15-2011 Ombre Pluie 04-12-2010 tenshihouou 03-06-2010 xx-Honoka-Chan-xx
