Rating : T

Pairing : Fr/UK/US, sans oublier Ivan dans le mix, cette fois, puisque ça sera Rus/US~

Warning : Alfred est un peu… con, si ça vous dérange, je le dis tout de suite. Aussi, ça risque d'être un peu gore dans un passage. Quand j'y pense, Arthur aussi, semblera un peu con de se foutre de certaines choses, mais bon… Autrement, la fin du chapitre montre un peu la situation du deuxième triangle xD Elizaveta et Gilbert auront un « broship », parce que j'adore les voir amis d'abord~

Disclaimer : Rien ne m'appartient, autrement que les idées.

Notes : Elizaveta travaille au restaurant tenu par Feliciano et son frère~ D'ailleurs, Ludwig sera officier/sheriff/flic, parce qu'un allemand est naturellement parfait pour ce genre de rôle xD Roderich sera bien sûr un fils à papa richou bien gentil qui paie tout à fiston. Et Gilbert, un hooligan car ça lui va bien, comme toujours.

Autrement, je suis maintenant en manque d'Internet… Avec de la chance, je pourrais me connecter aux week-ends chez un oncle et de poster les chapitres avec une clé USB, mais ça, c'est si je ne trouve pas une raison de me suicider après parce que avec ma mère, j' peux courir jusqu'en octobre ou plus. Je compte travailler pour subvenir à ma dépendance internet, parce qu'y paraît qu'y l' fait pour payer ses dépendances — ou avoir des allocations familiales, comme ma mère, ah !

Mh, et rendue à la moitié de ce chapitre, Main Theme de London Symphonic Orchestra est apparue — une superbe reprise de Stairway To Heaven~ Tellement épique que mon chat dansait. Après, je me suis dit que je devais trouver un truc pour la placer quelque part et qu'elle fitte avec le texte xD

Bon, venons-en aux choses sérieuses quant aux petits tourtereaux principaux ! J'ai une bonne idée quant à comment faire de jolies scènes pour… concrétiser le triangle Fr/UK/US. Et, oui, Alfred sera le crétin, si ça vous embête, il aura ses raisons, et puis vous trouverez surtout qu'il fait pitié, je vous rassure. Quant à Francis, il restera très mystérieux pendant longtemps. Aussi, on m'a dit qu'Arthur semblait très timide… et euh, je l'adore comme ça, mais je vais fortement essayer de le rendre plus comme il est habituellement xD J' dois avouer qu'un Arthur timide me donne envie de le violer sauvagement. Enfin bon, il va bien sûr s'habituer aux manières de Francis, et se laissera moins faire~ Ou pas, hein… eheheh… Enfin, Francis ne lui veut que du bien, puisque je n'arrive pas à le voir méchant, puisque c'est Papa ; ~ ;..

Oh, et parlant de Francis, je vais devoir mettre un point sur son habillement ! Celui de ce chapitre, blanc et violet, est celui de la première édition Halloween, lorsque déguisé en fantôme (: En enlevant la nappe sur le casque, bien sûr et la lanterne — bien qu'elle saura être là s'il le remet~ Je compte m'inspirer de ce genre d'habit plus souvent que nécessaire, parce que je trouve ça super joli ! Celui du premier chapitre est bien sûr celui de la Guerre de Sept Ans ou des Succession Autrichienne, et le reste, je verrai en cours de route…

Bon, je crois qu'on voit tous les point auquel je suis en manque de MSN vu comment cette note est longue…

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« D'abord, ils ont enfermé les drogués. Puis, ils ont enfermé les prostituées. Ensuite, ils ont chassé les pauvres clodos et tabassé à mort tous les homos. Ils ont renvoyé les immigrés chez eux, nous ont abreuvé de mensonges pour qu'on ferme les yeux. On n'a pas osé élever la voix, on est resté terré dans notre trou. Et il n'y avait plus personne pour réagir, quand ils s'en sont pris à nous... »

— Les Frères Scott

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Premier Chapitre : Scary Monsters & Nice Sprites

« Vraiment, j' suis désolé, Artie ! Matt est encore malade, et hier il allait pas très bien alors j' suis resté près d' lui ! Dis, dis, tu m' pardonnes, hein, hein, Artie ? »

Le mal de tête d'Arthur ne s'améliorait pas du tout avec la voix jeune et criante d'Alfred juste à côté de son oreille alors qu'il barbotait son thé en se forçant pour avoir le meilleur air bourru possible, ce qui ne se révéla pas franchement compliqué avec ce qui lui restait de ressentiment pour hier, en plus de la gueule de bois carabinée qu'il avait en se levant, sûrement à cause des nombreuses rasades de champagnes de la veille qu'il avait prises avec Francis — au vu de sa mémoire, il valait mieux pour le noble qu'il n'ait rien tenté d'étrange lors de son moment de faiblesse, sinon, il allait lui faire passer un sale quart d'heure façon vaudou. À travers les suppliques d'Alfred, il tenta d'écouter la conversation plutôt envenimée de deux autres clients, soupirant rudement avant de couper son ami qui commençait à lui mettre les nerfs à vif, « C'est bon, Alfred. Sois pas si inquiet pour une broutille… » J'ai seulement manqué geler sur place, rien de grave, hein… songea-t-il plutôt amèrement.

« Really ? Cool, merci ! J' me suis senti mal, quand j' me suis rappelé qu'on devait se voir… » Il sourit, Arthur remarquant son air plutôt sincère, et souffla sur la surface de son thé maintenant tiède en haussant les épaules — il ne pouvait jamais lui en vouloir bien longtemps, même s'il se sentait vexé d'avoir été une fois de plus oublié —, glissant un coup d'œil au cuisinier aux cheveux auburn qui apportait des assiettes aux clients les plus mécontents du temps un peu long. Il avait l'air un peu échevelé, et semblait plutôt lunatique — plus que d'habitude, du moins — et portait un sourire tellement béat et heureux que ça l'agaça : parce que le bonheur, ç'avait toujours été pour les autres, et jamais pour lui.

Arthur allait répondre d'un air tout aussi renfrogné qu'à l'habitude lorsqu'un grand vacarme éclata dehors, et les hennissements frénétiques de chevaux, ainsi que les hurlements d'une foule mouvante et énervée parvenant du Square du centre du village, faisant lever la tête de chaque client, dont les cous se tendirent pour voir dehors. Laissant tomber cette méthode à cause de sa petite taille, et courant dehors pour suivre la foule en furie, voyant les chevaux piétiner nerveusement et plusieurs cultivateurs menacer les cavaliers d'une fourche en se plaignant du danger occasionné.

Il remarqua après un moment à jouer des coudes qu'Alfred le suivait en regardant l'un des cavaliers d'un grand sourire — un grand homme de musculature imposante aux cheveux d'un blond qui tirait du beige à l'argent si le Soleil passait dessus. Et lorsqu'il fut ignoré par celui-ci, ses épaules s'affaissèrent, et son sourire changea lorsqu'il porta le regard sur une forme ballotée par la foule et tirée par un cheval trottinant, les os des poignets presque apparents à force d'être frottés contre les cordes serrées. Une masse de cheveux bruns, emmêlés et semblant avoir déjà eut de jolis rubans rouges surmontait un petit corps frêle à la peau mulâtre, et un visage caché. La scène provoqua un sourire carnassier sur le visage juvénile d'Alfred, et fit détourner les yeux à Arthur — cette enfant ne pouvait être autre chose qu'une sorcière.

Le maire s'avança en tenant sa panse ventrue, voyant des hommes s'affairer rapidement à construire un bûcher et fourrer du foin et des branches de cèdres pour faire accélérateur en jetant des morceaux de bois, et plaçant un pieu au milieu du tas rudimentaire, le chef du village leur criant de faire tout cela correctement avant de se tourner vers la foule qui jetait des objets divers à la gamine, qui baissait la tête obstinément, tremblant de tous ses membres évidemment mal nourris. Arthur sentit ses entrailles se tordre, et s'appuya contre Alfred qui se levait sur la pointe des pieds pour mieux voir, en ignorant bien sûr son ami, qui se sentait nauséeux.

« Chers citoyens, » commença le maire d'une voix forte en tentant de couvrir le bruit de la foule, maintenant juste à côté de la petite sorcière, regardant de gauche à droite ce qu'il pouvait de la populace devant lui, avant de prendre violement la gosse par les cheveux, et montrer son visage ecchymosés et sale à tous, qui huèrent, « la fille du vieux Shelby a été prise en plein délit de sorcellerie ! Vous, monsieur Vianney, disiez que votre vignoble était en perte ? Et vous, Zwingli, vos chèvres se mourraient ? » Des paysans commencèrent à parler bruyamment de plusieurs choses ayant arrivées sur leur terres récemment, les mettant toutes haineusement sur le compte de l'enfant terrifiée au centre de l'attention. « Eh bien, voilà la coupable ! C'est elle qui fait tourner votre lait, mourir vos vaches et vos chèvres ! Tout cela pour que Shelby ait un vin moins ignoble au goût ! Un vin au goût entaché de sorcellerie ! »

De lourdes acclamations se firent entendre, et même Alfred y prit part, ce qui vexa Arthur, qui garda, comme toujours, ses sentiments pour lui, regardant en silence la fillette se faire mener au bûcher, tirée par les cheveux, et résignée à finir aussi horriblement, de silencieux sanglots la faisant trembler d'autant plus, lorsqu'on l'attacha aussi serrée que possible au pieu, les villageois lançant tomates et autre objets, certains des hommes lui crachant au visage, les femmes et les jeunes filles l'insultant en lui criant que laide comme elle l'était, il n'y avait pas de surprise à ce qu'elle soit sorcière. Alfred s'éloigna subitement en poussant les gens pour rejoindre le grand homme aux cheveux argent, qui se révéla bien plus jeune que prévu, et Arthur l'ignora, observant fixement la jeune fille, brûlant de compassion et de pitié face à son triste sort.

Ça aurait bien pu être lui, là, sur le bûcher, à se faire crier des injures et se faire haïr, et qu'on colportât des mensonges ignobles pour corroborer la version du maire et de tous, à attendre de brûler ainsi. Un bidon d'huile à l'air collante fut versé sur la tête de la jeune fille, qui se recroquevilla en serrant les genoux, le vent gelé d'automne la faisant trembler encore plus. Arthur serra les bras contre lui-même, incapable de regarder ailleurs qu'on allumait le feu et qu'elle hurlait en voyant les flammes lécher les bûches, s'approchant de ses pieds — d'instinct, la fillette du vieux Shelby tentait de s'éloigner, piétinant en essayant de fuir, tirant sur ses cordes avec frénésie, criant toujours alors que le reste de la foule acclamait en hurlant et en l'injuriant encore.

Incapable d'en voir plus, Arthur se retourna, les yeux brûlants et toussant violement, à moitié pour se trouver une excuse en prenant sa santé frêle comme victime, et aussi parce qu'il croyait qu'il allait bientôt vomir. En tentant de fuir, il buta contre quelqu'un et continua de mimer une tuberculose précoce, avant de relever les yeux et de reconnaître dans qui il s'était cogné, et se laissa faire sans parler, trop bouleversé pour dire quoique ce fut, « Voyons, mon cher, auriez-vous attrapé quelque fieffé virus récemment ? » Une main encore élégamment gantée pris son visage pour s'assurer qu'il ne faisait pas de fièvre, et Francis soupira en le tirant loin de la foule, Arthur levant les yeux vers Alfred, qui continuait de parler et ricaner avec l'homme pour qui il avait préféré sa compagnie, celui-ci faisant de petit sourire qui donnait à son visage un air d'enfant. À force, le jeune homme se tut, des larmes lui piquant les yeux, sachant qu'il ne pouvait rivaliser avec rien qui ne soit plus intéressant que sa personne. « Allons, allons, dépêchons, très cher, » l'admonesta doucement Francis en le tirant vers derrière le restaurant, le cuisiner et le sheriff blond levant les yeux vers eux, avant de regarder à nouveau le feu où la fille hurlait maintenant d'une voix sèche, ses cheveux ayant brûlé ses yeux. Le ciel gris de Novembre avec ses nuages si bas étaient désormais colorés d'une lueur rouge-orange qui rappelait un petit crépuscule dans l'avant-midi.

Des corbeaux sur un arbre nu et tordu s'envolèrent en croassant drument, décrivant des cercles autour de la sacrifiée, laissant tomber quelques plumes sombres et dont l'un s'approcha d'une jeune femme vêtue d'une robe de paysanne noire semblable à celle de deuil et au superbe visage austère et sans aucune émotion venant tirer convenablement ses traits, qui regardait d'un air mauvais Alfred et le jeune homme, appuyée contre un muret à moitié effondré d'une ancienne bâtisse, ne portant aucune quelconque attention à la gamine dont les cris avaient cessés quand sa gorge s'était fondue sur elle-même, ses cris s'inhumant maintenant seulement dans sa tête qui n'allait pas mettre longtemps à rouler plus loin, la chair carbonisée répandant une odeur nauséabonde dans l'air .

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S'essuyant la bouche d'un revers de manche, Arthur se sentit à nouveau parcouru d'un violent soubresaut alors qu'il vidait à nouveau son intestin, avec des plaintes gutturales, appréciant les petites caresses de Francis dans son dos, et ses attentions particulièrement appréciables de lui apporter une cruche d'eau du restaurant, Feliciano — un cuisinier venant d'une des Vielles Régions du Sud maritime — venant voir à quelques reprises en conseillant quelques petites choses. D'une manière, la petite drague amicale que Francis fit à l'encontre de l'autre énerva Arthur qui lui lança le regard le plus noir possible, pensant à plusieurs noms, mais avant de pouvoir dire autre chose, il devait encore vider son estomac.

Après un moment, essoufflé et la chemise à moitié ouverte et le front perlé en plus d'être certain d'être cloué au lit pour la semaine en attrapant encore une grippe pour l'hiver et subir les petites colères de William, et à être complètement oublié. Il soupira lourdement en se laissant tomber contre Francis, son humeur devenant surtout bourrue pour cacher sa peur qu'il espérait être bien dissimulée. L'hiver semblait toujours amener beaucoup de feu de joie dans ces régions où les superstitions devenaient de plus en plus grandes et contrôlaient l'esprit des gens effrayés. Il soupira en regardant la forêt qui se balançait doucement dans le vent.

Il voyait quelques fées tardives s'amuser dans les arbres sans feuilles, minuscules et de simples lueurs de là où il se tenait, et pensa que si celles-ci ne se dépêchaient pas, elles seraient prises par l'hiver et se retrouveraient gelées dans les épines des sapins, piégées dans la glace d'une juvénile beauté éphémère, incapables d'échapper au printemps qui les laisserait étendues dans les branches, à la merci de prédateurs qui ne feraient qu'une maigre chasse de ces petits êtres, et même leurs os fragiles ne seraient pas difficiles sur la digestion.

Arthur risqua un petit regard à Francis, et vit qu'il regardait dans la même direction — pouvait-il voir le Petit Peuple ? S'il les voyait, le spectacle des Dames Vertes jouant semblait lui donner un air triste, et le jeune homme se surprit à penser que le noble semblait même nostalgique alors qu'il glissa une main vivement dans le gousset de son habit blanc et violet pour en sortir une montre de poche finement ouvragée, faite d'argent un peu noirci, ses yeux bleus étant assombri de ce qu'il définissait toujours comme de la nostalgie, gardant un bras autour de lui alors qu'il envoya d'une voix toujours aussi joyeuse dans cette manière théâtrale, comme s'il avait appris à ne jamais rien faire d'autre que s'exprimer dans une grandeur quasi-suffocante, le relevant avec souplesse tout en faisant une espèce de gracieuse révérence en ne pouvant s'empêcher de parfois jeter de furtifs coups d'œil aux fées plus loin, « Bon, très cher, si vous vous sentez en pleine forme, pourrions-nous bouger vers quelque part de plus confortable ? Je vous ferai préparer un lit chez moi, et vous pourrez vous y reposer — vous ne voulez pas rentrer chez vous, n'est-ce pas, mon très cher ? »

« Mais comment vous faites pour savoir tout… v-vous m'espionner, non ? C'est pervers… » répliqua-t-il rapidement en essayant de relever sa bouche qui pendait légèrement, dû à la surprise et à l'ahurissement s'emparant de lui, voyant à nouveau le noble savoir à l'avance ce qu'il avait en tête, et cela ne manquait jamais de le désemparer sans qu'il pût réellement trouver comme il pouvait le faire, et ça ne manquait pas de l'embêter au point où il oublia la scène du matin, et se laissa relever sans presque le remarquer, et tirer vers la rue en le suivant sans même poser de questions autres que celle-ci, à moitié effrayé et aussi fasciné par cet homme qu'il connaissait depuis si peu.

« Et vous êtes très spéculateur alors que je me contente d'observer votre comportement ! Ne soyez pas si dur avec ma simple affection innocente, Arthur. » Bien que Francis semblât sincère, Arthur doutait de ses mots dû à hier, et en ajoutant le fait qu'il ne savait toujours pas comment il connaissait son nom sans qu'il ne l'ait auparavant jamais vu, et qu'il semblait connaître bien des choses à son propos qu'il n'avait pas encore divulguée de vive voix. Il fronça les sourcils et se contenta de le suivre, Francis le prenant par le bras en souriant d'un air malicieux et joueur, marchant lentement le long du chemin, ses yeux bleus le regardant en biais d'un air un peu suppliant, mais il se demanda un instant si cet air n'était pas faux, et créé par les talents très certains d'acteur de l'autre. « Alors, acceptez-vous mon offre de passer une petite nuit à ma demeure, au lieu d'aller là où vous ne voulez pas ? »

Rentrer chez lui impliquait de rencontrer William qui devait déjà être complètement fait à cette heure de la journée, berçant une bouteille de whisky à moitié vide dans un bras, et calant une bière bon marché en écrasant la bouteille dans une main. Vu ce qui s'était passé aujourd'hui, Shelby allait le renvoyer puisqu'il devrait quitter la ville, et son humeur deviendrait pire qu'elle ne l'était normalement — ce qui voulait dire qu'il allait s'en sortir, sûrement à moitié mort. La pensée l'effraya, puisque Willy lui faisait une peur bleue, même lorsque son visage était seulement dans sa tête, et ses mots des échos du passé qui se répétait sans cesse. « Eh bien, je ne vois pas où serait le mal, alors— »

« Hey, Arthur, t'es là ! Mais t'étais où, j' croyais que tu t'étais perdu quelque part ! » La voix tonitruante d'Alfred coupa net, les deux se tournant vers lui, et les yeux bleus d'Alfred étaient déjà rivés sur leurs bras lestement enlacés, mais alors qu'il allait s'empresser de se détacher de Francis, il remarqua l'immense homme aux cheveux beiges argentés pour qui il l'avait… trahi en le tirant par la main, une main puissante qui devait bien faire deux fois la taille de l'autre. Arthur lâcha une exclamation hargneuse en se disant que l'homme semblait plus ou moins difforme à force d'être trop grand — il devait faire au moins la moitié d'un mètre de plus que l'autre, qui lui avait toujours semblé assez grand !

L'adolescent arriva près d'eux en traînant l'homme par la main, qui prenait un air timide tout en les détaillant d'un œil qui sembla torve à Arthur, et Francis le serra un peu plus contre lui en sentant la lourde aura se dégageant de l'homme. Le jeune homme se surprit à penser que l'autre devait être la progéniture d'un démon pour avoir une atmosphère aussi lourde se dégageant de lui, ce qu'Alfred manquait horriblement à remarquer. Il pria un moment pour qu'il n'arrivât rien de mal et que ce ne fût que des impressions dû à la grande taille et au physique imposant, et à des yeux violets scrutateurs qui s'enfonçaient dans les vôtre en écrasant toute autres pensées.

« Bon, je te présente Ivan Braginsky… c'est le fils d'un propriétaire terrien, il est dans la milice, et paraît que c'est un fortiche ! » L'adolescent éclata de rire alors que l'autre se contenait de faire un petit signe de main à Francis qui le lui rendit en essayant d'être courtois malgré qu'il fut bien apparemment oppressé par l'aura de l'autre, presque palpable. Alfred se tourna ensuite vers lui, et le regarda de ses yeux bleus bébé, et demanda par la suite en regardant fixement leurs bras toujours joints, « Alors… tu me présenterais pas ton ami, aussi ? »

« Euh… » Arthur se contenta de le pointer légèrement, voyant une certaine tension s'installer entre son ami et le noble, qui se contentait de sourire en essayant de ne pas paraître énervé dû au regard nouvellement agacé qu'il fixait sur Francis, qui resserra légèrement sa prise sur le jeune homme, ce qui ne fit qu'aggraver les choses alors qu'il se sentait tiraillé entre deux fronts. « V-voici Francis, il vient d'arriver et il a acheté le vieux manoir sur la colline. Tu sais, près de Bellwood… » Il tenta de sourire gentiment, bien qu'il fut encore vexé du comportement d'Alfred lors de l'évènement de la journée, et qu'il l'ait laissé comme cela, sans plus d'explication, surtout quand il ne se sentait évidemment pas bien — et aussi, un peu parce qu'il avait acclamé la mort de la gosse, quand lui, il était...

« Le manoir ? Celui qui est hanté par le fantôme de la femme et des gosses de l'ancien proprio ? » Le traits d'Alfred s'affaissèrent, et plus hargneux de voir qu'Arthur avait un ami plein aux as qu'effrayé par les fantômes, il ajouta en le regardant, lâchant la main de son ami pour se concentrer sur lui jetant tout de mêmes des regards furtifs et déjà triomphants à Francis, « Oh, mais t'as l'air tout pâle… t'es encore malade, Artie ? Tu veux venir te reposer chez moi ? J' sais que Will te fais la vie dure quand t'es malade, alors— »

« Oh, excusez-moi, mon cher, mais j'avais déjà proposé à Arthur s'il voulait venir se reposer chez moi, alors je vous prie de m'excuser si cela entrave vos plans… » Francis semblait bien content de pouvoir dire cela, et resserra encore un peu sa prise sur Arthur, qui tenta de s'en défaire en ayant un peu mal, grondant quelque chose, mais Francis ne l'écouta même pas, pas plus qu'Alfred, puisque les deux étaient occupés à essayer de voir lequel des deux pourraient s'occuper de lui — mais Alfred rechignait souvent à le faire, et être ainsi au centre de toute l'attention le plaçait entre la joie et un certain agacement.

« Mes plans ? Sérieux, dude, tu parles comme un vieux ! Allez, Artie va venir chez moi, il te connait depuis quoi, deux jours, même pas ? »

« Si je puis me permettre, cela fait plus longtemps, mon cher. » Arthur se sentit à nouveau rougir un peu, regardant Francis d'un œil mal assuré, encore estomaqué par tout ce qu'il pouvait encore cacher sous ses airs théâtraux, en se demandant si cette fois, il bluffait ou parlait encore véritablement. Il n'avait aucun moyen de savoir, et ça l'embêtait. Il resta silencieux en attendant, n'ayant pas vraiment envie de dire quoique ce soit pour le moment, mais un mal de tête le prenant alors qu'il ne comprenait plus rien…

Puis, une voix plutôt douce et qui ressemblait un peu à celle d'un enfant s'éleva en coupant tout le monde, Ivan s'éclaircissant la gorge, « Excusez-moi, mais vous pourriez au moins le laisser choisir… » Il avait un air de bon enfant, et faisait penser à un gamin surdimensionné. Arthur eut un petit sourire en se disant qu'il devait y avoir un bon fond dans cette personne qui semblait si effrayante, tandis que l'attention finissait par se retourner complètement sur lui, Alfred prenant un air boudeur alors que Francis regardait ailleurs, l'air de se trouver un peu stupide.

« Eh bien… je crois que j'irais chez… chez Francis… t'as déjà Matthew à t'occuper, et je ne voudrais pas m'incruster… » La mention de son frère fit sursauter Alfred, comme s'il avait oublié qu'il existait, avec son caractère tout discret. Ses épaules s'affaissèrent, et il hocha la tête avec un soupir. Le grand blond le regarda un instant tandis que le noble semblait plutôt content de la tournure de la situation.

Alfred se gratta l'arrière de la tête en tirant sur la manche de son immense ami, riant nerveusement en s'excusant, « Ou-ouais, je vais retourner à la maison pour m'occuper de Mattie, eh, et on se reverra… plus tard, non ? » Il lança un regard plutôt sombre à Francis, qui ne fit que le regarder avec une certaine hauteur, gardant le bras d'Arthur contre le sien alors qu'il s'éloignait avec un signe, qu'Ivan lui rendit avec une candeur amicale. Le trajet se révéla silencieux, le jeune homme regardant souvent derrière pour se rassurer que son ami n'allait pas lui en tenir rigueur, comme souvent, alors que lui ne pouvait lui tenir rigueur de rien. Après un instant, il finit par simplement regarder devant, en se disant que, pour une fois, il pouvait bien le trahir un peu.

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Elizaveta se sentait nerveuse, et ses yeux étaient cerclés des restes de son maquillage, qui avait coulé après qu'elle se rendît compte en après-midi qu'à nouveau, elle avait fait une fausse couche dû à un stress trop grand. Roderich l'avait longuement tenue contre lui, ses gestes toujours aussi mécaniques alors qu'il embrassait sa tempe en séchant ses larmes, mais elle restait inconsolable, sachant pourquoi c'était encore arrivé : de sa fenêtre, elle avait vu une petite à qui elle avait appris quelques tours de magie, de sorcellerie pour aider son vieux père, et maintenant, on l'avait conduite au bûcher, alors qu'elle aurait pu la dénoncer et se sauver elle-même.

L'enfant était alors mort en elle, tellement la peur l'avait prise au ventre, et en un instant, elle avait couru et avait vu Roderich, et, prenant l'air de plus calme et posé possible, Elizaveta avait tenté de demander neutralement, ce qu'il pensait de ce qui se passait dehors. Lorsqu'il s'était retourné vers elle avec son air austère et avait annoncé simplement qu'elle méritait ce qui lui arrivait en s'étant attiré les foudres en pratiquant le péché, et c'était à cet instant que la douleur l'avait simplement anéantie. Roderich haïssait les sorcières, et elle en était une.

Roderich était un homme bien, et pour qu'une paysanne ait un homme aussi bien et fils d'un riche homme, un avenant, accueillant et très gentil jeune homme et qu'il lui passe la bague au doigt et tentât de lui faire un enfant en un maigre temps de six mois, il fallait donc absolument qu'elle soit… forcée. Oui, Elizaveta avait utilisé des philtres d'amour et autres potions rose et bourgogne pour faire tomber cet homme sous ses charmes, prenant une toute autre personnalité douce et des yeux de biches pour le faire tomber sèchement envers elle.

Encore pire que perdre à nouveau l'enfant se révélait être la connaissance que même aussi assommé et empoisonné par les philtres, Roderich la dénoncerait sûrement au maire ou à un des hommes de la milice et elle finirait sur le bûcher, sans autre regards que des regards de haine, et des cris hargneux de gens qu'elle ne connaissait même pas. Prostrée sur son lit, les rideaux tirés pour éviter de voir les gens nettoyer la place après le « spectacle », elle sanglotait en mettant cela sur le compte des suites de morts d'enfants à venir, comme si elle, une femme faite pour cela, comme on le lui avait si souvent répété, ne pouvait pas avoir d'enfant. Elle avait plus que sûrement un problème…

Une main se posa sur son épaule, et elle plaça la sienne par-dessus, accablée d'une voix chevrotante lorsqu'elle dit, « P-pardon, Roddy, je— je crois que j'ai les nerfs à vif, excuse-moi encore un moment, mon chéri… » Elizaveta se recroquevilla en sentant la main serrer la sienne, ce qu'il n'aurait pas fait, puisqu'usuellement, il obéissait plutôt bêtement à ses demandes, ainsi, elle releva la tête pour voir un tout autre visage — le visage d'un homme au teint pâle et aux yeux rouges rubis qui avait en tout temps un sourire carnassier, mais cette fois, un voile sérieux le recouvrait, mais dès qu'il vit son visage, il lui sourit doucement et amicalement.

« Yo, Lizzie. Tu m'as manqué, ma viei— wah ! » Elle le fit tomber sur le dos en prononçant son nom, Gilbert. Le frère du capitaine de milice, un hooligan de première classe qui était désormais aussi un capitaine de milice renommé pour son manque de manières et aussi, accessoirement, le plus grand ami dont elle pouvait se targuer d'avoir, bien qu'elle n'allait pas crier sur tous les toits cela — de plus, Roderich l'haïssait, et il le lui rendait bien. Il lui tapota le dos en souriant toujours, sa voix rauque continuant d'un air content, certainement heureux de voir que son affection était au moins un peu retournée, « Je vois que c'est réciproque… »

Il y avait longtemps qu'ils étaient toujours ensemble, difficilement séparés l'un de l'autre durant l'enfance, Gilbert sachant tous ses secrets les plus sombres alors qu'elle-même savait tout de lui, et ils savaient tous les deux qu'ils n'allaient pas briser cela pour rien au monde, et même Ludwig, le frère cadet de l'albinos aux cheveux blancs, n'avait jamais eut vent de quoique ce soit qu'elle eût pu lui dire un jour. Gilbert était son roc, une chose qui ne changeait jamais et dont l'absence lui était douloureuse, mais si c'était pour être avec Roderich et plaire à Roderich, quelques sacrifices, aussi douloureux soient-ils, ne devaient pas être si mauvais que cela.

That's it for today !—

France, regardant le texte : Je croyais qu'Autriche serait gentil…

Pervy, accrochée à Russie comme un oiseau sur sa tête : Ouais, bah, j'ai des idées pour sa pomme. * zozotte en crachant partout * Vous allez l'haïr encore plus !

Amérique, la voix plaignante : Et moi ? Je pensais que j' serais un mec bien ! * trop déçu *

Pervy, le pointant avec une gueule de chat malicieux : Une chose, Alfred ! Une histoire avec seulement des gentils tout doux, c'est moche et chiant comme Twilight ! * saute au sol et se tourne vers Angleterre et France * Avec monsieur martyr et monsieur mystérieux, toi qui t'occupe de ton bro, c'est toi l' pas beau, alors désolée, mais ça te va bien vu que tu te jouis dessus à la vue de Russie.

Russie, soulevant Amérique facilement : C'est vrai ? C'est si simple, Amerika ? * l'air malicieux et compte s'en servir à bon escient *

Amérique, tout rouge : DANS TES RÊVES, RUSKIE ! J' VAIS T'ÉCLATER, PERVY !

Pervy, avec un rire maléfique : Essaie donc, pour voir, anorexique obèse ! * va vers Angleterre et lui fait un gros câlin, et le regarde avec un air mignon, innocent et absolument adorable, pressant sa poitrine contre son bras * J'ai… j'ai envie de…

Angleterre, pensant trouver une fille qui regarde plus loin que ses sourcils : O-oui, de quoi as-tu envie, Pervy ? * jette un coup d'œil à France, qui sourit un peu trop à son goût *

Pervy, avec un petit son lubrique, s'approchant de son oreille pour susurrer bien fort : De t' violer fort si tu reste aussi timide ! * s'éloigne en dansant vers France, qui rit sa vie, laissant Angleterre pantois *

Zack de Crisis Core —Final Fantasy VII— arrive et tapote le dos d'Angleterre : On l'a fait à mon Cloud, celle-là ! Bon, alors nee-san m'a donné un discours encore, alors… * s'éclaircit la voix et commence bien fort * Bon, ça va comme suit : « VOIR UNE REVIEW FAIT MONTER LE PLAISIR À DEUX CENT FOIS PLUS QU'UNE SIMPLE NOTIFICATION D'AJOUT AUX FAVORIS, ET C'EST ÉGALEMENT UNE MARQUE DE RESPECT ET UNE POSSIBILITÉ DE S'AMÉLIORER POUR QUE LE TEXTE PLAISE D'AUTANT PLUS AU LECTEUR ! »* grand sourire, va blablater avec Amérique sur devenir un héros * À plus tard, guys !

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Je dois avouer que mes idées se sont barrées pour encore le prochain chapitre… si vous m'aideriez, ça me serait incroyablement utile ^^' J,ai plutôt une vie de merde, et sans l' web, je ne peux pas contacter d'amis otaku pour me donner quelques idées toutes simples ;w;'' C'est surtout parce que les choses commencent bien vers le 4ième, mais euh, comme j'ai fait passer très peu de temps avec Arthur et Alfred, j'aimerais bien avoir quelques idées — même si je sais comme finira leur temps ensemble, comme on sait qu'Al est un homme occupé… eheh, bref, ça ne vous coûte de rien de lancer quelques idées :3… * se sent assez mal en ayant le dossier ouvert dans Word depuis 4 jours à le regarder en changeant de ziks sans arrêt *

Bref, bref, bref, soyons bref, je vous souhaite un bon temps sur les internets… tandis que je vous envie~