Rating : M — ça risque de chauffer un peu à un certain endroit xD
Pairing : Rien ne change pour l'instant~ FrUk~~
Warning : Je crois que ça va rester dans le même genre… y aura bien sûr une frénésie quant à la sorcellerie, et puis si vous n'aimez pas les Arthur battus, bah y aura Willy dans le chapitre~ Oh, et le chapitre sera sûrement un peu moins terne que les autres. Arthur va plutôt bien se rapprocher de Francis~
Disclaimer : Moi, mon rêve, dans ma vie, c'est d'avoir Hetalia. Malheureusement… * pleure *
Note : Bon, voilà, je commence ce chapitre directement après le dernier ! Et oui, c'est encore une citation des Frères Scott… dire que j' regarde même pas, ya de quoi à se poser des questions, là. Oh, et ceux qui se demandent pourquoi Iggy est tellement à terre avec sa p'tite maladie… Bah, dans l'anime, un rhume et il est sur son lit de mort. Comme l'a un jour dit quelqu'un avec qui j'ai RP quelques temps, « C'est pas un rhume qu'il a, c'est un cancer. »
Quant à Francis, je me pose toujours des questions sur que faire avec lui. Vous ne risquez pas de savoir ce qu'il est avant un moment~ ! Ouais, parce que je suis pas encore décidée, puisque beaucoup de choses colleraient à l'aspect assez mélancolique de l'histoire, quoique certaines qui me tenteraient, moins. D'autres vous sembleraient aussi assez farfelues, quoique je m'inspirerai peut-être de Fablehaven — « Oh non, Warren est trop vieux pour moi ! J' vais me rabattre sur la licorne millénaire ! » — Mh, ce qui vous donne une idée de ce qui sera sûrement fait xDD Aussi, pour les fans d'HetaQuest, vous devriez aussi comprendre une de mes nombreuses idées parce que quand j'ai vu cette partie j'étais genre en extase xD. D'ailleurs, Shadow-Tsundere a suggéré qu'il serait un télépathe. L'idée m'a maigrement tentée, mais je crois que je vais m'en tenir à ma première idée… aaah, les choix sont durs pour les artistes. Aussi, désolée de ne pas répondre aux reviews, j'ai tellement peu de temps d'internet que j'oublie, mais je les lis toutes dès que je peux avoir un réseau en marchant dans le village, et ça me fait très plaisir dès que j'en vois une !
Je crois que j' me suis encore attirée la merde dessus * tousse, tousse * Parce que justement comme j'écris sur Arthur grippé, j'ai un rhume d'été, causé par la climatisation en sur usage… Ah, la belle vie des gens incapables de supporter la moindre chaleur, quoi.
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« Parfois on peut facilement avoir l'impression d'être le seul à souffrir en ce monde, d'être le seul à ne pas avoir ce qu'on veut, le seul à ne pas être heureux. Mais cette impression est fausse. Il suffit de tenir encore un peu, de trouver le courage d'affronter le monde encore une journée pour que quelqu'un ou quelque chose vienne tout arranger. Parce qu'on a tous besoin d'aide, de temps en temps. On a tous besoin que quelqu'un nous rappelle combien la musique du monde est belle. Et que la vie ne sera pas toujours telle qu'elle est. »
— Les Frères Scott
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Deuxième Chapitre : Who's Theme
La nuit était installée depuis un moment lorsqu'il s'était réveillé en repoussant ses couvertures trop chaudes, grognant en s'épongeant le front, légèrement pantelant et les paupières lourdes d'un bon mal de tête. Arthur avait toujours exécré au plus au point sa santé fragile et son corps qui devenait facilement sans réponses à ses ordres et sans défense lors de ces fréquents moments de faiblesses qu'il ne pouvait jamais éviter. Tousser et être plus fiévreux que nécessaire avait toujours été l'un des moments préférés de Willy pour faire de sa vie un enfer en quelques minutes ou quelques heures, dépendamment de son intoxication avec son cher whisky bon marché qui goûtait aussi bon que la sueur des mineurs sentait. C'était en grande partie pour ça qu'il avait accepté l'invitation de Francis pour crécher sous un toit et s'éviter de devoir supporter son frère qui… qui était ce qu'il était, bien sûr.
Toujours à hurler sur son petit frère maladif, même depuis l'enfance, lorsque leurs parents étaient toujours vivants et que Victoria et Tristan étaient encore là, ceux-ci l'empêchant parfois, surtout Victoria qui le prenait parfois dans ses bras, la rousse ayant un certain instinct maternel qui avait déplu à Willy qui l'avait tyrannisé jusqu'à ce qu'elle parte, la fichant dehors sans même lui donner le moindre vêtement en gardant avec lui un Arthur qui avait toujours une taille de petit enfant à presque dix ans, la jeune femme le maudissant en lui assurant qu'il allait morfler un jour, avant d'être retrouvée morte et salement amochée près de Bellwood — Arthur était certain qu'elle avait été tuée par Will, il n'y avait aucune autre explication. Quant à Tristan, il avait finit par s'en aller avec quelques unes de ses affaires, sans un au revoir, le laissant complètement seul avec son frère, qui voyait d'un mauvais œil devoir s'occuper du chétif garçon, qui prenait froid au moindre coup de vents, et enchaînait des pneumonies dans une maison bourrée de courants d'air.
C'était plutôt par obligation et par inquiétude des professeurs de la petite école du village que Will travaillait de mauvais gré pour payer Honda, le médecin du village, pour examiner son frère en attendant l'été pour envoyer toute la colère qu'il avait dans le corps sur le gamin, qui avait vite appris à éviter la maison le plus possible, sans toutefois essayer de trouver un autre endroit surtout par peur de s'incruster et d'attirer la colère de William sur ceux-ci, puisque bizarrement, il ne semblait pas friand de l'idée de le voir partir, lui aussi, bien qu'il passât son temps à lui faire la vie la plus dure possible. Peut-être se sentait-il seul, sans Victoria et Tristan ? Et qu'il se sentirait d'autant plus seul sans lui dans les parages et le désennuyer lorsqu'il manquait d'alcool ? Il ne pourrait sûrement jamais savoir, puisque William ne parlait jamais beaucoup… ou sinon, en articulant très mal dû à un fort accent de la Vielle Région maritime du Centre.
Arthur se retourna sur le côté en soupirant, étirant le bras pour prendre un mouchoir et se vider le nez, les oreilles bouchées et le dos couvert de sueur alors qu'il grelottait sans pouvoir faire grand-chose de plus que se retourner et tenter de se rendormir en jetant le mouchoir dans une corbeille. Plus il essayait, moins le sommeil semblait lui être accessible. Il grogna en jetant les draps par-dessus sa tête, pestant inlassablement contre l'inaccessible repos dans les draps soyeux, toussant encore sèchement, puis s'essuyant la bouche d'un revers de manche, la tête lourde et légère alors qu'il se laissait tomber sur le matelas. C'est bien ma veine… songea-t-il, en proie à un vif découragement. Si j'appelle Francis je risque de le réveiller, mais vu comme il est, si je ne l'appelle pas, il risque de ne pas vouloir décoller par après… Il soupira, et regarda le plafond, l'expression plutôt vierge, regardant le feu dans la petite cheminée.
De petits rires cristallins se firent entendre dehors, et une fée avec une légère fourrure semblable à du suède qu'on eut posé sur un canapé sur tout le corps n'atténuant en rien à sa beauté fragile se posa sur le rebord de la fenêtre, elle et une autre avec un pelage plus long aux teintes changeantes se posèrent sur la fenêtre en hissant une de leur consœur, imberbe, cette fois, qui avait perdu ses ailes pour la période hivernale. Le jeune homme les regarda longuement, un petit sourire s'affichant sur ses lèvres alors que celle sans ailes s'approcha pour le regarder, Arthur remarquant une robe très élaborée sur son frêle corps, le petit être lui faisant un signe et lui-même le retournant doucement en réprimant une quinte de toux. Elle se retourna vivement vers ses compagnes velues, qui haussèrent les épaules en le regardant avec une certaine inquiétude, ce qui le surprit — elles se montraient le plus souvent égoïstes et peu enclines à manifester autre chose qu'un intérêt passager envers les autres êtres — sauf peut-être une licorne ou un dragon, mais les chances de croiser une de ces créatures étaient aussi minces que de pouvoir voyager sur la Lune l'année prochaine.
L'une des petites femmes poilues s'envola en battant de ses ailes translucides, laissant les deux autres l'observer longuement, Arthur restant assis dans le fond de son lit à se demander ce que l'autre pouvait bien faire quand ses compagnes restaient sur le bord de la fenêtre à l'observer sans qu'il pu les entendre le moindrement avec la vitre qui les séparaient. Regarder les fées lui rappelait non moins son enfance, alors qu'il restait près des pots de fleurs dehors avec sa mère, se rappelant surtout de voir les petits êtres autour des rosiers, et la claque désespérée de la femme lorsqu'elle avait réalisé qu'il n'avait pas d'amis imaginaires, mais de réelles petites choses qui conversaient avec son fils. C'était sûrement parce qu'elle avait réalisé qu'il serait en danger si jamais des pouvoirs venaient à naître en lui… Arthur soupira, pensant qu'il aurait aimé l'avoir près de lui, au moins pour ne pas être si seul, et peut-être apprendre un tour ou deux venant du temps où ils semblaient qu'ils étaient en harmonieuses relations avec le reste des humains.
Oui, il y avait longtemps, les sorciers étaient acceptés parmi les hommes, et rendaient aussi de grands services, répondant aux noms de druides ou chamans, ou encore d'autres termes plus élaborés. Les mages de son genre se plaisaient à rendre service, et à aider les autres en repoussant les créatures ombrageuses. Du moins, il l'avait lu dans des termes compliqués dans les vieux grimoires que sa mère avait laissés, ceux qui traitaient surtout d'histoires et les plaçaient surtout sous le rôle de malheureuses victimes de plus dans la nouvelle ère de chrétienté, dont les prêtres n'aimaient surtout pas ces faiseurs de miracles, ou usurpateurs. Arthur était peu croyant, et si jamais il y avait bien un vieillard assis sur un nuage plus haut, il devait être un véritable idiot pour avoir ordonné le massacre d'innocents par l'entremise d'un livre stupide, et encore aujourd'hui de laisser se faire tuer tout ceux de son peuple devenus bien rares…
Si avant il y avait plusieurs communautés de mages et sorciers un peu partout, désormais, on pouvait sûrement compter sur les doigts d'une main ceux qui restaient encore dans la Nouvelle Région, et ne repartaient pas en trombe vers les Vieilles Terres, en voyant l'hostilité des gens d'ici face à eux. Ils n'allaient certainement jamais pouvoir vivre en paix dans ce genre d'endroit, à moins de connaître un miracle, et encore, Arthur était loin de croire aux miracles, bien que des évènements pussent le surprendre parfois, et beaucoup. Francis revint encore dans ses pensées, avec ce drôle de don ou truc qu'il avait pour savoir à l'avance certaines choses. Le jeune homme n'avait aucunes idées de ce que le noble pouvait bien faire pour lire aussi facilement en lui, comme dans un livre ouvert, mais aussi agaçant que ce fût, cela pouvait avoir des avantages, comme aujourd'hui, en lui évitant des explications gênantes et sûrement longues. Autrement, il devinait qu'il ne pourrait pas forcément toujours apprécier cette longueur d'avance qu'il se donnait ainsi avec… avec cela. C'était comme si lui l'avait toujours connu, alors qu'il ne l'avait jamais vu de sa vie, donné que celle-ci ne durât pas depuis si longtemps que cela, mais comment pouvait-il en savoir autant sur lui alors qu'ils ne s'étaient jamais rencontrés ?
Il fut coupé court autant dans un nouveau soupir que ses réflexions lorsque la porte s'ouvrit, sa respiration se coinçant du fait dans sa gorge et l'envoyant dans une rude quinte de toux, maudissant mentalement sa situation lorsque Francis s'approcha pour s'asseoir près de lui et jouer dans ses cheveux humides de sueur et lui tapoter le dos pour l'aider un peu, un petit sourire sur ses lèvres tandis qu'il l'observait en attendant qu'il puisse parler, ses vêtements nocturnes se résumant à une chemise bleue brodée avec des lys, sûrement outrageusement chère et cousue dans les montagnes de la Vieille Région — il venait plus que sûrement de là, vu son accent… Arthur se surprit à se demander d'où pouvait venir celle qu'il lui avait prêtée, et surtout, le prix du tissu qui était bien plus doux que la plus chic des siennes qu'il avait en sa possession.
« Je me suis réveillé et j'ai cru que vous pourriez pourrais avoir besoin d'une autre dose de miel pour votre a gorge, ou encore, un peu de sirop si la toux est trop forte. » Il souriait alors qu'il l'observait encore sans discontinuer, Arthur remarquant que les fées s'étaient cachées le mieux possible, en les regardant toujours avec de petits sourires, fixant Francis en gloussant doucement, comme si elles voyaient une genre de célébrité. Il arqua un sourcil en se posant bien des questions, avant de se retourner vers l'autre qui appuyait une de ses mains sur son front, l'observant avec malice avant de retirer sa main, pour toucher son cou mouillé de sueur, « Vous êtes bien fiévreux… Je crois que je vais vous faire apporter des cachets en premier lieu… »
« Ça serait pas de refus… » marmotta-t-il en éloignant sa main, observant celle-ci en essayant de garder un air plutôt calme face aux gestes affectueux de l'autre, gestes qu'il avait eut peu de chances de connaître depuis longtemps, surtout dans des moments comme celui-là. De plus que la fièvre ne manquait pas de lui donner un certain vertige, et l'empêchait de dormir à force d'avoir aussi chaud et d'avoir besoin de se changer rapidement — sans oublier les couvertures humides dans lesquelles il se retournait depuis son réveil. « Je… pourrais avoir une nouvelle chemise ? J'ai eut un peu chaud et je crois que les draps vont devoir être changés aussi… »
« Oh, vous avez un problème avec votre vessie, mon cher ? Une énurésie, peut-être bien ? Avez-vous aussi besoin de nouveaux sous-vêtements ? Je me ferais une joie de vous aider dans chaque étape… »
« C-crétin ! J'ai sué, va pas t'imaginer que je mouille le lit à mon âge ! » cria Arthur d'une voix moyennement paniquée, avec véhémence et oubliant toute forme de politesse exigée, le visage rougi par la gêne tandis qu'il se recroquevillait légèrement sur sa propre forme, serrant les poings en souhaitant pouvoir lui enlever ce sourire rieur du visage, alors qu'il savait très bien que Francis se moquait ouvertement de lui, et le prenait plus que sûrement de haut en lui ébouriffant les cheveux — un peu comme à un chien qui faisait quelque chose de mignon, ou à un enfant qui présentait un dessin qui n'avait pas de rival en mocheté. C'était peut-être parce qu'il était un peu plus jeune que lui, d'il ne savait trop comment d'années, mais c'était visible à ses manières, il était là depuis quelques temps déjà, plus que lui, en tous cas.
Francis eut un grand sourire lorsqu'il lâcha ses cheveux et se releva pour attiser les braises du feu de la cheminée, et apporter une chemise et un linge dans unes des commodes de la chambre, nettement pliées, pour les déposer sur le lit et s'approcher de lui en tirant une chaise berçante qui grinçait, l'homme demandant avec un petit signe de la main et une expression doucereuse, « Allons, tournez-vous je vais vous aider un peu. » Cachait-il au moins le fait que ça semblait l'arranger de le dévêtir ? Il avait même essayé le jour de leur première rencontre…
« Je suis capable tout seul… » grogna le jeune homme à l'intention du noble, se contentant de se retourner pour tenter de déboutonner la chemise lui-même, se rendant vite compte qu'il n'était pas si simple à faire lorsque les boutons étaient dans le dos — il se douta que le geste était quelque peu prémédité, mais laissa vite tomber en sentant ses doigts manquer à chaque fois le bouton, sans exception, lorsqu'il abandonna et jeta un regard à moitié furieux et autrement désespéré à son ami, qui le regardait, le visage appuyé sur la main, se berçant sans réellement sans rendre compte, un sourire amusé jouant sur ses traits.
« C'est bon… ai-aidez-moi et ne riez pas, s'il vous plait… »
L'autre arqua un sourcil en se demandant ce qu'il avait à ne pas vouloir qu'il rît de lui, le noble se redressant pour déboutonner le vêtement, ses gestes rappelant un peu ceux d'un Don Juan qui terminait sa conquête : lents, doux et fluides. Libéré du tissu mouillé, l'air plus frais fit frissonner doucement Arthur, qui sentait les mains rugueuses de l'autre contre son dos trempé, et serrait ses genoux contre lui-même, histoire de se cacher un peu, pas seulement timide en ce moment, mais sachant ce qui allait venir. Sachant intrinsèquement quelle prochaine serait posée, et sachant encore que dire pour éviter qu'on ne lui redemande, et peut-être pour qu'il se retrouve à nouveau seul avec rien d'autre que sa maison peu accueillante…
Pourtant, à la place de mots accusateurs et brûlants d'inquiétude, ce fut plutôt un chaste baiser qui fut posé sur un bleu brunâtre sur l'une de ses épaules, causé par une table contre laquelle il avait été projeté sans grande douceur plus tôt dans la semaine, sa respiration se prenant dans sa gorge de surprise alors qu'il n'avait plus aucune idée de comment réagir face au geste inopiné, mais surtout à la douceur, la dévotion et l'affection derrière celui-ci, la main du noble caressant son bras dénudé qui montrait d'autres ecchymoses, tous causés par Willy — qui d'autre aurait pu lui faire ça ? —, sans rien dire, et rien expliquer. Le jeune homme resta un moment sans réagir, avant d'arquer le cou pour le regarder, horriblement gêné, maintenant, lorsqu'il murmura avec une certaine crainte quant à ce et ces débordements d'attachement du noble face à lui, « Fran-Francis, s'il vous plait, lâchez-moi… »
« Oh, c'est vrai, je ne devrais pas — pardonnez-moi… » Il se recula prestement, et retourna taquiner le feu sans le regarder, l'air d'être presque autant troublé que lui par ce qui venait de se produire, l'observant par petits regards, espérant visiblement ne pas l'avoir effarouché, plutôt qu'autre chose. Tandis qu'il enlevait la couche de sueur de lui-même avec le linge et se rhabillait, il remarqua que les épaules de l'autre semblaient s'être rétrécies, comme s'il désirait prendre moins de place pour un moment. L'emplacement du baiser le faisait toujours étrangement frissonner, et les sentiments qu'il avait très bien pu sentir derrière celui-ci le saisissant sans cesse dès qu'il arrêtait d'y penser, incapable d'oublier ce que lui-même avait ressenti après la surprise. Arthur ne pouvait s'empêcher de croire qu'il ne le laisserait jamais tomber, pas comme Alfred le faisait si souvent. Le noble… semblait le tenir très à cœur, pour quelque raison que ce soit.
Terminant de se changer, il se leva avec un peu de difficulté pour se laisser tomber dans la chaise berçant, le noble se retournant vers lui en laissant le feu, s'approchant en laissant une légère distance qu'il l'encouragea d'un petit geste à boucler, se redressant dans la chaise pour éviter d'avoir l'air trop faible, rougissant tout de même en sentant sa fierté piquée de devoir demander autant d'aide, mais haïssant de voir l'autre s'éloigner ainsi de lui avec ce genre de comportement, « Mh… p-pour les draps, je pourrais pas tout seul, et… le dos de la chemise non plus, sûrement. » Un petit sourire amical se plaça de nouveau sur le visage de l'autre, et Arthur prétendit y être indifférent alors qu'il retirait les draps trempés pour les changer avec d'autres dans une armoire. Il pensa qu'il semblait tout prévoir à l'avance, comme toujours, mais ignora ses pensées en observant les gestes habitués de l'autre, comme s'il s'était déjà occupé ainsi de quelqu'un auparavant. Il prétendit aussi ne pas s'occuper de lui tandis que les mains du noble s'affairaient à rattacher le vêtement, frôlant sa peau parfois, et il fut incapable de ne pas noter leur texture rude pour un haut-né, et se demandant encore ce qui pouvait en être la cause.
Et lorsque Francis le souleva avec une force qu'il n'aurait pas cru qu'il pût faire preuve, le jeune homme grogna en se débattant — sa fierté avait été assez esquintée pour cette nuit ! —, ce qui lui enleva son sourire lorsqu'il tira sur ses cheveux pour protester contre ce traitement qu'on réservait plutôt à un enfant où à une femme, l'homme s'arrêtant en le serrant un peu plus fort pour éviter de le lâcher tandis qu'il le débattait comme un ver gluant, « Hey, ne soyez pas comme cela ! J'ai bien vu que vous aviez du mal à vous lever, ne croyez pas que vous puissiez si simplement vous cacher que si j'ai le dos tourné. »
« Tch, où sont caché vos yeux secrets, hein ? » demanda Arthur avec une pointe d'amertume derrière son ironie, se calmant un peu par fatigue et aussi par résignation, fourrant ses main dans l'épaisse masse de cheveux dorés pour essayer de trouver ce qui pouvait lui faire dire quelque chose comme ça, s'amusant du presque ronronnement qu'il obtenait de l'autre tandis qu'il s'occupait en ignorant les yeux bleus amusés sur lui. « Je suis sûr que vous avez un truc caché pour savoir tout à l'avance… Si vous me le disiez, ça serait plus simple, non ? » On pourrait arrêter de jouer, hein ? Je suis sûr que tu veux plus que simplement jouer, et moi non plus… Arthur se surprit lui-même de penser quelque chose comme cela, et encore plus d'espérer qu'il ne faisait pas que jouer avec lui… encore, il avait eut des preuves, un peu plus tôt, mais il continuait de douter de l'affection qui semblait sincère de l'autre.
« Il n'y a pas de truc, mon cher rouge-gorge. Je vous connais bien, si je puis me permettre de dire sans vous offenser ou vous effaroucher, et il ne serait pas drôle de tout de suite révéler le truc, n'est-ce pas ? » Le ton joueur et rieur derrière sa voix fit rouler l'autre des yeux lorsqu'il le déposa dans le lit et lui ramena les couvertures jusqu'aux épaules, Francis restant un instant à côté en regardant dehors, allant tirer les rideaux en souriant lorsqu'il vit les fées et leur faisant même un clin d'œil malicieux et un peu séducteur, qui s'éloignèrent en piquant une crise d'hystérie, revenant en trombe après avoir oublié leur amie sans ailes. Arthur secoua la tête avec un certain découragement, se demandant bien ce que pouvait lui trouver ces petites dames, sentant encore le baiser sur son dos lui rappelant autre chose que ses premières pensées.
« Cachotier, c'est pas très gentil de me laisser dans l'ignorance… »
« C'est là tout le jeu, Arthur, ne croyez-vous pas ? Le mystère attire les regards, et parfois, un regard suffit à faire naître la flamme de l'amour, » cantonna-t-il dans une douce tirade, riant légèrement en s'asseyant près de lui, l'observant d'un air content, peut-être de le voir un peu plus à l'aise face à lui, le jeune homme se demandant bien quel sens se cachait derrière ces mots-là, jouant avec le bout de la couverture assez distraitement avant de tousser légèrement et de regarder les rideaux tirés pour éviter de croiser le regard de son hôte. « Bon, maintenant, voyons pour cette vilaine toux et ce rhume... je vais revenir, dans quelques minutes. »
« C'est ça, prenez vot' temps. » C'est pas comme si j'étais pressé…
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« T'étais où, 'tit con ? »
C'est commencé… Arthur se retourna vers son frère, qui s'approchait en titubant, serrant une bouteille fissurée dans une main, et une multitude d'autres jonchant brisées le sol de la maisonnette grise et poussiéreuse qui lui avait déjà servi de maison. Qu'il avait déjà considérée comme un endroit sûr et qu'il avait appréciée. Pourtant, maintenant, il ne faisait que la craindre et d'espacer ses venues le plus possible. Les yeux verts et sombres de son frère suivaient ses moindres mouvements, toujours embrumés par son cher whisky, et sans prévenir, le jetait au sol pour le rouer de coups en hurlant des choses incompréhensibles, et lui criant surtout de se taire, parce que si les voisins rappliquaient, il allait l'égorger comme un cochon.
« C-chez un ami… »
William haussa un sourcil et ricana, « Culbuté, hein ? Par Albert, c'est ça ? Il a l'air d'un pauv' con, comme toi. J'imagine que vous allez bien ensemble. Elle est grosse, hein ? » Il éclata d'un rire moqueur, et s'avança en s'appuyant au mur, prenant un nouvelle gorgée avant de continuer, « J' suis sûr que ça te plait, dans l' cul. Ça te dit d'essayer ? » Il leva la bouteille pour caler cul sec le reste, puis la fracassa sur le mur juste à côté d'Arthur, qui se colla à la porte en regardant le sol maintenant couvert d'éclat de verre. William continua sans trop s'occuper de s'il protestait ou pas, puis lança, « J' le sens, quand même. La douleur, t'adore, hein ? Ça t'excite, et elle est tout 'tite, la tienne, pauv' toi. »
Il lui releva le visage, lui faisant un grand sourire quant à l'expression honteuse sur le visage de l'autre, attendant de voir sa victime préférée se défendre un peu pour corser l'affaire, et connaissant tellement bien le pauvre jeune homme, qu'il éclata d'un rire tout bonnement maléfique lorsqu'il répliqua timidement, « P-pas ma faute… j'ai jamais connu que ça… » Arthur lui lança un regard noir comme l'abysse qu'était son frère, ce qui lui mérita un bon coup de bouteille sur le crâne. Sonné par la douleur, il s'écroula avec une petite exclamation, essayant de ramper plus loin, rencontrant les éclats de verre qui s'incrustaient dans sa peau.
Willy ricana à nouveau, laissant tomber ce qui restait de la bouteille et se penchant pour relever son frère avec facilité dû au repas espacé qu'il prenait, le laissant retomber plus loin dans le salon bordélique, un sourire méphistophélique graciant les traits de l'homme aux cheveux rouges, qui regarda sans bouger son petit frère tenter de se relever en couinant de douleur, parvenant à se mettre à quatre patte et relevant des yeux brûlants de haine vers son ainé, qui répliqua paresseusement en s'asseyant sur un fauteuil, « Pas assez, Arthur, pas assez. Jusqu'à ce que tu répliques, c' pas assez. Mais tu me sais rancunier, donc manque pas ton coup, pauv' tarlouse. Si tu montais su' mes g'noux, on pourrait avoir du bon temps ? Vu qu' t'aime la douleur, hein, grosse cochonne ? » Il rajouta une couche en se tapant les cuisses.
Arthur siffla entre ses dents, bouillant de rage et d'impuissance, « Va t' faire mettre, Will. J'aime que les grosses bites, moi, comme t'as dit. Celle d'Alfred, comme t'as si bien dit. » Une maigre satisfaction était tout ce qu'il ressentit, puisque la suite, il la savait par expérience. Maintenant qu'il avait répliqué, qu'il avait osé briser une de leurs règles non-écrites, les choses allaient empirer. Il ferma les yeux, et toussa violement, ses bras affaiblis essayant de le retenir lorsqu'il entendit une ceinture se défaire. Lorsqu'il releva les yeux, la vision de William qui ricanait à nouveau, un air fou qui n'eut été complété que par de l'écume aux lèvres, il comprit qu'il allait vraiment y passer. Il baissa les yeux, et essaya de ne penser à rien, et de se trouver un endroit à rester pour les prochains jours, pour ainsi éviter Francis et Alfred… Francis, pourquoi tu m'as pas retenu ?
« Dommage, Arthur, hein ? C' pas pour si peu qu' tu mangeras pas ça chaud. » Il fit claquer sa ceinture sur son dos, comme un fouet, laissant une marque rouge et cuisante, alors qu'il se pencha pour lui relever le visage, et lui envoyer un coup directement dans la joue, « J'adore t' faire mal. Surtout à c' putain d' visage. Vicky l'aimait bien, hein ? Pauv' Vicky, morte dans l' caniveau, pas d' chance pour le pauv' Artie ! Pus personne pour te protéger, sauf ces grognasses de fées — tu te souviens de celle de la rose, hein, celle que t'aimais ? Putain, celle-là, j'aurais adoré l'écraser… » Il serra les dents, attendant d'autre coups et espérant que rien d'autre n'allait survenir, puisque la menace semblait planer depuis quelques temps déjà. William lui releva rudement le menton, et il sentit un nerf lui éclater quelque part dans le cou. « Tiens, t' fermes la bouche ? Allons, t' l'as pas ouverte pour ce noble, François, là ? Crois pas que j' t' vois pas, Art'. »
« Pauv' Arthur, l'est tout seul. L'est tout seul à s' branler, hein ? Faudrait qu' j' l'aide, j' vais demander à Morgane plus tard, et on verra… » Soudainement pris de vitalité, Arthur se releva et tenta de courir en ignorant les morceaux de verres qui lui charcutaient les pieds, courant vers l'escalier pour essayer de trouver une cachette provisoire, puisque dès que Will mentionnait Morgane, il avait tendance à faire quelque chose d'encore pire dans les secondes qui suivaient, et il avait surtout appris à craindre. Craindre William. Craindre les menaces de William qu'il mettait toujours à exécution. Et surtout de craindre ce rire fou qu'il avait…
« T'es marrant, Art ! T' crois m'échapper ? » Il se moqua et courut derrière lui, pour le plaquer dans l'escalier; la tête d'Arthur rencontra une des marches, et à nouveau sonné, ses yeux fermèrent et il grogna en sentant le poids de son aîné sur son dos, et sanglota impuissamment lorsqu'il lui attacha les mains dans le dos avec sa ceinture, sans toutefois demander grâce — il avait appris à ne pas utiliser sa salive pour rien, puisque Will n'allait arrêter que lorsqu'il se serait lassé de l'utiliser comme un jouet, un exutoire et s'éloigner sans même le regarder. Peut-être allait-il lui laisser les mains attachées, et ne même pas le regarder en allant se coucher. Le jeune homme se contenta de fermer les yeux, en essayant de s'imaginer partout sauf à cet endroit.
Il visualisa le manoir de Francis, et pensa à être assis dans l'immense bibliothèque qu'il devait contenir, et s'imagina dans vieux fauteuil sentant bon le moisi, avec un livre entre les mains, et peut-être prendre le thé avec l'autre. Les coups lui semblèrent moins durs, et le sang qui coula moins chaud. Le craquement de ses côtes également. Il rêvassa en sentant sa tête se cogner aux marches à nouveau, et se demanda si Francis pourrait encore jouer le preux chevalier, et souhaita qu'Alfred vienne faire le héros en cet instant.
Je ne leur ai jamais dit où j'habitais…
« Pauv' Arthur tout seul ! Tu vas t' branler l' reste de ta vie, pauv' lâche ! »
—That's it for today!—
Arthur, relis le texte et tape Ero : T'aimes me faire souffrir, hein ?
Ero, lui tire la langue : Oui, c'est jouissif, mon cher enfant battu !
Francis : Bisou-bobo, Arthur ? * il fait des bruits de bisous *
Arthur, regarde ailleurs : Pas de toi, en tous cas…
Ero, rigole et lui fait un grosse bise : Pauv' Artie ! Y va s' branler tout seul~ Ou Francis peut aider, hein, hein~ * note l'idée pour plus tard *
Arthur, essaie de faire dévier le sujet : En attendant, Francis il est quoi ?
Ero, ricane et tire Arthur par la cravate vers Francis : Ton a-mou-reux~ NOW KISS ! * leur tient la tête pour que ça arrive *
Zack, arrive et les regarde se chamailler à cause d'Ero qui rit en grimpant sur le dos à Russie : Bon, j' fais mon boulot, mais à bas les discours ! Reviewez et donnez vos avis, ça lui fera plus plaisir que ce que vous pensez !
Ero, saute devant Zack et envoie stupidement : J' ME BRANLE LE CLITO DEVANT VOS REVIEW ! HAHAHAHAH ! J'AIME LES REVIEEEEEWS !
Facepalm. Désolée de la longueur, j'avais moins d'idées pour la deuxième partie et puis je crois qu'elle est moins bien écrite… bref, à un prochain chapitre~
