Hello ! Voici le chapitre 3, malgré l'absence totale de review.
Je vous le mets avant de ne plus avoir de nouvelles pour un moment ;)
Le plus humain de tous
les noms ont du pouvoir
Chapitre 3 : Les noms ont du pouvoir
Les deux Préfets-en-chef avaient convoqué leurs collègues de cinquième et sixième année en urgence à six heures du soir pour débattre des mesures à prendre pour se protéger du monstre de la Chambre. La situation se faisait grave.
Tom arriva le premier et, évidemment, Charlotte ne tarda pas non plus.
- Bonjour Peterson, la salua-t-il avec un ton mielleux de ceux qui n'annoncent rien de bon
- Tiens, t'as meilleure mémoire que ce que je pensais.
- Cela t'énerverait que je n'aie pas de défauts, n'est-ce pas Peterson ?
- Arrête-toi ici ou tes chevilles ne te permettront plus de sortir de cette pièce.
- Tu te rends compte que l'école peut être fermée d'un jour à l'autre et nous, on est occupés en une joute verbale très puérile.
- Et c'est toi qui dit ça ? Tu t'inquiètes pour l'école ?
Le sarcasme, Tom le maniait à merveille. Et il détestait avoir ce point commun avec quelqu'un :
- Contrairement à toi, cracha-t-il amer, ce collège est ma seule maison !
Charlotte se leva brusquement de sa chaise. Elle était en colère aussi maintenant. Comme si... Comme si leurs sentiments se synchronisaient...
- Qu'est-ce que tu peux en savoir ? Tu ne sais rien de moi !
- Ah ça ! Tu es peut être asociale aussi !
- Mieux vaut ça qu'un hypocrite dans ton genre qui fait croire à tout le monde qu'il est leur ami alors que ce ne sont que des marionnettes !
- Tu n'en sais rien !
- Oh si je le sais ! C'est clair comme du cristal, même. Tu es hypocrite et manipulateur !
Les baguettes étaient déjà dégainées quand les préfets-en-chef entrèrent :
- Hé ! fit Elana Smith* de Poufsouffle. Qu'est-ce qui vous prend ?
- Rien, lâcha Charlotte en rangeant sa baguette
Pétrifiée par son ton polaire, la Préfète en chef ne réagit pas quand Charlotte ramassa son sac et quitta la pièce en claquant la porte.
- Mais qu'a-t-elle pu donc dire pour faire sortir le grand Tom Jédusor de ses gonds ? se moqua l'autre Préfet -Xavier Knightgate de Serpentard
Mais Tom était trop en colère pour y faire attention. Il ramassa ses affaires et quitta la salle de réunion.
Tu es hypocrite et manipulateur...
Avait-elle vraiment vu clair dans son jeu ou n'était-ce que des mots lâchés sous l'effet de la colère ? Il avait soudainement envie de la rattraper pour lui demander deux trois choses : il savait avoir touché un point sensible en parlant de maison...
- Tout va bien Tom ?
Dumbledore. Fantastique. Son professeur préféré..
- Oui Professeur. Je suis seulement un peu nerveux avec cette chose en liberté qui attaque nos camarades.
Dumbledore n'esquissa aucun mouvement, scrutant Tom intensément.
- Pourquoi Professeur ?
- Oh... Rien. Mais Tom, Miss Peterson, ta collègue, m'a semblé particulièrement énervée quand je l'ai croisée. Tu en sais quelque chose ?
Implicitement, la question était : est-ce que c'est toi qui l'a mise dans cet état ? Tom en était certain.
- Non Professeur.
- Que penses-tu faire maintenant ? Ce n'est pas très bien de laisser une jeune fille dans cet état, non ?
Piégé.
Dumbledore avait frappé correctement. Si Tom mentait, il était obligé d'aller s'excuser et si il disait la vérité, il devait aller la consoler.
- Mais bien sûr Professeur.
- Tu viendras m'expliquer ce qu'il s'est passé après.
- Oui Professeur.
- Le mot de passe est "Plume de Phoenix".
Une fois le professeur parti, Tom jura. Il avait été piégé... Et Dumbledore saurait vite si il n'allait pas voir Peterson.
Il se mit en chemin en réfléchissant. Charlotte et lui se ''connaissaient" depuis la première année et étrangement, ils avaient pu se supporter parfaitement au début. Ils ne se parlaient pas hormis pour se saluer et se contentaient de quelques sourires. Puis un jour, inexplicablement, Tom s'était mis à agir comme un vrai hypocrite avec elle et ils s'étaient mis à se disputer souvent.
Il répétait tout le temps qu'il oubliait son nom pour lui montrer le peu d'importance qu'il voulait croire qu'elle avait à ses yeux.
En arrivant devant le tableau des Serdaigle, Tom pria pour que tous les camarades de la jeune préfète soient allés manger à cette heure-ci.
- Plume de Phoenix.**
Le tableau s'ouvrit, laissant Tom entrer dans le repère des aigles.
Il n'y avait personne dans la salle commune. C'était le silence total.
- Qu'est-ce que tu fiches ici ?
Presque total.
- Peterson. C'est Dumbledore qui m'envoie.
- Qu'est-ce qu'on me veut encore ?
- Il est persuadé de t'avoir vu... énervée.
- Non sans blague... On se demande pourquoi.
- Et... il veut que je te console.
- Serait-il psychologiquement dérangé ?
- Ou que je m'excuse.
- Mais bien sûr...
- Tu n'aimes pas trop Dumbledore ?
- Est-ce que ça te regarde ?
- Je voulais juste... savoir.
- La carte du gentil garçon ne marchera pas avec moi.
Flûte.
- Dans ce cas je me contenterai de dire ça : je m'excuse Peterson de t'avoir énervée.
Il vit que c'était une tentative sans espoir. Il le lut dans son regard. Son regard couleur argent. Argent... Glace. Froid.
- Qu'est-ce que tu veux ?
Tom s'attendait à entendre son nom après cette phrase. C'est alors que son cerveau repassa toutes les fois où ils s'étaient parlé. Et il remarqua un détail intéressant :
- Est-ce que tu as peur des noms ?
- Pourquoi devrais-je ?
- Tu n'apostrophes jamais personne.
- Voir question précédente.
- Tu ne dis jamais de nom.
Maintenant, elle était déstabilisée :
- Je n'ai pas... peur des noms.
- Alors... pourquoi ?
Ils se fixèrent longuement, yeux dans les yeux. Le silence criait les doutes que Charlotte avait, elle ne faisait pas confiance à Tom.
Et il le savait.
Mais il ne bougea pas. Elle était différente de toutes les autres filles. Elle lisait presque en lui. Leurs sentiments étaient synchronisés. Ses techniques de persuasion et de séduction ne fonctionnaient pas avec elle.
- Depuis toujours mes parents m'ont appris à ne pas utiliser le nom des gens, expliqua-t-elle enfin
- Pourquoi ?
- Les noms ont du pouvoir. S'adresser à quelqu'un par son prénom c'est lui donner de l'importance. Et ils ne voulaient pas que j'accorde de l'importance à qui que ce soit. C'est resté en moi.
Très Sang-Pur...
- Les mots ont du pouvoir...
- Les noms.
- Comment est-ce que je m'appelle ?
Charlotte cilla, comme s'il était devenu fou :
- Qu'est-ce que..?
- Dis mon nom.
- Et pourquoi devrais-je ?
- Je veux te l'entendre dire.
- Je n'ai pas envie de te satisfaire.
- Je te donne ce que tu veux.
Il lui adressa un sourire narquois qu'elle lui rendit identique :
- Tu mentiras à notre cher professeur de Métamorphose sur la raison de ma colère.
- Il saura si c'est un mensonge.
- Pas si on se met d'accord.
- Dans ce cas, ça marche.
Elle planta son regard argenté dans celui de Tom et inspira à fond :
- Tom... Tom Jédusor...
Un sourire victorieux illumina le visage du préfet :
- Alors, tu m'accordes enfin de l'importance ?
- Ton égo démesuré n'a pas besoin de ça.
Tom retint un autre sourire.
- Bon... fit Charlotte. Tu diras au vieux fou que je suis énervée à cause d'une lettre de mes parents qui ne m'a particulièrement pas plu.
- Et...
- S'il veut des détails, tu lui dis que je t'ai envoyé te faire voir.
- Merlin quelle confiance en moi...
- Effectivement je ne te fais pas confiance.
- C'est bien dommage... dit-il dans un souffle en faisant deux pas vers elle
- Je t'ai déjà dit que ne méthodes de manipulation ne marchent pas avec mal.
- Je ne te manipule pas.
- À d'autres ! Va te faire gober par un dragon !
- Hé ! T'es une bornée...
- Non, méfiante.
- Que puis-je donc faire pour obtenir ta confiance ?
- Beaucoup trop pour toi.
- Je suis prêt à tenter.
Charlotte leva les yeux au ciel, exaspérée :
- Dégage de ma salle commune.
- Et pourquoi ?
- Règlement intérieur.
Tom ricana :
- Tu vas m'enlever des points aussi ?
Charlotte se retint de lui coller une baffe :
- Merci de sortir immédiatement.
- Non.
- Et tu veux que je te fasse confiance ?
- Mais ça arrivera, je te le garantis.
- Dégage !
Tom quitta la pièce non sans avoir lancé un regard de défi à sa collègue de Serdaigle.
Oui, il l'aurait. Ce n'était qu'une question de temps.
Malheureusement, il arrive d'être pris dans son propre piège, Tom...
* Oui, ça fait penser à Zacharias du même nom... Je sais...
** je sais que c'est plus compliqué que ça de rentrer dans la salle commune de Serdaigle mais en ce moment c'est pas trop ça et les énigmes ne me viennent pas.
There ! Alors ? Moi ça me rappelle un certaine Gryffondor... Ce n'est pas trop cliché j'espère...
Et j'spère aussi que vous avez aimé.
Bon, on se revoit le mois prochain pour un chapitre avec quelques révélations sur Charlotte (une pensée spéciale pour ma super amie du même prénom ^^)
Bye !
