Alors, une petite suite qui arrive bien après le chapitre 1 aha, et pourtant je l'avais écris il y a bien longtemps ! Je pensais simplement cloturer ce chapitre d'une autre manière mais après avoir retourné des dizaines de scénarios dans ma tête (oui oui), j'ai décidé de finir comme ça. J'espère que vous allez apprécier !


Ronald Weasley se sentait dépassé par les évenements. Il porta une main à son front moite. Pourquoi Hermione n'était elle jamais là quand on avait besoin d'elle ? Entrant en trombe dans la salle de bain, il soupira. Même un étage plus bas que sa fille, il l'entendait toujours gémir. Il ouvrit sans douceur les portes de l'armoire à pharmacie et commença à la vider, scrutant chaque recoin avec un air méfiant. Où ces fichus pansements se trouvaient ils ? Nerveusement, il analysait tout ce qui était à sa portée, jusqu'à ce que tous les produits que l'armoire contenait soient étalés sur le sol. Il devait bien se rendre à l'évidence, la boite qui le sauverait ne se trouvait pas parmis eux. Merveilleux, il n'était pas plus avancé, et en plus, il faudrait qu'il range tout avant le retour d'Hermione. Il imaginait déja son air consterné devant le bazar qu'il avait réussit à faire en si peu de temps. Il trembla légèrement, bien résolu à présent à dire à sa fille qu'elle n'avait vraiment besoin de pansement sur la cheville. Merlin, pleurait il comme un bébé, lui, quand il avait mal quelque part ? Non, mais sa fille, elle, était encore un bébé. Enfin, presque. Eh bien... il faudrait qu'elle grandisse. Elle pouvait bien aller se coucher sans pansement, elle n'en mourrait pas, qu'il sâche !

Il hésitait, et les cris de Rose s'amplifièrent. Il jeta rapidement un regard de la dernière chance à l'intérieur de l'armoire, mais les maigres espoirs qu'il nourrissait encore furent atténantis. Il se détourna, le moral au fond des orteils.

Il ne savait pas tenir tête à sa fille. Ce petit monstre lui faisait faire ce qu'elle voulait rien qu'en battant des cils ou en lui offrant un sourire éblouissant, qu'elle avait hérité de sa mère. Ah, son sourire ! Sa frimousse se plissait et elle dévoilait ses petites dents, qui le faisaient fondre.

Mais par dessus tout, ses yeux s'illuminaient, comme ceux d'Hermione quand il l'éffleurait, lui racontait une plaisanterie ou lui disait qu'il l'aimait. Cette dernière d'ailleurs trouvait qu'il gâtait trop Rose. Peut être. Mais c'était plus fort que lui. Sa petite fille était si adorable qu'il s'émerveillait chaque jour qu'elle fûsse de lui. Enfin, ce soir, la qualifier d'adorable était peut être un peu pousser. La mort dans l'âme, il avança lentement vers les cris.

Il parcourait le couloir menant à la chambre de Rose quand il stoppa net. N'avait il pas vu... Mais oui ! Il dévala les escaliers, traversa la salle de bain en deux enjambées et arréta sa course devant l'armoire à pharmacie, se retrouvant à la même place que quelques minutes auparavant. Il eut un sourire satisfait. Ron était distrait, certes, mais pas aveugle.

Un petit renfoncement, d'une couleur légèrement différente du reste de l'armoire était visible. Le jeune homme s'étonna, ne l'ayant jamais remarqué. D'un autre coté, comment aurait il pu le remarquer ? Il n'était pas dans ses habitudes d'observer tous ses placards d'un air soupçonneux, merlin merci. Il resta septique quelque seconde, puis se précipita dans sa chambre pour chercher sa baguette. Il murmura un "revelio" presque inaudible, et il put alors voir clairement la fente. Interdit, il essaya un sort pour décoller le renfoncement, et attendit. Comme rien ne se passait, il testa tout ceux qui lui passaient par la tête. Il persista quelque temps, avant de s'arréter, déçu. Ca ne marchait pas, et les cris de Rose lui donnaient un mal de crâne atrôce. Ah, par tous les diables, n'allait elle donc jamais se taire ? Ron pensa que la petite avait autant de souffle que sa mère, et il eut un pâle sourire amusé. Abandonnant là son travail, il monta lentement les escaliers, eut une inspiration et fit un détour par sa chambre pour prendre un drap et s'en couvrir. Sur le palier de la chambre de Rose, il émit un long gémissement sonore en faisant bouger le drap. Sa fille se tut, retenant son souffle, et eut finalement un soupir hautain en comprenant qui se cachait derrière. Ron n'y prit pas garde, avancant lentement vers le lit.

-Papa, je sais que c'est toi, arrète, c'est pas drôle.

Il continua, puis se stoppa juste devant le lit de la fillette. Là, il se débarrassa du drap et sauta sur le lit en criant. Rose hurla, puis elle émit des gloussements presque hystériques quand Ron la chatouilla sur le ventre. Les grandes mains de son père pouvaient faire rire Rose plus que toutes autre chose. Il le savait et ne perdait jamais une occasion de lui arracher des éclats de rire. Sa fille était bien trop sérieuse. Il la chatouilla jusqu'à ce qu'elle le supplie en riant d'arréter, exténuée. Quand le calme revint, Ron resta encore un peu pour lui raconter une histoire, puis alluma une veilleuse, la borda, lui posa un baiser sur le front et sortit doucement. Il s'attarda un temps sur le palier, avec un sourire fier et aimant. Au moins, il avait réussit à lui faire oublier ces pansements maudis.

Vautré dans le canapé du salon, Ron ne prétait aucune attention au film qui passait sur la télévision allumée. L'idée du ménage à faire dans la salle de bain le préoccupait, l'empéchant de se concentrer. Quelle plaie ! Au moins il pourrait s'aider d'un peu de magie. Renoncant à l'idée de comprendre quelque chose au film -un film français, et moldu en plus ! Il ne voyait décidement pas ce qu'Hermione y trouvait d'intéressant-, il éteignit l'écran.

Il ne pouvait détacher ses yeux du petit renfoncement de l'armoire. Il y avait forcément une solution pour séparer la plaque ajoutée à l'armoire ! Assis en tailleur, au milieu des objets médicaux en tous genres, Ron réfléchissait. Puis soudain, l'idée lui vint. Elle lui sembla si évidente qu'il se demanda comment il avait pu ne pas y penser plus tôt. Il courut à la cuisine et y prit un couteau fin. De retour dans la salle d'eau, il appuya fort le couteau contre le bord de l'armoire, le bout faisant pression sur la plaquette. Le jeune homme força quelques instants, et il allait renoncer quand il entendit un léger "clic". Ravi et excité, il repoussa brusquement le bout de plaqué, et pût voir alors, coincé contre le mur, un épais carnet de cuir marron. Intrigué, il s'en saisit. Qu'est ce que ça faisait là ? Le cahier était rugueux sous ses doigts. Il l'ouvrit doucement, et reconnu immédiatement l'écriture d'Hermione. Quoi, qu'est ce que ça voulait dire ? Il remarqua une date, la fixa et comprit : Un journal. L'année où Hermione avait commencé à écrire était celle où Harry, Hermione et Ron étaient partis à la chasse aux horcruxes. Il eut un soupir quand des souvenirs l'assaillirent. Il tourna les pages, regarda avec curiosité la date inscrite sur la dernière ; elle remontait à la semaine précédente. Le journal avait manifestement subit plusieurs fois un sort de rallongement, réussi certes, mais c'était celui d'Hermione après tout. Une curiosité sans nom envahit Ron. Ses yeux commencèrent à survoler les lignes quand il se rendit compte de ce qu'il faisait. Il referma le journal d'un coup sec, horrifié. Il avait l'impression que son contact lui brulait les doigts. Il remit soigneusement le journal dans sa cachette, la referma, et rangea les produits sans même y penser, l'esprit en ébullition. Il lui semblait soudain ne pas si bien connaître Hermione. Elle tenait un journal depuis plusieurs années et lui ne le savait même pas. Qui savait ce qu'elle pouvait y consigner ? Un pincement de jalousie vint le tarauder et il eut un rire nerveux. N'importe quoi, il s'imaginait vraiment n'importe quoi ! Il la connaissait mieux que personne, il avait confiance en elle, il l'aimait. Oh ça oui, il l'aimait !


Ron aime Hermione. N'est-il pas mignon ? En tout cas, merci énormément d'avoir lu, un verdict ? :)