Cela faisait une bonne vingtaine de minutes qu'Alexis s'était enfermée dans sa chambre et redoutait le prochain face-à-face avec son père. Elle avait beau savoir que son père avait une vie sexuelle, ce qui était finalement assez normal, elle avait rarement fait face à ses conquêtes. À sa connaissance, les seules femmes qui avaient franchi le seuil du loft en tant qu'intérêt amoureux de son père étaient sa mère et Gina, ainsi qu'il y a très longtemps, une autre jeune femme qu'il avait côtoyée pendant quelques mois mais qu'elle n'avait rencontré que quelques fois. La seule autre femme qui fréquentait régulièrement le loft était Kate Beckett, sa muse et partenaire dont Alexis avait depuis bien longtemps compris que les sentiments de son père à son égard dépassaient largement la simple amitié. Toutefois, après quatre années, Alexis avait bien du mal à croire que ces sentiments soient partagés. C'est du moins ce qu'elle pensait jusque vingt minutes auparavant. Une fois passée la surprise de surprendre son père en charmante compagnie et évincées les suspectes potentielles qu'était ses deux premières femmes, la jeune fille n'avait plus de doutes sur l'identité de la personne à qui appartenait le fameux soutien-gorge.
S'il s'était agi de n'importe quelle autre femme, son père aurait pris bien soin, comme il l'avait toujours fait, de la rencontrer ailleurs ou d'effacer les traces de sa venue avant son arrivée. Kate Beckett était donc, en ce moment même, dans la chambre à coucher de son père et, au vu des indices, dans une tenue fort peu décente.
Alexis avait du mal à décider de ce qu'elle pensait de tout ça. Elle était à la fois ravie que les sentiments si longtemps refoulés de son père soient désormais connus et reconnus de sa partenaire et angoissée à l'idée que cette dernière ne lui brise le cœur une fois de plus. Il y a un an déjà, lorsqu'il avait failli prendre une balle pour elle, Alexis n'avait pu s'empêcher de maudire le lieutenant qui, au vu des trois mois de silence total qui avaient suivi cet acte de bravoure, lui semblait ne pas mériter le dévouement qu'il lui portait. Il lui apparaissait donc difficile de se réjouir que la belle ait enfin succombé aux charmes de son père car, de sa jeune expérience, elle tirait déjà le savoir que le sexe n'était pas forcément lié aux sentiments. Kate Beckett pourrait donc très bien se servir de son père dans la chambre à coucher et l'abandonner dans quelques jours en piétinant son cœur. Or, il avait déjà bien assez souffert à cause des femmes en général et d'elle en particulier pour mériter une nouvelle humiliation. Parallèlement, si Kate avait enfin trouvé le chemin de son lit, au bout de quatre longues années, il se pouvait que ce soit pour de bon. En effet, Alexis avait pu observer l'évolution de leurs relations depuis qu'ils s'étaient rencontrés et, elle devait bien l'admettre, Kate semblait elle aussi être amoureuse de son père. Si la scène à laquelle elle avait assistée quelques mois plutôt à la morgue et qui les avaient vu se confronter au sujet de Sophia Turner était son seul indice, elle pouvait en déduire que Kate était extrêmement jalouse de cette dernière. Dans le fond, Alexis n'avait pas peur que les sentiments de son père ne soient pas partagés, mais plutôt que le déni dont Kate faisait preuve depuis si longtemps ne la pousse à la rejeter une fois de plus.
Si elle savait qu'elle n'avait pas son mot à dire en ce qui concernait les relations amoureuses de son père, Alexis n'avait pourtant jamais pu s'empêcher d'avoir son propre avis sur les femmes qu'il avait fréquentées. Sa mère, malgré tout l'amour qu'elle lui portait, n'était définitivement pas faite pour lui. Gina, elle, était une femme bien, une femme présente et attentionnée qui aurait pu lui apporter la stabilité qu'il recherchait mais, mêler travail et vie privée avait définitivement été une erreur. Si elle était persuadée que son père l'avait profondément aimée, elle avait vite compris que son double statut de femme et d'éditeur lui donnait trop d'emprise sur la vie de son père, ce qui le privait de la liberté et de l'autonomie dont il avait tant besoin. Cette relation partageait par ailleurs un autre défaut avec celle qu'il avait entretenue avec Lynn, la troisième femme qu'elle avait rencontrée dans ces deux cas, son père n'avait pas pu se résoudre à partager réellement son foyer et plus particulièrement elle-même, Alexis, avec ses conquêtes. Enfin, sur toutes les femmes qu'elle n'avait vu qu'en photo, dans les journaux, elle ne pouvait se prononcer mais le fait qu'elles n'aient jamais trouvé le chemin du loft parlait de lui-même.
L'amour n'avait donc jamais eu que de mauvaises conséquences sur la vie de son père et Alexis s'inquiétait pour lui. Avec son départ qui approchait, elle savait que trouver quelqu'un pour compenser le vide qu'il allait ressentir était ce qu'il lui fallait mais, vu ses précédentes expériences, cela pourrait aussi lui faire beaucoup de mal. Finalement, en ce qui concernait Kate, Alexis avait surtout peur qu'elle ne s'investisse pas autant que son père dans leur relation et, étant donné l'importance qu'elle revêtait déjà dans sa vie, que leur séparation future ne le brise une fois de plus. Mais, en même temps, Alexis avait beaucoup d'affection pour Kate et était convaincue qu'elle pourrait être la femme de sa vie.
La jeune femme en était là de ses réflexions quand elle entendit frapper à sa porte :
« - Pumpkin ? »
« - Oui, je suis là papa. »
Ce court échange fut suivi d'un silence inconfortable, tandis que Rick pénétrait dans la pièce et s'approchait de sa fille qui se tenait devant sa fenêtre, observant la ville. Elle avait tourné la tête vers lui et l'observait d'une façon qu'il ne parvenait pas à déchiffrer. Arrivé à ses côtés, il lui adressa un sourire gêné et entama la conversation qu'il redoutait tant :
« - Alexis, je...je pense que tu es bien assez comprendre ce qu'un soutien-gorge abandonné à l'entrée de ma chambre signifie donc...je ne vais pas m'attarder là-dessus... ». À ceci Alexis lui offrit un sourire moqueur puis plissa les yeux dans une mimique qui affichait clairement le relatif dégoût qu'elle ressentait à l'idée d'imaginer son père en plein acte de chair. Elle lui coupa ensuite rapidement la parole.
« - Je te remercie, je préfère vraiment pas avoir de détails là-dessus, beurk ! Mais...j'imagine que ce qui t'inquiète est plus de m'annoncer à qui il appartenait et je vais t'éviter tout l'embarras dans lequel tu te mettrais en essayant de me l'expliquer. Je te connais, tu vas bégayer, me raconter une longue histoire, tourner autour du pot et puis, finalement, me dire d'un air gêné que tu as fait l'amour avec Kate cette nuit ». Elle conclue par un sourire entendu qui le défiait de la contredire.
« - Je... bégayer ? Je ne vois pas de quoi tu parles, je suis l'éloquence même !... Comment tu as deviné ? »
« - C'est pas important. Ce qui est important c'est qu'est-ce que ça veut dire. Tu sais que j'apprécie Kate et, tu sais que je sais que tu es amoureux d'elle depuis des lustres sans qu'elle ne te rende la pareille. Donc...ce qui m'intéresse c'est de savoir si, en descendant dans la cuisine, je vais faire face à deux amoureux dégoûtants qui ne peuvent pas garder leurs mains pour eux ou à deux adultes dans l'embarras qui viennent de faire une erreur et n'osent plus se regarder dans les yeux ? »
« - Je comptais te faire descendre dans la cuisine pour que tu puisses le découvrir par toi-même et nous poser la question à tous les deux mais, puisque tu as décidé de jour la petite fille trop intelligente pour son bien, et de gâcher mon effet d'annonce, on va dire que ce sera plutôt la première option. » Il conclut ceci par un énorme sourire qui montait jusqu'à ses yeux et qui cachait subtilement son anxiété à l'idée de savoir ce qu'Alexis allait en penser. Ce à quoi elle répondit en gardant son expression la plus neutre possible de sorte à pouvoir profiter de l'embarras de son père un peu plus longtemps.
« - Donc, je vais devoir vous regarder faire les amoureux transis qui n'ont pas une once de respect pour les autres personnes présentes dans la pièce, en l'occurrence, moi ? ».
« - Je te promets d'essayer de bien me tenir ? ».
Rick ne sachant toujours pas sur quel pied dansé avait de plus en plus de mal à cacher son anxiété, ce qui motiva Alexis à ne pas se jouer de lui plus longtemps. Elle le serra dans ses bras et lui murmura :
« - Je suis contente pour toi papa, depuis le temps que tu attendais ça...Mais, promets-moi de faire attention à toi. J'aime beaucoup Kate mais, jusqu'à présent elle a beaucoup joué avec tes sentiments alors...fais attention ? »
« - Je te promets de faire attention. Mais, on a déjà discuté de tout ça elle et moi et je crois que tu n'as pas trop de soucis à te faire... Je t'aime Pumpkin. ». Il la resserra encore plus fort dans ses bras et leur étreinte se prolongea pendant plusieurs secondes avant que ni l'un, ni l'autre, ne se décide à s'en dégager.
Ils rejoignirent ensuite une Kate elle aussi très anxieuse qui attendait leur arrivée dans la cuisine depuis plusieurs minutes et ne savait pas s'il s'agissait là d'un signe positif ou négatif. Cette dernière aurait d'ailleurs voulu chasser cette anxiété en préparant le petit-déjeuner mais, malheureusement, ne sachant à quelle réaction s'attendre de la part d'Alexis, elle préféra s'en abstenir. Elle restait donc assise sur un tabouret en attendant sa sentence. Lorsqu'elle vit apparaitre le père et la fille souriants, elle sentit un poids s'échapper de son estomac mais se rappela vite qu'elle ne savait pas si Rick avait finalement tout expliqué à Alexis ou si celle-ci allait tomber des nues en la voyant. Elle chercha donc le regard de cette dernière, de sorte à pouvoir réagir au plus vite. Lorsque la jeune rousse lui adressa un sourire réconfortant et lui dit bonjour, Kate se sentit plus à son aise. Pour autant, aucun son ne put sortir de sa bouche et elle fut donc particulièrement soulagée quand Alexis lui adressa la parole d'elle-même et lui demanda comment elle allait. Ce à quoi elle répondit assez vaguement par un « je vais bien » souriant pour enchaîner le plus rapidement possible sur la remise de diplôme de la jeune fille. Celle-ci se saisit de l'occasion pour raconter, dans les détails, sa soirée aux deux adultes. Rick, quant à lui, s'approcha de Kate et caressa son dos de sa main, avant d'embrasser sa joue et de s'affairer à la préparation du petit-déjeuner. Il leur servit rapidement une tasse de café chacune et continua ses préparatifs pendant que les deux femmes discutaient des projets d'Alexis pour l'été, qui s'apprêtait à partir dans quelques jours en voyage avec ses amies pour rejoindre, plus tard, son père dans les Hamptons.
Une fois ce dernier projet mentionné, Alexis fit une pause dans son récit et observa Kate regarder Rick du coin de l'œil pour plonger dans la réflexion. La jeune rousse compris que Kate était en train d'intégrer l'idée qu'ils seraient séparés pendant plusieurs semaines et la moue attristée qu'elle afficha ensuite acheva de rassurer Alexis qui comprit alors que Kate pensait déjà au manque que produirait cette séparation. Elle leva ensuite les yeux vers son père, qui n'avait pas manqué de remarquer le silence qui venait de s'installer et la regardait d'un air gêné. Elle lui sourit alors avec douceur et se retourna vers Kate.
« - D'ailleurs, Kate, si vous pouvez prendre des vacances, vous pourriez vous joindre à nous ? La maison donne sur la plage et il y a de très beaux endroits à visiter. En plus, si vous êtes là, je pourrai passer plus de temps avec mes amis là-bas, sans que papa me culpabilise des jours entiers parce que je l'abandonne et qu'il n'a plus rien d'autre à faire qu'écrire ! ». Alexis avait fait en sorte de faire sa proposition avec entrain et un grand sourire, et vit les remerciements dans le regard de son père qui lui souriait tendrement.
« - Oh ! Euh...c'est très gentil Alexis, je, je vais y penser. » En même temps qu'elle répondait Kate s'était retourné vers Rick avec un regard incertain. Celui-ci s'avançait déjà vers sa fille, un grand sourire d'enfant peint sur le visage en rétorquant que c'était une « excellente idée ». Il la serra ensuite dans ses bras et la gratifia d'un baiser sur la joue, puis lui chuchota un « merci » qu'elle seule pourrait entendre.
Alexis se leva alors en bâillant et s'excusa pour s'éclipser dans sa chambre. La fête qui avait suivi la remise de diplôme s'était achevée très tard et, même si elle avait dormi quelques heures chez une amie, elle avait encore du sommeil à rattraper. Son père lui fit une moue triste en constatant qu'elle les quittait avant même d'avoir mangé et celle-ci lui promit de manger les restes à son réveil, s'il y en avait. Elle planta ensuite une bise sur la joue de chacun des adultes et monta se coucher. Dès qu'elle fut hors de vue, Rick s'approcha de Kate, la fit pivoter sur son tabouret, attrapa son cou d'une main et sa hanche de l'autre et, après avoir éclipsé un sourire carnassier, l'embrassa à pleine bouche. Une fois le baiser fini il lui murmura, le regard planté dans le sien :
« - Bon, eh bien, je crois qu'on a son accord. Maintenant que c'est fait, est-ce qu'on pourrait en revenir à nos activités précédentes, ma chère Katherine ? »
« - Hum...Richard, il me semble que vous m'aviez promis un petit-déjeuner, vous devriez songer à tenir vos promesses. »
« - J'ai rien promis du tout. C'était une diversion pour m'occuper pendant que ma fille était présente et ne pas vous prendre sur la table sous ses yeux innocents »
« - Pourtant, vous m'avez mis l'eau à la bouche et, maintenant, j'ai faim. Si vous voulez reprendre là où nous en étions mon cher Richard, vous feriez bien de me redonner des forces avant. ». Kate ponctua cette phrase par un haussement de sourcil coquin qui persuada Rick de l'utilité de la nourriture. Néanmoins, il ne se remis pas à cuisiner sans lui avoir volé un autre baiser torride, au cours duquel il balada ses mains sous la chemise de Kate, puis sur ses cuisses avant de se séparer d'elle lorsqu'elle émit un gémissement de plaisir et de lui rétorquer : « À vos ordres ma chère ».
Les minutes qui suivirent se passèrent en silence, pendant que Kate se remettait du baiser qu'ils venaient d'échanger avec un sourire rêveur et que Rick se concentrait sur la cuisson de ses œufs. Elle repensa ensuite à la proposition d'Alexis et, incertaine, demanda à Rick :
« - Rick ? Pour les Hamptons... ». Il la coupa avant qu'elle ne puisse finir sa phrase.
« - Kate ! Ne réponds pas tout de suite. Je serai ravi que tu te joignes à nous mais, je veux pas te forcer. Je ne pars pas avant trois semaines, tu auras tout le temps de prendre une décision d'ici là. »
A ceci Kate ne répondit pas tout de suite. Elle préféra se lever, s'approcher doucement de lui par derrière, pendant qu'il continuait à cuire les aliments, et encercler sa taille de ses bras avant de lui susurrer à l'oreille :
« - Et si j'étais déjà sûre de ma réponse et que celle-ci était positive ? ». Elle attrapa ensuite son lobe entre ses dents et parcouru son torse de ses mains désormais situées sous son tee-shirt. Elle posa ensuite sa tête sur son épaule et ajouta : « - Pour l'instant, je n'ai vraiment pas envie de me séparer de toi. »
Rick posa sa spatule sur le plan de travail et se retourna dans ses bras, arborant un grand sourire qui se transforma ensuite en un air moqueur, avant qu'il ne la saisisse par la taille et la soulève, la forçant ainsi à croiser ses jambes autour de son bassin en lui disant :
« - On ne peut déjà plus vivre sans moi, mademoiselle Beckett ? »
« - Tais-toi ! Si tu commences à te moquer de moi, tu peux faire une croix sur mon retour dans ton lit.
« - Oh mais, Kate, il y a beaucoup d'autres possibilités que mon lit ». Il avança ensuite vers la table avec un sourire énigmatique et l'y déposa avec peu de douceur avant de se pencher sur elle et de forcer son buste à s'allonger sur la surface en marbre. Il s'empara ensuite de ses lèvres avec ferveur et accrocha une de ses cuisses de sa main. Le baiser se prolongea et il profita de leur position pour approcher encore plus près leurs deux bassins et lui faire ressentir tout le désir qu'il avait pour elle. Cette sensation l'électrisa et elle renforça la prise d'une de ses mains sur sa nuque, pendant que les ongles de la seconde griffaient son dos sur toute sa longueur. Ses jambes participèrent aussi à la danse puisqu'elles glissaient sensuellement, de haut en bas, le long de ses cuisses.
Seule l'odeur de brûlé les ramena à la réalité quand ils se rendirent compte que les œufs étaient toujours à cuire. Il se décolla alors d'elle avec regrets et entreprit d'éteindre le feu et de récupérer ce qu'il pouvait de sa préparation. Pendant ce temps, Kate s'était redressée sur le marbre et était désormais assise sur la table, le regard posé sur son amant. Celui-ci, se rappelant que sa muse l'avait prié de la nourrir, servit deux assiettes de nourriture qu'il dirigea ensuite vers la table jusqu'à ce qu'il voit sa muse toujours assise dessus. Il posa les assiettes à côté d'elle puis posa ses mains sur sa taille pour l'engager à descendre. Quand il vit la moue déçue de sa partenaire il dit :
« - Tu m'as dit de te nourrir avant tout autre activité, c'est ce que je fais. »
Elle passa ensuite ses mains autour de sa nuque et voulu le remercier d'un baiser. Alors qu'elle s'apprêtait à unir leurs lèvres, le téléphone de Rick sonna et elle émit un léger mouvement de recul. Ce dernier, peu enclin à quitter sa muse pour quelque interlocuteur que ce soit, la rapprocha de lui et finit ce qu'elle avait commencé. Le baiser fut tendre et prit fin rapidement. Kate tapota ensuite le torse de Rick, se saisit d'une assiette et s'assit alors pour manger. Il décida alors qu'il s'agissait du bon moment pour vérifier qui l'avait appelé et se dirigea vers son bureau pour récupérer son téléphone. À peine avait-il passé le seuil de la porte que son téléphone se remit à sonner et que le numéro du commissariat s'afficha. Il hésita mais décida de répondre, intrigué par cet appel.
Lorsqu'il décrocha, ce fut la voix inquiète de Ryan qui retentit dans le téléphone :
« - Castle ? »
« - Oui, Ryan, qu'est-ce qu'il se passe ?
« - Hum...Castle, on a découvert le corps d'un certain M. Robson chez lui hier soir et, d'après son journal d'appel, il vous a appelé au cours des 24 heures qui ont précédées sa mort. Du coup, je suis désolé, mais j'aurai besoin de vous poser des questions. Vous pourriez venir au commissariat ? »
« - Robson ? Ryan, je vois vraiment pas de qui vous parlez. »
« -...Castle, je sais pas quoi vous dire. Ce que je sais, c'est que vous avez eu une conversation avec lui avant sa mort donc...écoutez, vous pouvez passer ? »
« - Hum oui, oui, Ryan. Je, je devrai être là d'ici une heure ok ? »
