Kate avait bien eu l'intention de faire ce dont ils avaient convenu et d'attendre l'appel de Rick et Ryan au loft. Seulement, le loft de Rick, aussi confortable qu'il soit, n'était pas le sien. Elle n'était pas chez elle et le sentiment d'évoluer en terre étrangère, couplé aux incertitudes qui l'habitaient, était loin de lui faire du bien. Après s'être occupée à ranger la cuisine, elle avait été vite à court d'occupation et, si dans d'autres circonstances elle aurait surement profité de ces instants pour découvrir un peu mieux l'univers des Castle, elle s'était vite sentie mal à l'aise. Après quelques minutes passées à tourner en rond dans le bureau de Rick, elle prit la décision de rentrer chez elle pour se changer et, surtout, récupérer son arme personnelle. Si Maddox avait toujours la ferme intention de la tuer, il viendrait forcément un moment où elle aurait besoin de celle-ci. La majorité de ses vêtements de la veille avaient été projetés aux quatre coins du bureau lorsque leurs ébats nocturnes avaient pris une tournure sérieuse. En se rappelant cet épisode, Kate retrouva un peu de la joie avec laquelle elle s'était réveillée quelques heures plus tôt et les nœuds qui torturaient son estomac depuis le retour de Rick dans la cuisine se détendirent un peu. Ainsi, malgré l'angoisse subsistant en elle, elle ne put s'empêcher de sourire niaisement en revivant les évènements de la nuit dernière.

Il serrait délicatement sa main dans la sienne, tandis qu'elle ouvrait le chemin et tentait de les faire avancer le plus vite possible vers la pièce qu'elle désirait atteindre. Il la suivit docilement pendant quelques mètres avant de tirer sur son bras à l'aide de leurs mains enlacées et de la faire se tourner vers lui. Sa main libre se dirigea ensuite sur son ventre pendait qu'il l'attirait à lui et la retournait pour plaquer son dos contre son torse massif. La main posée sur son abdomen ne bougea pas tandis que l'autre effleura sa hanche, son bassin, puis sa taille pour remonter jusque quelques centimètres avant son aisselle. Il la laissa ensuite glisser dans son dos et continuer sa monter par sa clavicule, son épaule, son cou puis sa mâchoire, en-dessous de laquelle il resserra ses doigts et au-dessus de laquelle il fit naviguer son pouce avec une extrême douceur. Le geste avait écarté ses cheveux vers l'autre côté de son visage et avait ouvert un chemin tout tracé pour sa lèvre inférieure qui entama une ascension délicate, à peine sensible, partant de la base de son cou au derrière de son oreille. Il se servait de cette lèvre comme d'une plume, chatouillant sa peau et hérissant ses poils et la sensation lui parut plus qu'exquise. Sa propre main allant s'ancrer dans le cou de l'écrivain qu'elle traita avec plus de rudesse en plantant ses ongles dans sa peau délicate. Lorsqu'il lui répondit en grognant son prénom dans son oreille, à l'image d'un roulement d'orage lointain, à peine audible mais annonçant clairement la tempête, Kate empoigna ses cheveux d'un geste brusque. Il exerça alors une pression vigoureuse sur le visage de sa nuque, tourna son visage d'un côté et fit basculer sa propre tête pour permettre à leurs lèvres de se rejoindre. Il saisit alors la lèvre de Kate de ses dents et s'y agrippa, la tirant vers lui. Elle leva alors son regard vers le sien, et le désir absolu qu'il y décela réveilla la bête en lui. Il relâcha l'emprise de ses dents pour les remplacer par ses propres lèvres qu'il appuya avec force sur celles de Kate et, d'un même mouvement l'attira encore plus près de lui. La main qui s'était stabilisée sur le ventre de sa partenaire remonta alors jusqu'à son sein et l'enferma dans sa paume d'une t'elle vigueur, qu'elle avait du mal à imaginer l'avoir déjà senti aussi compressé. Elle s'arqua alors de plaisir et ses fesses rencontrèrent violemment son entre-jambe, ce qui leur procura à tous les deux un frisson retentissant.

N'en pouvant plus de la lenteur à laquelle les choses avançait se saisit de la main de Rick sur son sein et la décolla de son corps pour se ménager l'espace nécessaire pour se tourner dans ses bras. Une fois poitrine contre poitrine, une main sur la tête et l'autre dans le cou de Rick, elle l'entraîna dans un baiser passionné qui poussa profondément chacune de leurs langues dans la bouche de l'autre. Rick posa ses mains au plus bas de son dos et ne put résister plus longtemps à la force qui les attirait vers son fessier, qu'il agrippa plus que fermement. Ceci la fit s'élever sur la pointe de pieds et créa une friction de son pubis sur sa virilité qui les fit tous deux vaciller. Kate devint alors frénétique et s'attacha à le dévêtir le plus rapidement possible. Elle tira sa chemise de son pantalon d'un geste strict, puis s'attacha à en défaire les premiers boutons. Arrivée au milieu de la chemise, elle fut immobilisée d'un geste brusque par Rick qui la saisit par les coudes, écarta ses bras d'entre leurs deux corps et, la plaqua contre lui et, tout en maintenant leur baiser passionnel la fit reculer de plusieurs mètres jusqu'à ce qu'elle se retrouve plaquée contre le mur-bibliothèque à l'entrée de son bureau. Le choc fut assez brutal mais cela ne fut qu'amplifier le désir de Kate, en particulier lorsqu'il la pressa encore plus fortement contre la paroi et la força à écarter ses jambes de sorte à laisser les siennes s'immiscer entre elle. Rick était en total contrôle, ses gestes, comme ses baisers étaient sauvages et Kate était sa proie. Il encercla ses deux poignets d'une main, les maintint au-dessus de sa tête, résuma ses baisers et planta son regard féroce dans le sien, ce qui la fit perdre complètement le fil des évènements. Elle se livra alors entièrement à lui, esclave du plaisir qu'il lui procurait et aveugle à la situation, tout ce qui lui importait était qu'il ne s'arrête pas, et c'est bien ce qu'il semblait décidé à faire.

Il lui offrit un sourire carnassier, balada lentement sa main sur un de ses seins qui était déjà terriblement tendu puis dirigea sa main vers le bouton de son slim noir qu'il défit avec une dextérité affligeante avant de tirer sur la braguette et de libérer ainsi son pubis. Il dirigea son regard sur cette zone qui se dévoilait à lui, recouverte d'un tissu transparent et bordé de dentelle qui correspondait à ce qu'elle portait sous sa tunique. Il lui adressa alors la parole pour la première fois depuis qu'il lui avait demandé ce qui l'avait conduite ici et d'un ton délecté, sa voix éraillée par le désir lui dit :

« - Sous-vêtements assortis Beckett ? Sexy... »

Elle ne put rien rétorquer sauf un gémissement langoureux, tant ses cordes vocales étaient contractées. Leurs regards se croisèrent une fois de plus pendant qu'il glissait ses doigts sous le tissu et les faisaient pénétrer bien plus loin que là où s'arrêtait la braguette. Sa bouche se referma ensuite sur son cou qu'il recouvrit de baiser mouillés et ses doigts commencèrent à s'animer dans le jean de sa muse. Ne pouvant user de ses mains, celle-ci fit reposer son front sur l'épaule de Rick et se laissa transporter par les manœuvres expertes de son partenaire dans un concert d'onomatopées. Quelques secondes plus tard, il lui rendit l'usage de ses bras en préférant user de sa main inactive pour stimuler sa poitrine. Il la fit alors glisser sous la tunique de Kate, puis sous l'armature de son soutien-gorge pour toucher, pour la première fois, la peau qui se trouvaient dessous. Son pouce, dans la même cadence que les doigts qu'il avait plongés en elle, caressa son téton pendant que sa bouche s'abaissait sur son autre sein. Malgré la difficulté qu'elle éprouvait à maîtriser ses gestes, Kate entreprit de finir ce qu'elle avait commencé en déboutonnant la chemise de Rick et, après moult tentatives, parvint enfin à achever son travail. Elle abaissa ensuite la chemise au plus bas qu'elle put sur les bras occupés de son partenaire et retraça ensuite l'ensemble des muscles formant ses bras et son torse du bout de doigts. Une fois parvenue à l'estomac de Rick, elle voulut en plus et, de ses doigts tremblants et peu assurés, en raison du manège de sensations qu'elle vivait en même temps, elle défit la boucle de sa ceinture et la fit ensuite glisser lentement jusqu'à ce qu'elle ne soit plus attacher à son jean. Avant de perdre ses esprits et de se laisser complètement aller à la vague de plaisir qui la guettait, elle défit le premier bouton du jean et tira ensuite fermement sur les deux pendants pour déboutonner les suivants. À peine eut-elle fini qu'elle eut l'impression que ses entrailles se contractait et brûlait d'un feu étourdissant. Elle ferma ses yeux, éructa des « Oui ! Encore ! Oooh ! » qui guidèrent Rick dans ses derniers mouvements avant qu'elle ne s'effondre sur lui dans un cri strident.

Il l'entoura ensuite d'un seul bras, le second s'étant immobilisé quelques secondes après que la féminité de Kate en est compressé l'extrémité en elle. Ceci eut pour effet de coller la tunique humide de Kate sur son torse et son membre, sur le dos de sa propre main. Ainsi, quand il entreprit de la gratifier de quelques va-et-vient supplémentaires, le mouvement fit frotter la poitrine recouverte de Kate sur son torse et sa propre main sur sa virilité. Il aspira une courte bouffée d'air sous la sensation et sentit la tension qu'il abritait monter à son paroxysme.

Dès que sa muse eut repris ses esprits et l'ait remercié dans un baiser d'abord tendre puis de plus en plus sensuel, il sortit sa main du jean et déroula son bras pour l'attraper les fesses dont il avait si souvent rêvé et soulevé Kate dans ses bras, sans rompre leur échange. Il se dirigea alors dans son bureau, ayant pour but d'atteindre sa propre chambre le plus vite possible. Mais, ce fut sans compter sur la fièvre de sa partenaire qui ne pouvait attendre plus longtemps avant de découvrir toute l'étendue de sa virilité. Elle passa donc une main entre leurs deux corps et caressa l'entrejambe de son amant qui, les nerfs tendus à l'extrême, trébucha et du arrêter leur chute en s'agrippant à son bureau. Ravie de son effet, Kate détacha les jambes qu'elle avait enroulées autour de sa taille et pu accéder au pantalon de Rick pour le faire glisser sur le sol. Tout ceci se fit sans que leurs bouches ne se séparent de plus de quelques centimètres. Insatiables, les deux amants n'interrompaient en effet leur baiser que pour reprendre une bouffée d'air de temps en temps.

Rick s'était donc débarrassé de son jean au pied de son bureau. Une fois ses pieds libérés du fardeau, il avait ensuite dévêtue Kate de sa veste de cuir trempée, non sans un léger regret tant la sensation du cuir sur sa peau l'avait électrisé au cours des précédents échanges. Sans ménagement, il avait envoyé celle-ci voler à un ou deux mètres du bureau et, une fois qu'il l'eut extrait de sa tunique, il traita le bout de tissu sans plus de précautions mais le projeta au-dessus de son épaule. Pendant ce temps, Kate avait fait, littéralement, des pieds et des mains pour se débarrasser de ses propres bottes. Ressentant le besoin urgent de quitter de tous leurs ornements pour, enfin, pouvoir bouger librement l'un contre l'autre, le couple ne s'arrêta pas là et joignit ses forces pour faire glisser les jambes de Kate hors de son jean humide.

Ramassant ses vêtements un à un, Kate revivait donc, au fur et à mesure, l'effeuillage sensuel et frénétique qui expliquait leur dispersion désordonnée aux quatre coins de la pièce et ne pouvait s'empêcher d'espérer que Rick viendrait la retrouver rapidement. Si la mort la guettait, elle méritait de bien de profiter le plus possible de ces corps à corps extatiques, avant qu'il ne soit trop tard. Après avoir regroupé son jean, ses bottes, sa tunique et sa veste, elle se rendit compte que tout était encore très humide et eut un frisson de dégoût à l'idée de réenfiler ces vêtements. En ce qui concernait son jean et ses bottes, elle n'avait pas vraiment le choix mais, elle pouvait toujours remplacer la tunique par la chemise qu'elle portait déjà. Il lui faudrait toutefois remettre ses sous-vêtements de la veille avant de partir.

Son regard se porta alors sur le soutien-gorge qui était toujours situé à l'entrée de la chambre et sourit tendrement.

Une fois le jean retiré, Kate se retrouva assise sur le bureau de Castle, le propriétaire debout entre ses jambes, vêtu d'un simple caleçon qui ne cachait pas grand-chose de son état, ni même de ses dimensions. Ce dernier ne perdit pas de temps avant de poser sa main dans sa nuque et de la renverser sur son bureau. Nul doute qu'il avait répété ce mouvement plus d'une fois dans sa tête avant ce jour, vu le sourire satisfait qu'il arborait. Ses mains et sa bouche profitèrent de leur position pour parcourir presque tout son corps dénudé. Mais, rapidement, Rick fut gêné par la barrière de tissu, si salivante soit-elle, qui l'empêchait d'accéder pleinement à la peau tendre dont était faite la poitrine de Kate. Il le lui ôta rapidement et, une fois de plus, l'envoya voltiger dans les airs et le fit atterrir derrière Kate, vers la chambre. Il s'en était d'ailleurs débarrasser avec une facilité déconcertante facilité à laquelle Kate tenta de ne pas trop réfléchir tant elle lui rappelait la liste sans fin de ses conquêtes.

Pendant qu'il lui administrait tout un tas de caresses et de baiser sur la poitrine, le ventre, le cou ou le visage, Kate enroula ses jambes autour de la taille de Rick et, après s'être servi de l'appui que cela lui conférait pour faire s'entrechoquer leurs intimités, commença à pousser le caleçon de Rick de ses mains. Elle passa ainsi ses mains délicates sous l'élastique du sous-vêtement, fit glisser ses doigts sur son fessier rebondi jusqu'à ce que ses paumes puissent se positionner dessus comme des ventouses, et voulut se servir de ses pousses, restés à l'extérieur, pour le faire descendre. Toutefois, ce fut sans compter sur Rick, qui stoppa les mains de Kate avec les sienne, se redressa d'un coup, la regarda intensément, s'abaissa pour lui offrir une légère bise et lui murmura :

« - Pas ici, Kate...J'adore l'idée de te prendre sur mon bureau et, je te promets que je le ferai », il accompagna son dernier mot d'un haussement de sourcil et d'un sourire provocateur, avant d'adoucir les traits de son visage « mais, pour cette fois, j'aimerai rester traditionnel. »

Elle lui rétorqua avec une voix moqueuse mais, de façon contradictoire, un air tendre

« - T'es vraiment une fillette Castle ! »

Il la souleva ensuite dans les airs et la transporta dans sa chambre sur une réplique pleine de défi :

« -Hum ! Tu dis ça parce que tu n'as pas encore goûté à mes draps Kate... »

Après s'être remémoré la façon dont son soutien-gorge avait atteint le seuil de la porte et la raison pour laquelle elle ne trouverait pas son dernier sous-vêtement dans cette pièce, Kate secoua la tête, afficha un air déterminé et s'affaira à s'habiller. À peine avait-elle fini de se vêtir qu'elle rédigeait une courte note pour Alexis et se faufilait hors du loft et sautait dans un taxi, en direction de chez elle.

Au bout de quelques minutes de trajet, son téléphone sonna et la photo de Rick s'afficha sur son écran.

« - Allo ? »

« - Kate ? » Les bruits de la ville, même atténués par l'habitacle de la voiture n'échappèrent pas à Rick qui comprit vite qu'elle avait quitté le loft. « Où tu es ? »

« - Dans un taxi, je suis en chemin pour chez moi. »

La voix de Ryan retentit ensuite dans le téléphone, ce qui la soulagea car cela signifiait que Rick ne s'aventurerait pas dans une séance de reproches en sa présence.

« - Beckett ? Vous étiez où toute la matinée ? J'ai essayé de vous joindre une dizaine de fois ! »

« - Je profitai de mon premier jour de liberté Ryan. Je travaille plus à la criminelle, j'ai plus de raison de me ruer sur un coup de fil venant du commissariat. »

« - Ah...bon...enfin, Castle et moi on vous appelle parce qu'on a quelque chose à vous dire. »