Maintenant qu'on a plus d'informations et qu'on en sait un peu plus sur ce qui risque de se passer dans le meilleur épisode de tous les temps (y'a intérêt), je sais que mon histoire ne pourra plus jamais coller à tous les détails mais bon, si c'était le cas, quelque part, on serait déçus que le suspense ait pas tenu jusqu'à la diffusion de l'épisode.

Bon, j'ai l'impression de leur donner trop de grandes discussions à cœur ouvert pour correspondre à la réalité des personnages mais j'arrivai pas à passer à côté...Du coup j'espère avoir enfin soldé ça et passer à des discussions moins sentimentales dans les autres chapitres.

Enfin, j'espère que ça vous plaira.


Une fois qu'elle eut fermé la porte derrière ses collègues, Kate pris une grande inspiration avant de se diriger vers Rick. Elle passa sa main dans ses cheveux et leva son regard sur lui pour voir qu'il lui tournait le dos. Il était debout, au milieu de la pièce, et semblait regarder vers l'extérieur. Seulement, les stores baissés l'en empêchant, Kate supposa qu'il était plongé dans ses pensées. Elle l'appela doucement et attendit qu'il réagisse. Après quelques secondes de silence, il se tourna enfin vers elle, un sourcil relevé et l'air dur. Pour autant, il ne prononça pas un mot et lui laissa le soin d'entamer la conversation.

« Rick...est-ce que tu peux au moins me dire exactement ce que tu me reproches ? »

Une fois de plus, elle ne rencontra que le silence. Elle s'était arrêtée à quelques mètres de lui, incertaine quant au fait d'aller à sa rencontre ou non. Le nouveau statut de leur relation imposait de nouvelles façons d'agir face à l'autre, on ne résout pas un conflit avec un amant de la même manière qu'avec un ami. Seulement, ils avaient eu à peine quelques heures pour apprendre à connaître les actes et les besoins de l'autre dans une relation et le peu de choses qu'elle avait découvertes sur lui durant ce court laps de temps ne concernait, fort heureusement, pas ses réactions en cas de désaccord. Elle ne savait donc pas comment le faire parler, ni comment l'adoucir.

Au bout de quelques instants, Rick se dirigea vers un tabouret de cuisine et s'y assit. Il tourna légèrement son corps, de sorte à ce qu'il soit à moitié dirigé vers elle et à moitié dirigé vers sa cuisine. Puis, ce fut à son tour de passer une main nerveuse dans ses cheveux avant de s'adresser à elle :

« Le fait que tu ne le saches pas est déjà, en soit, un motif d'énervement Kate...Je pensais qu'on s'était mis d'accord ce matin. Pas de décision unilatérale et, surtout, pas de décision hâtive ! Seulement, une fois de plus, Kate Beckett n'en fait qu'à sa tête, Kate Beckett décide seule de ce qu'il faut et ne faut pas faire et Kate Beckett fonce dans la gueule du loup ! »

Sa voix avait recouvert une tonalité grave et sèche mais était restée basse. De plus, il avait forcé sur la prononciation de son nom de famille. Elle était à la fois attristée qu'il se sente une fois de plus mis à l'écart et irritée qu'il s'en prenne à elle dans une situation comme celle-ci, mais ce qui la dérangeait le plus était justement le fait qu'il l'appelle par son nom entier, comme si elle était une étrangère. Au cours de ces quatre dernières années, il avait rencontré Beckett, le lieutenant de la criminelle puis Kate, la personne qu'elle était réellement. Alors, qu'il parle comme si Kate Beckett était une autre personne que celle dont il était amoureux la dérangeait au plus haut point. Elle avait, sur le bout de la langue, une réplique bien sentie sur le fait que c'était aussi Kate Beckett qui avait partagé son lit la nuit dernière mais elle décida de ne pas jeter de l'huile sur le feu pour l'instant. Toutefois, elle ne put s'empêcher de s'emporter :

« Je croyais qu'on s'était aussi mis d'accord sur le fait qu'on ne pouvait pas se terrer et attendre que ça passe, que si Smith était mort, on n'allait pas rester assis à rien faire ! Est-ce que Rick Castle aurait la mémoire courte ? »

« Oh vraiment Kate ? Tu veux qu'on parle de ma mémoire ? Je suis pas sûr que tu veuilles t'engager sur ce terrain-là ! » A peine avait-il prononcé ces mots qu'il les regrettait. Il lui avait pardonné le matin-même pour lui avoir menti sur ses souvenirs et il se sentait comme le dernier des goujats pour s'être servi de ça pour la blesser alors que leur dispute n'avait rien avoir avec cela. Il l'avait regardée droit dans les yeux avec un air plein de défi et n'avait pas manqué de remarquer que ses pupilles s'étaient dilatées brutalement, signe de surprise, avant de se contracter aussi rapidement, signe d'énervements. Elle avait ensuite détourné son regard, soufflé bruyamment par le nez en même temps qu'elle émettait un ricanement sarcastique puis replanté ses yeux dans les siens. En un quart de seconde l'ambiance s'était très fortement alourdie. Alors que ses yeux s'étaient humidifiés, elle lui adressa une moue faussement approbatrice – de celles qui mêlent le dédain à la déception et qui disent dans un grand silence « Bien joué mon gars, tu viens de faire une belle boulette ! » - et lui dit d'une voix faible mais froide :

« - Alors c'est comme ça que ça va se passer Rick ? Quand tout ira bien tu feras comme si j'étais pardonnée et quand on sera en désaccord, tu ne rateras pas une occasion pour me le rappeler, pour me le faire payer ? »

D'une petite voix pleine de repentance il lui répondit alors :

« -Kate...c'était vraiment pas fair-play, je te l'accorde. Mais, tu te rends compte de la peur que j'ai eu quand je me suis rendu compte que t'étais toute seule dehors, à la merci du même mec qui t'as planté une balle en pleine poitrine alors que t'aurais dû être chez moi, à l'abri ? T'étais pas sensée sortir. On s'était mis d'accord. Tu restais au loft le temps qu'on décide, ensemble, de ce qu'on faisait. »

Sa voix pris ensuite du volume, sans pour autant retrouvé le ton agressif qu'elle émettait quelques instants auparavant. Dans le même temps, il se leva et s'approcha doucement d'elle :

« Seulement, une fois de plus, t'as pas pensé à ceux qui tiennent à toi, ceux qui s'inquiètent pour toi. Tu t'es mis en tête de rentrer, seule, chez toi. Le premier endroit où il te chercherait. L'endroit le moins sûr du monde. J'en peux plus de me demander combien de temps il te reste avant qu'il te tue. Je peux pas l'empêcher d'essayer... mais si au moins j'étais sûr que tu lui facilitais pas la tâche, ça serait déjà plus vivable. »

Il s'était avancé jusqu'à ce qu'à peine quelques centimètres ne les séparent l'un de l'autre mais il n'avait, à aucun moment, essayer de la toucher. Il restait là, face à elle, les bras ballants et le cœur à découvert. Elle eut envie de le rassurer, de caresser tendrement son visage et de lui assurer que tout allait bien. Seulement, elle avait d'abord besoin de s'expliquer, de crever entièrement l'abcès et de mener cette discussion à son terme. Son visage s'inclina très légèrement vers Rick, elle ferma les yeux un court instant, juste le temps de ressentir sa présence et de se donner du courage. Elle se recula ensuite doucement d'un pas pour rompre leur trop forte proximité et redevenir maîtresse de son corps, de ses gestes et de sa voix.

« Ca peut te paraitre étrange, mais j'avais besoin de me sentir en sécurité, de retrouver mes repères. Et ça, paradoxalement, je ne pouvais l'avoir qu'ici, chez moi, là où j'ai appris à me retenir droite après qu'il m'ait démolie. Moi aussi j'ai peur Rick, moi aussi je me rappelle, j'étais là, c'est moi qui ait pris cette balle. Alors, oui, je n'ai pensé qu'à moi, oui j'ai pris un risque sans y réfléchir, mais je pouvais pas faire autrement, j'en avais besoin. J'ai pas l'intention de l'aider à me tuer. Je te l'ai déjà dis, je ne veux plus de cette guerre, mais je l'ai compris trop tard et j'ai plus le choix. Alors, il me fallait mon arme et il fallait que je puisse me préparer mentalement et physiquement... »

Pendant son discours elle n'avait pas pu rester immobile et avait commencé à se balader dans la pièce en accompagnant chaque phrase de gestes appropriés, parfois résignés, parfois agressifs. De la même manière, sa voix avait oscillé entre le renoncement, la peur et la détermination. Rick l'avait suivie des yeux puis, quand elle s'était enfin arrêtée, dos à lui, la voix affaiblie, il s'était approchée d'elle par derrière et l'avait enserrée de ses bras. Il posa ensuite sa tête sur son épaule et lui murmura :

« Avec tout ce qui s'est passé, je peux pas m'empêcher de m'inquiéter. Je t'ai vu mourir Kate...J'aurai surement pas dû réagir comme ça mais, j'ai tellement l'habitude que tu me mettes à l'écart que... »

Elle posa ensuite ses mains sur les siennes, qui avaient trouvées place sur son abdomen, et y fit onduler ses pouces tout en lui répondant tout aussi faiblement :

« On pourra pas tout régler d'un coup...Il va nous falloir du temps pour s'habituer hein ? »

Il émit un léger ricanement avant de lui répliquer :

« Oui, y'a de grandes chances. Mais, Beckett et Castle ont survécu, on devrait y arriver aussi. »

Elle se retourna alors dans ses bras, lui sourit faiblement, le regarda d'un air attendri et retrouva avec une extrême lenteur le chemin de sa bouche. Dès que leurs lèvres entrèrent en contact, tous deux se sentir plus légers. Ce contact qu'ils s'étaient refusés pendant toute leur discussion fut finalement le seul à apaiser leurs craintes mutuelles et à les rassurer réellement. Ils recherchèrent donc, l'un comme l'autre à prolonger et même approfondir ce sentiment de soulagement et s'engagèrent un peu plus dans leur baiser. Ainsi, après quelques d'une étreinte douce et sereine, leur simple échange se transforma en conquête acharnée. Leurs mains entrèrent dans le jeu et pourchassèrent le moindre coin de peau disponibles, les nuques furent les premières touchées mais bientôt le haut du dos de l'un et les reins de l'autres eurent droit à leur part de caresses. Kate n'avait jamais autant apprécié le fait que Rick ne ferme jamais les dernies boutons de sa chemise qu'à cet instant car cela lui procura la possibilité de promener le bout de ses doigts sous son col et sur ses trapèzes. Rick, quant à lui, trouva un intérêt supplémentaire à ce qu'elle porte ses vêtements, en plus de la rendre particulièrement sexy, l'amplitude du tissu lui permit d'accéder à l'ensemble de son dos puis, au fur et à mesure à son ventre et, enfin ses seins. Toutefois, il ne fit d'abord que frôler ceux-ci en les survolant pour diriger ses mains dans le cou de Kate, par-dessous la chemise. Chaque main trouva destination d'un côté de son cou, de sorte à ce qu'une très faible portion de peau soit épargnée. Il touchait ainsi tous les points sensibles qui s'y trouvaient et, le cou étant une zone particulièrement hérogène, ceci électrisa Kate des pieds à la tête. Après qu'un frisson l'eut parcouru, ses gestes devinrent frénétiques et elle accrocha la tête de Rick avec force d'une main, tandis que l'autre se saisissait de sa chemise. Bien agrippée à lui, elle put ensuite amorcer une retraite vers l'arrière en le traînant avec elle. Ceci eut pour effet de décider Rick à substituer la douceur à la rudesse. Il redescendit ses mains le long du corps de sa partenaire pour ensuite accrocher ses hanches puis, finalement, son fabuleux postérieur.

Comme il avait saisi le fessier de Kate tout en avançant, leurs intimités s'entrechoquèrent et cela réveilla en eux un désir ardent. Si Rick n'avait pas encore entièrement transmis à la partie basse de son corps ce qu'il se passait en haut, cette rencontre éveilla automatiquement sa virilité qui ne mit que peu de temps à trouver toute sa vigueur. Kate, quant à elle, sentit ses entrailles se réchauffer et son désir se faire connaître. Elle l'entraîna ainsi encore plus rapidement que prévu jusqu'à la destination attendue. Quand elle senti ses mollets buter sur son canapé, elle inversa leurs positions d'un geste expert et propulsa Rick dessus d'un coup de main sur son épaule. Elle resta ensuite debout face à lui, un sourire mutin sur les lèvres et, après s'être assurée qu'il avait assez repris ses esprits pour la regarder, souleva les deux pans de la chemise qu'elle portait jusqu'à s'en dévêtir totalement. Elle la laissa tomber à ses pieds puis disposa ses genoux au bord du canapé, de chaque côté des cuisses de son amant et elle fit de même avec ses mains qui se positionnèrent, quant à elle, sur le dossier. Cela lui donna la place nécessaire pour abaisser son buste et le cambrer jusqu'à ce que seules leurs lèvres se touchent. Elle lui offrit alors un baiser lent et sensuel fait de courtes mais multiples rencontres de leurs lèvres et langues. Il accrocha alors sa taille et la força à se cambrer au maximum, ce qui mit sa poitrine à la hauteur de son visage et lui permis d'embrasser son buste. Il parsema celui-ci de léger baiser et de quelques glissades de sa langue sur sa peau brûlante qui lui firent perdre équilibre et l'entrainèrent finalement à laisser la totalité de leurs corps entrer en contact. Dès qu'elle fut assise sur lui, Rick se saisit du crâne de Kate et l'entraîna dans un baiser rude et passionnel puis il la renversa sur le canapé. Elle se trouvait alors le dos sur l'assise du canapé et les jambes resserrées autour de se cuisses. Par la suite, il entama une descente enflammée de la bouche de Kate à ses hanches en prenant soin de déposer des baisers embrasés sur tout le chemin. Il défit ensuite le bouton et la braguette du pantalon de sa partenaire et glissa ses doigts sous son sous-vêtement en dentelle pour le descendre avec son jean. Pendant ce temps, Kate avait eu la présence d'esprit de se démunir de ses bottines et, lorsqu'il eut abaissé son jean jusqu'à ses genoux, elle finit de s'en débarrasser elle-même en même temps qu'elle s'attaquait à la ceinture de Rick. Ainsi, ce dernier s'occupa de se dévêtir de sa chemise pendant que Kate l'extrayait de son pantalon et de son boxer. Il jeta sa chemise par-dessus son épaule et propulsa ses chaussures dieu ne sait où avant de pouvoir enfin se libérer entièrement du pantalon.

Ils s'étaient donc retrouvés très rapidement nus, l'un contre l'autre. Le baiser de réconfort qu'ils avaient échangé pour sceller leur réconciliation s'était ainsi très vite révéler ne pas être suffisant et seul un corps à corps embrasés était vite apparu à l'un comme à l'autre comme être la solution à la situation. Ils ne perdirent donc pas non plus de temps en caresses sensuelles et préliminaires, ils avaient faim l'un de l'autre et tout ce qui pouvait retarder leur satiété n'était que futilité. Par conséquent, dès qu'ils furent tous les deux nus et qu'ils eurent échangé quelques rudes caresses, le temps de retrouver le corps de leur partenaire, Kate perdit vite patience. Elle trouva donc le chemin de la virilité de Rick, s'en saisit délicatement et la fit glisser dans sa paume dans un va et vient possessif et révélateur. Il la regarda ensuite droit dans les yeux, la vit se mordre la lèvre inférieure et le prier du regard de les satisfaire enfin et décida de prendre les choses en mains. Il la saisit par les hanches, la souleva légèrement et entra entièrement en elle-même d'un seul mouvement du bassin. Kate émit un grognement de pur plaisir, ferma les yeux de délice puis, dès qu'elle fut relaxée, se mit à bouger son bassin pour stimuler son partenaire. Leur étreinte fut brève mais délicieuse. Etant tous les deux impatients d'assouvir enfin le désir qui les consumait, ils trouvèrent vite un rythme effréné qui les emmena vers les sommets du plaisir en un rien de temps. Le plaisir de retrouver enfin la peau douce et brûlante de l'autre, le frottement enflammé de leurs torses et leur besoin mutuel d'effacer la frustration et l'énervement des dernières heures les avaient ainsi conduits à partager un moment torride, à la hauteur mais aussi très différent de celui merveilleux qu'ils avaient vécu la veille.

A bout de souffle mais rayonnant de bonheur, Rick laissa ensuite tomber son corps sur celui de Kate et après l'avoir embrassé à pleine bouche, lui souffla :

« Huuum, ça c'est une façon de régler les choses que tiens en haute estime. »