Titre : Les Chroniques de "David Colgate Freddent Professeur Beau Gosse Martinez"
Auteur : Alounet
Rating : M
Catégorie : Romance
Couple : David Martinez / Sebastian Smythe
Avertissements : C'est du slash !
Disclaimer : Les personnages appartiennent à RIB et la Fox.
Notes : Voici le troisième chapitre des Chroniques de David... Je me rends compte en écrivant cette histoire que je donne une part assez importante à Sam dans le récit pour l'instant, ça risque de changer par la suite mais pour le moment je voulais utiliser un personnage déjà présent et que j'appréciais.
Je pense que ces Chroniques sont parties pour durer un long, très long moment. Vu la façon dont je fais tourner les choses entre David et Sebastian, je ne suis même pas sur de finir sur un Happy End ! J'ai besoin de faire évoluer Sebastian et le fait de tout raconter du point de vue de David fait que je prends encore plus de temps que sur une fiction normale.
Quoi qu'il en soit, je prends toujours beaucoup de plaisir à utiliser ce couple créé par Soniania dans Ski Estival (que je vous conseille toujours). Egalement, n'oubliez pas d'aller lire le premier numéro de Le Mag si ce n'est pas encore fait en allant sur mon profil pour le télécharger gratuitement.
Le second numéro arrive la semaine prochaine, mais dans le premier numéro il y a un formidable article sur le Smytinez qui pourra vous aider à le cerner d'avantage !
Bonne lecture mes amis !
La semaine qui suivit, j'essayais par tous les moyens d'oublier ce qui s'était passé au Scandal's, sachant pertinemment que je n'y retournerais pas et que par conséquent, les chances de croiser à nouveau Sebastian quelque part étaient nulles. Heureusement, car j'avais déjà bien assez de mal à me l'enlever de la tête et à penser à autre chose.
Les cours me permettaient de m'évader, de penser à autre chose. Puis étrangement, je passais de plus en plus de midi à la bibliothèque avec Sam Evans. Au début, ça n'était pas fait exprès, presque inconsciemment. Lui lisait toujours des bandes dessinées, moi je prétextais vouloir travailler au calme. Mais finalement, il ne lisait quasiment plus et moi ne travaillait pas tant que ça. On profitait de se retrouver pour discuter, principalement de lui d'ailleurs.
Il était de plus en plus enclin aux doutes concernant sa relation avec son petit-ami Irlandais. J'essayais au mieux de le rassurer et de lui remonter le moral. D'ailleurs, c'était presque une relation amicale qui s'installa entre nous vu qu'il me demanda le jeudi suivant :
-J'ai envie de sortir me changer les idées, faire la fête, danser... Tu veux pas m'accompagner ?
J'étais surpris par sa proposition, me rendant alors compte que je laissais peut-être les choses devenir trop amicales entre nous. J'essayais de lui faire comprendre :
-Sam, je n'ai rien contre te retrouver quasiment tous les midis ici pour discuter mais... Je ne pense pas que se voir en dehors de l'établissement, surtout pour allez danser, soit une bonne idée. Je reste ton professeur.
Sam apporta un argument censé me convaincre :
-Monsieur Schue le fait bien lui. Il vient au mariage de nos parents, est tout le temps là quand on a besoin de lui en dehors de l'école. Et ça peut pas te faire de mal, me dit-il en souriant.
-Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
-Je suis sûr que tu n'es pas sortit en boite depuis une dizaine d'années au moins !
Cet idiot était en train de se moquer de moi et je me retrouvais à lire avec lui. Sans savoir pourquoi je lui révélais cette information, je lui dis :
-Détrompe toi. Le week-end dernier je suis allé au Scandal's.
Sam semblait extrêmement surpris par cette révélation que j'aurais dû éviter de lui faire. Maintenant, il voulait absolument y aller avec moi. Si j'avais refusé dans un premier temps, le fait qu'il revienne à la charge le lendemain midi avait finit par me convaincre.
A vrai dire, je n'avais pas accepté pour lui faire plaisir, mais juste parce que j'étais faible. Si j'y retournais le soir même, il y avait une très forte probabilité pour que je tombe à nouveau sur Sebastian. Mais si j'y allais accompagné de Sam, c'était peut-être une solution toute trouvée pour lui montrer que je n'en avais rien à fiche de lui et que j'étais déjà passé à autre chose.
D'accord, utiliser l'un de mes élèves pour quelque chose d'aussi ridicule n'était peut-être pas la meilleure idée que j'avais pu avoir ces derniers temps, mais ça pouvait marcher. Et ça me permettrait de prendre une revanche sur ce petit con de Sebastian Smythe.
-Tu es pathétique, me dit ma petite conscience.
Et elle avait raison. J'étais pathétique en venant chercher Sam au domicile des Hummel pour l'emmener avec moi en soirée. Pour éviter de tomber sur les parents qui l'hébergeait, je lui envoyais un message pour lui indiquer ma présence en face de chez lui. Quelques minutes plus tard, c'est un Sam Evans diablement sexy qui me rejoignait dans la voiture.
Il s'était habillé de façon presque provocante, sa chemise moulant parfaitement son corps d'ancien streap teaseur, tandis que ses cheveux blonds étaient redressés en arrière, lui donnant beaucoup plus de volume.
-Pourquoi tu me regardes comme ça ?
Je n'avais pas remarqué que je le dévisageais depuis plusieurs secondes. Reprenant mes esprits, je lui répondis :
-J'oublierais presque que tu es un de mes élèves !
-Est-ce que mon professeur d'espagnol serait en train de craquer pour moi ?
Il l'avait dit de façon amusé et non pas sérieuse, mais je me sentis très mal à l'aise avec cette réflexion. J'avais déjà une conquête mineure à mon palmarès, je n'allais certainement pas laisser un second adolescent entrer dans ma vie sentimentale.
-Rien d'ambigu, on est d'accord ?
-Entièrement.
Et c'est sur cette promesse que tous les deux nous rendions alors au Scandal's. L'endroit était similaire à la semaine dernière, j'avais même l'impression de reconnaître plusieurs visages, dont celui du barman. Mais à ma grande surprise, Sebastian n'était pas là. Peut-être allait-il arriver une fois encore ne triomphe telle une starlette. Mais je ne retomberais pas dans son piège, pas cette fois ci.
-Tu veux pas danser ?
-Je risque de faire fuir tes prétendants si je danse avec toi, avais-je répondu à Sam.
-Je suis pas là pour ça. Je suis là pour m'amuser.
Il venait de me tirer par le bras et je me retrouvais entraîné à ses côtés sur la piste de danse de la boite de nuit. J'ignorais quelle était la musique qui était diffusée, mais c'était assez entrainant. Sam bougeait vraiment bien. C'était presque hypnotisant de se retrouver face à lui en train de danser.
A la seconde chanson, un jeune homme s'approcha de lui et lui souffla quelque chose à l'oreille qui le fit sourire. Puis il le congédia, reportant son attention sur moi :
-Ce mec te draguait ? criais-je dans les oreilles du plus jeune.
-Sans doute. Mais j'allais pas t'abandonner à ton triste sort.
Je soufflais, agacé, puis quittait la piste de danse. Surpris, Sam me suivait et me demanda ce qui me prenait :
-Je t'ai emmené ici pour que tu t'amuses et rencontre d'autres gars, pas pour que tu restes collé à moi.
Vu le visage du blond, je venais de le piquer au vif, mais je n'entendis même pas ce qu'il me répondait lorsque je l'aperçus à nouveau : tel le messie, Sebastian Smythe venait d'arriver à son tour, et il m'était difficile de regarder ailleurs que vers lui.
Mon regard croisa le sien, et je le vis sourire. Aussitôt, il tourna les talons pour se rapprocher de moi tandis que Sam continuait de me parler :
-Tu m'écoutes ?
-Fais toi passer pour mon mec d'accord ?
-Quoi ? demanda incrédule Sam.
-Discute pas, je t'explique tout après.
Je n'avais pas le temps de lui en dire d'avantage que Sebastian se trouvait face à nous, son sourire de prédateur en marche. Il me souriait de façon désinvolte tandis qu'il regarda d'un air gourmand Sam.
-Ne serait-ce pas Sam Evans ? Tu t'es décidé à quitter ton lutin ?
-Vous vous connaissez ? réalisais-je alors.
-Plus ou moins, rétorqua Sam qui ne comprenait rien à la situation.
-Alors professeur Beau Gosse, on continue de prendre ses conquêtes au jardin d'enfant ? En même temps, Sam n'est plus vraiment un enfant pas vrai ? Devenir gigolo fait grandir très vite.
-Ferme la Smythe si tu ne veux pas que mon poing se retrouve étalé sur ta figure.
Sebastian ne releva même pas la remarque et me dit sérieusement :
-Au moins, t'es passé à autre chose. J'avais peur que tu restes accroché à moi trop longtemps.
Sam qui venait de percuter la nature de ma relation avec Sebastian, intervint à son tour :
-Vous avez eu une liaison tous les deux ?
-J'en ai eu une avec la quasi totalité du Scandal's... Sauf toi à vrai dire. Tu sais ou me trouver si tu deviens intéressé.
Sebastian venait de lui faire un clin d'œil. Moi j'étais dégouté. Je ne savais absolument pas ce que je faisais ici. Pourquoi j'avais entraîné un de mes élèves - d'accord devenu un ami - dans cette histoire. Pourquoi j'étais revenu ici ? Je devais être sacrément masochiste pour me faire autant de mal. Parce que Sebastian me faisait du mal. Il était devenu une sorte de drogue que j'avais besoin de revoir. Il m'avait fait m'attacher à lui plus que de raisons. Je voulais le faire sortir définitivement de ma vie, mais j'en étais incapable. Et ça, il devait l'avoir compris vu la façon dont il me regardait.
Il ne me restait que la fuite, encore une fois. Je laissais Sam planté là tandis que je tentais de retrouver la sortie, pour partir définitivement d'ici. Mais Sebastian ne semblait pas décidé à me laisser faire, il m'avait suivit, puis il m'attrapa par le bras et me fit le suivre jusqu'aux toilettes de l'établissement.
-Dehors, ordonna t-il à un couple qui était en train de se peloter.
Comme si son ordre venait de Dieu lui même, les deux jeunes s'exécutèrent. Sebastian lui se regarda dans le miroir, se recoiffant, oubliant presque ma présence.
-Il faut savoir être élégant en toutes circonstances, me dit-il.
Son égocentrisme m'énervait, j'avais envie de le... C'est ridicule, je n'avais aucune envie de le frapper ou de le détester, un truc chez lui me donnait juste envie de l'embrasser.
Comme s'il lisait dans mes pensées, Sebastian abandonna le miroir pour s'asseoir sur le lavabo et me regarder, de son sourire si enjôleur :
-Je sais pourquoi t'es là. T'as envie de moi et t'arrive pas à me sortir de la tête. Je provoque ça chez certains mecs. Appelons ça... Mon charme naturel.
-T'es trop prétentieux.
-C'est vrai, je le suis, mais je suis loin d'être stupide Professeur Beau Gosse. Me dit pas que le streap teaseur c'est ton mec, c'est juste un de tes élèves avec qui tu as laissé la relation devenir un peu trop amicale et dont tu te sers pour me dire que t'es passé à autre chose et que t'es plus accro à moi, mais tu te mens tellement à toi même que je vois ta queue s'allonger d'ici. Comme Pinocchio.
-C'est tout ce que tu avais à me dire ?
Sebastian descendit du lavabo et se rapprocha de moi. Par instinct je me reculais, pour ne pas devoir me retrouver trop proche de lui et ne plus savoir me contrôler, mais c'était trop tard. Dos au mur, lui en face de moi, il murmura dans mon oreille :
-Tout ton corps me montre que tu as envie de moi. Si je t'embrassais, tu te laisserais faire en redemandant d'avantage.
-Pourquoi tu joue à ça avec moi ? répondis-je sur le même murmure.
Il se bloqua un instant avant de sourire à nouveau et de reculer, me laissant la possibilité de respirer.
-L'année dernière je t'aurais répondu que ça m'éclatait de provoquer ce genre de désirs chez un mec. Que m'amuser avec des gars c'était jouissif, d'avoir cette forme de pouvoir sur eux, comme je l'ai sur toi.
-Et aujourd'hui ?
-Aujourd'hui, je veux te faire prendre conscience que je ne suis qu'un putain de petit con égocentrique qui n'en a rien à faire de ta gueule, t'es rien pour moi, et tant que ça tu l'auras pas compris, t'iras de plus en plus mal et ça, je veux pas l'avoir sur ma conscience. J'ai déjà faillit foutre en l'air un mec une fois à cause de ça, je veux pas recommencer.
Il avait le mérite d'être clair et honnête. Mais même si j'entendais ces mots, même si je les comprenais, j'avais envie de les oublier aussi vite. Pourquoi fallait-il que je craque autant pour cette fausse gueule d'ange ?
-Et un conseil, arrête de t'intéresser aux petits jeunots, je suis sur que tu peux trouver un trentenaire pas trop mal fichu qui voudra bien de toi.
Sebastian quitta les toilettes sur cette dernière phrase, me laissant seul avec moi même, encore plus mal que je n'avais pu l'être les jours précédents. Je n'avais plus envie de bouger, plus envie de rien. Comment un homme de mon âge pouvait-il en arriver à succomber au charme d'un adolescent égocentrique et aussi... Méchant ? Non, il n'était pas méchant. Dans une certaine mesure, même si la forme n'était pas la bonne, le fond était qu'il voulait surtout me protéger, tout faire pour ne pas que je m'accroche à lui désespérément, que je puisse passer à autre chose.
Mais pouvait-on vraiment passer à autre chose après avoir gouté à Sebastian Smythe ? Je n'étais qu'un numéro pour lui, un parmi tant d'autres. Une association des ex amants de Sebastian Smythe devait même exister, j'en suis sur.
-C'est un vrai con.
Perdu dans mes pensées, je n'avais même pas entendu que Sam était entrer dans les toilettes pour me rejoindre et surtout voir comment j'allais. Il s'approcha de moi, continuant :
-Tu veux qu'on rentre ?
-J'ai un peu pourrit ta soirée.
-Mais non. De toute manière, c'est pas ici que je trouverais quelqu'un d'intéressant. Je suis sur qu'aucun des mecs sur la piste de danse n'a jamais vu Avatar ou joué à Pokemon sur sa DS.
J'arrivais à rire, Sam arrivait à me faire sourire et à me changer les idées. Il pouvait être un véritable anti dépresseur à sa manière. Mais Sebastian avait raison sur un point, je devais vraiment éviter de fréquenter des adolescents et de m'en faire des amis. Même si dans le cas de Sam, c'était un peu trop tard.
Je le suivais jusqu'à la sortie du Scandal's pour rejoindre ma voiture. Je regardais une dernière fois l'endroit, persuadé de ne plus jamais y revenir. Même si je savais que les jours prochains seraient durs, je savais qu'il me serait possible de rebondir et de faire une croix sur Sebastian.
Même si la seule chose que j'arrivais réellement à retenir c'était qu'il avait prit la peine de me mettre en garde contre lui pour me protéger. Et à cet instant précis, mon esprit pensait que s'il souhaitait me protéger, c'était pour mon bien et que par conséquent, il devait tenir un tant soit peu à moi et que cette nuit avec lui n'avait pas juste était rien du tout.
L'esprit peut parfois se convaincre de tellement de choses quand on désire quelqu'un, et c'est ce que j'apprenais à mes dépends.
