Auteur: Chokella
Source: Merlin
Paring: Merthur ( principal )
Disclaimer: Les personnages de Merlin ne m'appartiennent pas.
Paroles des personnages en normal/ Pensées des personnages en italique
Notes: Pardon d'avance pour les fautes que vous risquerez de voir ! Je n'ai pas de beta.
Je rajouterai que cette histoire se situe après l'épisode 09 de la saison 4.
Je remercie toutes les personnes qui m'ont lu ! Plus particulièrement, celles qui m'ont laissé un petit mot, très agréable à lire: Maledicere Plume, cassiewright et Kalach !
Pour te répondre Kalach, je continuerai ma fic, il faudra juste être patient =D
Pour notre Amour
Chapitre 2
Il ne savait depuis combien de temps il était couché. Le sommeil le fuyait. Normal, après tout, il avait fait une découverte incroyable aujourd'hui ! Merlin, un sorcier. Il pouffa de rire. Il n'arrivait toujours pas à y croire, cela lui semblait surréaliste. Pourtant, pas plus tard que tout à l'heure, il en avait eu la confirmation. Par Gaius et son serviteur, eux-même !
D'après ce qu'il avait entendu, Merlin l'accompagnait pour le protéger avec sa magie.
Donc depuis quatre ans, le brun agissait derrière son dos ? Pourquoi ? Il devait avoir une raison pour faire cela. Voulait-il le garder en vie pour le tuer à sa façon ?
Il décida de couper court à ses pensées. Il allait trop loin. Que Merlin le haïsse au point de souhaiter sa mort le détruirait. Comme la haine de Morgana à l'égard de son père avait fragilisé celui-ci. Uther avait profondément aimé sa fille, il n'avait pu supporter ce qu'il s'était passé.
Que ressentait-il pour Merlin ? De l'amitié, oui. Mais quelque chose d'autre aussi. Seulement, il ne voulait même pas l'envisager. Il ne voulait plus aimé. Les sentiments ce n'était pas pour lui. Surtout vis à vis de son serviteur.
Il se sentait désespéré.
Comment devait-il réagir maintenant ?
Lorsqu'il avait revu Merlin, trois heures auparavant, il lui avait semblé différent. Comme si cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu. Il se rendait donc compte des changements qui s'étaient opérés en lui.
C'était à peu près exact. Il avait toujours voulu le voir comme son idiot de serviteur. Mais souvent, son ami de montrait sage et avisé. Il était d'ailleurs de bons conseils et le remettait à sa manière dans le droit chemin. Il avait besoin de lui. Plus qu'Agravaine et Gwen réunis. Il savait qu'il n'avait pas à douter du brun. D'accord, Merlin lui avait caché sa magie. C'était compréhensible ! Merlin était bon de nature, il ne le trahirait pas. Il avait une âme d'enfant, si il devait faire de la magie, ce serait plus pour faire sourire et briller les yeux d'émerveillements.
Il savait qu'il lui cherchait des excuses.
Soudain, il eut une idée.
C'était une chose que lui avait appris son père autrefois et qu'il avait oublié avec le temps.
« Fils, les Hommes se trahissent. Regarde les bien et tu sauras. »
Il lui faudrait étudier la posture, les expressions du visage. Il le faisait pour s'amuser lorsqu'il était jeune, espérons qu'il n'ait pas perdu la main. Ou plutôt, le coup d'oeil.
En pensant à ce qu'il pourrait voir de Merlin, le lendemain, il s'endormit. Son sommeil ne fut pas réparateur. Ses peurs lui firent face en rêves: Merlin s'alliant à Morgana, Merlin prenant le pouvoir et faisant de lui son esclave personnel, et d'autres encore.
Il s'éveilla barbouiller et nauséeux. Il priait pour que ces songes ne se réalisent jamais.
Il resterait au château une heure puis partirait pour la forêt ténébreuse. Le trajet prendrait une demi-journée.
Il profiterait de ce temps pour parler avec Merlin et attendre qu'il se trahisse. Si cette méthode fonctionnait, il le ferait pour toutes les personnes proche de lui.
La porte s'ouvrit et son serviteur entra bruyamment, comme à l'accoutumée:
« Debout ! Une longue journée nous attends ! »
Il traversa la chambre jusqu'à atteindre les rideaux. Les timides rayons du soleil ne lui agressèrent pas les yeux. Il était très tôt, comme à chaque fois qu'ils avaient une mission. Il se leva, mangea son petit-déjeuner puis s'habilla. Il laissa Merlin lui enfiler sa côte de maille ainsi que son armure.
Merlin parût surprit de ce silence. Mais en voyant les gestes lents de son roi et les cernes, il sourit, fortement amusé.
« Mauvaise nuit ? »
Arthur releva la tête. Il se rendit compte qu'il observait avec grand intérêt ses pieds. Il planta ses yeux sur Merlin qui le regardait comme si il avait perdu son cerveau dans la nuit. Tout dans son corps montrait qu'il se retenait de rire.
Il laissa un sourire naître sur ses lèvres.
« Oui. J'ai rêvé de toi. Un vrai cauchemar ! » Lança t-il, l'air de rien en attachant son épée à sa ceinture.
Merlin s'esclaffa. Les petites piques qu'ils s'envoyaient quotidiennement montraient que leur amitié était saine. Que tout allait bien.
C'était une amitié qui leur convenait.
« Et qu'est-ce que j'y faisais dans ce rêve pour vous mettre dans cet état. »
A la dernière minute, il regretta sa demande. Il n'y avait pas pensé mais serait-il possible qu'Arthur ait songé à lui d'une autre manière ? Le genre de rêves que certains appelaient cochons ? Il rougit bien malgré lui.
Le roi qui allait lui répondre, vit cela et s'interrogea. A quoi pensait-il pour rougir de la sorte ? Il trouva ces rougeurs particulièrement adorables sur son ami. Elles étaient d'abord apparus sur les joues, puis s'étaient jointes par le nez et avaient continué leur chemin vers les oreilles si mignonnes ainsi décollés. A cette vue, une chaleur agréable prit place dans sa poitrine. Il essaya de la faire disparaître mais elle resta fermement à sa place.
Une gêne palpable se mit en place entre eux. Ils auraient pu jurer qu'il y avait une tension sexuelle.
Pour couper court à ses pensées et envies étranges, le roi répondit à la question avec moins d'assurance qu'il l'aurait voulu. C'est maintenant qu'il devait commencer à interroger Merlin.
« J'ai rêvé que tu étais un sorcier. »
Le brun s'étouffa avec sa salive. Toute trace de couleur s'en alla pour une pâleur maladive. Arthur avait l'impression de se retrouver face à un Dorocha.
« Ah bon... Ah, Ah, Ah. Étrange, moi, un sorcier, pfff... » Rit Merlin, très mal à l'aise.
Arthur s'amusa de cette réaction, en bon tyran, voir son ami ainsi lui plaisait énormément.
Il le regarda plus intensément. Il y avait de la terreur dans ses yeux, les traits de son visage étaient beaucoup trop tendu pour être naturel. De plus, il voyait clairement que son ami ne voulait qu'une chose. Fuir.
La douleur bloqua sa gorge et s'il n'était pas si fort, les larmes lui seraient montés aux yeux. Le brun avait peur de lui. Il restait là à ses côtés et pourtant, il s'attendait à être mis au bûcher.
Quel ami était-il ? Quel ami terrorisait celui qui comptait le plus pour lui ?
Il voulait lui dire qu'il savait, qu'il l'acceptait mais il ne le pouvait pas. Pour Camelot, si un sorcier devait rester, ce serait parce que le roi serait sûr des intentions de celui-ci.
Il continua sur sa lancée bien que sa gorge soit nouée.
« Je rêvais que tu usais de la magie à de mauvaises fins. Comme tous les sorciers du monde. »
Merlin perdit son faux sourire serein. Il devint triste. Ses épaules s'affaissèrent et il joua avec ses mains tant il était nerveux.
« Arthur, tous les sorciers ne sont pas mauvais. Vous n'en avez juste jamais rencontrer. »
« Pourquoi ne se montre-t-il pas, alors ? » S'énerva le roi.
« Parce qu'ils savent ce qui leur arrivera s'ils le faisaient. »
« Sont-ils lâches ? »
Les sourcils du brun se froncèrent et ses yeux s'assombrirent de colère. Cette vision fit naître des frissons d'excitations chez le roi.
« Ils ne le sont pas ! Avez-vous oublié ou êtres-vous idiots ? Tellement de sorcier se sont fait tués depuis la grande purge ! Ils se cachent, ils ont peurs. Même si ils le voulaient, ils ne pourraient pas, le risque est bien trop grands ! Puis vous en avez connu des sorciers bons. Les druides sont pacifiques. »
Arthur ne répondit rien. Merlin reprenait son souffle. Il était rare qu'il s'énerve ainsi. Il se concentra sur le rangement de la chambre pour empêcher sa magie de saluer Arthur à sa façon. Le projeter avec force contre un mur lui semblait si tentant, à l'instant. Il devait se calmer. Si seulement, son roi n'était pas si obtus !
Pour Arthur, cette réaction le rassurait. Que Merlin défende avec autant de force les bons sorciers prouvait que celui-ci était de ce côté.
Mais il savait que sa façon de penser n'était pas la bonne. Bons et Mauvais sorciers. C'était un raisonnement digne d'un enfant ! Dans le monde, il n'y a pas de bons et de mauvais. On ne peut ranger la population dans des cases et des catégories. Il en est de même avec les sorciers. Il restait des êtres humains malgré cette magie qu'ils avaient en plus. En plus, d'après ce qu'il savait sur la magie, il fallait faire de longues études pour avoir un niveau correct. Donc au départ, ils étaient normaux.
Son père avait-il raison ? La magie corrompt-elle ?
Il avait tant de question et si peu de réponse !
« Je vais sceller les chevaux. » Fit Merlin.
Il acquiesça d'un air absent. Il se posta face à la fenêtre. La seule personne qui pourrait l'aider était Gaius.
Il se dépêcha. Il ne lui restait que quelques minutes. Il frappa à la porte de la chambre du vieux physicien et entra. Sans perdre de temps, il lui posa la question.
Si Gaius parut surpris, il ne le montra pas. Il réfléchit quelques instants puis répondit:
« Je ne peux y répondre avec certitude. Avant la grande purge, il y avait très peu de sorcier qui utilisaient la magie pour détruire, tuer et pour satisfaire leurs envies égoïstes. Elle existait pour guérir, sauver, amuser etc. Il y avait beaucoup de domaines où la magie était appréciée et respectée. Le problème, c'est qu'il n'y avait pas de lois pour la magie et les sorciers. Donc certains en profitaient. De plus, les nouveaux étudiants en magie n'étaient pas encadrés. Ils apprenaient dans les livres sans se soucier des dangers qu'ils encourraient. Les Druides offraient des cours mais leurs conseils n'étaient pas entendus. Votre père, car il en a souffert, en a interdit l'usage. La suite, vous la connaissez. »
Était-ce cela le problème ? Des lois ? Fallait-il des lois spéciales pour ceux pratiquant la magie ? Il est vrai que laisser une telle puissance seule et libre était dangereux. Même ses chevaliers avaient des lois qu'il se devaient de respecter. Il voyait les sorciers comme des animaux sauvages dans une ville. Si on ne les dressent pas, ils font du mal à eux et aux autres !
Il y réfléchirai soigneusement plus tard. Il avait d'autres questions.
Il repensa à Morgana et à Merlin.
« Qu'est-ce qui peut pousser quelqu'un à étudier la magie malgré l'interdiction ? »
« Chacun à ses raisons, sire. Cela peut-être la quête de la vengeance, de la puissance ou alors vouloir se protéger, et aider ceux que l'on n'aime. D'autres, voudraient l'étudier, percer ses secrets. » Expliqua le médecin, une expression mélancolique sur le visage.
« C'était votre cas ? »
« Pour les savants, elle est fascinante. Elle est emplie de mystère. Ce que nous savons sur elle aujourd'hui est peu, j'en suis sûr. Il y a tant à découvrir sur elle encore. »
« Doit-on la craindre ? »
« Pas la magie, les sorciers, plutôt. C'est par leurs actes qu'ils faut les craindre, non pas pour ce qu'ils sont. Je pense que vous craignez un assassin plutôt qu'un simple villageois. Il faut penser de la même manière avec les sorciers. »
« Vous avez raison. Un assassin, de part ses actes mérite l'exécution. Alors que le simple villageois est, parce qu'il n'a rien fait de mal, innocent. » Réfléchit Arthur. « Alors, mon père est un assassin. Tous ces innocents tués. »
Gaius ne répondit rien à cela. Il ne voulait pas implanter des idées toutes faites dans l'esprit du roi. Arthur sortit de ses réflexions maussades, c'était difficile de penser de son père ainsi.
« Comment Morgana a-t-elle pu devenir sorcière ? Morgause l'avait formé ? »
« Oui, pendant l'année où elle avait disparu. Mais à cette époque, elle n'était que jeune sorcière, pas très puissante. Sa sœur faisait quasiment tout, j'imagine. »
« Mais il y a quelque chose qui cloche avec Morgana. Je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. »
« Comment cela ? »
« Quel a été le déclencheur ? Qu'est-ce qui l'a poussé à haïr mon père et à faire de la magie. »
Gaius fit une grimace.
« Vous savez ? Dîtes-moi. »
Cela sonnait clairement comme un ordre.
« Morgana a développé de la magie seule. »
A la tête que fit le roi, il précisa.
« Certaines personnes peuvent avoir le Don. La magie qui s'est transmise du parent à l'enfant. On peut savoir la puissance de cette personne en sachant à partir de quel âge, les premiers éclats magiques sont apparus. »
« Les éclats magiques » Répéta bêtement le blond.
« Oui, des phénomènes d'origines magiques contrôlés ou non par la personne. »
Arthur était sidéré ! Il ne pensait même que quelque chose de ce genre puisse exister. C'était incroyable mais aussi effrayant. Des enfants faisant de la magie, il imaginait les dégâts !
« Ne faîtes pas cette tête, ils sont très rares. »
« Mais Morgana, elle doit être vraiment puissante. »
« Sans doute. »
« A quel âge ? Et comment ? »
« Depuis l'apparition de ses cauchemars. »
C'était surprenant. Elle avait dû avoir peur. Devoir se cacher de son propre père. Combien d'autres sorciers avaient été dans son cas. Empêchés d'être eux-même, il comprenait qu'ils aient mal tournés.
Merlin était l'un d'eux.
Gaius l'observait calmement. Ces questions pertinentes le faisait espérer. Peut-être qu'Arthur serait moins bouché sur la magie que son père. Après tout, le jeune homme n'était pas comme Uther. Il ressemblait de plus en plus à Ygerne.
« Pensez-vous que l'on puisse la battre ? Si elle a le don, nous sommes condamnés. »
« Non, nous avons réussi à la vaincre, une fois. »
« Un coup de chance ! Je sais que face à elle, je ne pourrai rien faire. »
« Je ne peux vous dire qu'une chose, contre la magie, il faut opposé la magie. »
Gaius avait raison, malgré toutes les attaques magiques contre Camelot et lui-même, ils s'étaient relevé. Grâce à Merlin, il en était persuadé.
Il observa le médecin qui attendait là, poliment. Il le vit faussement détendu. Il lui dissimulait quelque chose.
« Gaius. Je veux réfléchir sérieusement à propos de la magie. Je ne le peux si vous gardez pour vous des informations. »
Les yeux du plus vieux s'écarquillèrent. Il remua gêner.
« Je ne vous trahirais pas. Vous pouvez m'en parler, qu'importe que ça me blesse. »
« Eh bien... Si vous êtes encore en vie aujourd'hui, c'est le fait d'un sorcier puissant qui vous protège constamment. »
« Merlin » Pensa le jeune roi.
« Continuez. »
« Il se nomme Emrys. »
« Emrys ? C'est un beau nom... » Chuchota le blond, était-ce un code pour protéger son ami ?
« En effet, vous l'avez déjà rencontré. Malheureusement et bien malgré lui, il a attiré vos foudres. »
« Hein ? »
« C'est le vieux sorcier. Celui à qui vous avez demandé de l'aide. »
Comment était-ce possible ? Merlin et Emrys étaient deux personnes différentes ?
Il allait poursuivre son interrogatoire quand son serviteur entra.
« On vous attend ! »
« J'arrive. Gaius, merci pour tout. Nous reprendrons cette conversation à mon retour. »
« Oui, sire. » Fit le physicien en s'inclinant.
Ils étaient partis depuis plusieurs heures. Il avait prit ses fidèles chevaliers: Leon, Elyan, Gwaine et Percival. Il chevauchait près d'un Merlin perdu dans ses pensées. Pensait-il au piège de la sorcière, se répétait-il les sorts et charmes dont il aurait besoin ? Il semblait inquiet. Avait-il peur de se servir de sa magie devant eux ?
Mais ils avaient un avantage. Morgana ne se doutait pas que Merlin puisse être sorcier et que ce soit lui qui déjouait ses plans.
Alors qu'ils se rapprochaient de la forêt ténébreuse, Merlin sursauta en inspirant violemment. Il resta dans une position crispée et le regard vide face à lui pendant quelques secondes.
« Merlin ? » S'inquiéta Gwaine.
Ils étaient tous inquiets. Le brun était un ami cher.
« Il faut faire demi-tour. » Dit-il en reprenant ses esprits.
« Pourquoi ? » Demanda Leon.
Bien sûr, le serviteur ne pouvait pas leur dire qu'il avait senti une dangereuse décharge de magie.
« Un pressentiment. »
« Nous devons y aller, Morgana est là. Il faut l'attraper » Décida Arthur en avançant.
Le brun frissonna de terreur, sa magie s'agitait. Elle sentait le danger, le prévenait de fuir. Mais il savait qu'elle était aussi très excitée. Elle avait une quantité d'énergie et de puissance qui se devait d'être utilisé. Elle voulait combattre contre cette chose qui les attendait.
Merlin essaya de se calmer. Ou sa magie allait se libérer sans son accord et tout dévasté.
Ils durent s'aventurer dans la forêt à pied. Les chevaux était trop effrayés. Comme surement tous les animaux aux alentours.
A suivre...
Voilà, la suite !
Avez-vous été satisfait ?
Faites moi part de vos impressions, je les attends avec impatience !
