Auteur: Chokella

Source: Merlin

Paring: Merthur ( principal )

Disclaimer: Les personnages de Merlin ne m'appartiennent pas.

Paroles des personnages en normal/ Pensées des personnages en italique

Notes: Pardon d'avance pour les fautes que vous risquerez de voir ! Je n'ai pas de beta.

Je rajouterai que cette histoire se situe après l'épisode 09 de la saison 4.

Encore merci aux personnes qui m'ont reviewé: Kallach, cassiewright, Padoune2620, annadriya et Aliice-Klaine !


Pour notre Amour


Chapitre 3

L'atmosphère était incroyablement lourde. A l'intérieur de la forêt, le petit groupe ne se sentait pas en sécurité. Mais ils avançaient. Ils étaient des chevaliers, des hommes courageux alors même si ils voulaient partir en courant, ils continueraient ce pourquoi ils étaient venus.

La forêt ténébreuse était très calme. Aucun bruit. Le soleil de fin d'après-midi les éclairait faiblement. Au moins, dans ce paysage effrayant, il y avait quelques touches agréables de couleurs. Les arbres et les fleurs s'épanouissaient maintenant que le printemps était revenu.

Il marchait en file indienne dans un petit chemin.

Merlin était juste derrière Arthur, très concentré, prêt à défendre son roi avec fougue. Les autres les suivait en observant les alentours avec inquiétude. Ils attendaient presque qu'une Morgana enragée apparaissent brutalement et les transforme en pierre.

« R'aaah ! »

Ils sursautèrent et se retournèrent comme un seul homme vers le cri.

C'était Gwaine. Il se tenait la main en soufflant dessus.

« Des orties ! » Râla-t-il.

Soulagés, ils rirent de cet idiot. Leon posa une main sur son coeur en soufflant profondément. Tout ce stress, ce n'était plus de son âge.

« Gwaine, Merlin et toi êtes bien trop maladroits ! Je me demande pourquoi vous êtes là... » Railla Arthur, un sourire suffisant sur les lèvres.

Grâce au chevalier, ils s'étaient un peu détendu mais Merlin ne l'était pas. Il n'avait même pas rit de son ami. Il voulait le voir sourire. Ainsi sérieux, Merlin lui montrait qu'ils n'auraient pas du venir ici. Pourtant, comme toujours, le brun l'avait prévenu et comme toujours, il ne l'avait pas écouté.

Il s'était juré ! De prendre en compte leurs conseils, à Gaius et Merlin. Mais il était trop buté. Et ses ennemis utilisaient cela contre lui. Morgana, la première, elle le connaissait si bien.

Après ce petit intermède, ils progressèrent encore et encore jusqu'à arriver dans les profondeurs de la forêt. Ils débouchèrent dans une clairière.

Ils étaient là où la puissance magique était à son maximum. Sept rochers étaient placés en cercle. Merlin savait que cette clairière était en elle-même magique. Autrefois, elle devait servir à faire des incantations en groupe. Étrangement, ils se placèrent tous face à un rocher. Alors qu'ils regardaient les inscriptions qu'il y avait dessus, Morgana fit son apparition.

« Bonjour, très chers. » Sourit-elle.

Les chevaliers et le roi tenaient leurs épées fermement dans les mains. Levant les mains comme pour faire un signe de paix, elles s'avança jusqu'à être, elle aussi, devant un rocher.

Merlin l'observait intensément. Elle portait une robe noire, ses cheveux s'éparpillaient autour de son visage livide. Il l'avait déjà vu mais aujourd'hui, elle semblait affaibli et encore plus folle que d'habitude. Le brun se souvenait de la belle jeune femme qu'il avait connu. C'était regrettable qu'elle se soit laissé à la haine et au désespoir. Autrefois, il se souciait d'elle, essayait de l'aider mais maintenant qu'elle les avait tous trahis, elle ne lui inspirait que de la pitié. Pathétique mais puissante. Il se devait de ne pas la sous-estimée.

Ses amis et lui purent voir ses yeux briller d'or et ses lèvres murmurer furieusement. Les chevaliers et le roi ne perdirent pas plus de temps et coururent dans sa direction.

Elle écarta les bras avec un sourire supérieur et ils se retrouvèrent attachés aux rochers.

« Ah ! » S'exclama t-elle, semblant savourer sa victoire. « Que c'est bon de vous voir, vous, des hommes si forts, enchainés ainsi... »

En effet, ses compagnons ne pouvaient pas esquisser le moindre mouvement tant les chaînes les entourant étaient serrées et puissantes. Ils étaient tous dos à la pierre, agenouillés de force face à la sorcière.

Merlin était le seul debout. Il s'empressa de se cacher derrière son rocher, donnant l'impression d'être dans le même état que ses amis. Le sort ne devait pas normalement tous les prendre au piège ? Il ne devait pas être autant au point que le pensait Morgana. En tout cas, elle ne se souciait aucunement de lui. Grave erreur. Il posa les yeux plus attentivement sur l'énorme pierre pour y lire les inscriptions. Coup de chance, c'était la langue de l'ancienne religion. Il allait tenté d'inverser le sort pour que ce soit la femme qui se retrouve ligoter.

Pourtant, même concentrer par sa tâche, il écoutait ce qu'il se passait. Il pourrait gagner du temps et quelques renseignements.

« Tout ce travail enfin récompensé. Je t'ai enfin à ma merci, stupide frère ! »

« N'y croit pas, Morgana. Nous t'arrêterons, sois en sûr ! »

« Et comment ? Je suis une puissante sorcière, je ne crains personne. »

« Sauf Emrys... » Pensa t-elle.

Elle se reprit néanmoins, il ne viendrait pas ici, donc la victoire serait pour elle.

« Sache, mon cher frère, que ce lieu que j'ai activé avec quasiment toute ma puissance magique, ne se brisera qu'avec votre mort à tous ! Seul un sorcier pourra défaire l'enchantement. Et encore ! Il faudra qu'il soit très puissant ! » Elle partit dans un rire hystérique. « Comme je savoure ce moment, je t'éliminerai en dernier, Arthur. Enfin Camelot sera à moi et tu ne pourras pas m'en empêcher... »

Elle fixait le blond dans les yeux, semblant prendre un expression innocente.

« Tu sais pourquoi ? » Morgana prit une pause, un sourire cruel sur le visage. « Parce que tu seras mort... »

Le blond l'observait, impassible. Elle pouvait continuer à parler, il ne l'écoutait qu'a moitié. Il réfléchissait à toute vitesse. Ils devaient s'échapper de ce piège te au plus vite. Il refusait de voir mourir ses compagnons. Surtout Merlin.

Merlin !

Alors que la sorcière parlait vengeance et trône, il tourna la tête pour tenter de voir les autres. Cependant, il ne réussit pas. Ces chaînes semblaient très solides. Il espérait que son serviteur ait une solution et qu'il travaillait actuellement dessus. En tout cas, il ne l'entendait pas. On aurait dit qu'il n'était pas là, tellement sa présence était oubliée. Ses chevaliers, eux, hurlaient sur Morgana, ce qu'elle disait les rendaient fous de rage. Il voulu aider Merlin. S'il était en train de tous les sauver, il ne fallait surtout qu'il attire l'attention.

Il se concentra sur la « discussion ».

« Traitresse ! » Lança Leon. « Tu ne mérites pas tes pouvoirs ! »

« Que dis-tu ?! » Morgana devint livide de colère.

Il s'en suivit un brouhaha d'insultes, de paroles venimeuses et de menaces lancées par les hommes. La sorcière serrait les lèvres devant tant de haine. Ses yeux lançaient des éclairs. Ces personnes se permettaient de la juger ! Ils lui étaient inférieurs !

« Il a raison. » La voix d'Arthur fut calme et pourtant, tous l'entendirent. Même Merlin qui prononçait de douces paroles contre sa pierre.

Les chevaliers se turent et bientôt le silence se fit. Morgana s'approcha de lui, quittant son rocher sans se poser de question. Merlin sentit moins de résistance, il savait qu'il allait rompre l'enchantement dans peu de temps. Il continua de caresser la roche de sa voix d'ange. C'était un vrai travail de séduction, il devait la persuader de briser elle-même le sort. Il fallait être patient pour cela et remerciait Arthur mentalement d'être intervenu. Il lui facilitait la tâche.

Arthur la vit s'approcher de lui mais elle ne s'abaissa pas à son niveau.

« Comment ? » Dit-elle, furieuse.

« Sir Leon a raison. Tu ne mérites pas tes pouvoirs. »

« Tu oses ? »

« Oui, j'ose. Qu'espères-tu montrer en agissant de la sorte ? Tu utilises la magie à de fins égoïste. Tu es devenu ce que père haïssait. »

Morgana sembla déboussolée.

« Oh ? Tu croyais que j'étais comme lui ? »

« Mais... »

« Silence, idiote. J'ai beaucoup réfléchit depuis que je suis roi à propos de la magie. »

« Mais, tu dois détesté la magie ! »

« Non, il ne faut pas la détesté. C'est les gens comme toi qu'il faut détesté. De même que l'ont déteste les criminels. »

Ses paroles soufflèrent la brune. Les autres écoutaient avec attention. Léon approuvaient ces paroles ayant été sauvé grâce à la magie.

« Comment as-tu pu venir à cette conclusion ? Tu as souffert à cause de la magie. Uther en est mort ! »

Le blond fronça les sourcils. Personne ne savait à part Gaius et Merlin qu'il avait fait appel à un sorcier pour sauver son père. Morgana parut remarquer son erreur mais il ne lui laissa pas le temps de parler.

« Tu le sais ! C'est donc vrai, il y a un espion a Camelot ! Et il t'a aidé à tuer mon père ! Je découvrirai qui c'est et il le paiera cher ! Dis-moi... »

Sa soeur comprit ce qu'il voulait. De toute façon, il allait mourir, ici et maintenant, elle pouvait lui donner les réponses qu'il souhaitait.

« J'ai enchanté un pendentif. Il avait pour effet d'inverser le sort curatif... »

Elle sourit en voyant l'air désespéré sur le visage de son frère. Le pauvre regrettait d'avoir demander l'aide d'un sorcier ?

« Alors, ce n'était pas de sa faute ? »

« Pardon ? »

« Tu es une telle gêne, Morgana. »

Elle s'étouffa. Décidément, le comportement du roi était étrange. D'abord, il avoue ne pas haïr la magie puis il se sent coupable d'avoir accusé un sorcier innocent qui ne voulait que le bien ? Elle n'arrivait pas à y croire. Puis cette phrase, elle sentait tout le mépris que ressentait le blond à son encontre.

Soudain, elle sentit la prise sur son enchantement se défaire. Elle se rua à son rocher.

« Qu'est-ce que... »

Son sort avait été brisé ! Comment ?

Trop prise dans ses pensées, elle ne sentit que trop tard ses adversaires. Tous étaient libérés. Les chevaliers et le roi l'encerclaient, les lames très proches de son corps.

Pour Merlin qui observait la scène de loin, ce fut un soulagement. Morgana n'avait même pas eu le temps de profiter de la faiblesse de ses amis. A force de blablater et de se croire surpuissante, voilà ce qu'on récoltait.

Lui, il était heureux. Il avait entendu ce qu'avait dit le blond. Des paroles bien sages, il était fier de lui. Puis, enfin la vérité sur la mort du défunt roi. Sa culpabilité lui semblait moins forte.

Arthur était face à la sorcière, la pointe de sa lame sur son ventre, il n'avait qu'une poussée à faire pour se débarrasser d'elle. De là où il était, il pouvait voir Merlin, resté en retrait. Ses yeux si bleus lui renvoyaient tant de sentiments que son coeur se mit à battre plus fort.

« Personne ne te fera de mal, Merlin. »

C'est tout ce qu'il voulait, que son ami soit en sécurité. S'il se laissait aller, il l'enfermerai entres ses bras. Mais ce n'était pas ainsi que l'on pensait de ses amis. Surtout masculins.

Il reporta son attention sur la sorcière, prêt à lui assener le coup de grâce mais ses yeux brillèrent et ils disparurent dans un majestueux coup de vent.

Merlin s'affola.

« Non ! Arthur ! »

Les autres se retournèrent dans sa direction. Ils étaient aussi inquiets que lui.

« Merlin ? » Dit Elyan.

Apparemment, ils l'avaient oublié.

« Où sont-ils ? » Demanda Percival.

« Ils se sont téléportés. Ils n'ont pas pu aller bien loin, ils sont encore dans la forêt. Nous allons nous séparer, il faut retrouver Arthur avant qu'elle ne lui fasse quoi que ce soit ! » Déclara le serviteur.

Ils ne se posèrent pas de questions, ils avaient confiance en Merlin donc ils partirent chacun dans des directions différentes.

Melin souffla et se concentra sur sa magie. Il lui avait fallu éloigner les hommes de lui. Il laissa sa puissance se déployer avec force. Il savait que ce qu'il faisait était dangereux pour ses amis mais ils étaient forts, ils pourraient supporter cela. En effet, libérer ainsi sa magie faisaient s'évanouir le plus robuste des hommes. Généralement, les humains n'en mourraient pas. Grâce à cela, il allait pouvoir localiser la magie de Morgana et sauver Arthur.

Il la trouva rapidement, il poussa sa magie à attaquer la sorcière avec toute sa rage et courut aussi vite que possible. Pendant sa course, il s'aperçut que la magie de Morgana était faible. Une conséquence de l'incantation des sept rochers sans doute. Il exploita cette faiblesse pour y introduire un virus. Le sort n'était pas difficile mais les effets seront dévastateurs.

Quand il arriva enfin, Morgana et Arthur était au sol. Il se précipita sur le blond.

Aucun pouls.

Aucun souffle.

Il était froid comme la mort.

Il était mort.

« Non ! Non ! Non ! Ce n'est pas possible ! » Hurla-t-il.

Pendant la demi-heure qui suivit, il essaya tous les charmes de soin qu'il connaissait mais rien n'y faisait. Arthur ne bougea plus. Il se retourna vers Morgana, l'attrapant par les cheveux, il la secoua.

« Que lui as-tu fait ? Répond ! »

Mais elle resta inconsciente.

La haine et la vengeance s'empara de lui et sans s'en rendre compte, sa bouche crachait une malédiction. La plus humiliante qu'il connaissait.

Mais il ne fut pas satisfait. Parce que son roi gardait les yeux fermés. La douleur qui étreignit son coeur fut si forte que les larmes roulèrent sur ses joues.

« Non ! Arthur... »

Ses sanglots se firent plus forts.

« Reviens... Tu ne peux pas, comme ça... »

Il se sentait si mal ! Tant de sentiments lui bloquaient la gorge et lui broyaient le coeur. La tristesse, la culpabilité, l'amour...

« Les deux faces d'une même pièce »

Il comprenait enfin. Trop tard. La souffrance lui rappelait qu'ils ne pouvaient vivre loin de l'autre. Tous ces moments où ils s'étaient sentit attiré par le blond, il savait maintenant pourquoi. Etait-il amoureux sans le savoir ? Est-ce que cela faisait partit de sa destinée ?

Il posa son visage sur le torse large de son ami et pleura la perte d'un être cher. Encore.

« Pourquoi ? Pourquoi dois-je autant souffrir ? Vais-je perdre tout ceux qui comptent pour moi ? »

Il releva la tête pour le regarder. Au moins, il n'avait pas souffert, ses traits étaient sereins. Voulant le tenir dans ses bras, il l'attira à lui. Arthur avait l'oreille collé contre son torse.

« Tu l'entends ? Non, tu ne peux plus... Sache que mon coeur ne bat que pour toi... »

Il ne savait pas s'il l'aimait, il n'arrivait pas à lire ses sentiments. En tout cas, il pouvait se dire que l'affection qu'il ressentait envers l'autre n'était pas feinte. Cette chaleur dans sa poitrine était différente de son amour pour Freya mais en même temps si semblable.

Il allait abandonner pour le suivre dans le monde des morts. Ensemble, ils iraient à Avalon. Là, il pourrait savoir tout ce qu'il devait connaître.

Il s'en remit donc à sa magie. Elle savait ce qu'il voulait faire, elle tentait de le rassurer, de l'en empêcher mais sa décision était prise.

Il avait beaucoup trop mal, il ne pourrait endurer cette douleur quotidiennement.

Il sentit ses pouvoirs quitter son corps pour les envelopper. Il débuta une incantation qui le tuerai rapidement en serrant étroitement Arthur contre lui. Les perles salées ne cessaient de couler de ses yeux. Il avait peur de ce qu'il s'apprêtait à faire mais il voulait être avec son roi...

Cependant il oublia quelque chose d'important.

Sa magie ne voulait pas cela, elle.

A suivre...


Et voilà, le chapitre trois, J'ai eu du mal à le terminer... C'est vraiment dur d'écrire des scènes tristes !

Merci d'avoir lu et faites moi part de vos impressions, s'il vous plaît !

Bises !