Auteur: Chokella

Source: Merlin

Paring: Merthur (principal)

Disclaimer: Les personnages de Merlin ne m'appartiennent pas.

Paroles des personnages en normal/ Pensées des personnages en italique

Notes: Pardon d'avance pour les fautes que vous risquerez de voir ! Je n'ai pas de beta.

Je rajouterai que cette histoire se situe après l'épisode 09 de la saison 4.

Je tiens à remercier toph90, Believe and Hope, Realita, toshinou, Plume Eben, yumi-chan, Melusine-chan, fleg, Yuki tenshy pour leur reviews ! Ainsi que tout ceux et celle qui m'ont mis en favoris ou follow !


Pour notre Amour


Chapitre 5

Maintenant qu'Arthur était redevenu lui-même, il pouvait réfléchir comme le devait un roi. Premièrement, qu'allait-il faire de la sorcière ? Le bûcher ? Après tout, il ne pouvait la garder dans les cachots: sa magie l'aiderait à s'enfuir... La situation était telle qu'il ne savait quelle décision il devait prendre. Si seulement il existait un moyen de retirer la magie d'une personne, il pourrait enfermer Morgana et la laisser croupir. Il ferait des recherches à ce sujet auprès de Gaius et de Merlin. Il espérait qu'elle ne se réveillerait pas avant leur retour à Camelot sinon, il serait aisé pour elle de disparaitre.

Deuxièmement, maintenant qu'il était sûr qu'il y avait un traitre au château, il devait le trouver et s'en occuper. Son être tout entier criait vengeance. Et son principal suspect était Agravaine. Merlin lui en avait parlé, maintenant, il y croyait de plus en plus.

« Mes amis. Nous devons parler avant d'être rentrés. » Sa voix était forte et dure, elle montrait son état d'esprit actuel, celui de souverain.

Ses chevaliers et Merlin s'arrêtèrent et se tournèrent vers lui attendant la suite avec sérieux.

« Vous avez entendu ce qu'a dit Morgana sur le traitre chez nous. »

Ils savaient ce qu'il allait se passer, Arthur allait s'occuper du traitre et le tuer comme le voulait les lois sévères sur ce genre de crime.

« Sire » Leon prit la parole. « Pensez-vous qu'il soit ici ? »

Sa question jeta un froid sur leur assemblée. Ils se regardèrent soudain méfiants et inquiets. Ils s'entendaient très bien tous les six, ils ne pouvaient imaginer qu'il y ait un traitre parmi eux ! Arthur, Merlin, Leon, Elyan, Percival et Gwaine formaient un groupe qui s'était soudé au fil de leurs aventures.

« Non, j'ai confiance en vous. Tout comme j'ai confiance en Gaius. »

Le soulagement fut perceptible chez les hommes.

« Lorsque nous arriverons, j'appellerais à moi tous les chevaliers et les nobles pour une session d'urgence dans la salle de bal. Les portes seront condamnés et je ferais en sorte d'effrayer le coupable pour qu'il se dénonce de lui-même. »

Les regards déterminés qu'il reçut furent suffisants pour lui donner le courage qu'il aurait besoin pour la suite. Ils seront bientôt arrivés, ils voyaient déjà le château légèrement caché par les arbres. Ils y seront pour la soirée.

Ils reprirent la route chacun dans leurs pensées, se préparant pour ce soir.

Merlin bien qu'il soit heureux de ceci, avait l'esprit bien loin. Arthur n'était plus humain, il était devenu une créature magique qui avait un mode de vie totalement différent des leurs. Et d'après ce qu'il avait entendu, le Daemon le voulait, lui. Avoir une vie de couple et de famille. Il n'allait jamais réussir à s'y faire. En plus, il n'y avait aucun moyen de revenir à la normal, Arthur allait vivre ainsi très longtemps. D'après les légendes qui se transmettaient de sorciers à sorciers, les Deamons étaient immortels.

Il soupira, inquiet de la suite.

« Qu'as-tu mon bel ange ? » Chuchota Arthur près de lui. Sans soute ne voulait-il pas que les autres l'entendent parler tendrement avec Merlin.

Le brun ne put s'empêcher de rougir, Arthur était si beau sous le soleil couchant. Ses yeux lui exprimaient tant d'affection qu'il lui était difficile de ne pas lui rendre le pareil. Il sourit timidement.

« Je m'inquiète de ta situation. »

« Tu n'as aucun souci à te faire. J'éloignerai les problèmes et tu vivras comblé entre mes bras. »

« Que tu dis ! Tu as un royaume à gouverner, une princesse à épouser et un héritier à donner. Oublie ce que tu sembles ressentir à mon égard, ça ne nous mènera à rien. » Assena Merlin tristement, la réalité était bien différente des envies du blond.

Les sourcils d'Arthur se foncèrent de colère. Comment son docile osait-il !

« Tu es mien ! Pour toujours ! » Dit furieusement le roi. « Ne te cache pas derrière des idioties, bientôt je créerais un nid où nous serons heureux et tu ne penseras à rien d'autre qu'à moi ! »

Choqué, Merlin s'empressa de répondre.

« Non mais tu te rends compte de ce que tu dis ?! Tu as d'énormes responsabilités ! »

« Ces responsabilités iront très bien aux autres, tu verras. Je t'épouserai, tu me donneras des enfants et notre royaume sera le plus grand royaume au monde. J'écraserai nos ennemis pour un seul de tes baisers. Je te couvrirai de cadeau. »

Sur cette phrase pleine de sincérité, il planta Merlin et rejoignit Leon et Elyan pour discuter. Etre près de son bel amour faisait disparaitre sa part d'humanité pour celle du Daemon. La créature en lui voulait tant Merlin qu'il se retenait de lui écarter les jambes pour s'y retrouver au chaud et enserré. Il le sentait au plus profond de lui-même, qu'une fois liés, Merlin deviendrait le parfait petit soumis qu'il devrait être.

Ce qu'il ne savait pas, c'était que les sorciers réagissaient différemment au lien que les simples êtres humains.

Merlin de son côté maudit en son esprit Morgana pour ce qu'elle leur faisait subir. Arthur n'était pas dans son état normal. Ces mots doux lui aurait fait plaisir avant qu'il ne devienne un Deamon. Merlin en était sûr maintenant, c'était bien de l'amour qu'il ressentait pour le blond. Sinon, il n'aurait jamais réagi ainsi lorsqu'il l'avait découvert inconscient. Ce désespoir qui l'avait envahi au point de le pousser à se suicider. Il avait déjà vécu la mort d'un de ses proches et jamais il ne s'était senti aussi seul, aussi triste et aussi mal.

Il était pressé d'en parler avec Gaius. Surement en savait-il plus que lui.

Maintenant, il allait essayer de ne pas se faire avoir par les belles promesses du roi. Celui-ci était en pleine phase de séduction, il tenterait plus tard des tentatives plus poussés, tels que des caresses et des baisers. Merlin en était effrayé. Effrayé par lui –même, il refusait de profiter de l'état non-humain de l'autre. Mais c'était si tentant de se laisser aller dans le bonheur que le blond lui racontait.


Tous se tenaient dans la salle de bal, droit comme un I.

Une sueur froide coulait le long de leur dos et ils n'osaient lever les yeux vers leur souverain. Il était réellement majestueux et charismatique au milieu d'eux. Pourtant, il ne se trouvait pas sur son trône ou sur une estrade surélevée. Non, il était à leur hauteur mais semblait nettement supérieur. Les nobles sentaient sa colère, ses chevaliers et les gardes se préparaient à lever les épées au nom d'Arthur. Ses conseillers tremblaient ne sachant pourquoi cette assemblée extraordinaire avait lieu.

Agravaine regardait son neveu. Il le trouvait changer mais dans un sens positif. Il avait l'air si fort et si dominant qu'il semblait venir d'un autre monde. Néanmoins, lorsqu'il avait vu Morgana la semaine dernière, elle lui avait assurée qu'un sort rendrait le blond si faible et si dépendant d'un met délicat qu'il aurait tué quiconque se présentait à lui. Les deux complices l'auraient laissé tuer les habitants de son royaume avant de s'occuper de lui. Morgana aurait pris le pouvoir et aurait gouverné sur les autres sorciers, exterminant les autres.

Mais de ce qu'il voyait, Arthur n'était pas devenu un vampire. Il ne semblait se soucier aucunement du sang des autres. Il fut coupé de ses noirs pensées par la voix du roi.

« Peuple de Camelot ! Je vous ai réunis ce soir pour deux bonnes raisons. La sorcière Morgana est actuellement dans les cachots. »

Cette nouvelle fut accueillie par un brouhaha de paroles différentes. La plupart abasourdis. Certains nobles applaudirent le roi. Agravaine s'inquiéta immédiatement pour la jeune femme mais essaya de ne pas le montrer, les yeux d'Arthur passait régulièrement sur ses traits.

« Mais l'heure n'est pas au réjouissance ! Elle a avoué devant mes chevaliers, mon serviteur et moi-même avoir un traitre, ici, sur les terres de Camelot ! »

Cette fois, il n'y eut plus aucun son.

Déterminé, Arthur rappela les lois qui existaient à ce sujet. Il entama un discours plein de promesse de mort vis-à-vis du complice de la sorcière. Merlin et Gaius, caché dans un coin de la salle observaient attentivement l'oncle d'Arthur. Ils n'avaient pas eu le temps de discuter avant de se retrouver ici. Pourtant, le médecin sentait qu'il s'était passé quelque chose lors de cette expédition.

Avant qu'elle ne soit jeté dans les cachots encore inconsciente, il avait pu jeter un coup d'œil sur elle. Ce qu'il avait vu l'avait glacé d'effroi. Son corps commençait à subir une malédiction dévastatrice. Bientôt, elle ressemblerait à un animal.

Seul un grand sorcier pouvait lancer ce sort et il n'arrivait pas à croire Merlin d'une telle cruauté. Plus que la découverte du traitre, il avait hâte d'avoir l'explication de jeune homme.

« Maintenant que j'ai rappelé les risques encourus par ce traitre, je m'attends à ce qu'il se dénonce. La peine sera peut-être moins lourde. » Poursuivi Arthur.

Mais même s'il disait être plus clément, sa fureur était telle que tous savaient qu'elle ne serait pas tenue.

Aucune voix ne se fit entendre et chacun regardait à droite et à gauche espérant qu'un se dénonce.

Arthur attendit patiemment. Pourtant, son regard ne se portait que sur Agravaine. L'homme essayait d'avoir l'air noble mais son corps semblait figé et son visage pâle. Il regardait les issus, peut-être voulait-il s'enfuir ? Le roi eut une idée, il appela Leon et Gwaine et leur donna des instructions à l'oreille. Les deux hommes ouvrir une discrète porte près d'Agravaine pour s'y engouffrer. Les gens pensèrent qu'ils allaient ramener la sorcière car cette porte donnait sur l'entrée des cachots.

« Mon oncle. » Arthur attira l'attention sur lui.

Il avait bien vu les yeux de l'homme sur la porte. S'il s'enfuyait, il prouverait qu'il était le traitre. Et devant tant de témoin, il ne pourrait hurler à la tyrannie.

« Morgana a cité ton nom. » Continua-t-il, l'air inflexible.

Le silence se fit plus lourd.

L'oncle sentit son souffle se bloquer dans sa gorge. Qu'avait donc fait la sorcière ? S'était-elle crue si sûre d'elle qu'elle avait donné le nom de son seul ami ? Quelle erreur !

Bien sûr, Arthur mentit. Morgana n'avait pas fait ceci mais personne d'autre que ses compagnons et lui-même ne pourrait contester cette affirmation. C'était un moyen comme un autre de pousser l'autre à faire une bêtise.

Et c'est ce qu'il fit.

A une vitesse impressionnante, il jeta l'un de ses poignards sur Arthur et s'enfuit par la porte. Pourtant la lame mortelle ne toucha pas le blond, elle l'avait dévié de quelques centimètres. Elle se trouvait plantée sur le mur derrière lui. Cependant, il était sûr qu'elle l'aurait touché.

Grâce à ses nouveaux sens, il perçut une force tranquille qui circulait librement dans toute la salle. Une puissance douce et délicate qui partit lentement. Elle disparut complètement aux alentours de Merlin et Gaius. Ils avaient l'air soulagé qu'il n'ait rien. Il reporta attention sur les autres. Il s'occuperait de cela plus tard. Il avait un traitre à exécuter.

Il attendit patiemment.

« Votre altesse ? »

Il regarda le conseiller à qui il avait confié les rênes du royaume pendant son absence.

« Il s'est enfuit… »

« Je le sais bien. Mes chevaliers vont le ramener. » Répondit Arthur.

Et en effet, des bruits de pas et des cris se firent entendre par la porte où Agravaine avait pris la fuite. Gwaine et Leon le tenait par les bras, ils le jetèrent aux pieds du roi mais mirent leurs épées en travers de sa gorge. Arthur leur avait dit de rester cachés jusqu'à ce que l'homme quitte la salle par cette porte pour l'intercepter.

« Voici donc notre traitre ! » Cria Arthur. « Que sa sentence soit un exemple pour ceux qui oseront trahir Camelot ! »

Sur cette phrase, il tira son épée. Les femmes nobles présentes crièrent d'effroi en se cachant les yeux. Les hommes déglutirent, effrayés par ce qu'il allait se passer.

Et Agravaine parla.

« Mon cher neveu. » Sourit-il malgré la peur. « Ce n'est pas ce que tu crois ! Elle m'a forcé à te trahir sinon elle m'aurait jeté une malédiction ! »

Arthur abaissa son arme. L'homme restait sa seule famille. Il voulait y croire mais une pensée furtive passa dans son esprit.

« Tu n'as besoin de personne. Sauf de Merlin. »

Et c'était vrai. Ses nouveaux instincts lui dictaient de se venger de cet homme. Il sera un danger futur pour son bel ange. Il devait l'éliminer pour sa sécurité.

« Quiconque trahit n'aura de deuxième chance. »

Sous sa force brute, sa lame s'enfonça dans le corps jusqu'à la garde. Il l'a retira lentement, s'assurant que les cris de douleurs restent à jamais gravé dans les esprits des autres. Il regarda son oncle dans les yeux tout le long. Quand il poussa son dernier soupir, le noble sut que l'autre n'était plus humain : ses yeux étaient devenus totalement noirs à a vue de son sang.


Le médecin posa un bol de soupe en face de Merlin et s'assit. Ils mangèrent chacun dans leurs pensées.

L'acte d'Arthur les avait secoués. Tuer ainsi son oncle, ils ne l'auraient pas crus capable. Bien que barbare, c'était un message fort contre ses détracteurs. Beaucoup qui pensait prendre sa place en le pensant faible, pensaient ce soir différemment. Arthur n'hésiterait pas à vous exécuter de sang-froid en ayant les preuves contre vous.

Après la mort de son oncle, il avait lancé un dernier avertissement et les avait tous congédié de la salle de bal. Demain matin, le royaume entier saurait que le roi avait lui-même exécuté son traitre d'oncle. Et que la sorcière Morgana était dans les cachots.

Merlin s'aperçut du regard perçant sur lui. Excédé, il expliqua tout à l'homme qu'il considérait comme son père.

« Quand je suis arrivé, il était mort, Gaius. J'ai eu cette envie intense de me tuer pour le rejoindre… »

Le vieil homme soupira tristement, quelle miracle que les deux soient vivants ce soir.

« Ma magie ne l'a pas voulu » Sourit Merlin. « Quand je me suis levé, Arthur semblait en bonne santé mais il était étrange. »

« Comment cela ? » S'enquit Gaius.

« Je l'ai su dès que j'ai laissé ma magie courir dans son corps. »

Les sourcils du médecin se levèrent comiquement, l'air de dire « Tu te rends compte de ce que tu as fais ! Tu aurais pu faire découvrir ton secret ! Stupide gamin ! »

« Je sais Gaius » S'empressa de dire Merlin, comprenant la langue des sourcils levés. « Mais à ce moment, Arthur n'était pas lui-même, j'aurai pu faire apparaitre de l'eau qu'il aurait trouvé cela merveilleux. »

Devant l'air attentif du vieux, il continua.

« Je suis sûr qu'il est devenu un Daemon. »

« Quoi ? Un Daemon ! »

« Oui, tu l'aurais entendu, il me veut comme docile. Il n'arrêtait pas de me séduire… » Rougit le brun.

Contre toute attente, Gaius explosa de rire.

« Gaius ! Ce n'est pas drôle ! »

« Oui, Merlin, pardonne-moi. C'est que tu as le chic pour te mettre dans les pires situations… Je vais ressortir tous mes livres sur le sujet. En attendant, surveille Arthur et ne le laisse pas redevenir la créature qui sommeille en lui. Et surtout, ne te lie pas à lui, sinon tu ne pourras plus te séparer de lui. Et ce n'est pas ce que nous voulons, n'est-ce-pas ? » Dit-il en fouillant sa bibliothèque.

« Oui, oui bien sûr… »

« Mais comment on se lie avec un Daemon ? »

Comme Gaius ne se souciait plus de lui. Il partit rejoindre Arthur. Il était l'heure de lui apporter son repas. Muni de son plateau, il rentra dans les appartements du roi.

« Arthur ? Mais qu'est-ce que… ! »

Le blond l'attendait visiblement.

« Entre, mon doux. Pose ça sur le table et vient. »

Comme dans un rêve, il fit ce qui lui était demandé. Il s'approcha du lit où le blond était allongé, il ne portait qu'un pantalon et lui exhibait son corps de dieu grec.

Rougissant, il monta sur le lit et s'approcha de l'autre qui l'enferma entre ses bras. Il ne savait pourquoi il agissait comme ça. Une délicieuse odeur lui retournait le cerveau.

« Voilà enfin ta place. » Dit Arthur en enfouissant son nez au creux de son cou.

Il ne sut combien de temps, ils restèrent ainsi. Merlin se mit à somnoler au chaud et à l'aise près du blond. L'autre lui avait fait retirer ses chaussures, sa veste et son foulard pour le garder sous la couette, dans ses bras fort. Arthur lui déposait régulièrement des baisers dans le cou et sur son visage. C'était assez chaste pour l'instant. Merlin n'avait conscience de rien d'autre que d'Arthur. Il pourrait passer sa vie de cette manière pourvu que cette odeur ne s'arrête jamais. Il entendait de légers grognement s'échapper de la gorge bronzée. C'était le moment le plus agréable et le plus tendre de sa vie.

La porte s'ouvrit bruyamment.

« Merlin ! »

Gaius n'osa pas s'aventurer plus dans la pièce. Le regard d'Arthur était effrayant. Le bruit les avait fait sursauter et le blond avait tout de suite pris une posture protectrice. Il gardait Merlin derrière son corps, encore perdu sous les draps. Lui était levé, le corps tendu vers le médecin près à l'attaquer. Des grognements agressifs se faisaient largement entendre.

« Merlin ! Reprends-toi ! Arthur va m'attaquer ! »

Le dit Arthur n'apprécia pas que cet homme qu'il ne reconnaissait plus ose les importuner de la sorte. Déjà, il avançait vers le vieil homme pour le lui faire payer. Mais une main sur son bras le fit arrêter. Merlin n'arrivait pas à se rasseoir correctement, ses mouvements étaient lents et désordonnés.

« Arthur… » Supplia-t-il d'une voix faible. « C'est Gaius, notre ami… »

Les yeux du roi revinrent lentement bleu-gris, la teinte obscure s'éloignant pour l'instant. Il grogna en voyant Merlin dans son lit et aussi épuisé. Cette vision lui fit beaucoup d'effet. Il sentait son bas ventre se réchauffer.

« Sire… Reculez que j'examine Merlin… » Dit Gaius.

Son esprit hurlait de tuer Gaius puis de prendre la vertu de son ami. Mais il repoussa ces idées et fit ce qu'on lui demandait. Il continua de grogner dès qu'il vit quelque chose qui lui déplaisait ; c'est à dire tout le long de l'examen. Merlin se sentait déjà mieux et retrouvait ses esprits. Comment avait-il pu agir ainsi ! Il était au moins une heure complète dans les bras du blond à se laisser embrasser. Les joues rouges, il admettait qu'il aimerait bien recommencer. Ça avait été vraiment agréable.

« Ça va mieux ? »

« Oui, merci, Gaius. »

Merlin se rhabilla rapidement et s'éloigna du lit et d'Arthur. Pourtant, le roi le rejoignit et se colla à lui immédiatement, un bras dominant autour de ses épaules. Gaius et Merlin se regardèrent, désespéré. Ils comprenaient, vu le nombre limité de personnes autour d'eux, que le roi n'arrive pas à se contenir. La créature et Arthur ne tarderait plus à ne faire qu'un.

« Arthur, Merlin, j'ai fini mes recherches. Je pense trouver d'autres ouvrages dans la bibliothèque avec Geoffroy de Monmouth mais pour l'instant voici ce que je sais : Arthur est bien un Daemon. Pourtant, aucun sort connu à ce jour n'est capable de transformer un être humain en Daemon. Vous souvenez-vous de ce qu'a dit Morgana en lançant le sort ? »

« Non, c'était la langue de l'ancienne magie. »

« Je vois… Il faudra l'interroger alors. »

Merlin intervint « Mais alors, que s'est-il passé ? »

« Quelque chose a du interférer dans le sort de Morgana. » Gaius lança un regard éloquent à Merlin. Celui-ci comprit que c'était sa magie. Donc il était en partie responsable de l'état de son ami. Il se sentit coupable.

« Amour, ne t'inquiète pas pour moi, je serai le meilleur mâle pour toi. » Lui sourit le blond complètement ailleurs.

Cela fit sourire Gaius. Arthur n'avait pas l'air de s'occuper de sa condition, seul comptait Merlin pour lui. C'était un peu attendrissant si on exceptait le futur chaotique qui les attendait.

« Un Daemon est l'une des créatures les plus rares qui soient. » Continua Gaius. « De par leurs apparences humaines, il est difficiles de les trouver car elles se cachent au milieu des autres et imitent nos comportements. Depuis que tu as dit à Arthur d'agir comme avant, personne n'a remarqué quoi que ce soit. »

Merlin approuva. Il redevenait un Daemon seulement en sa présence.

« Je me sens bien, moi. J'ai l'impression de savoir où je vais… et avec qui. » Avoua le roi en regardant le brun près de lui.

« C'est tout à fait normal. Tu agis à l'instinct. Il te dicte ce que tu dois faire. De même que Merlin qui a un pouvoir sur toi. »

« Vraiment ? » S'enquit le jeune sorcier alors qu'Arthur grognait de mécontentement. Il n'appréciait pas que son docile soit plus fort que lui.

« Oui, mais c'est plus de la manipulation. »

Sur cette phrase, il demanda à Merlin, de montrer un exemple.

« Euh… » Merlin ne savait pas quoi faire. Il eut une idée et sourit diaboliquement. « Fais ton lit. »

Arthur ne bougea pas d'un pouce, ses lèvres s'étirèrent en un sourire mesquin.

« Pas comme ça, Merlin. Tu dois le manipuler. » Précisa le médecin, attentif.

Manipuler, ok. Mais il ne savait pas manipuler. Il se souvint de Morgana qui avait été la reine de la manipulation auprès d'Uther.

Le plus petit leva des yeux suppliant vers Arthur « Ça me plairait beaucoup que tu fasses ton lit… »

Le roi se figea, essaya de résister mais s'avoua vaincu. Merlin était si mignon et la chose en lui le poussait à satisfaire son futur docile. Il le serra dans ses bras en l'embrassant sur la tempe « Très bien, Amour, tout ce que tu voudras ! »

Il fit donc, pour la première fois de sa vie, son lit.

« Voilà, j'espère compter sur toi pour empêcher Arthur d'agir de façon trop flagrante lorsque vous serez en public. »

« Bien sûr, Gaius.» Son ton laissa entendre qu'il allait en profiter.

« J'ai fini, mon tendre. » Fit la voix d'Arthur sans laisser le temps à Gaius de gronder son protégé.

Le lit n'était pas parfait mais c'était ça de gagner.

« Revenons à mes explications. » Commença le vieil homme. « Un Daemon passe son temps à rechercher son âme-sœur. Une fois trouvée, il l'a séduit, se lie avec et fonde une famille. J'ai un livre très complet sur ça que je vous passerai. Je vois que vous souhaitez être avec Merlin, n'est-ce pas ? »

« Oui, et personne ne se mettra entre nous. »

Gaius hocha gravement la tête.

« Pour ce qui est de vous, Arthur, je tiens à préciser que vous n'êtes plus tout à fait humain. Votre rythme cardiaque bat faiblement, vous n'avez pas besoin de respirer, ni de vous nourrir. Vous êtes bien plus fort qu'auparavant et vos capacités sont exacerbées. »

« Et pour le sang ? »

« Le sang ? » Répéta Merlin, blanc comme un linge.

« Quand j'ai tué Agravaine. Son sang m'a fait envie. J'ai voulu lui arraché la gorge avec les dents.

« Mhh… Normalement, vous ne devrez pas avoir envie de sang… A moins que… Mais oui ! Le sort de Morgana devait vous transformer en vampire, au lieu de ça avec la perturbation, elle a fait de vous un Daemon. Quelle chance ! »

« Une chance ? » Dit le brun. « Arthur n'est plus humain, il me veut comme… comme… euh… »

« Epoux, docile, compagnon… » Continua Arthur pour lui.

« C'est ça ! Comment on va faire plus tard ! Ce n'est pas une chance, voyons !» S'énerva le jeune sorcier.

« Merlin, calme-toi. Je sais que tu t'inquiètes mais le fait qu'Arthur soit devenu un Daemon et non un vampire est vraiment une chance. Vois-tu les daemon sont des créatures supérieures aux vampires. Un vampire sera une marionnette dictée par la soif du sang. Il pourrait se nourrir de ses proches et d'un royaume entier sans s'arrêter. Imagine ce qu'aurait donné un vampire à la tête de Camelot. »

« Quelle horreur… »

« Voilà le projet de Morgana. Heureusement que cette perturbation a eu lieu. » Sourit Gaius à Merlin.

Celui-ci sourit, un peu soulagé.

« Mais j'aurais besoin de sang ? » Demanda Arthur.

« C'est à vous de voir votre altesse. Laissez du temps et si vous en ressentez l'envie, vous irez chasser des animaux. »

Gaius ne le laisserai pas tuer des personnes pour combler sa faim.

« Bien, c'est tout ce que je sais pour l'instant. Nous vous laissons, sire, bonne nuit. Mettez à profit votre nouveau corps qui n'a pas à dormir pour finir vos dossiers en retard. » Sur ce, il passa la porte. Merlin salua Arthur et suivit le médecin.

Le roi grogna, maintenant seul dans sa chambre.


« Il m'a laissé partir… »

Ils étaient de retour dans leur appartement. Merlin se préparait pour la nuit dans sa petite chambre. Gaius était déjà dans son lit.

« Pourquoi Merlin, tu voulais rester avec lui ? »

« Mais non ! Je trouve ça juste surprenant ! Il était tellement possessif au début. » Rougit le sorcier.

« Le Daemon m'a reconnu comme étant ton père. Ils ont un esprit de famille très fort, c'est pour ça qu'il ne m'attaquera plus. De plus, il veut que je lui donne ta main. Il tachera de faire bonne impression devant moi. »

« Quoi ! Donner ma main ! Mais je ne suis pas une fille. »

« Il l'a bien remarqué, idiot ! Les Daemons n'en ont rien à faire de cela. Il te veut toi, c'est tout. »

« C'est tout ? »

« Oui, c'est tout ! Au lit, maintenant ! »

Grommelant, Merlin, souffla les bougies et s'allongea. Bien que sa tête soit pleine de question, il s'endormit rapidement.

A suivre.


Et voilà pour ce chapitre ! Certains pensaient qu'Arthur était devenu un vampire, eh bah non ;)

Vous en saurez plus au long de la fic sur les Daemons.

Comment trouvez-vous mon Merthur ? C'est plutôt mignon, pour l'instant :p

Believe and Hope tu as trouvé pour l'interdit mais comme tu as donné deux propositions je te laisse en choisir une seule :)

J'ai deux petites questions pour vous: En quoi Merlin a transformé Morgana ? Et quelle est cette odeur qui a retourné le cerveau de Merlin dans la chambre d'Arthur ?

A vous de jouer :D

N'hésitez pas sur les reviews, j'adore ça !

Bises !