Auteur: Chokella

Source: Merlin

Paring: Merthur (principal)

Disclaimer: Les personnages de Merlin ne m'appartiennent pas.

Paroles des personnages en normal/ Pensées des personnages en italique

Notes: Pardon d'avance pour les fautes que vous risquerez de voir ! Je n'ai pas de beta.

Je rajouterai que cette histoire se situe après l'épisode 09 de la saison 4.

Merci pour les reviews ! Ainsi que tout ceux et celle qui m'ont mis en favoris ou follow ! Désolée si je n'ai pas répondu à tous vos messages :( Merci de m'avoir rappelé que des personnes aimaient mon histoire et voulait une suite. J'ai eu du mal à le pondre celui-là: pas d'envie, trop de devoirs :/

Mais il est là ! Bonne lecture et encore merci pour les reviews ;)


Pour notre Amour


Chapitre 6

Merlin dormait comme un bienheureux. Il avait été épuisé avec tout ce qu'il s'était passé un jour auparavant. Sa magie et son corps récupéraient tranquillement, au réveil dans quatre heures environ, il serait en pleine forme.

Cependant, un courant d'air froid le dérangeait. Il ouvrit un œil en grommelant.

« Stupide porte »

Il se leva paresseusement et frissonna. Il ferma la porte et rejoignit son lit bien chaud. La tête bien enfouie dans son coussin, il repartait déjà au pays des rêves. Mais encore on l'empêchait de dormir ! Une main caressa doucement sa cheville et remonta sous son pantalon pour chatouiller le creux de son genou. Merlin râla en bougeant sa jambe droite espérant éloigner la coquine.

« Mmmh... Va t-en... »

« Quelle beauté... Tu es si désirable ainsi perdu dans le sommeil. » Chanta une voix rauque. Une voix qu'il connaissait bien et qui ne devrait pas être ici.

D'un grand sursaut, Merlin fut assis sur son lit. Il pointa du doigt le blond en face de lui. La lune éclairait la pièce avec une telle force qu'il voyait l'autre aussi nettement qu'en plein jour.

« Toi ! Que fais-tu là ? »

Le roi vint s'allonger auprès de lui et l'attira de force dans ses bras. Il n'était pas vêtu de ses vêtements de nuit.

« Je veille sur mon compagnon. Est-ce interdit, bel ange ? » Susurra-t-il avec un sourire tendre.

Le sorcier se frotta les yeux adorablement en gémissant de désespoir. Il ne capta pas l'éclat de perversion qui brilla dans le regard du roi. Son âme-sœur le faisait souffrir à être aussi excitant. La toile de son bas-ventre était douloureusement tendue.

« Arthur… Retourne dans ta chambre… »

« Non. »

« Mais… »

« Pas de discussion. Rendors-toi. Tu es épuisé. » Finit Arthur en rabattant le drap rêche sur leur corps.

Merlin voulut argumenter encore et encore mais la délicieuse odeur était de retour. Déjà il sentait ses paupières se faire lourdes.

D'un coup d'œil, Arthur s'assura que l'autre s'était bien endormi. Peut-être que son serviteur pouvait le manipuler mais lui aussi le pouvait. Il ne savait comment il pouvait faire ça cependant les phéromones qu'il rejetait semblaient plaire à Merlin et lui facilitait la vie de couple avec son si têtu fiancé.

Enfin, fiancé, pas encore.

La créature au fond de lui murmurait que tant que Gaius n'aurait pas donner son accord à leur relation, Merlin et lui ne pourrait jamais connaitre le plaisir de l'autre.

Pourtant, il avait si hâte. De couvrir son corps de baiser et de découvrir son étroitesse.

Il embrassa l'autre sur le front et se mit à l'aise. Ainsi, on aurait pu croire qu'il dormait mais il était, en vérité, tout à fait conscient de son environnement. Sa perception était telle qu'il aurait pu entendre une mouche voler à plus de 30 km. Nul doute, qu'il entendait tout ce qu'il se passait au château et aux alentours. Quoi que ce soit d'étrange, et il le saurait immédiatement.

Pour l'instant, il profitait de ce tendre moment.

Le lendemain, Merlin se réveilla en pleine forme. Le reste de sa nuit s'était merveilleusement bien passé. Il poussa Arthur loin de lui alors qu'il se levait.

"N'ai-je pas le droit à un baiser ?"

Merlin lui lança un regard, l'air de se poser la question. Puis, un sourire mutin apparut au coin de ses lèvres.

« Ne devrais pas-tu demander à Gaius d'abord ? »

Arthur se renfrogna. Bien sûr qu'il le devait mais rien ne coûte d'essayer. Il se redressa sur ses jambes.

« Je t'attends dans la salle du trône dans vingt minutes. Je t'ai ramené pour toi et ton père, un petit-déjeuner. Mange à ta faim, mon aimé. » Dit-il en sortant.

Surpris que le Roi n'ai rien tenté, il se rinça le visage, s'habilla et s'installa devant la table où un plateau de mets délicieux l'attendaient. Gaius était déjà attablé.

« Il est venu, n'est-ce pas ? » Demanda Gaius.

« Oui, nous avons dormi ensemble... »

Le vieux médecin hocha la tête.

« Dormir est un bien grand mot, pour lui. En tout cas, il t'a veillé. Sache qu'il a toujours un œil sur toi, un Daemon s'assure du bien-être et de la sécurité de son compagnon à tout instant. »

Merlin sentit son cœur et sa magie gonflé d'amour pour le blond. Il n'arrivait pas à résister à toutes ces attentions. Il baissa les yeux vers la table pour se calmer quand il tomba sur un papier caché sous une coupe de vin. C'était un message d'Arthur :

« A toi, mon Doux.

Je t'offre ce repas, je promets de toujours combler tous tes désirs.

Ton dévoué Arthur. »

Les joues rouges, il eut un sourire tendre pour ce roi qui le rendait fou.

Il reprit conscience de la réalité en captant les mouvements de Gaius. L'homme semblait surpris et regardait émerveillé les murs de la pièce en tournant sur lui-même.

« Mais qu'est-ce que... ! »

« Magnifique Merlin ! »

Le sorcier faillit s'étouffer avec sa salive. Sa magie était incontrôlable. Voilà qu'elle réagissait à Arthur en couvrant la pièce de roses de toutes les couleurs. Il fit disparaître tout ça d'un éclat doré dans ses yeux.

« Désolé... » Merlin était penaud et inquiet. Et si ça magie réagissait en face d'un public ?

Gaius eut un petit rire, l'air de comprendre ce qu'il se passait avec Merlin. Dur de résister a un Daemon en phase de séduction. Bien que le futur semblait incertain, il ne pouvait s'empêcher d'être heureux pour Merlin et Arthur. Ils étaient destinés à devenir de grands hommes. L'amour est la plus belles des armes, après tout.

« Dis moi, Merlin, as-tu vu ce qui est arrivé à Morgana ? »

Le jeune reposa sa tomate pour se concentrer sur la discussion.

« Oui, je suis responsable. Quand Arthur est mort, une rage et une haine se sont déversées en moi. Les mots de la malédiction sont sortis de ma bouche sans que je puisse les arrêter. Je regrette. Je ne voulais pas faire ça. »

Gaius grimaça en repensant à l'état de la sorcière. Déjà son bras commençait à rétrécir et à se couvrir d'écailles.

Merlin n'osait plus lever les yeux vers l'autre. Il avait si honte. Il ne valait pas mieux que les mauvais sorciers qu'il combattait...


Après son copieux petit-déjeuner, il marcha jusqu'à la salle du trône. Il croisa ses amis chevaliers qui l'accompagnèrent. Ils plaisantèrent tous ensemble. Malgré cette bonne humeur, Merlin sentait la tension qu'il y avait au Château. Le fait que la sorcière soit ici les faisaient tous stresser. Ils se préparaient à tout moment à ce qu'elle s'échappe. Lorsqu'il poussèrent les portes de la salle, ils trouvèrent le Roi et ses conseillers devant un amas de feuilles.

Arthur lui lança un discret regard, puis salua ses chevaliers.

« Ce sont les courriers qu'échangeaient les traitres. Ils prévoyaient une alliance avec le bandit Helios. » Annonça Le blond.

Tous retinrent leur souffle.

« Nous avons frôlé la catastrophe... » Murmura Sir Leon.

« Ce bandit à une armée sous son contrôle, imaginez avec l'aide de la sorcière ce qu'ils auraient fait de Camelot! » S'inquiéta Gwaine.

« Attendez... » Dit l'un des conseillers. « Ils faut vérifier que les plans des entrées secrètes sont bien en sécurité ! Ils prévoyaient de les dérober! »

Arthur lança l'ordre à ses chevaliers d'aller vérifier pendant que ses conseillers continuaient la lecture des lettres. Pendant ce temps, il s'éloigna avec Merlin afin de discuter. Arthur était soucieux, il était de nouveau l'ancien Arthur. Seulement quand il posait ses yeux sur lui, un éclat d'amour luisait dans son regard.

« As-tu bien profité du petit-déjeuner ? »

« Oui, Arthur, merci. » Lui sourit Merlin. « Tu fais du bon boulot, ne te laisse pas distraire par moi, je t'en pris. La sécurité du royaume est en jeu. »

« Je le sais, mon aimé. Le royaume est ton chez-toi. Je ne laisserai personne te le retirer. »

Merlin leva les yeux au ciel.

« Et tous les gens qui vivent ici ? Il n'y a pas que moi, que je sache ? »

Le roi garda le silence. Grimaçant comme s'il luttait contre une force à l'intérieur de lui. Et c'était le cas. Le Daemon s'insurgeait que son docile ose lui parler sur ce ton. Son rôle ne se résumait qu'à l'aimer et lui faire des poussins. Mais Arthur toujours là malgré tout ne pouvait concevoir Merlin de cette façon. Il était son plus précieux ami, le sage continuellement à ses côtés. Peut-être même sera t-il plus dans le futur. Pour l'heure Arthur faisait taire la chose en son sein, pour rester maître de lui-même. S'il se laissait guider par ses instincts, il enfermerait Merlin dans une tour pour ne jamais l'en laisser sortir.

« Non, Merlin. Il n'y a pas que toi. Je suis le roi d'un royaume entier, pas juste d'une seule personne. Cependant, je sais qu'entre un royaume et toi, le choix et vite fait. » Soupira-t-il.

« Arthur... »

« Je sais ce que tu penses... Mais je ne suis plus humain. Je le sens. Pour moi, tout ce qui compte, c'est toi et notre futur famille. Le Daemon et moi sommes liés maintenant. Et j'ai peur d'une chose-

« Majesté ! »

Les chevaliers revinrent en courant. Le blond et le sorcier se retournèrent vivement. Pris dans leur conversation, ils avaient oublié le reste.

« Ils ne sont plus là ! » S'écria Elyan.


Accompagnés de ses fidèles chevaliers, d'une troupe de soldats vaillants et de son bien-aimé, Arthur se dirigeait vers le sanctuaire du bandit Hélios. Il avait envoyé un messager à cet homme pour prévoir une rencontre. Dans le meilleur des cas, le Roi échangerait les documents contre des pièces d'or, dans le pire, une guerre aurait lieu. Loin de Camelot, c'est dans une forêt neutre qu'ils ont installé leurs tentes de guerre en attendant la réponse du bandit. Le soleil est haut dans le ciel, il n'est pas loin de midi.

Assis sur un rondin de bois, un peu à l'écart des autres, Arthur réfléchissait. Il ne savait pas exactement ce qu'étaient les Daemon, malgré les dire de Gaius. Et de plus en plus, il sentait l'autre en lui, se faire plus insistant. Allait-il disparaître pour laisser place à un monstre ? Que se passerai-t-il pour Merlin ? Il laissa son regard suivre son serviteur. Il juste en face de lui, debout et plaisantant avec Elyan et Percival. Les chevaliers semblaient se moquer du physique du brun, tâtant ses bras pour vérifier l'existence de muscle.

« J'ai pas besoin de muscles, moi, j'ai un cerveau ! » Rit Merlin.

Sa remarque fit rire les deux autres. Arthur sourit. Il prit comme résolution d'aller voir Gaius lorsque cette histoire serait réglée, en espérant que le médecin ait trouvé d'autres informations sur son cas.

Soudain, il sentit l'air se faire lourd de tension.

Il entendit au loin, des pas. Des pas forts et déterminés, des bandits s'approchaient d'eux. D'après les sons qu'ils produisaient, ils ne venaient pas en amis. Le sang allait couler maintenant.

Il tenta de refouler l'excitation qui montait en lui, ainsi que les crocs qui dépassaient de ses lèvres. Il avait une de ces envies de se nourrir. Il voulait du sang.

Pour chasser cette impression, il appela Merlin à lui.

« Arthur ? Qu'est-ce... Arthur ! »

« Quoi ? » Grogna le blond ?

« Tes yeux... Ils sont rouges... »

Le Roi se cacha les yeux de sa main large.

« Que se passe t-il ? » Demanda Merlin.

« Les troupes d'Hélios arrivent. » Répondit Arthur sans voir Merlin devenir livide. « Je sens que je vais pouvoir tuer, ça me plaît un peu trop... »

« Reprends toi, Arthur. » S'affola le sorcier.

Il avait peur que la nouvelle nature du blond le pousse à tuer toute forme de vie dans les alentours : Amis comme Ennemis. S'il pouvait éviter cela, il le ferait.

« De quoi, as-tu besoin ? »

Arthur essaya de se concentrer sur ce que lui disait son ami. Il inspira son parfum, et se concentra sur les battements de son cœur. Lorsqu'il retira sa main de ses yeux, ils avaient repris leur belle teinte grise. Son regard accrocha immédiatement les lèvres vermeilles de son ami. Merlin avait du se les mordre inconsciemment.

« Seigneur... » Se lamenta Arthur.

« Quoi ? »

« J'ai envie de... » Il déglutit quand il vit le brun desserrer le foulard rouge autour de son cou. Avec ce geste, il dévoila son délicieux petit cou.

Arthur se leva avec hâte et s'éloigna de quelques pas.

« Merlin, reste loin de moi ! Je suis dangereux, maintenant ! » Grogna t-il en essayant d'oublier son bas-ventre en feu.

Si la bête en lui avait aussi des envies coquines incluant le jeune sorcier, il n'en faisait rien. Tant qu'il n'avait pas l'accord de Gaius, il n'avait pas le droit de toucher Merlin. Et même s'il l'avait, il aimerait que son ami partage de tendres sentiments à son égard. Le Daemon ne semblait pas s'en soucier, mais lui si !

Il s'ébroua comme le ferait un chat mouillé. Loin de Merlin et de son intoxicant parfum, il recouvrit quelque peu ses esprits.

Il jeta un coup d'œil à Merlin. Il était toujours au même endroit et attendait, visiblement.

« Puis-je venir ? » Demanda t-il en lui offrant un petit sourire.

« Je ne sais pas, Merlin. Je ne me comprend plus... »

« Ce n'est pas grave, ça ira mieux après. Laisse toi le temps. »

Le Roi soupira. Il n'en était pas sûr mais pour Merlin, il ferait tout. Même croire des choses impossibles.

« Quand les bandits seront là ? »

Cette question le ramena à la réalité. Il n'était pas qu'un jeune homme qui devait vivre avec une deuxième personnalité. Il était un Roi qui devait gérer un royaume ET une deuxième personnalité. Cela l'accabla. Il se sentait épuisé de tout. Mais il se ressaisit.

« Dans 30 minutes. »

« Quel est le plan ? »

« On va contourner leur chemin et s'introduire chez eux. »

«Tu penses réellement qu'ils n'ont pas pris le parchemin avec eux ? » Merlin n'y croyait pas.

« Je ne sais pas. Mais je veux les acculé sur leur propre territoire. » Ceci dit, un sourire carnivore apparut à ses lèvres. Il voulait chasser, traquer chaque personne puis les vider consciencieusement de leur sang.

« Arthur ! Tes yeux ! »

Le roi balaya ses idées de chasse pour se concentrer sur la discussion.

« D'accord, tu veux faire ça. Ça ne me semble pas une bonne idée, quand même. » Bougonna le sorcier.

« Très bien. » Arthur grimaça. « Quel est ton plan, mon aimé ? »

Merlin sembla surprit que le blond prenne en compte ses conseils. Puis il se souvint avec bonheur qu'il avait un fort pouvoir de manipulation. C'est d'ailleurs pourquoi Arthur ressemblait en tout point à Arthur. Personne n'avait remarqué un quelconque changement chez ce bon Roi. Il avait cette étrange impression qu'il y avait dorénavant deux Arthur : Celui qu'il avait toujours connu et un autre qu'il allait bientôt connaître. Pour l'instant, l'autre personnalité n'était pas totalement visible. Peut-être fallait-il un temps d'adaptation ?

« Je n'ai pas de plan. »

Arthur haussa les sourcils. Mais le sorcier continua.

« Fait ce qui te semble le juste. Nous te suivrons, quoi qu'il arrive. »

C'était ce que faisait Merlin depuis le début. Aider le blond du mieux qu'il le pouvait, mais rester à l'arrière tant que sa magie devait être caché.

Arthur tourna en rond, réfléchissant au plan. Ils ne pouvaient attendre que les bandits les encerclent. Ils devaient trouver une parade. Éviter la bataille. C'est ce que lui soufflait sa raison. Mais le Daemon ne voulait qu'un pur combat. Déjà, pour impressionner son docile et aussi pour s'amuser. En bon noble qu'il était, il éprouvait du plaisir à chasser les bêtes mais tuer des êtres humains pour l'amusement, ce n'était pas pour lui.

Il souffla un bon coup. Et regarda autour de lui : ils étaient dans une clairière, des arbres gênent la vue mais pas autant qu'une forêt épaisse. En fait, c'est un lieu parfait pour une chasse.

Maintenant qu'il y pense, c'est ici qu'il aurait aimé amener la princesse Mithian, s'il avait accepté sa venue à Camelot. Il aurait fait d'elle sa reine à la place de Gwen. Mais Merlin s'est inscrit dans son cœur et dans ses pensées.

Gwen.

Il l'avait totalement oublié. Un pressentiment le prit. Une lourdeur dans le ventre. Mais il l'a chassa rapidement. Pas le temps pour ça.

Il héla tout le monde autour de lui. Il donna ses ordres rapidement.


Hélios se dirigeait au galop avec ses troupes vers la clairière situé au nord/ouest de la forêt.

Le messager était venu un peu plus tôt lui annoncer que le Roi voulait s'entretenir avec lui afin de récupérer des parchemins. N'ayant eu de nouvelle, ni de la sorcière, ni d'Agravaine, il avait l'impression que les choses avaient mal tourné pour ces deux insectes.

Mais Hélios n'est pas n'importe qui.

Il n'allait pas se laisser avoir par un avorton monter trot tôt sur le trône. Au lieu de traiter, il allait les attaquer. Les prendre par surprise. Après tout, il connait bien mieux ce lieu que ces sales nobles dégoutants.

Ils arrivent bientôt dans la clairière. Ils passent près d'une colline et d'énormes roches sans se soucier du danger.

« Bandits ! » Hurle une voix. Celle de Perceval.

Hélios n'a pas le temps de lever les yeux qu'un gros fracas se fait entendre.

« Attention ! » Crie le chef.

Des roches et des pierres de toutes les tailles leur tombent dessus. Les plus importantes forment un barrage naturel qui effraie les chevaux et les empêchent d'avancer. Un nuage de poussière les étouffent et les aveugles. Déjà, Hélios entend les combats. Les épées s'entrechoquent, des cris de douleurs et les chutes de corps sont nombreux. Il sort son arme, prêt à engager le combat. Mais elle lui ai aussitôt retiré des mains.

« Qu'est-ce que ! » Fait l'homme.

Une poigne puissante l'attrape par le cou et le jette violemment sur le sol. Il voit une forme humaine aux yeux rouges au-dessus de lui. Il tente de se relever, effrayé par cette apparition. Mais la chose le plaque sur le dos avec un effroyable coup de pied.

« Les parchemins ? » Susurre une voix glaciale.

Hélios ne comprends rien mais se débat férocement pour se dégager. Ses mouvements semblent énerver la chose qui lui colle le poing dans la figure. Assommé et le nez en sang, Hélios articule :

« Vous pouvez me tuer... Je ne dirais rien... Je veux le Roi... »

Agacé, Arthur, prends l'Homme par le col pour le mettre à sa hauteur. Il le porte d'une main. Et bien sûr, il est trop fier pour s'abaisser pour ce ridicule insecte.

« Je suis le Roi. Parle maintenant. »

Près d'eux, les combats ont encore lieu mais déjà les sons s'estompent. Le blond n'a pas besoin de vérifier, il a gagné. Il peut entendre les voix des siens : tous vivants.

Le bandit bégaie, ses yeux restent fixés dans le regard rouge.

« Qu'êtes-vous ? » Questionne Hélios, toujours maintenu pas l'autre, comme s'il ne pesait rien.

Méprisant, Arthur lui dévoile les crocs en signe de menace. Son regard se fait plus sombre, il promet la mort. Loin d'être idiot, le bandit se tait. Il cherche de l'aide, il sait qu'il ne peut combattre seul. Mais le paysage qui s'offre à lui est désolant. Ses bandits sont soit morts, soit attaché les uns aux autres à l'aide de cordes. Les chevaux sont fouillés. Les chevaliers et les soldats de Camelot sont tous affairés mais il voit une fragile silhouette qui les observent calmement à quelques mètres d'eux. Son regard croise le sien.

« Qu'oses-tu regarder ? » Grogne Arthur, jaloux.

Il sent son bien-aimé dans son dos. Il n'avait pu le forcer à rester en sécurité sur la colline et le sorcier l'avait suivi jusque ici. Le Daemon lui souffle l'horrible idée que le bandit n'a pas le droit de poser les yeux sur son docile et que pour cela, il doit mourir. C'est sa loi, dorénavant.

Mais malin, Hélios profite de ce moment d'égarement pour s'échapper de cette étreinte et s'éloigne en direction de Merlin. Paniqué, Arthur s'élance de toutes ses forces sur le misérable. Mais comble de malchance pour l'homme, il trébuche sur une branche et tombe sur le sol. Il a le temps de voir le servant avec une lueur doré dans les prunelles.

Il est attrapé par les épaules et retourné sur le dos, les mains du roi serrent son cou. Rageusement, Arthur aime tuer cet homme qui a failli lui ôter son bien e plus précieux.

« Arthur ! Stop ! »

Mais il est trop tard lorsque Merlin s'agenouille près du corps encore chaud mais sans vie d'Hélios.

« Qu'as-tu fait ? »

« Je t'ai vengé. » Marmonne Arthur.

« Ce n'est pas toi »

« Je sais » Le blond regarde fixement ses mains. Ces mains, qui ont pour la première fois tuer avec plaisir. Seigneur, il a sourit pendant ce meurtre.

« Arthur ? »

Les jeunes hommes se retournent pour voir, Sir Leon.

« Oui ? » Dit Arthur en se relevant. Il chasse cette impression étrange entre le vide et la béatitude. Il se sent vide parce qu'il a fait un acte qu'il juge abject mais en même temps béat d'avoir fait la bonne action envers son docile. Foutu Daemon.

« Qu'en est-il des parchemins ? » Demande le plus âgé.

« Hélios ne les a pas. » Fait Merlin. L'homme n'a rien sur lui qui laisse deviner un parchemin.

Les deux autre hommes gardent le silence, soucieux.

« Merlin et moi, nous allons dans le sanctuaire d'Hélios. » Décide Arthur.

« Comment ? Ce n'est pas... » Commence Leon.

« Hélios est venu avec le grand de ses troupes. Il ne doit y avoir presque personne. On va s'y introduire discrètement, récupérer les parchemins et rentrer. Vous et les autres, allez à Camelot ramener les bandits. » Ses ordres donnés, le Roi s'éloigne chercher les chevaux.

Merlin se relève et s'approche de Leon. Il va suivre Arthur, parce que c'est son destin et parce qu'il l'aime. Il veut aussi profiter de ce moment seul pour faire parler le blond.

« Peux-tu transmettre un message de ma part pour Gaius ? »

Leon hoche la tête, bien sûr qu'il peut.

« Demande lui d'accélérer ses recherches. Ça devient très urgent. »

A suivre


Bon, vous en savez un petit peu plus sur Morgana, mais vraiment un tout petit peu ;p

Pareil pour le Daemon mais je suis sûre que vous êtes un peu larguée lol c'est fait exprès ^^ Dites moi ce que vous en pensez :) Je veux connaitre votre avis :D

Pour répondre à Canaan concernant les M-Preg, je n'en ai pour l'instant aucune idée. On est qu'au début de l'histoire, on est encore loin de cette situation :)

Voilà, j'espère vraiment que vous avez aimé ce chapitre.

Bisous :)