Auteur: Chokella

Source: Merlin

Paring: Merthur (principal)

Disclaimer: Les personnages de Merlin ne m'appartiennent pas.

Paroles des personnages en normal/ Pensées des personnages en italique

Notes: Pardon d'avance pour les fautes que vous risquerez de voir ! Je n'ai pas de beta.

Je rajouterai que cette histoire se situe après l'épisode 09 de la saison 4.

Merci à toutes les personnes pour leurs messages, merci pour votre patience, bonne lecture !


Pour notre Amour


Chapitre 8

Merlin refusa de laisser Arthur pour la nuit. Il voulait être là, si au réveil l'Autre était là à la place de son bien-aimé.

Ils se couchèrent donc dans le lit royal, inquiets malgré tout. Le Roi tenait fermement le jeune homme dans ses bras, ils partagèrent bon nombre de baisers tendres mais la fatigue finit par se faire présente. Le blond s'endormit alors que le sorcier fut incapable de fermer les yeux. La tête pleine de pensées déprimantes, il passa plusieurs heures à se questionner, à réfléchir de la situation et incertain de leur futur.

Lorsque l'aube pointa le bout de son nez, il sentit le blond se redresser subitement. Comme s'il venait de faire un horrible cauchemar, il était essoufflé. Le sorcier quitta le lit pour se placer devant la fenêtre.

« Arthur ? » S'enquit Merlin.

Le plus grand tourna la tête vers lui en fronçant les sourcils. Un sourire dangereux prit place sur ses lèvres.

« Tiens, tiens... » Si la voix était toujours celle d'Arthur, il y avait un différent ton, plus dominateur.

Il ne bougea pas mais détailla avidement le corps fin du sorcier avec un sourire pervers.

« N'est-ce pas là mon docile ? » Lui demanda-t-il en lui faisant un clin d'oeil coquin.

« Je suis le docile d'Arthur. » Répondit le brun.

D'un mouvement, sans que Merlin ne s'en rende compte, un corps soudain gigantesque se retrouva face à lui. Pour sûr qu'Arthur n'avait pas grandi pendant la nuit mais il lui semblait d'un coup immense.

« Tu es mon docile autant que celui d'Arthur ! » Rugit l'autre.

Il planta ses yeux furieux dans ceux effrayés du sorcier. Se rendant compte qu'il faisait peur au plus jeune, il se calma en faisant le tour de la chambre.

« Mmh... C'est bien beau tout ça... »

Pendant qu'il fouillait dans les armoires et qu'il visitait les lieux, Merlin tenta une approche.

« Avez-vous un nom ? »

Immédiatement, l'autre revint vers lui. Trop près pour lui, d'ailleurs. Leur torse se touchait et une main se posa sur sa hanche.

« Tu peux m'appeler Inaem et nul besoin de me vouvoyer, voyons. Ne sommes-nous pas liés ? » Dit-il en rapprochant ses lèvres de celles du sorcier.

Merlin recula précipitamment, s'échappant de l'étreinte.

« Peut-être. Mais nous verrons cela plus tard, veux-tu ? » Le serviteur avait des tas de questions à poser.

« Pourquoi attendre ? Vous avez assez attendu tous les deux ! Il est temps. »

« Temps pour quoi ? »

Au regard absolument pervers de l'autre, il comprit en rougissant de quoi il voulait parler.

« Arthur n'a pas voulu te presser mais nous devons le faire, tu vas aimer... »

Inaem amorça un pas en sa direction, clairement décidé.

« Stop ! Nous ne pouvons pas... S'il te plaît. »

Devant ce regard bleu, l'autre garda son sang-froid et redevint sérieux. Il prit place sur une chaise en bois et croisa les bras.

« Très bien. Parlons. » Dit-il d'une voix puissante.

De ce qu'il en avait vu, Inaem avait un sale caractère. Autant séducteur que dominateur. Merlin suivit le mouvement et s'assit sur le lit, montrant ainsi qu'il gardait ses distances avec l'autre. Mais c'était mal connaître l'ennemi qui sourit face à cet acte et rapprocha sa chaise du lit.

« Mignon petit docile. » Ricana le blond, ravi.

Le sorcier aurait aimé lui répondre mais il ne connaissait pas encore le personnage pour se permettre quelques familiarités. Il ne fallait pas oublier que c'était un Daemon adulte enfermé dans le corps de son ami.

« J'aurai quelques questions à te poser. »

« Mais vas-y, mon petit. »

Merlin déglutit en sentant Inaem le mater sans vergogne. Vraiment, il avait l'impression d'être totalement nu face à lui, pourtant, il portait sa chemise bleu habituelle et son pantalon marron trop large pour lui.

« J'en ai des tas… » Merlin ferma les yeux, tentant de réorganiser ses pensées. « Première question : Que s'est-il passé exactement ? Pourquoi t'es-tu retrouvé dans le corps d'Arthur ? » S'enquit-il en rouvrant les yeux.

Le deamon le regarda intensément, bien qu'il semblait voir au plus profond de son âme, son regard était lointain. Comme s'il se souvenait de tout.

« Oui, bonne question, aimé. Tu le sais, bien sûr, mais son cœur s'est arrêté. C'est à ce moment-là que j'ai pris une place dans son corps. »

Inaem s'arrêta, les yeux dans le vague.

« Il y a des choses que je ne peux te dire. Même si tu es un sorcier et que tu es plus capable de comprendre certaines choses, je ne peux pas te parler de cela. En bref, j'ai senti une perturbation dans la magie, un Vampire allait être créé. Nous, Deamon, c'est notre devoir de combattre et détruire ces créatures fabriqués pour le mal. Mais une magie que je n'avais jamais eue la chance de gouter est intervenu avant moi. Je la connaissais cette magie. » Il coula un regard fasciné sur Merlin. « Tout le monde surnaturel connaît cette magie. Elle fait partie du Destin. »

Merlin rougit en se souvenant qu'il est connu et admiré comme étant Emrys, le plus grand sorcier.

« Tu as pu détruire le Vampire avant qu'il n'existe. Mais ton ami n'est devenu qu'une carcasse vide. Son cœur s'est arrêté. »

Merlin déglutit en sentant une sueur froide couler le long de son dos. Il ne peut s'empêcher de se souvenir de cet affreux moment. Inconsciemment, il ressert ses bras autour de lui.

Une paire de main glisse soudain sur ses épaules et descendent doucement sur ses bras glacés. Ils finissent par attraper ses doigts pour les serrer doucement. Merlin relève son regard et tombe sur les iris sombres du Daemon. Celui-ci est accroupi en face de lui, levant les yeux vers lui.

« Ce qu'il s'est passé a déchiré tout le monde surnaturel. Toutes les créatures ont senti ta mort. Ta magie ne voulait pas mourir mais toi tu le voulais. Vous avez combattu l'un l'autre. »

Le sorcier écarquille les yeux de stupeur, il n'en a pas eu la moindre idée sur le moment. Il prend le temps d'envoyer son amour à sa magie qu'il ressent depuis sa naissance. Elle lui répond joyeusement en allumant toutes les bougies de la pièce.

Inaem sourit en voyant cela.

« Ce fut une réelle aberration. Au fond de nous, nous ne pouvions accepter cela. » Explique-t-il calmement. « J'ai alors pris le temps d'écouter le message que m'envoyait ta magie. Elle hurlait de rendre la vie à ce blond que je voyais à terre. Elle savait que ton suicide ne pouvait se faire si ton autre moitié vivait. »

Il se relève et vient s'asseoir près de Merlin sans lâcher les doigts fins qu'il tente de réchauffer.

« Cela faisait bien des siècles que je n'avais pas repris l'esprit dans le monde humain. Mais pour sauver la magie, j'ai repris une habitude d'autrefois. J'ai pénétré à la place du vampire pour réveiller de ma force ton ami. Je n'avais aucune idée de qui vous étiez, de ce qu'il se passait. Le monde humain a changé d'une telle façon depuis ma dernière apparition. J'ai sommeillé quelques temps pour visionner les souvenirs de cet Arthur, et voir de ses yeux ce qu'il se passait en ce moment. »

Un silence songeur pris place à la fin du récit.

Merlin sait que l'autre ne lui a pas tout dit, il y a des zones d'ombres. De ce qu'il a compris, il semble exister un autre monde, là où est originaire le Deamon.

Inaem laisse le docile réfléchir à ses propos. Il en profite pour détailler l'autre en profondeur. Il a pu le voir sous les yeux amoureux du roi. Mais sous ses propres yeux, il le trouve tout à fait à son goût. Il comprend les doux sentiments que porte le blond envers le magnifique sorcier.

Il s'est beaucoup amusé à l'enquiquiner en parlant à sa place au sujet de nid, de poussins et à avoir un comportement dominateur envers le plus petit.

« Tu es rentré, tu peux ressortir n'est-ce-pas ? »

Il interrompt ses pensées à la question de Merlin.

« Rentré ? Mais pas encore ! »

Sur un sourire coquin, il bouscule l'autre sur le lit Royal et s'allonge en posant quelques baisés sur les joues rondes.

« Hey ! » Merlin rougit affreusement en se rendant compte du propos à double sens qu'il a sorti devant l'autre. En l'écoutant parler aussi sérieusement, il en a oublié qu'il était aussi un pervers dominateur qui souhaite plus que tout se lier et fonder une famille !

Il tente de repousser Inaem avec les mains.

A sa grande surprise, l'autre recule gentiment.

Il se retrouve assis l'un en face de l'autre sur l'édredon doux et confortable.

« Je sais que mon comportement n'est pas habituel pour vous. Haaa, » soupire-t-il en fermant les yeux. « Je me souviens de mes amants et amantes d'autrefois. Ils étaient tellement choqués lorsque je venais les voir en le avouant qu'ils sont de délicieux dociles. Ma belle Elena m'en a jeté sa poterie à la figure. Et Anil ! Il s'est enfui en hurlant, hahaha ! » Eclate-t-il de rire bruyamment.

Pour sûr, que ces ancêtres en aient été effrayés. Ce n'est absolument pas un comportement qu'ont les hommes. Et encore plus ceux des temps anciens. Merlin est effaré en entendant cela, mais ces propos le pousse dans la bonne direction.

« J'ai raison alors ? Vous pouvez ressortir du corps d'Arthur ? »

Inaem le regarde d'un air pervers encore une fois.

« Oui je le peux, mais pas avant d'avoir consommé notre lien. » A ces mots, il soulève ses sourcils de façon suggestive.

Merlin fronce les sourcils.

« Et après ? »

Le deamon semble deviner ce qui le perturbe.

« Après, soit Arthur a accumulé assez d'énergie pour faire battre son propre cœur sans mon aide. Soit il meurt. Je ne suis jamais allé jusqu'à quitter le corps de l'humain avant sa mort naturelle. Cela n'est que théorie. »

Merlin sent son souffle se couper à cette déclaration.

« Combien de temps lui faut-il ? »

Le plus grand soulève ses épaules.

« Je ne peux pas savoir. C'est Arthur qui le saura. C'est son corps après tout ! »

« … » Le sorcier baisse la tête à ce constat. Il ne sait pas vers où aller pour se guider. C'est un domaine où il lui manque des informations.

« Et qu'a à voir le fait d'être lié avec tout ça ? »

Inaem lui sourit.

« Mais tout très cher. Je ne suis présent que parce que j'utilise ma propre énergie pour me maintenir dans son corps. Si nous ne nous lions pas, je n'y serai pas stabilisé et un moment je serai obligé de repartir d'où je viens, laissant le corps de ton Roi s'éteindre. »

Merlin souffle un grand coup, il ne sait pas rendu compte avoir bloqué sa respiration pendant ce récit. Il est abasourdi d'apprendre que malgré tout ce qu'il s'est passé, la vie d'Arthur ne tient qu'à un fil.

« Combien de temps peux-tu tenir ? » Demande Merlin, le regard déterminé.

« Une semaine à compter d'aujourd'hui. »

« Très bien, utilisons cette semaine pour… »

« Pour rien du tout ! » S'agace Inaem.

« Mais… »

« Il n'y a aucune solution à part partager ce bon lit. Cesse ce comportement et laisse toi aller. »

Sur ces déclarations, le Daemon pousse l'autre contre les oreillers et se place au-dessus de son corps tremblant.

« Attends ! » Merlin place ses mains sur le torse imposant d'Arthur qui n'est pas Arthur.

« Quoi encore ? » Le blond essaye de piquer cette jolie bouche de ses lèvres.

« Tu ne dois pas attendre l'accord de Gaius ? » Merlin croise les doigts, espérant.

Inaem se fige. Ses pupilles redeviennent noires en quelques secondes. Il se redresse et descend du lit. Profitant du fait que le Daemon est dos à lui, Merlin réajuste son foulard et sa chemise débraillée. Il s'éloigne de l'autre et descend de l'autre côté du lit, laissant le matelas créer un rempart entre les deux jeunes gens.

« Tu as raison. Cela fait des siècles que je n'ai plus pris d'amants. »

Il se retourne pour regarder vers les coussins, et rit lorsqu'il voit l'autre en face de lui mais bien éloigné.

« N'ait crainte ! Je vais te séduire, toi et ta famille ! Tu ne pourras plus quitter mes bras, je peux te l'assurer. »

Le sorcier sourit à ces propos. Nul ne peut remplacer Arthur dans son cœur.

« Tu as une mère n'est-ce pas ? Préparons le voyage ! Il faut que je me présente à elle ! »

« Quoi ? » Merlin est confus.

« Allez ! Bel ange, ne perdons pas de temps, nous n'avons qu'une semaine. »

Déjà Inaem se dirige vers les armoires, prêt à dénicher des vêtements de voyage. Le brun s'apprête à l'arrêter en contournant le lit mais il a à peine le temps d'ouvrir la bouche que la porte s'ouvre doucement.

La tête inquiète de Gaius émerge.

« Merlin ? Arthur ? »

« Tiens ! Entrez donc, l'ami ! » Accueille Inaem en s'approchant tranquillement du médecin.

A la tête que fait Gaius Merlin sait qu'il est plus qu'étonné.


Et voilà, j'espère que ça vous avez aimé !

A bientôt pour la suite !

Bises.