Les ailes de la rébellion chapitre : 4

Tout reste une histoire de confiance :

« Et voilà, c'est ici. »

Expliqua Aurore en ouvrant la porte du repère, camouflée dans le rare feuillage et le gris meuble d'une pierre. La porte fit un bruit des plus assourdissants, manquant de rendre les soldats du bataillon sourds. Le fait que l'ouverture censée être discrète ne le sois en aucun cas, ne sembla pas gêner la seconde qui dit d'un ton calme et d'un air neutre qu'il faudrait peut être qu'elle mette de l'huile ou de la graisse dans les crochets qui maintenaient la porte. Ceci étant dit, la seconde les fit s'engager dans un grand escalier qui semblait mener à une sorte de sous-sol. L'éclairage était fait à la bougie et se trouvait être étouffé pas la pierre épaisse et opaque qui formait les murs, rendant la visibilité réduite et donnant un aspect peu accueillant et presque glauque. Une fois en bas du fameux escalier, Aurore ouvrit une porte similaire à celle du dessus et invita les soldats à sa suite. Ils hésitèrent à entrer, ayant peur de voir à quoi ressemblait ce repère coincé dans les fins-fonds de la roche et du sol, de plus, ils se méfiaient grandement de ces fameux rebelles et ils ne savaient pas se qu'ils pourraient y avoir comme type de personne, venant tout juste d'avoir affaire avec Aglaé. Prenant, leur courage à deux mains, les membres du bataillon entrèrent avec assurance.

Ce qu'ils virent les laissèrent bouche-bée. Devant eux, de magnifiques barrières en craies blanche, imitant parfaitement bien le style romain et des colonnes dans le même style tenaient le plafond, leur faisant face. Une petite ouverture laissant passer une personne maximum entre les barrières donnait accès à un petit carré de verdure, contenant quelques fleurs et se laissant éclairer par les rayons du soleil, ce qui semblait grandement manquer à cet endroit et ces murs. Il y avait en effet un trou dans le plafond à cet endroit bien précis, ce qui laissait pleinement le droit au soleil de s'inviter. On aurait dit un petit paradis au sein du repère. Juste en face, une écurie aux barrières de craies semblables à celles formants le carré, gardant les chevaux. Et c'est ainsi que le bataillon fut heureux de retrouver les chevaux avec lesquels ils étaient venus et qui c'étaient fait réceptionner par Gayanne.

En détournant la tête, Erwin vit un long couloir, faiblement éclairé par des chandeliers accrochés au mur. Le commandant resta septique en discernant une porte semblable à celle qui les avait amenés ici. Eren regardait avec insistance l'astre lumineux qui s'infiltrait dans le repère. Il avait envie d'aller au centre de ce carré de gazon pour se réchauffer un peu. Pas qu'il faisait froid, mais le fait de sentir les rayons le toucher l'apaisait. Rivaille et Hanji se tournèrent vers Aurore qui donnait de la nourriture aux chevaux. Les deux gradés vinrent vers celle-ci pour la questionner. Arrivés à sa hauteur, ils firent un raclement de gorge pour qu'elle prenne connaissance de leur présence. Elle se redressa après avoir posé son sceau et les questionna du regard, ne montrant aucun sentiment sur son visage de porcelaine.

« On aimerait, commença le caporal, savoir pour qu'elles raisons exactement vous nous avez laissés entrer dans votre repère ?

-La question est futile. Vous connaissez déjà la réponse, c'est pour que l'on puisse discuter pleinement des décisions à prendre et vous donnez un endroit pour dormir. De plus, puisque vous êtes ici pour nous aider, il est normal que l'on vous fasse entrer.

-Mais, continua Hanji, ne trouvez-vous pas que l'on va un peu vite là ? Après tout, on vient à peine d'arriver que vous nous sauver d'un de vos membre et vous nous faites entrer dans votre repère et prenez soin de nos chevaux. Permettez-nous de nous poser quelques questions.

-Je suis simplement les ordres que l'on me donne. Il ne faut pas poser ce genre de question à la simple seconde que je suis. Si vous voulez des réponses, vous n'avez qu'à demander à Magalie quand elle sera de retour ou même à Aglaé si vous en avez encore le courage.

-En clair, vous nous faites pleinement confiance. Conclut Rivaille.

-Pourquoi ? On ne devrait pas ? Questionna Aurore avec l'air si soudainement méfiant. Nous-mêmes pourrions ne pas vous faire confiances. Si vous commencez à vous poser ce genre de questions, nous pouvons nous-mêmes nous demander si oui ou non, nous devons vous faire confiance.

-Ne prenez pas cet air méfiant d'un coup et mettez-vous quelques secondes à notre place. Une femme arrive chez nous pour nous demander de l'aide pour défendre ses murs et le peuple, sans nous dire réellement qui elle est et d'où elle vient exactement. Et tout ce qu'on sait d'elle et de vous, c'est que vous êtes des rebelles, mais aucune raison de cette guerre et si vos intention sont justes, comme vous le dites.

-Arrêtons cette discussion là s'il vous plait. Si vous voulez mon avis sur la question, je vous dirais simplement que je suis méfiante à votre égard mais que je suis tout de même à votre écoute. Je suis simplement les ordres sans broncher et me contente d'hocher la tête aux ordres de Magalie sans poser de questions. J'ai fois en elle et si elle décide de vous donner sa confiance, alors je vous donnerais la mienne. »

Sur ces bonnes paroles, la seconde repris son sceau et le rangea dans un coin des écuries. Elle partit d'un pas rapide jusqu'au fond du couloir, ouvrant la porte se trouvant au bout et la fermant en la claquant fortement. Elle revint une dizaine de minutes plus tard avec une bouteille d'huile et un énorme dossier. Elle posa le dossier sur la rambarde de craie, attirant ainsi l'attention de tous les soldats. Le commandant se plaça face à la seconde, l'air quelque peu intrigué. Pour répondre à sa question silencieuse, la seconde expliqua que dans se dossier se trouvait tout les registres des membres et les méfaits des membres de l'armée et de la royauté de chez eux. Elle leur montra aussi l'uniforme de la rébellion qui rappelait au bataillon, leur uniforme respectif. Une simple veste serrée noire avec un blason blanc portant un lynx se tenant sur deux pattes arrières à l'intérieure. Le blason était posé sur les épaules et dans le dos. Tous avaient un pantalon blanc cintrée et une grande ceinture qui était sur la taille et une autre traversant le buste. La ceinture avait différentes poches permettant de porter toutes sortes d'armes. Ils avaient des rangers noirs au talon plat. Seule Magalie portait un long manteau descendant jusqu'aux chevilles à la place d'une veste.

Aurore leur laissa le dossier et monta le long escalier avec sa bouteille d'huile pour améliorer l'état de la porte. D'une main hésitante, Erwin ouvrit la couverture en carton, sous les regards insistant de ses soldats. La première page montrait les patrons de leurs vêtements. Sur la deuxième page figurait la photo d'une enfant portant visiblement l'uniforme. Ses cheveux châtains étaient ramenés en une longue tresse et ses grands yeux chocolat ne montraient aucune expression, s'alliant parfaitement à son petit visage sérieux. Sans même lire son prénom, ils devinèrent qu'il s'agissait de la petite Aglaé qui avait bien faillit tuer Sacha à deux reprises.

Ce sera lorsque qu'Erwin voulu lire la description de la gamine qu'un brouhaha énorme se fit entendre. Aurore descendit les escaliers en trombe, deux pistolets en main, suivit par Aglaé et son équipe, également armé. Du trou qui laissait passer la lumière, surgirent Gayanne et deux des gardes qui les avaient laissés rentrer. Ils étaient accompagnés par un homme qu'ils n'avaient encore jamais vu. Armés, ils se postèrent juste derrière l'équipe d'Aglaé qui encerclait l'escalier. Aurore se trouvait devant Aglaé et braquait ses armes en direction de la porte du haut. Un fracas se fit entendre et un cheval gris pommelé descendit au galop et sauta au dessus du rang qui c'était formé. Il se posta devant les écuries et attendis là. Le rang ne c'était pas démantelé et restait formé, ne bougeant pas d'un cil. Des coups de feu retentirent et Magalie fit son arrivée, tirant en direction de l'extérieure de la porte. Elle referma celle-ci à une vitesse éclaire et descendit tout aussi vite vers son groupe.

« Ne lâchez pas les rangs ! Hurlait-elle, s'attendant à ce que la porte cède à tout moment. Aglaé ! Remontes et tente de tirer sur le plus de garde possible ou même de leur faire peur pour les éloigner !

-Ca marche ! Clyde ! Antonin ! Vous m'accompagnez !
-OK ! »

Et sur ceux, le trio monta et l'on entendit des gâchettes qui se détendaient, provocant le bruit si familier du coup de feu. Des cris retentirent et Magalie continuait de donner les ordres.

« Aiden ! Je veux que tu sortes par le trou et rentre dans l'enceinte des murs et prenne les gardes par surprise. Gayanne, tu l'accompagne. »

L'homme inconnu qui venait d'arriver, se contenta d'hocher la tête en prononçant un petit Ok avant de sortir par le trou qu'ils venaient d'emprunter pour arriver avec Gayanne et les deux gardes rebelles à sa suite.

« Aurore !

-Oui !

-Sais-tu où sont Franny et son équipe ?

-Non ! Je n'ai aucune nouvelle d'eux depuis plus d'une semaine.

-Merde ! Ce n'est rien. Viens avec moi, on va porter notre aide à Aglaé.

-Et nous ? Demanda Erwin qui se sentait comme oublié. »

Magalie se tourna vers eux, l'air un peu perdu et dit avec un sourire complice et fit un signe de tête vers le reste du groupe d'Aglaé qui se tenait à l'écoute de l'extérieure du repère.

« Finny !

-Oui Magalie ?

-Toi et le reste du groupe me feront le plaisir de faire faire un petit tour du propriétaire à nos chers petits nouveaux.

-Ca marche ! Mais vous allez vous en sortir ?

-Avant la visite guidée, je veux que tu mène tout le monde pour seconder Aglaé.

-OK ! »

Un petit garçon blond aux grands yeux verts qui devait avoir environs douze ans s'approcha d'Erwin et lui demanda de les suivre avec son escouade. Il monta les escaliers avec à sa suite les quatre derniers membres de son groupe et le bataillon.

Magalie courut et gravit les marches suivit de très près par Aurore.

Pendant ce temps, à l'extérieure du repère :

« Ne trainez pas bande de féniasses ! On est loin d'avoir finit ! » Aglaé venait de parler en descendant un type.

Elle et son équipe se tenaient devant la porte, formant un arc de cercle devant les gardes ennemis, ne leur laissant seulement la possibilité de reculer. Même à trois, ils arrivaient à maintenir six gardes. Puis, au moment où ceci allaient reculer, Gayanne, Aiden et deux autres rebelles les en empêchèrent.

« On ne bouge plus ! Dit Gayanne avec l'air sûr de lui.

-Je dirais la même chose pour toi, déchet ! »

Sans même sans rendre compte, l'homme aux cheveux noir se retrouvait avec un pistolet sur sa tempe. Tous retinrent leur respiration. Le groupe d'Aiden et de Gayanne se faisait encerclé, prit ainsi en sandwich avec les autres gardes derrière. Plus aucun geste ne se fit autant de la part des rebelles que des gardes. Et c'est avec un sourire sadique que le garde ajouta.

« On va tous vous descendre et après on va attaquer et saccager votre repère ! Bande de larves !

-Je n'aurais pas dis mieux pour vous désigner !

-Hein ? T'es qui t-…. ! »

Il ne put dire un mot de plus qu'une balle fusa, se logeant dans le crâne du garde qui venait de parler. Magalie venait d'arriver, bloquant les nouveaux gardes venus, faisant ainsi, un deuxième sandwich. Les cinq enfants se développèrent pour encercler les trois derniers gardes nouveaux venus qui avaient tentés de tuer Gayanne et son groupe. Magalie tenait toujours un flingue mit bien en évidence, le bras en avant.

« Si on fait le compte, ça nous fait neuf gardes en tout » Dit Aglaé avec sérieux.

« Et nous sommes actuellement seize rebelles. » Compléta Magalie sans compter les soldats.

« A moins que les soldats ne se compte comme des rebelles ici. Mais bon, avouez tout de même que vous êtes en sous-nombres, gardes du roi ! » Finit la leader.

« Aller ! Descendez-moi tout ça ! » Hurla Aglaé, suivit de près par tous qui tirèrent sans attendre sur les gardes.

Seuls deux des homme du rois survécurent, lâchant leurs armes sous la frayeur du à la rapidité de cette action.

« Alors, un dernier mot ? Une dernière prière ? » Dit Aglaé Avec un large sourire.

Cela provoqua un frisson chez le bataillon qui trouvait cette phrase bizarrement familière. Les deux concernés tremblèrent et hurlèrent que les rebelles se feront massacrer avent de rejoindre leurs compères….En enfer. Une fois les deux derniers ennemis hors d'état de nuire, les rebelles se détendirent, rangeant leurs armes sur leur ceinture faite pour cet effet.

Erwin ne disait mot, se contentant d'observer la scène, subjugué par l'aisance avec laquelle ils avaient tous agis et tuer les gardes ennemis. Il observa par la suite ses soldats qui ne faisaient aucun geste, pour certains comme Eren et Armin, choqués et d'autres comme Rivaille et Hanji, gardant avec un grand respect le silence, tout de même quelques peu étonnés devant ces rebelles qui restaient calme en toutes circonstances, même lorsque Gayanne allait se faire tuer. Puis, d'un simple regard, commun, tous suivirent Magalie dans le repère.

Une fois à l'intérieure, Aglaé porta son attention sur Erwin et l'escouade et dit avec dédain.

« Tient, ils sont là eux ! Je pensais qu'ils étaient morts ! Dommage, ça pourra s'arranger plus tard ! »

A cette phrase s'ensuivit quelques rires moqueurs venant de ses compères.

« Vraiment navré que le fait que l'on soit vivant t'attriste mais je pense que l'on n'est pas près de partir. Dit Hanji, jouant l'ironie.

-Ouah ! Elle a du répondant ! S'exclama un membre de l'équipe qui avait suivit Aglaé du nom de Clyde.

-Hum ! Mais je n'ai pas finit de vous faire chier ! Finit Aglaé, partant vers la porte du fond de couloir. »

Magalie eue un léger rire en s'approchant d'eux. Elle leur dit qu'il fallait s'attendre à énormément de pique venant d'Aglaé. Ce à quoi le caporal répondit qu'ils avaient l'habitude des piques à force de s'en prendre par « les enfoirés venant de chez nous ». Magalie souffla à cette réplique, s'imaginant bien ces personnes huer les soldats qui risquaient leur vies pour trouver des solutions contre les titans. S'en suivit une discussion au sujet de la confiance étrange que Magalie leur portait. Après tout, ils ne se connaissaient pas.

« Dois-je en conclure que vous ne nous faites pas confiance vous-même ?

-Je ne sais pas, nous sommes septiques. Expliqua Erwin.

-Septique, évidemment. Eh bien non, je ne vous fait pas confiance. Ne vous méprenez pas surtout. Je dis juste ça ainsi car pour le moment, vous semblez fermés et vous avez l'air de ne pas vouloir faire d'effort pour nous connaître. Et de plus, comme vous l'avez très clairement dis, nous ne nous connaissons pas. Je ne verrais donc pas pourquoi j'offrirais ma confiance en personnes dont je ne connais même pas le nom.

-Alors, pourquoi nous laisser entrer chez vous ?! Argumenta Hanji, plus qu'étonnée.

-Car j'essaie de vous porter ma confiance. J'espère en vous laissant entrer chez nous que vous nous aiderez à combattre notre royauté et que vous nous comprendrez. Evidemment, vous pourrez me dire que ce n'est pas vos affaires ou même votre guerre. Mais nous avons besoin d'aide. Et si vous êtes ici, dans notre repère c'est que je n'ai peut être pas eue tort de vous demander de l'aide et que vous êtes prêts à nous aider sans même nous connaître non plus. Alors, je ne peux m'empêcher de penser qu'en vous connaissant ne serais-ce qu'un peu plus, je pourrais vous accorder une confiance complète.

-Je voix. Dit Erwin. Hé bien soit, puisque nous avons fait tout ce chemin pour éventuellement mieux vous comprendre et vous aider, autant en profiter et faire ce qui était prévu.

-Alors, on peut dire que l'on part de zéro à partir de maintenant ? Proposa Magalie en tendant sa main vers Erwin.

-Si vous nous expliquez en détaille qui vous êtes et contre quoi vous vous battez réellement en nous expliquant tout depuis le début alors, c'est d'accord. Dit-i en tendant lui aussi sa main.

-Ca marche ! Finit-elle en lui serrant la main après un petit moment d'hésitation et un léger souffle.

-Au fait, continua la scientifique. D'où vient le soleil que l'on voit à travers le trou près des écuries et par où vos hommes sont passés ?

-Hé bien, il se trouve que notre repère se trouve à la frontière entre l'intérieure et l'extérieure du mur. Donc, j'ai simplement demandée à Gayanne, Aiden et leur équipe de passer par là et ainsi se retrouver à l'extérieure et pouvoir revenir vers l'intérieure et prendre les gardes par surprise. »

Ils ne dirent rien, digérant ce qu'elle venait de leur dire avec tout de même un peu de mal. Elle leur sourit, leur promettant de lui expliquer tout en détail plus tard.

Puis, elle posa ses yeux sur un dossier en carton épais que tenait Erwin et leur demanda naturellement où il l'avait eu. Celui-ci expliqua que c'est Aurore qui leur a fournit. Magalie acquiesça et dit que c'était une bonne chose. Puis, elle leur proposa s'ils désiraient y figurer en tant que nouveaux membres, histoires de les faire réellement intégrer leur réseau. Au moins, grâce à ça, ils pouvaient déjà considérer un effort fait des deux côtés et un grand pas dans le cadre de la confiance. Après une rapide demande, Erwin et le reste du bataillon acquiescèrent quelques peu hésitants. Magalie sourit et leur demanda de la suivre vers la fameuse salle qui intriguait le commandant en arrivant. Celle au bout du couloir faiblement éclairé.

Quelque temps au par avant :

Un deuxième, un troisième, un quatrième, puis elle arrêta de compter. Les crimes fait par l'armée s'amplifiaient et personne ne revendiquait quoi que ce soit. Le peuple n'osait dire mot, ayant trop peur de mourir sous le glaive tranchant d'un garde. Le roi non plus ne disait rien, approuvant presque les méfaits de son éternel sourire odieux. Non, pas presque. Il les approuvait, il applaudissait à chaque mort. Pire encore, il ne demandait que ça, que son peuple meurt, tué à petit feu par les taxes de plus en plus lourdes et les crimes commis par son armé. Un viol était fait, ce tyran riait en mangeant la viande des pauvres paysans et habitants, s'imaginant même la scène, se délectant des cris de supplications féminines fictives. Un meurtre était annoncé, il donnait une médaille au plus méritant pour la pire des cruauté faite à la victime.

Elle devenait folle, Magalie devenait folle. Elle avait peur d'y passer et ne comprenait en même temps pas le changement si radical de son monde, de ses murs. Elle voulait comprendre, elle voulait venger et son état se dégradait sous les yeux implorant de ses deux amis parents. La femme tentait en vain de calmer son stresse tandis que l'homme consolait en vain aussi les pleurs dû au deuil de sa femme et son amie. Mais malheureusement un jour, ce qui devait arriver arriva.

Magalie se promenait dans les rues sombres la menant jusqu'à chez elle. Elle essayait d'être le plus calme possible, de ne pas s'inquiéter. Elle avait l'impression d'entendre des pas derrière elle. Se tournant de temps en temps, elle ne vit rien. Et d'un coup d'un seul, elle se retrouva plaquée contre le mus le plus proche, c'est-à-dire, celui qui se trouvait derrière elle. Elle voulut crier mais une main devant sa bouche l'en empêcha. Elle avait beau se débattre, elle ne changeait rien, se retrouvant totalement bloquée. Puis, elle perçu le sourire de son agresseur et une voix grave retenti depuis cette même bouche.

« Les gars ! Regardez un peu l'oiseau que je viens de dégoter !

-Ouah ! Elle est sublime !

-Pousses-toi, laisse-moi voir ! Yep ! Elle est superbe ! »

Et dans un rire commun et gras, ils retirèrent la dernière innocence de cette pauvre jeune fille.

Dans la maison de Magalie, la jeune mère tournait en rond comme lion en cage, s'énervant contre elle-même pour ne pas partir à la recherche de Magalie. Son mari tentait de la calmer, lui disant qu'elle arriverait vite et bientôt, ce qui ne rassurait nullement sa femme et qui faisait même l'effet inverse.

« Ouvrez….La….Porte…. »

Dit une voix extrêmement faible de l'autre côté de la fermeture en bois. La rousse ouvrit la porte avec une vitesse fulgurante, suivit par son mari aux cheveux noire. Tout deux rattrapèrent Magalie avant qu'elle ne s'effondre au sol. La malheureuse était sale, la boue lui montant jusqu'au coup et recouvrait ses vêtement en lambeaux. Sans même lui poser de question, le couple devina immédiatement ce qui c'était passé. La femme sentit les larmes lui monter aux yeux.

Ils rentrèrent calmement Magalie et l'allongèrent sur le canapé. La pauvre était plongée dans un mutisme immense et des mèches violettes lui cachaient son visage d'habitude si doux. La rouquine tenta de la faire parler mais rien ne fit, son mari du même la forcer à renoncer à faire parler la pauvre Magalie.

Deux longues heures plus tard, Magalie sortit enfin de son mutisme infernal, sanglotant et rageant contre elle-même, ne cessant de répéter qu'elle les tuerait un jour ou l'autre, qu'elle se souvenait de leur visage. Puis, elle se redressa, une idée fixe dans la tête.

« Vous me suivrez, n'est-ce pas ?

-Pour quoi ? Demanda le couple. »

Deux mois plus tard :

« Et nous pouvons maintenant fêter la construction de la rébellion ! Ici est notre repère ! Notre nouveau chez-nous ! »

Et Magalie fut le nom prononcé par tous les rebelles, l'acclamant et scandant son nom.

Dans l'instant présent :

Ils étaient là, dans la salle qui les intriguait. Elle était arrondie et des images trônaient un peu partout sur les murs verts kaki. Une table ronde avec des chaises autour. On pouvait voir un carré au sol qui se relevait légèrement. Mikasa braqua ses yeux dessus et Magalie qui s'était assise, répondait à sa question muette.

« C'est une trappe qui emmène jusqu'à la salle d'entrainement. »

Puis elle regarda les autres et leur dit simplement.

« Asseyez-vous, je vous prie. J'aimerais vous-…. ?! »

Elle s'arrêta, coupé par l'énorme vacarme d'une porte qui s'ouvre en un grand CLAC ! Un adolescent semblant un peu perdu et paniqué regarda un peu partout, les larmes de rages et de douleurs stagnant au bord de ses yeux. Ses cheveux châtain foncés étaient collés par la boue séchée et ses joues entièrement griffées par ce qui semblait être des branches. Ses vêtements partaient en lambeaux et ses yeux bruns reflétaient de la haine et de la peur. Il se positionna devant Magalie, se tenant au mur et à la porte pour éviter de tomber.

« Je suis….Le nouveau de l'équipe….De….Franny. Ha ! On…. Ha ! On a un problème urgent ! Notre équipe a été prise….Par….Les….Ga-gardes…. »

Puis il s'effondra, retenu de peu par Magalie qui le priait de rester avec eux et de lui dire où était retenue l'équipe.

« Vers Magarestein…. Au sud de la capitale. On tentait de….De….Prendre Des….Ha !

-Calmes-toi et explique-moi tout ça en douceur.

-C'est….Dur….Ha !

-Je sais mais tient bon !

-Des armes….On voulait des armes…. »

Magalie ne dit plus un mot, restant interdite. Elle tenait dans le creux de ses bras, un adolescent qui avait mit toute sa force du côté de la rébellion. Un petit nouveau qui a réussit à s'échapper avec quelques camarades pour pouvoir avertir au plus vite sa supérieure. Certes, il n'était pas mort mais il en était à deux doigts.

La chef des rebelles se releva et fit face au bataillon. Elle leur fit une demande d'un simple regard, celle de les aider pour au moins prouver que l'on pouvait leur faire confiance. Erwin hocha simplement la tête. Elle le remercia du geste vif de la tête et partit en direction de la porte.

Pendant ce temps, Aglaé était posée avec son équipe qui tentait de soigner comme ils pouvaient, la petite équipe qui était revenue, près des écuries. Elle se trouvait assise là, le talon droit reposant sur la cuisse gauche, lui permettant ainsi de pouvoir astiquer librement son fusil à pompe. Elle regarda par le trou car d'un coup, il faisait sombre. Elle soupira un bon coup et se leva sous les regards curieux et questionneurs de son entourage.

« Allez les gars, on se bouge, on va bientôt attaquer. »

Dit-elle en partant en direction de son cheval tout en remontant sa veste et accrochant son fusil à son épaule. Et comme pour faire écho à ses paroles, Magalie ouvrit d'un geste vif la porte, appelant tout le monde à prendre les armes. L'heure de la revanche avait enfin sonnée.

A suivre….

Voilà, voilà pour ce chapitre ! Je suis tellement désolée d'avoir mis autant de temps ! Mais ne vous en faite pas ! La fiction continue vu que je ne compte pas l'arrêter là ! On se retrouve dans maximum deux semaines (si j'arrive à tenir les délais ce qui n'est pas chose gagnée vu que je viens d'entrer en seconde mais bon ! On va essayer !) Sinon, à part ça ce sera peut être dans un moi. Mais logiquement il arrivera bientôt ! A la prochaine mes petits soldats en herbe !