Le malade imaginaire

Résumé : Prompt proposé par Kreuse

J'aimerais lire une fic où Regina prend soin de Robin parce qu'il est malade, mais il n'est pas très coopératif...

Rating : K

Regina soupira en l'entendant geindre pour la millième fois depuis le début de la journée. Debout devant l'évier elle laissa tomber un cachet d'aspirine au fond du verre puis le remplit d'eau fraîche. Elle observa la pastille blanche se diluer doucement, provoquant des remous dans le liquide transparent. Elle se passa une main lasse sur le visage puis fit craquer ses cervicales. Elle n'avait qu'une hâte, que cette satanée journée se termine enfin. La jeune femme était debout depuis cinq heures du matin, heure à laquelle elle s'était faite réveillée par un Roland grognon et brûlant de fièvre. Après avoir fait un saut à la pharmacie pour faire le plein de médicament, elle avait eu la désagréable surprise de découvrir Robin allongé sur la canapé du salon, le visage blanc comme un linge. Depuis ce moment elle n'avait cessé de courir dans toute la maison, cherchant l'ours en peluche de l'un, apportant un verre de jus de fruit à l'autre, avant de retourner à l'étage pour humidifier de nouveau un gant de toilette.

Son nom raisonna pour la centième fois dans la maison.

« J'arrive ! », grommela t'elle en serrant les dents. C'était une chose de s'occuper d'un enfant malade, et s'en était une autre de s'occuper d'un homme adulte particulièrement buté.

« Bois ça ! », lui ordonna t'elle en arrivant dans le salon.

Robin se redressa et observa d'un œil mauvais le verre que Regina lui tendait. La jeune femme commença sérieusement à s'impatienter et agita le verre.

« Pas de potions je t'ai déjà dit ! », marmonna t'il en se laissant lourdement retomber en arrière.

Regina leva les yeux au ciel et reposa le verre sur la table basse à côté d'elle.

« C'est de l'aspirine, cela devrait faire baisser ta fièvre pas t'empoisonner ! », cracha-t-elle en lui arrachant brusquement le linge humide qui recouvrait son front.

Elle le plongea dans le bac qu'eau fraîche posé au sol puis l'essora à plusieurs reprises. Sans un mot, elle s'assit sur le bord du canapé et commença à lui passer le tissu humide sur le visage. Robin lui repoussa la main en grognant. Regina fronça les sourcils et lui frappa le dos de la main comme si elle avait affaire à un enfant rebelle.

« Laisses toi faire ! », lui intima t'elle exaspérée par ses enfantillages.

Au cours de leur année dans la forêt enchantée, elle l'avait vu à plusieurs reprises revenir au château avec de nombreuses blessures, certaines particulièrement profondes et pourtant elle ne l'avait pas entendu se plaindre une seule fois. Une simple petite grippe et il semblait au bout de sa vie.

« J'ai des choses à faire ! », dit-il en se redressant de nouveau.

Cette fois Regina posa ses mains sur ses épaules et l'obligea à se rallonger.

« Certainement pas tant que cette fièvre ne sera pas tombée ! », dit-elle en se levant afin de presser ses lèvres sur son front. « Tu es encore brûlant ! », souffla t'elle en laissant sa main glisser tendrement dans ses cheveux.

Même si la maladie le rendait particulièrement agaçant, Regina ne pouvait s'empêcher de vouloir prendre soin de lui. Au cours de ces derniers mois il avait su se montrer patient avec elle. Il avait su gérer ses moments de doute, ses colères, ses chagrins. Elle lui devait bien ça.

Elle lui caressa la joue du bout des doigts puis attrapa le verre toujours posé sur la table basse. Elle le lui tendit et son regard se fit plus autoritaire.

« Tu es la pire geôlière que j'ai jamais eu ! », souffla-t-il un sourire apparaissant sur son visage.

Regina garda son regard plongé dans le siens, et son visage ne laissait paraître plus aucune expression hormis de la détermination. De gré ou de force il allait avaler le médicament.

Robin soupira et capitula. Il porta le liquide à ses lèvres et grimaça lorsque le mélange coula dans sa gorge.

Un sourire satisfait étira les lèvres de la jeune femme tandis qu'elle l'observait boire. Malgré ses réticences elle réussissait toujours à obtenir ce qu'elle souhaitait de lui.

« Immonde ! », cracha t'il en lui rendant le verre, un air de dégout plaqué sur son visage.

« T'es pire qu'un gosse ! Ton fils ne s'est pas plaint lui ! », constata-t-elle avec un petit sourire moqueur.

Robin bougonna et replaça la serviette humidifiée sur son front.

« Comment va Roland ? », demanda-t-il finalement en attrapant sa main.

« Il s'est endormis, sa fièvre semble être tombée. D'ailleurs il faut que je retourne voir ce qu'il en est. », répondit elle en commençant à se relever.

« Attends… », souffla t'il en lui agrippant le coude.

Regina n'eut pas le temps de se rattraper, Robin l'attira à lui et elle tomba lourdement sur son torse. Les bras de l'homme s'enroulèrent immédiatement autour de sa taille, l'empêchant de s'échapper et il plongea sa tête dans son cou.

« Qu'est-ce que tu fais ? », dit-elle en se tortillant légèrement pour se dégager.

Pour toute réponse Robin aspira délicatement la peau de son cou puis laissa sa langue glisser lentement le long de sa carotide. La jeune femme ferma les yeux. Même avec une fièvre de cheval il savait parfaitement s'y prendre pour la faire lâcher prise. Elle sentit son estomac se contracter douloureusement lorsque la main de l'homme se glissa sous sa chemise de soie dans son dos. Elle gémit sous ses baisers enflammés et elle le sentit sourire contre sa peau.

« Tu es le meilleur des remèdes… », lui chuchota-t-il au creux de l'oreille.

Le son de sa voix la ramena à la réalité et elle posa sa main sur sa bouche alors qu'il tentait d'atteindre ses lèvres.

« Même pas en rêve ! », souffla t-elle avant de déposer un baiser sur son front.

Robin grogna, frustré et tenta une nouvelle fois de lui voler un baiser.

« Tu es contagieux ! », dit elle en l'esquivant.

L'homme soupira et relâcha son étreinte. La jeune femme se redressa et ne put s'empêcher de rire en voyant son air boudeur. Elle posa sa main sur son torse et laissa son doigts glisser sensuellement jusqu'à la boucle de sa ceinture.

« Mieux tu te reposeras, plus vite tu seras remis, et plus vite nous pourrons reprendre là où nous nous sommes arrêté… », lui dit-elle en haussant un sourcil suggestif.

Un sourire se forma sur les lèvres du voleur. Il la fixa un instant puis tenta de l'attraper une nouvelle fois. Ayant anticipé la chose, Regina se leva d'un bond en riant doucement.

« Economises tes forces, tu en auras besoin ! », affirma t'elle provocante en se baissant légèrement, lui offrant une vue de choix sur son décolleté.

« Tu es diabolique ! », s'exclama t'il en la fusillant du regard.

Regina lui adressa un clin d'œil malicieux et tourna les talons. Elle s'éloigna en prenant soin de faire onduler sensuellement ses hanches et pour la mille et unième fois de la journée elle l'entendit geindre.