Auteur: Nessia-chan

Rating: M

Pairing: Aomine X Kagami

Droits d'auteur: L'univers de Kuroko no Basket et tous ses personnages appartiennent à l'auteur. Les O.C. et tout ce qui peut sortir de mon imagination m'appartiennent.

Attention ! Relation yaoi [HxH], langage vulgaire.

Avertissement: Après reconsidération, les personnages sont OOC. Néanmoins, je me fais un plaisir à écrire cette fic, alors bonne lecture !


Hellooow !

Tout d'abord, je voudrais remercier tous ceux et celles qui ont patienté pour ce nouveau chapitre. Pour la peine, il est plus long que les deux autres et c'est un brin plus chaud qu'avant. J'espère qu'il vous plaira ! Je remercie aussi tous les gens qui m'ont écris un commentaire, suivent la fic ou qui l'ont mis en favoris. C'est toujours plaisant ! ; )

Je dédis ce chapitre à June-Artifice et à Ismaël qui m'ont encouragée à l'écrire, que ce soit avec des mots, de la musique ou encore des délires incroyables avec des vidéos et des pics de AoKaga. C'est fou c'que ça peut inspirer ! xD


Laura-067;; Que de questions ! =D J'espère que tu trouveras toutes les réponses dans ce chapitre, sinon dans le prochain qui fermera cette petite fanfiction. Merci beaucoup pour tes commentaires. ^^

hippopotamette;; Héhé, c'est vrai que c'est un peu mêlant parfois. Il faut rester concentré et deviner car pour cette fic, je suis vraiment axée sur les phrases courtes, directes et pas poétiques du tout. C'est vraiment un nouveau style que j'essayais. J'aime bien, mais je trouve que ça me limite un peu trop dans mes écrits et tout. Normalement, plusieurs de tes questions devraient être répondu au dernier chapitre. Je sais, j'ai fais les choses à l'envers mais en optant pour les points de vues de Ao et Kaga, je me voyais mal intégrer tout de suite les informations de base. Fin', je me comprends ! xD


Face-à-face sur la glace

Part III

Silencieux, je mange la pointe de pizza devant moi.

Je dois être franc, elle est vachement bonne et ça ne fait que m'étonner encore plus face à ce rival qui cuisine comme un dieu.

Mais ça, pas question de lui dire. Je suis encore au stade de me demander pourquoi je suis ici.

Une autre bouchée de la pizza me donne réponse à ma question; la bouffe et le taxi rare à cette heure.

-Te gêne pas pour dire merci.

Je me recule sur ma chaise, le fixant d'un air blasé. Tout en mâchant lentement, je réplique sans hésiter.

-Tu veux un prix nobel avec ça ?

Voix rêche et directe, je fais appuis de mon regard toujours aussi agressif derrière cette impression détaché.

Pis quoi encore ? On est pas pote, bien au contraire.

-'Sti que t'es vache, t'en manque pas une.

Il baisse ses yeux sauvages, visiblement irrité, puis se lève avec son dernier morceau de pizza en bouche.

Il va me faire une scène de ménage ou quoi ?

Un léger rire moqueur s'échappe de mes lèvres et je me lève à mon tour.

Wow. Stop.

Une bouffée de chaleur me frappe de plein fouet. Étourdi, je suis obligé de me reprendre sur la table. Une chaise manque tomber sous mon geste brusque, le rouge rapplique.

-Hey, si t'es pour être malade, va à…

-Tch, ta gueule ! Je vomirai pas dans ta cuisine !

Merde, RCR*, quoi !

J'me sens juste carrément mal là. La honte.

Engourdis. Étourdis. Pris de frisson.

La fatigue et l'alcool, sûrement. J'en perds la notion du temps pendant un court instant.

-Aomine, tu m'écoute ?

-Non.

Tiens, ça me dis vaguement quelque chose. Un air de déjà-vu.

Je l'entends grogner et sa main vient se poser sur mon bras à nu.

Je frémis comme une gamine de seize ans.

Putain !

J'me dégage. C'est quoi ce bordel ?

Je le fixe, le défiant de me retoucher encore une fois s'il veut mettre fin à ses jours.

-Bouge, le canapé est prêt.

À croire qu'il est imperméable à mes feulements, ce connard.

Je remarque trop tard que la cuisine est ramassée, nickel. Qu'un oreiller et une couverture traînent sur le divan.

-Me remercie surtout pas, crétin.

Je l'écoute pas, déjà affalé sur les coussins moelleux.

Le tissus est doux, j'en frisonne.

Merde, j'suis vraiment crevé pour être aussi sensible. Et pour rien en plus.

J'entends les pas lourds du rouge qui s'éloigne, le clic d'un interrupteur qui plonge le condo dans la noirceur.

Mon regard très peu attentif se perd dans les lumières lointaines de la ville.

J'ai l'impression d'être prêt à sombrer dans le sommeil à tout instant.

Mais non.

Plus les minutes s'écoulent, plus je deviens confus. Irrité. Excité.

La fatigue se dissipe lentement, laisse place à une impatience grandissante.

L'envie de bouger, de danser, de sauter…

Putain, j'suis pas capable de rester couché. Je m'assois sur le canapé, prenant mon visage dans mes mains larges.

Mes yeux s'agrandissent de stupéfaction; ma peau est chaude. Vraiment trop chaude.

Et la douceur du drap sur moi… ça me fout dans l'incompréhension la plus totale.

Soudain, un déclic inespéré se fait.

Non… Impossible.

Cet enfoiré de Kagami aurait quand même pas osé…

Salaud.

Je vire dingue. Je commence à suer.

Tout est trop calme pour moi, tout est trop silencieux.

Mes mains viennent attraper mes cheveux et je tire lentement. Je grogne. Je rage.

Et tout ça, je le fais sans vergogne, sans aucun contrôle. Complètement ensevelis par un désir qui vient me prendre à la gorge. Et plus bas.

-KAGAMI !

Cinq secondes et j'ouvre la porte de la chambre de ce connard.

Il feint. Il feint de dormir, c'est impossible.

-Enfoiré ! Réveille !


Un frisson me parcourt tout le corps. J'ai froid et j'ai beau chercher les draps, c'est peine perdue.

J'entends des vociférations, mon nom prononcé dans la foulée d'injures.

Je reconnais cette voix haineuse, elle m'extirpe de mon sommeil.

J'ouvre mes yeux encore endormis.

-C'quoi ton problème, Ao… ?

Je me redresse, ma voix lourde et lasse.

Mais ce que je vois de lui est loin d'être pacifique.

Il a tiré les couvertures au sol. Je distingue clairement des gouttes de sueurs sur sa nuque, capable de palper pleinement l'énervement qui émane de lui.

Mais y a autre chose.

-Fais pas l'con, 'spèce de salaud ! Dis-moi c'que t'as mis dans ma part de pizza !

Oh oui, y a autre chose.

Sa voix est limite suppliante, souffle mélangé avec sa rage.

Il respire d'un rythme décousu, je le remarque avec une facilité déconcertante.

Il halète. Et il me regarde voracement, prêt à me démener une droite.

-J'ai rien mis dans la pizza, idiot. Mais qu'est-ce que t'as pris pour…

Mes mots sont en suspends.

J'ouvre de grands yeux.

Fuck.

-T'as pas pris les deux comprimés qui…

Oh, le con.

La main qu'il passe dans ses cheveux en les tirant, l'air honteux, me donne la réponse.

Pour le coup, je suis tiraillé entre l'idiotie de la situation et sa gravité.

Deux comprimés, c'est pas rien.

-J'aurais du me douter que c'était pas des médocs pour le mal de crâne ! Putain ! Qu'est-ce que tu fais avec ça ?!

Je me glisse sur le rebord du lit, les pieds au sol.

Je lève la tête vers lui, bien réveillé depuis que j'ai capté ce qu'il doit ressentir.

Il me surplombe de sa grandeur, de sa rage désespéré.

Pour la première fois, je le vois impuissant.

Vulnérable.

Et ça m'excite.

-Merde, arrête de beugler. Je les ais confisqués à un mec pendant la soirée. J'pensais pas que t'étais assez con pour les prendre !

Je déglutis. Il grogne et inspire profondément.

J'ai devant moi un félin affamé qui pourrait m'attaquer à tout moment.

-C'est pas comme si c'était marqué sur l'emballage que c'était de la drogue ! C'était quoi ?

Il joue avec mon t-shirt que je lui ai prêté, étirant le bas ou le collet.

Visiblement, il meurt de chaud.

Et je mentirais si je disais que les degrés ne grimpe pas de mon côté aussi.

C'est quoi ce délire ?!

-De la Ice.

Froncement de sourcils de sa part.

-Du crystal meth. Du speed. Deux-cent-vingt-deux.

Je le vois frissonner. Il est sous le choc.

Enragé ? Oh que oui.

Excité ? Plus que tout.

Il prend des couleurs frôlant le carmin, je le vois à la lueur qui provient du couloir.

Soudain, il enlève le t-shirt et le balance au travers de la chambre.

Ça augure rien de bon pour lui, ni pour moi.

-T'as chaud ?

Sa réplique prend pas deux secondes avant d'éclater.

-Tu te fous de moi ?! Je meurs de chaud ! J'ai des frissons ! Même si j'ai envie de te dévisser la tête, j'suis… en extase total. Putain, ça prend combien de temps avant que ça s'arrête ?!

Mes yeux marron glissent sur sa silhouette, s'arrêtent sur mon boxer qui le moule parfaitement.

La mort, j'dis.

-J'en sais rien, j'suis pas expert en drogue… Je dirais environ huit heures, si tu fous rien.

-Quoi ?! Huit heures ! Huit heures !

Dépassé, il joue avec l'élastique du boxer. Une main glisse dans ses cheveux.

Si je ne le savais pas aussi allumé que drogué, je jurerais qu'il le fait exprès.

-Si je vais courir, tu crois que ça va passer plus vite ?

Je ris.

Un rire réellement amusé, non sans une petite note ironique.

Je me lève lentement.

Ça a pour effet de le faire figer sur place comme un petit animal qui supplie de l'achever.

Le pouvoir, c'est moi qui l'ai cette fois.

-Tu pense pouvoir faire un footing dans ton état ?

Mon regard sérieux mais doucereux est planqué dans le sien.

Ses yeux d'un bleu orageux sont méfiants.

Mais il a cette lueur implorante que je ne peux pas ignorer.

-J'en sais rien, je vais essayer !

Je mords doucement ma lèvre inférieure en m'approchant de lui.

Il recule d'un pas, il nous juge trop près.

-Ahomine, t'es le pire des idiots.

-Haaan ?

Il est outré. Il frappe mon bureau de travail en reculant.

-Même après t'avoir montré dans cet état, tu reste ici. T'es vraiment pas doué, espèce d'imbécile.

Mon visage s'approche rapidement du sien.

Mes lèvres viennent presque effleurer son oreille.

Je sais même pas ce qui me prend.

-Je vais t'aider à te sentir mieux.

Ma main vient directement se poser sur son entre-jambe.

Je le sens frémir. Ses muscles se crispent.

Il pousse même un gémissement de plaisir, à mon grand étonnement.

Sa main vient se plaquer contre sa bouche, choqué.

-You like it.

-Va t'faire foutre…

Murmure contre sa main. Ses yeux me tuent furieusement.

Pourtant, il reste là quand mon corps se colle au sien.


Je suis en sueur. J'halète, excité par ce salaud qui me torture.

J'étouffe dans une chaleur insupportable et enivrante à la fois.

Mon corps tressaute à cette longue et lente provocation buccale, se crispe sous les coups de langues aguicheurs.

Mes jambes semblent ne plus vouloir me porter, mais je tiens le coup.

Mes yeux fiévreux braqués sur cette tête rouge qui s'affaire à me rendre complètement fou, je souffle chaudement.

Comment on en est arrivé là ?

C'est complètement débile.

-Mmmh…

Ma verge a quitté la moiteur de sa bouche, je proteste malgré moi.

Je suis un corps enflammé, une bête incontrôlable qui en veut plus. Encore et encore.

Sa langue pointe tout le long de mon membre, s'amusant avec délectation à faire le tracé plusieurs fois.

Ses mains agrippent fermement mes fesses et je soupire d'exaltation, penchant la tête vers l'arrière.

Mes reins se creuses, mon dos se courbe.

Je ne me reconnais plus. Mais ça m'est tout simplement égal.

Cette drogue fait de moi un esprit pervers et je me fous bien que ce soit un homme ou une femme qui me suce.

-Baka…

Je lâche un cri de surprise quand il me mange le pieu au complet, férocement.

Je bute sa gorge. L'effet est grisant, ma main vient se perdre dans ses cheveux en bataille.

J'empoigne les mèches derrière sa nuque, je le force à aller plus rapidement.

Je l'entends gémir. Je grogne.

-Putain… Haaan… Bordel que t'es bon…

Il referme un étau sur mon poignet et m'oblige à le lâcher.

Sa langue s'enroule autour de mon sexe. Sa bouche continue se massage jouissif.

J'ouvre de nouveaux les paupières pour le regarder.

L'eau rencontre le feu. Un tsunami de flammes voraces qui me dévore les entrailles.

Ses yeux sauvages me menacent silencieusement alors qu'il suçote.

L'effet de cette férocité se fait de suite ressentir et je plaque mes mains sur le bureau de travail pour ne pas tomber.

Les tiraillements dans le bas de mon ventre et les pulsions dans ma verge ne mentent pas. Je me déferle dans un râlement, me libérant dans sa bouche.

Il avale. Mais il en a pas finit.

Et moi non plus.

Ce démon me noie dans la luxure sans pitié.

Il devient maître de mes battements de cœurs effrénés.

Et avant même que je m'en rende compte, je lui ais presque tout donné.

Le lendemain après-midi, le réveil m'achève.

J'ai l'impression d'avoir reçu une tonne de brique sur la tête et qu'on a bu toute mon énergie.

Lucifer dort paisiblement à côté de moi, le corps nu à moitié découvert.

Ni une ni deux, je me lève sans bruit.

Je ramasse mes affaires qui traînent dans la chambre et au salon.

Je me revêtis en trouvant rapidement l'entrée.

Attachant mon jean, je quitte le condo sans un regard derrière moi.

Faut que j'oublis cette nuit là.