Auteur: Nessia-chan

Rating: M

Pairing: Aomine X Kagami

Droits d'auteur: L'univers de Kuroko no Basket et tous ses personnages appartiennent à l'auteur. Les O.C. et tout ce qui peut sortir de mon imagination m'appartiennent.

Attention ! Relation yaoi [HxH], langage vulgaire.

Avertissement: Après reconsidération, les personnages sont OOC. Néanmoins, je me fais un plaisir à écrire cette fic, alors bonne lecture !


Hellow !

Je pourrais donner pleins d'excuses qui expliquerait pourquoi je n'ai pas écrit la suite de cette fic plus tôt, mais ce serait une perte de temps. Les raisons les plus importantes sont sans aucun doute le début de mes cours et le temps consacré à mes roleplays hyper intéressants. En plus, je me demandais si j'allais continuer dans ce style d'écriture. Il est plaisant à exploiter, mais je ne suis pas tout à fait à l'aise. Je suis quelqu'un qui écrit beaucoup avec des détails, des figures de style, etc. Mais au moins, j'aurai essayé et j'aurai surtout prit du plaisir à écrire cette fanfic ! J'espère que vous aussi, vous l'aimez autant que moi. ^^

Ensuite. Ce chapitre devait être le dernier. Mais nan ! Il y a encore de quoi faire un chapitre de plus et j'aime bien couper sur un léger suspense. Frappez-moi si vous le voulez, je vous mets au défi ! Vous aurez donc droit à un cinquième écrit et je m'y attaque maintenant. Par contre, je ne promets rien pour ce qui est de la sortie. Mes cours ont reprit et je pourrais bien décrocher au beau milieu de mon écriture. Y a personne qui me pousse pour écrire en me menaçant avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, voyez ? :D

Et le plus important. Je voudrais remercier June-Artifice qui m'a inspiré pour commencer cette fic. Sans elle, je n'aurais probablement pas commencé. Et surtout ! Je remercie énormément ma p'tite louloutre, mon âme soeur rpgique Ismaël, de m'inspirer des histoires, me faire baver sans aucune classe, me faire rire aux éclats et... d'être là pour moi quand ça va et quand ça va pas ! Luv ya louloutre !


Naely;; Ta review m'avait vraiment fait plaisir et je t'en avais fait part lorsque tu l'avais fait. Mais je t'en remercie encore ! Je suis toujours heureuse de partager des covers avec toi lorsque le temps nous le permet et aussi, de se souvenir du bon temps passé à écrire ensemble. Sans toi, je n'aurais jamais pus pauffiner la psychologie de Mikhaïl ainsi. ^_^

Emma2330;; Frustrante ? I know ! C'est fait exprès et je suis contente d'avoir bien réussi mon coup ! :D

Wentara;; Voici la suiiiite ! J'espère qu'elle te plaira ! ^^


Face-à-face sur la glace

Part IV

Deux mois.

Deux mois ce sont écoulés depuis que j'ai quitté le pays.

Deux mois que nous avons fêté notre victoire. Et je peux définitivement clamer haut et fort que mon équipe a terrassé celle de la panthère.

Deux mois que j'ai croisé, pour la dernière fois, son regard perçant.

Je me souviens encore du frisson qui m'a parcouru lorsque mes iris enflammés se sont éteins dans l'océan de ses yeux.

Une simple fixation silencieuse. Puis plus rien.

Je suis reparti aux États-Unis avec l'équipe, la coupe Stanley en main.

Le dernier souvenir que je retiens de lui, c'est son caractère d'enragé.

Ça, son regard glacial… Et cette nuit de fantasmes qui n'a jamais eu de lendemain.

Revenir en terres nordiques ne m'a jamais semblé aussi étrange.

J'ai l'impression que je pourrais le croiser n'importe où, n'importe quand. Au coin d'une rue, dans un café no name, à la patinoire du centre-ville… Vraiment, n'importe où.

N'importe, mais pas à la télévision. J'ai assez vue sa gueule de délabré sur écran HD pour pouvoir y rêver.

Depuis le temps qu'on se voue une haine réciproque sur la glace, jamais je n'aurais crus qu'un gars comme lui allait hanter mes nuits. C'est d'une cruauté sans borne.

Quel plaisir je peux nourrir de voir mon ennemi, à qui j'ai tiré les gémissements les plus excitants qui m'ai été donné d'entendre, dans mes songes nocturnes ?

Définitivement, aucune satisfaction. Que de l'irritation.

J'en viens à me demander quel serait ma réaction si cet imbécile fini recroiserait ma route avant la prochaine coupe.

Des questions complètements inutiles.

Je resserre mes doigts autour du volant de ma Mustang rouge vin, pitonnant le cuir pour lever le volume sur une trame d'Avenged Sevenfold.

Ce n'est qu'en prenant un embranchement vers la ville que j'aperçois un véhicule garé sur l'accotement. Le capot de cette magnifique Camaro est levé et le corps d'un homme y est penché.

En grande âme qui n'a pas fait sa bonne action de la journée, je m'arrête tout juste après l'avoir dépassée et enclenche les feux clignotants.

Le rock cri lorsque j'ouvre la porte et je fais mon chemin jusqu'à la bête.

Jusqu'à lui, une putain de panthère qui me regarde, sans voix.

Je suis le premier à reprendre mes esprits malgré la belle vue que j'ai de ce corps. T-shirt et peau du visage légèrement souillés par la graisse et l'huile.

Excitant.

-Un problème, peut-être ?

Un sourire moqueur agrippe mes lèvres. Ma voix se fait ironique à souhait.

Voyez, la situation est trop tentante pour que je demeure sérieux.

-Va chier, Bakagami.

Sa tête replonge sous le capot, mais j'ai eu le temps d'apercevoir ses traits irrités.

-Moi aussi, je suis content de te revoir.

Je l'entends grogner à ma plaisanterie.

-Fiche-moi la paix.

-Pas encore. Tu te fais mécanicien à tes heures perdues ?

Je m'approche de lui, penchant légèrement la tête vers la sienne.

-Allez, je te raccompagne chez toi.

-Pas question.

-T'auras qu'à appeler le fournisseur pour qu'il puisse la récupérer. T'es pas de la petite école quand même.

-Mêle-toi de tes affaires !

-Imbécile ! Arrête de t'entêter, tu vois bien que t'arriveras à rien.

Le regard haineux qu'il me lance me surprend tout de même un peu et je me redresse.

Lui dire qu'il n'obtiendra aucun résultat, c'est contester sa personne et son talent.

-Mec, respire. Et pourquoi te faire chier à faire ça si tu peux payer quelqu'un d'autre d'expérimenté pour faire le boulot ?

Ses yeux électrique arrêtent de foudroyer mon visage avec vivacité, puis se portent sur le moteur de la Camaro.

Curieux. Il semble réfléchir.

Comme quoi prendre des décisions réfléchies fait peut-être parti de ses capacités, en de rares occasions.

-Ça te tuerait de te faire raccompagner par un homme ?

Je me moque, affichant un immense sourire taquin qui dévoile mes dents blanches.

Ça a le mérite de lui arracher un grognement alors qu'il se redresse et ferme le capot.

-Nice choice, men.

Je recule de quelques pas en pivotant vers ma Mustang qui attend sagement, le moteur ronronnant.

Trois pas.

Trois putains de pas avant que la panthère étire le bras et agrippe brusquement mon haut. Il tire comme une furie, sûrement de toutes ses forces.

Et moi, j'ai cet air complètement ébahit sur le visage. Je ne comprends pas.

Mais j'ai la chance de voir ses traits paniqués. La frayeur dans le bleu nuit de ses yeux.

-Aho !

Ma voix est étranglée par la collision de nos deux corps.

Sa chaleur me percute tout aussi violement que son parfum et ma gorge se noue.

Au même moment, une voiture passe en trombe derrière nous en klaxonnant.

-Putain, tu peux pas regarder un peu c'que tu fous ?! C'était limite, Bakagami !

Je reprends contenance, le cœur battant à toute allure.

Je ne sais pas si c'est la proximité de cet idiot qui me fait cet effet ou l'impression d'y avoir échappé belle.

Mon regard suit la trajectoire de la voiture roulant à grande vitesse.

L'air semble encore tourbillonner dans mon dos. J'en frisonne.

Mon adversaire s'en rend peut-être compte, car il délaisse sa poigne.

-Qui va me ramener si tu te fais faucher ?

Sa voix sonne fausse, cassée. Comme s'il essayait de se trouver une excuse pour son geste.

Je soupire, essayant de retrouver un rythme cardiaque régulier.

-Allez, amène ton cul.

Je dépose ma main sur son épaule et la serre un peu.

C'est ma façon de le remercier sans dire un mot.


Cet idiot était la dernière personne que je voulais voir.

Et pourtant, maintenant que nous étions devant la porte de mon condo, ce sentiment de haine semblait s'être dispersé.

-Pourquoi tu me suis ?

Mon condo est au quinzième étage.

Pourquoi il se faisait chier à me raccompagner à la porte ?

Malgré tout, mon ton de voix lasse trahissait bien mon manque de vivacité sur la question.

-J'ai soif.

Je déverrouille la porte en ricanant.

-Tu te fous de moi ? Y avait un distributeur à l'accueil.

Il ne répond rien et se balance seulement sur le cadre de porte.

Son regard glisse sur la pièce, comme si je n'avais jamais parlé.

Blasé, je vais lui chercher un verre d'eau. Je l'observe plus ou moins boire en silence.

Y a cette ambiance lourde, chargée d'électricité. Elle peut s'enflammer et dévorer tout ce qui reste encore sous contrôle.

Un orage. Une foutue tempête que je ne peux pas expliquer.

Que je ne veux pas expliquer.

-Thank you.

Je prends le verre qu'il me tend.

Il dépose ses iris de feu sur moi pendant un instant, l'air sérieux.

Pourtant, c'est moi qui tranche cet échange silencieux.

-Encore désolé pour ton retrait de cette année.

Cette fois, je suis sincère.

Il hoche la tête, comme si ce que je disais était tout à fait normal.

Putain, c'est pas normal.

Pas pour moi.

-Mais l'année prochaine, c'est nous qui allons gagner. Je perdrai pas deux fois.

-Trois fois.

Mes paupières s'agrandissent sous l'effet de surprise.

Ce salaud a eu le culot de faire allusion à cette fois.

La seule et unique.

Ma main serre furieusement le verre alors qu'il semble tout aussi ébahit que moi par ses mots.

-Va te faire foutre.

Je le pousse en dehors du cadre et referme la porte dans un grand claquement.

Aussitôt, sa voix résonne de l'autre côté.

-C'était seulement une blague ! Allez, fais pas la gueule !

J'entends ce qui semble être sa tête cogner doucement la porte.

-Désolé, j'en reparlerai plus. Ouvre cette porte, Ahomine !

-Je te dois rien ! Décampe rapidement avant que je te fasse passer par la fenêtre avec un coup de pied au cul !

Silence.

Puis il me débite une série de chiffre que je mémorise instinctivement.

-Mon numéro de cell. On remet ça sur la patinoire quand tu veux.

Je ne laisserai pas la chance de lui faire bouffer la glace s'envoler comme ça.

Les chiffres s'écrivent rapidement de ma main sur un bout de papier qui traînait sur le comptoir de la cuisine.

Je dépose le verre dans l'évier, le cœur aux lèvres.

Mon sang bouille, j'ai l'impression que je peux exploser à tout moment.

Sauf que je n'ai aucun contrôle sur moi-même.

-Bordel !

Je ne voulais pas le revoir.

Toutes les raisons étaient bonnes; la honte, l'humilité, la rage, l'orgueil.

Mais maintenant que je l'ai croisé en dehors des séries, je ne peux pas ignorer cette envie d'avoir contact avec lui.

Lui parler. L'insulter. Le connaître.

Le manipuler entre mes mains. L'avoir à nouveau à mes pieds.

Je vire complètement dingue.

La confusion me fait traverser la pièce et ouvrir la porte à la volée.

Je traverse le cadre de moitié pour apercevoir le tigre qui attend tranquillement l'ascenseur.

-Oï, Bakagami !

Il tourne son visage sur lequel je peux lire une certaine curiosité.

Et de l'espoir.

Putain.

-Je commande des sushis pour une armée. 'Va y en avoir de trop.

Il se retourne complètement vers moi, incrédule

Les portes de l'ascenseur s'ouvrent et il y jette un œil en biais.

Le choix s'impose de lui-même.

-Et j'ai besoin de quelqu'un pour me ramener au garage demain, pour la Camaro.

C'est l'excuse la plus bidon, stupide et non crédible que je pouvais dire.

Pourtant, ça semble faire son chemin jusqu'à lui.

Un immense sourire éclatant dévore ses lèvres.

-T'as de la bière ?

Je prends ça pour un oui.

Et c'est d'un air arrogant que je lui réponds.

-Pour qui tu me prends ?

Je rentre à l'intérieur.

La porte ouverte, j'entends ses pas s'approcher de moi.