Retrouvailles

Résumé : Spoilers fin de 4B, spéculation sur les photo du tournage.

Après avoir démasqué Zelena, Robin et Regina sont enfin réunis mais ni l'un ni l'autre n'arrivent vraiment à réaliser que tout cela est bien réel.

Rating : M

L'annulation de la MIC ayant été un coup dur j'ai eu besoin d'évacuer ma déception donc nous y voilà, un nouvel OS OQ écrit un peu à la va vite et classé NC-18. Il vaut ce qu'il vaut, je n'ai pas trop réfléchit j'avais surtout besoin de me vider l'esprit.(Surtout que cette année je suis en préparation intensive de concours et j'ai l'impression de devenir folle.)

Petite info pour ceux qui suivent également Under, le prochain chapitre ne va pas tarder il est en correction. Désolée pour l'attente :/

Bonne lecture :)


« Et on y restera pour toujours ? », demanda le petit garçon, les yeux encore rougis par les larmes qui n'avaient cessé de couler pendant des heures.

Adossée contre le montant de la porte de la chambre d'enfant, Regina vit Robin tourner la tête vers elle et lui offrir un léger sourire avant de reporter son attention sur son fils.

« Pour toujours ! », lui répondit-il en lui caressant affectueusement les cheveux.

La reine avait encore du mal à réaliser qu'elle les avait enfin retrouvés. Qu'ils allaient enfin pouvoir rentrer ensemble à Storybrooke et reprendre leur vie là où ils l'avaient laissé. Son cœur était inondé de joie, mais pourtant ces retrouvailles lui laissaient un arrière-goût amer dans la bouche. Elle ne pouvait oublier leur visage lorsque Emma avait brisé le sort qui avait permis à Zelena de prendre l'apparence de Marianne. Robin avait compris immédiatement ce que cela signifiait, cependant son fils, lui, était resté mutique pendant de longues minutes, son regard rivé sur la sorcière. Ce ne fut que lorsque son père avait tenté de lui expliquer les choses qu'il avait réagi d'une manière particulièrement violente. La reine pouvait encore entendre ses cris désespérés : « Maman ! Je veux ma maman ! Rendez-moi ma maman ! », et le voir se débattre frénétiquement pour échapper à l'étreinte de son père.

« Elle va nous faire du mal ? », s'inquiéta l'enfant dont le regard était dorénavant tourné vers Regina.

Immédiatement, la reine secoua négativement la tête et s'avança pour s'asseoir à ses côtés au bord du lit.

« Non mon cœur... Elle ne pourra plus faire de mal à quiconque maintenant, je te le promets. », le rassura-t-elle en prenant ses deux petites mains dans les siennes.

« Tu vas nous protéger ? Comme avec le singe de la dernière fois ? », demanda-t-il les yeux brillants.

« Exactement ! Je ne laisserais plus jamais personne te faire du mal, ni à toi ni à ton papa... », déclara-t-elle avant de déposer un doux baiser sur son front.

Au même instant, elle sentit la main de Robin se poser sur son genou et la légère pression qu'il y exerça lui fit comprendre que ses mots le touchaient également.

« Il est temps de dormir maintenant. Tu dois te reposer, nous avons une longue route à faire demain... », déclara Robin en soulevant la couverture afin que l'enfant se glisse en dessous.

Le petit garçon acquiesça et s'allongea complètement dans son lit, la peluche offerte par Regina serrée contre lui.

Une minute plus tard Robin referma la porte de la chambre derrière eux.

« Nous devrions aller dormir aussi...Tu as l'air exténuée... », dit le voleur tandis que sa main venait naturellement se poser sur la joue de la reine. Regina ferma les yeux et apprécia le contact de sa paume sur sa peau. Dieu que ce simple geste lui avait manqué. Ce geste qui sans raison, dissipait instantanément tous les sentiments négatifs qu'elle pouvait ressentir, que ce soit la colère, la peur, la tristesse...

« Vas y...je te rejoins dans quelques minutes. Je voudrais d'abord m'assurer que tout va bien du côté d'Emma... », répondit-elle après quelques secondes.

Robin acquiesça silencieusement et déposa un chaste baiser sur ses lèvres avant de se diriger vers sa propre chambre. La reine le regarda disparaître au coin du couloir puis se passa une main lasse sur le visage. Une fois encore les personnes à qui elle tenait le plus souffraient par sa faute. Même si cette fois ce n'était pas directement de son propre fait, il n'en restait pas moins que c'était pour se venger d'elle que Zelena avait utilisé Robin et Roland. Pour la faire souffrir qu'elle avait prit l'apparence de Marianne. Si elle n'était pas devenue la femme qu'elle était aujourd'hui, si elle n'avait pas peur de perdre l'amour des êtres qu'elle avait de plus cher, elle l'aurait tué. Elle lui aurait arraché le cœur et l'aurait écrasé au creux de sa paume en se délectant de la souffrance qu'elle aurait pu voir sur le visage de la sorcière. Cependant, elle ne pouvait plus se permettre ce genre de châtiment, pas après tous les efforts qu'elle avait faits pour devenir une meilleure personne. Elle devait se maîtriser, pour Henry, pour Robin et pour Roland.

Une dizaine de minutes plus tard, après s'être assurée que Zelena était toujours bien attachée et que le shérif la surveillait de près, Regina entra dans la chambre de Robin.

« Tout va bien ? », s'enquit ce dernier alors qu'il terminait de refaire le lit.

Regina acquiesça silencieusement puis s'avança dans sa direction.

« Tu as changé les draps. », constata-t-elle avec un léger sourire.

« J'ai pensé que tu préférerais dormir dans des draps propres... », dit-il en posant ses mains sur ses hanches.

La reine haussa les épaules puis se blottit contre lui.

« J'aime ton odeur...elle m'a manqué... », souffla-t-elle en inspirant profondément.

Immédiatement, le voleur referma un de ses bras autour de sa taille tandis que son autre main venait se perdre dans ses cheveux.

« Je croyais que tu avais dit à Snow que je sentais le sapin ? », la taquina-t-il en déposant un baiser sur sa tempe.

« La forêt ! Et je n'ai jamais dit que cela m'incommodait... », rectifia-t-elle en riant doucement.

Regina n'aurait su dire combien de temps ils étaient restés là. Debout. Serrés l'un contre l'autre à profiter simplement de cette étreinte qui leur avait tant manqué. Des larmes de joie perlaient aux coins de ses yeux, mais elle lutta pour les retenir. Elle ne voulait pas gâcher ce moment. Elle ne voulait pas que Robin s'inquiète pour quoi que ce soit, ni se lancer dans une interminable discussion sur la difficulté qu'elle avait eut à vivre loin de lui. Elle désirait seulement profiter de sa présence et oublier pour toujours le désespoir et le chagrin qui lui avait dévoré les entrailles au cours de ses derniers mois.

Après de longues minutes, Regina releva légèrement la tête et déposa un baiser au creux de sa mâchoire. Le voleur laissa échapper un profond soupir puis se recula légèrement pour finalement fondre littéralement sur ses lèvres.

La reine hoqueta, surprise par l'ardeur du baiser. Cependant, elle entrouvrit rapidement la bouche afin de laisser la langue du voleur venir rencontrer la sienne. Elle fit alors remonter ses mains jusqu'à sa nuque et enroula ses bras autour de son cou afin de se coller complètement contre lui.

À la façon dont la bouche de Robin dévorait la sienne, Regina comprit qu'elle n'avait pas été la seule à avoir atrocement souffert de cette séparation. La passion du baiser l'obligea rapidement à reprendre une bouffée d'oxygène, mais Robin ne semblait pas vouloir lui en laisser l'occasion. A chaque fois qu'elle tentait de reculer légèrement son visage pour respirer, le voleur pressait de nouveau ses lèvres contre les siennes avec un peu plus fougue à chaque nouvel assaut.

« Robin... », gémit-elle à bout de souffle contre sa bouche.

« Robin ! », lâcha-t-elle de nouveau alors qu'il semblait ne pas l'entendre.

C'était comme s'il refusait de se détacher d'elle, comme s'il craignait que ce baiser soit le dernier, comme s'il craignait qu'elle ne disparaisse de nouveau.

« Robin ! », s'exclama-t-elle en criant presque tandis qu'elle réussissait enfin à le repousser.

Haletante, elle recula de quelques pas tandis que le voleur restait immobile en face d'elle.

« Excuse-moi... », lâcha-t-il d'une voix étranglée.

Regina releva les yeux vers lui et son cœur se serra brutalement dans sa poitrine. Il semblait complètement hagard, et ses yeux étaient embués de larmes.

« Hey... », souffla-t-elle d'une voix douce en s'approchant de nouveau de lui, ses mains se posant de part et d'autre de son visage.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? Dis-moi... », dit-elle en laissant ses pouces glisser tendrement sur ses pommettes.

« J'ai...j'ai cru ... », bredouilla-t-il avant de lâcher un profond soupire et de poser son front contre le siens.

« J'ai cru que je ne te reverrais jamais...J'ai cru que je t'avais perdu pour toujours ! Tu m'as tellement manqué ! », avoua-t-il avec une fébrilité que Regina ne lui connaissait pas.

La jeune femme entrouvrit les lèvres pour lui répondre, mais le voleur reprit la parole avant qu'elle ne puisse prononcer un seul mot.

« Chaque jour, chaque heures, chaque minute sans toi était une véritable torture. Je me levais en pensant à toi, je me couchais en pensant à toi. Presque toutes les nuits, je me réveillais en sursaut en croyant que j'étais encore à Storybrooke, en croyant que j'étais encore auprès de toi. Et puis je réalisais que ce n'était pas le cas. Je réalisais que jamais plus je ne pourrais voir ton sourire, entendre le son de ta voix ou te tenir dans mes bras... », lâcha-t-il d'une traite d'une voix tremblante.

« Et aujourd'hui, tu es là et pourtant, je suis terrifié. Je ne peux pas m'empêcher de penser que je vais finir par me réveiller avec cette atroce impression de t'avoir perdu encore une fois ! », termina-t-il le regard rivé sur le sol.

Face à tant de sincérité et d'émotion, la jeune femme resta sans voix de longues secondes. Elle entrouvrit les lèvres, mais elle sentit que le moindre mot qui franchiraient ses lèvres risquaient de se transformer en sanglot. Elle ne voulait pas craquer. Pas maintenant, pas aujourd'hui, pas avec Zelena à quelques mètres d'eux. Alors pour toute réponse, elle pressa ardemment ses lèvres contre les siennes et laissa ses mains aller se perdre dans les cheveux du voleur. Ce dernier répondit immédiatement à son baiser et laissa ses doigts courir le long de sa colonne vertébrale jusqu'au creux de ses reins.

Après de longues minutes, Regina se recula légèrement et lui prit la main. Les yeux plongés dans les siens, elle l'invita à la poser sur son cœur qui tambourinait frénétiquement dans sa poitrine.

« Tu le sens ? », lui demanda-t-elle avec un sourire timide.

Robin hocha positivement la tête.

« Je suis là... Réellement là... », confirma la reine en laissant son pouce caresser le dos de sa main.

Le voleur acquiesça de nouveau tandis que sa main glissait légèrement vers le bas jusqu'à venir englober son sein. Son autre main se referma sur sa hanche et commença un va-et-vient de sa cuisse jusqu'au creux de ses reins. Regina ferma les yeux et sentit un puissant frisson lui parcourir l'échine. Les caresses étaient à peine perceptibles au travers de ses vêtements, mais elle dut se mordre la lèvre inférieure pour ne pas gémir. Il effleurait son corps du bout des doigts comme s'il craignait qu'un contact trop intense ne la fasse disparaître. Consciente qu'il avait besoin de temps pour se rassurer, pour réaliser qu'elle était réelle, la jeune femme ne bougea pas, bien qu'une irrésistible envie de coller son corps contre siens lui contractait l'estomac.

Peu à peu, les caresses se firent plus appuyées, plus enflammées, plus pressantes. Soudain, la main sur sa cuisse trouva son chemin sous sa robe et elle sentit les doigts du voleur s'arrêter sur la peau nue entre son bas et le pli de sa fesse. Une chaleur ardente s'empara alors de son bas-ventre et elle ne put se contenir plus longtemps. Elle colla totalement son corps au siens et l'obligea à reculer jusqu'à ce que son dos heurte le mur derrière lui. Elle voulut capturer ses lèvres, mais en une fraction de seconde Robin inversa leur position. Elle hoqueta sous l'effet de la surprise puis serra les dents pour garder le silence alors qu'une vague de plaisir déferlait sur elle en sentant la virilité du voleur se presser contre son intimité.

Sans lui laisser de répit l'homme emprisonna ses poignets au-dessus de sa tête et plongea sa tête dans son cou. Il commença à aspirer, embrasser, suçoter la peau au creux de sa mâchoire et elle manqua de défaillir. Elle savait que cela n'était pas raisonnable, qu'ils devaient se reposer et que quelqu'un pourrait les entendre au travers des murs bien trop fins de ce maudit appartement. Cependant, elle se sentait incapable de le repousser, de lui demander d'arrêter. Elle en voulait plus, encore plus. Elle voulait sentir ses mains sur elle, elle voulait sentir sa peau contre la sienne, elle voulait sentir ses lèvres sur son corps.

Sans qu'elle ne lui ait consciemment commandé, son bassin bascula en avant à la rechercher de cette friction qu'elle affectionnait tant. Elle voulut écarter un peu plus les jambes, mais cette fichue robe était trop étroite et descendait bien trop bas. Elle laissa échapper un grognement de frustration et elle sentit le voleur sourire contre son cou. Il libéra alors ses poignets et laissa ses mains venir se poser sur ses cuisses. Centimètre par centimètre, il fit délicatement remonter le tissu sans jamais cesser de torturer délicieusement la peau de son cou. Dès qu'elle le put, Regina enroula l'une de ses jambes autour de la sienne et laissa son pieds glisser sensuellement le long de son mollet.

Lorsque le rebord du vêtement eu atteint les hanches de la reine, Robin agrippa sa cuisse et pressa ardemment son bassin contre le siens. Ils gémirent à l'unisson et Regina pressa sa bouche contre l'épaule du voleur pour étouffer les irrépressibles gémissements qui encombraient sa gorge. Le simple fait de sentir sa virilité frôler l'endroit de son désir la faisait complètement vibrer. Des centaines d'impulsions électriques semblaient émaner de son bas-ventre et se diffuser à l'intérieur même de ses veines.

« On ne devrait pas... », souffla-t-elle en accélérant pourtant les ondulations de son bassin.

« Je sais... », répondit Robin avant d'emprisonner ses lèvres avec passion.

Alors que leurs langues s'entraînaient mutuellement dans une danse endiablée, Regina sentit le bassin du voleur s'éloigner et le contact lui manqua instantanément. Elle laissa échapper un grognement de frustration contre sa bouche, mais celui-ci se transforma rapidement en un râle de plaisir lorsque les doigts du voleur se frayèrent un chemin entre leurs deux corps et glissèrent voluptueusement sur le morceau de dentelle qui recouvrait son intimité.

«Regina... », gémit-il brusquement contre ses lèvres.

La jeune femme devina instantanément l'origine de ce ton suave avec lequel il avait prononcé son prénom. Il avait toujours eu sur elle un effet dévastateur. Déjà dans la forêt enchantée, il provoquait chez elle des réactions corporelles bien plus qu'inavouables et à cet instant, elle pouvait parfaitement sentir la chaleur et l'humidité de son intimité.

Les battements de son propre cœur raisonnaient à ses oreilles et elle pouvait sentir les pulsations de son pouls dans son cou. Elle avait l'impression d'être de nouveau cette nuit là dans son caveau. Cette nuit où pour la première fois, ils s'étaient abandonné tous les deux à ce désir qui les consumait intérieurement depuis des mois. Les images incandescentes de ce moment qu'ils avaient partagé lui revinrent en mémoire et elle se remémora soudainement cette sensation de bien-être et de plénitude totale qu'elle avait ressentit alors qu'il bougeait en elle. Elle voulait revivre ça. Elle voulait revivre ça maintenant ! Pas dans quelques heures, pas confortablement installés dans son lit, juste maintenant !

Sans perdre de temps, elle commença à déboutonner la chemise du voleur tandis qu'il l'invitait à se décoller légèrement du mur afin de faire descendre la fermeture éclair de sa robe jusqu'au creux de ses reins. Probablement autant impatient l'un que l'autre, aucun d'eux ne pris soin de dévêtir l'autre complètement.

Le pantalon et le boxer sur les chevilles, la chemise à moitié déboutonnée, Robin agrippa fermement les cuisses de la reine qui enroula immédiatement ses bras et ses jambes autour de lui. La robe remontée sur ses hanches, une bretelle encore sur l'épaule, Regina jeta un dernier regard à son shorty déchiré sur le sol puis plongea ses yeux dans ceux de son amant.

Il semblait attendre sa permission, ses yeux brûlant d'un désir indescriptible. Elle déposa un chaste baiser sur ses lèvres puis laissa sa joue glisser contre la sienne.

« Fais-moi l'amour... », lui susurra-t-elle à l'oreille.

Il n'en fallut pas plus au voleur. Regina sentit ses mains resserrer leur étreinte sur ses cuisses et il glissa en elle. L'intrusion la fit légèrement hoqueter, mais rapidement, elle sentit les muscles de son bas-ventre s'enflammer.

La jeune femme se délecta de longues minutes de la douceur que le voleur mettait dans ses coups de reins, mais peu à peu, elle en voulu plus, elle eut besoin de plus. Elle fit alors onduler ses hanches, son bassin venant rencontrer, avec un peu plus de force, celui du voleur à chaque mouvement supplémentaire.

« Robin...Robin...Robin », son prénom s'échappait en cascade de ses lèvres dans des murmures étouffés.

Des vagues de plaisir la submergeaient et elle avait l'impression de se noyer, de manquer d'air. Elle resserra ses bras autour de sa nuque et ses ongles s'enfoncèrent dans la peau de ses épaules. Elle s'accrochait désespérément à lui et sans qu'elle ne le réalise immédiatement des larmes commencèrent à perler au coin de ses yeux. Le rythme de leurs deux corps devint de plus en plus frénétique et elle réalisa subitement qu'elle aussi était terrifiée.

« Plus fort... », lui intima-t-elle à demi-mot.

Elle voulait le sentir jusqu'au plus profond de son être. Elle voulait le sentir en elle parce qu'en réalité, elle aussi craignait que tout cela ne soit qu'un énième rêve. Elle voulait être certaine qu'il était là. Qu'il était avec elle. Que le souffle chaud dans son cou était bien le sien. Que la chaleur du corps contre le siens était bien la sienne.

« Parle-moi... »,souffla-t-elle d'une voix presque suppliante.

Elle avait besoin d'entendre sa voix. D'entendre cet accent qui lui faisait littéralement perdre la tête.

« Tu m'as tellement manqué... », dit-il haletant, sans ralentir le rythme de ses hanches.

De nouveau, la reine étouffa un gémissement contre son épaule, ses dents se refermant sur le muscle à la jonction de son cou.

« C'est tellement bon de te tenir dans mes bras... », susurra-t-il avant de mordiller le lobe de son oreille.

« ...de pouvoir sentir la douceur de ta peau sous mes doigts...de pouvoir m'enivrer de ton odeur...de pouvoir caresser la cambrure de tes reins et de sentir le galbe de tes seins contre mon torse. », continua-t-il à murmurer alors que la prise qu'il avait sur ses cuisses se faisait plus vigoureuse.

Regina rejeta brutalement sa tête en arrière et le mur derrière elle trembla légèrement. Elle n'aurait su dire si c'était les mots ou bien le ton de son amant qui lui faisait cet effet-là, mais elle semblait littéralement se consumer de l'intérieur. Un brasier ardent semblait avoir pris vie au creux de son estomac et chaque mouvement entre ses cuisses étaient désormais une ineffable source de jouissance. Sa respiration était laborieuse, voir presque impossible et pendant quelques instants, elle eut l'impression que son cœur allait lâcher. Elle pouvait sentir son sang pulser dans ses veines qui semblaient être sur le point d'exploser sous la pression.

« J'aimerais que l'on puisse rester comme cela pour toujours... », ajouta-t-il avant de déposer un doux baiser sur sa joue.

Cette fois, elle aurait voulu lui dire d'arrêter de parler, lui ordonner de se taire, lui avouer que ses mots étaient sur le point de lui faire perdre complètement la tête, mais lorsqu'elle entrouvrit les lèvres, seul un cri viscéral lui échappa et elle du lui mordre douloureusement l'épaule pour ne pas réveiller tout New-York.

« J'aime t'entendre gémir mon prénom...j'aime sentir tes ongles glisser sur ma peau...j'aime sentir tes muscles se contracter autour de moi et sentir ton corps trembler de plaisir... », continua-t-il tandis que ses assaut se faisaient toujours plus fort, toujours plus profond.

A peine eut-il terminé sa phrase que le reine eu l'impression de sombrer dans un monde parallèle. Un spasme lui secoua brutalement le corps et elle sentit les muscles de son intimité se contracter frénétiquement. Ce fut à cet instant qu'elle en fut certaine... Malgré ses paupières closes. Malgré ce sentiment de flottement. Malgré la perte momentanée de tous ses sens, Regina su au plus profond d'elle-même que tout cela était bel et bien réel.

En effet même si elle avait rêvé un millier de fois de ce moment, même si elle s'était réveillée haletante et en sueur, un nombre incalculable de nuit, seul le véritable Robin était capable de lui faire ressentir tout cela. De lui faire perdre le contrôle de son corps de cette façon. De provoquer ces exquises sensations dans tout son être. De la transporter dans un monde qui n'appartenait qu'à eux.

« Rassuré ? », souffla-t-elle quelques minutes plus tard alors que Robin semblait tenter de retrouver une respiration normale, son visage enfouit dans son cou.

Le voleur hocha positivement la tête et déposa un langoureux baiser au creux de sa mâchoire.

« Promets-moi que ça n'arrivera plus... Promets-moi que je ne te perdrais plus jamais... », souffla-t-il en reculant son visage afin de plonger ses yeux dans les siens.

Regina déglutit difficilement lorsqu'il vit toute la détresse dans son regard. Intérieurement, elle savait qu'elle ne pouvait pas lui faire cette promesse. Elle n'était elle-même toujours pas persuadée d'avoir droit à sa fin heureuse. Après tout, elle n'avait toujours pas trouvé l'Auteur et quoi que Snow et Tink puissent en dire l'espoir n'était pas toujours suffisant pour atteindre le bonheur. Cependant, la jeune femme savait que Robin avait besoin de l'entendre. Il avait besoin d'être rassuré alors elle s'efforça de sourire et caressa doucement sa joue.

« Je te le promets... », répondit-elle avant de presser ses lèvres contre les siennes.

Robin relâcha doucement ses cuisses lui permettant de reposer ses pieds sur le sol puis posa ses mains de part et d'autre de son visage. Cette fois, le baiser était plus doux, moins pressant. Leurs lèvres se frôlaient, se caressaient tandis que leur souffle se mélangeait au rythme de leur respiration.

« Je... », commença-t-il d'une voix fébrile.

« Je sais... », le coupa brusquement Regina.

Robin secoua négativement la tête et posa son front contre le siens.

« Non, laisses moi finir ! J'aurais dû te le dire ce jour-là... je ne l'ai pas fait et je l'ai regretté dès que j'ai eu franchit cette maudite frontière...alors je vais te le dire maintenant et je veux que tu sache que je n'attends rien en retour... », dit-il avant de reculer légèrement son visage et de replacer délicatement une mèches de cheveux derrière son oreille.

« Je t'aime ! », déclara-t-il ses yeux plongés dans les siens.

Regina se mordit violemment la lèvre inférieure et lutta pour retenir les larmes qui lui montèrent aux yeux. Elle n'avait pas adressé ces mots à une autre personne que son fils depuis des années. Depuis Daniel qui avait également été le seul homme à le lui avoir dit jusqu'à maintenant. D'un côté, cela lui réchauffait le cœur, mais de l'autre, elle n'était pas certaine de les mériter. Elle entrouvrit les lèvres pour parler, mais avant qu'elle n'ait pu dire quoi que ce soit Robin l'invita à se blottir contre lui.

Une quinzaine de minutes plus tard, allongée dans le lit, son corps pressé contre celui du voleur, Regina déposa un chaste baiser au creux de sa mâchoire avant de murmure de façon presque inaudible ces trois mots qu'elle pensait ne plus jamais être capable de dire à un homme. Elle sentit les bras de Robin se refermer un peu plus autour d'elle, mais il resta silencieux et elle lui en fut profondément reconnaissante. Après tout, tout était dit...