Kiss me after the ball
Résumé : Post 5x02, petite pause sensuelle après la bal.
Merci aux filles du groupe qui m'ont soutenu et encouragé et particulièrement à SassyRegal92 pour son avis et ses conseils en matière de smut !
Rating : M
Assise devant une somptueuse coiffeuse en chêne, la reine fixait le miroir en face d'elle d'un air absent. Ses yeux étaient rivés sur la pierre de topaze qui ornait toujours son cou tandis que les mots du chevalier hantaient encore ses pensées. « Et vous savez ce qu'elle a fait ? Elle lui a sourit !». Si au cours des derniers mois elle avait en quelque sorte réussit à accepter son passé, à le mettre de côté pour finalement croire pleinement à son nouveau statut de héro, se retrouver face à face avec l'un de ses fantômes lui avait fait l'effet d'un coup de poignard en plein cœur. Une fois encore quelqu'un avait faillit mourir à cause d'elle. A cause de ce qu'elle avait été et serait toujours dans l'esprit de certaines personnes. Robin ! Elle avait faillit perdre Robin pour toujours. Cette pensée lui contracta douloureusement l'estomac et elle eu soudainement l'impression de manquer d'air. Ses doigts se refermèrent alors sur la pierre précieuse et d'un coup sec elle l'arracha pour l'envoyer valser dans le feu qui crépitait dans l'âtre.
Pendant de longue seconde Regina observa le scintillement des flammes se refléter sur le bijou. C'était la troisième fois qu'elle réussissait à déjouer le destin qui semblait s'acharner sur son couple. La troisième fois que le bonheur semblait lui glisser des mains, la laissant totalement impuissante et brisée. Si Snow s'évertuait toujours à garder espoir, la reine,elle, avait bien du mal à faire de même. Après tout elle n'était pas invincible, et si le sort avait décidé de lui faire payer ses actes passé alors un jour elle perdrait Robin définitivement. Cette simple pensée lui fit immédiatement monter les larmes aux yeux. La terreur qui l'avait envahis alors que son âme-sœur gisait inerte sur le sol sembla de nouveau faire son chemin à l'intérieure même de ses veines. Chacun de ses membres commencèrent à trembler et elle dû plonger sa tête entre ses mains pour contenir les sanglots qui se formaient dans sa gorge.
« Regina ? », souffla soudainement une voix derrière elle .
La jeune femme sursauta et releva vivement la tête vers le miroir. Elle ne l'avait pas entendu entrer et elle se demanda depuis combien de temps il était là. Même si elle savait qu'elle pouvait se confier à lui, elle n'avait pas envie qu'il puisse se sentir coupable de l'angoisse qu'elle ressentait à l'idée de le perdre. D'un geste de la main elle tenta vainement de faire disparaître toute trace de larme sur son visage mais le mal était déjà fait. Robin posa sa main sur son épaule et fixa son reflet d'un air inquiet.
« Comment tu te sens ? », s'empressa-t-elle de lui demander afin de cacher son trouble.
« Et toi ? », lui rétorqua-t-il en déposant un baiser sur sa tempe.
Ce simple geste lui serra encore un peu plus le cœur. Sa seule présence était devenue vitale pour elle, s'il disparaissait encore une fois de sa vie, elle n'était pas certaine de pouvoir s'en remettre un jour.
« J'ai demandé la première ! », répliqua-t-elle avec un léger sourire forcé.
« Je vais très bien ! Enfin si on met de côté cette impression d'avoir ingurgité des litres d'alcool hier soir, ce qui évidemment n'est pas du tout le cas... », répondit-il avec un large sourire.
« Maintenant à ton tour. Dis moi ce qui te tracasse...» , ajouta-t-il plus sérieusement en laissant son pouce caresser doucement la peau nue de son épaule.
Regina inspira profondément tout en secouant négativement la tête. Ses yeux balayèrent frénétiquement le sol tandis qu'elle se cherchait une excuse crédible. Elle ne voulait pas en parler, pas maintenant, pas ce soir. Mettre des mots sur ses craintes les plus profondes reviendrait à les rendre encore plus réelles et avec le problème que posait Emma ce n'était clairement pas le moment de faiblir. Elle devait absolument retrouver ses bonnes vieilles habitudes et enfouir profondément tous ses sentiments avant de craquer.
Face à son silence, Robin contourna le siège et vint s'accroupir devant elle. Il posa ses avant-bras sur ses cuisses et emprisonna ses mains dans les siennes.
« Dis-moi... », insista-t-il avant de déposer un doux baiser au creux de chacune de ses paumes.
Regina se mordit douloureusement la lèvre pour contenir le flot d'émotion qui déferlait en elle.
Après quelque seconde, elle trouva finalement la force de plonger ses yeux dans les siens et réussit à y puiser assez de courage pour lui avouer ce qu'elle avait sur le cœur.
« C'est juste que... Tu as failli mourir Robin ! À cause de moi ! À cause de ce que j'ai fait. De qui je suis ! », avoua-t-elle tandis que les larmes lui brûlaient de nouveau les yeux.
« De qui tu étais ! », rectifia-t-il instantanément en fronçant les sourcils.
La jeune femme laissa échapper un soupir à demi-exaspéré. Quand bien même elle avait changé, cela n'effaçait en rien les actes monstrueux qu'elle avait commis par le passé. Cela ne les excusait même pas.
« Tu n'es en rien responsable de ce qui m'est arrivé ce soir. Il s'en est pris à toi, à toi seule ! Je l'ai juste empêché de te faire du mal. Si c'était à refaire, je referais exactement la même chose. », reprit-il gravement.
« Parce que tu es un homme bien... », railla-t-elle, comme si se montrer désagréable pouvait lui permettre de reprendre un minimum de contenance.
Robin soupira, mais ne la laissa pas remettre une once de distance entre eux. Il lâcha une de ses mains et lui attrapa délicatement le menton.
« Peut-être bien… Mais aussi et surtout parce que je t'aime et que je ne supporterais pas de te perdre... », affirma-t-il en la fixant intensément.
Cette fois Regina ne put retenir ses larmes plus longtemps. Ce n'était pas la première fois que Robin évoquait les sentiments profonds qu'il éprouvait pour elle, et pourtant, cela lui faisait toujours le même effet. L'entendre prononcer des mots qu'elle aurait elle-même put lui dire, lui réchauffait le cœur plus qu'elle n'aurait su l'expliquer. La crainte de perdre l'autre était parfaitement réciproque et en un sens cela lui permettait de se sentir plus sereine, plus confiante envers l'avenir.
Elle le fixa de longues secondes, gravant pour la millième fois dans son esprit ce regard empli d'amour et de confiance qu'il ne réservait qu'à elle. Elle l'aimait de tout son cœur et plus encore. Ses sentiments n'avaient jamais faibli malgré tous les obstacles qui s'étaient dressés entre eux. Si l'amour qu'elle lui portait était toujours aussi intense, elle ne pouvait pas en dire de même pour leurs moments d'intimité. La grossesse de Zelena avait tout de même réussi à créer une sorte de malaise qui l'empêchait de se montrer physiquement proche de lui. Depuis leur retour de New-York, ils avaient partagé quelques baisers, quelques moments de tendresse, mais rien de comparable à ce qu'il avait déjà vécu avant tout cela.
Du moins jusqu'à ce moment au bal. Jusqu'à cet instant où l'espace d'une danse, ils avaient de nouveau expérimenté cette spontanéité et cette passion qui avait caractérisé le début de leur relation. Emporté par ce moment de complicité, Robin l'avait tout naturellement attiré à lui et ils s'étaient embrassés. Contrairement à leurs derniers baisers, celui-là s'était révélé plus sensuel, plus pressant, plus passionné. Cet élan d'affection en public, si bref soit-il, avait soudainement réveiller en elle des souvenirs incandescents et par là même raviver le feu que les obstacles avaient quelque peu étouffé.
Après de longues secondes d'un silence ému, Regina posa délicatement sa main sur la joue du voleur. Elle laissa son pouce glisser sur sa pommette un bref instant puis attira son visage à elle. Robin se laissa faire et fit remonter doucement sa main jusqu'à la hanche de la jeune femme pour garder l'équilibre. La reine pressa alors ses lèvres contre les siennes. Durant les premières secondes, elle se contenta de profiter de ce simple contact et de la chaleur que cette proximité faisait naître en elle. Cependant, elle ressentit rapidement le besoin d'approfondir ce baiser. Elle en voulait plus, elle avait besoin de plus ! Elle entrouvrit alors la bouche et aspira sensuellement la lèvre supérieure du voleur, laissant par la même sa langue venir titiller sa partenaire. La main de robin sur sa hanche se crispa sur le tissu de sa robe et elle le sentit sourire contre ses lèvres. Consciente qu'elle n'était pas la seule à se délecter de cette impulsion lascive donnée au baiser, Regina agrippa le col de sa chemise et intensifia leur langoureux échange.
Alors qu'elle commençait sérieusement à manquer d'air, Robin fit passer un bras dans son dos et l'attira contre lui, l'invitant à se mettre debout. La reine ne se fit pas prier et bondit sur ses pieds, enroulant au passage ses bras autour du cou du voleur. Dans leur empressement, la chaise se renversa, mais aucun d'eux n'y prêta attention. Ils se dévoraient littéralement l'un l'autre, laissant éclater le désir et la passion trop longtemps réprimés. Grâce à un habile jeu de jambes, Robin inversa leur position et Regina sentit le bas de son dos heurter le bord de la coiffeuse. Elle s'y appuya légèrement et attira Robin encore un peu plus contre elle. Elle pouvait sentit la force de ses bras l'entourer et cette sensation lui faisait perdre complètement pieds. Elle ne s'était jamais sentie aussi aimée, soutenue et protégée qu'avec lui. Cette histoire avec Zelena avait bien failli lui faire oublier à quel point cet homme pouvait la combler dans tous les sens du terme.
« Est-ce que je t'ai dit que tu étais particulièrement sublime ce soir ? », lui susurra Robin alors que le baiser prenait fin.
Regina ne put s'empêcher de sourire tandis que le voleur s'attaquait dorénavant à son cou.
« Rien qu'une vingtaine de fois... », répondit-elle en relevant la tête afin de lui offrir un meilleur accès.
La sensation de ses lèvres sur sa peau lui provoqua d'irrépressibles frissons ainsi qu'une bouffée de chaleur qui lui fit presque tourner la tête. Elle sentait sa langue glisser sensuellement du creux de sa mâchoire jusqu'à la jonction de son épaule et inversement dans un va-et-vient incessant. Tous ses sens étaient en éveille et pendant un instant, elle crut devenir sourde tant les battements de son cœur raisonnaient violemment à ses oreilles. Un profond gémissement s'échappa brusquement de sa gorge alors que le voleur aspirait avec plus d'intensité chaque parcelle de peau qui passaient à sa portée.
« Tu sais que tu ne devrais pas être ici...Le roi Arthur a été plutôt clair concernant la mixité des chambres... », le taquina-t-elle en se délectant pourtant des diverses sensations que ses baisers et caresses provoquaient en elle.
« Ah oui ? J'ai dû manquer cette partie... Mais pour ma défense, il y avait cette ravissante brune qui marchait devant moi et cela m'empêchait de me concentrer... », répondit-il en faisant glisser une première bretelle le long de son épaule.
Désormais dépourvue de maintien, la manche tomba un peu plus bas sur son bras, révélant plus généreusement le galbe de sa poitrine rebondi. L'une des mains du voleur se fit plus audacieuse et commença à effleurer dangereusement le morceau de peau mis à nue. Ce simple frôlement eut un effet immédiat sur la reine qui sentit son bas-ventre s'enflammer. Incapable d'attendre plus longtemps elle agrippa la main du voleur et l'obligea à se saisir complètement de son sein à moitié dévoilé. Cette fois, ce fut au tour du voleur de laisser échapper un gémissement avant de fondre littéralement sur les lèvres de la jeune femme. Sous l'ardeur du baiser, Regina dus se hisser sur la coiffeuse afin de ne pas se briser le dos.
Sans perdre de temps, les mains du voleur glissèrent voluptueuse sur ses côtes, sur ses hanches pour finalement venir attraper ses cuisses afin de coller son bassin au siens. La reine laissa échapper un profond gémissement contre les lèvres de son amant lorsqu'elle sentit le désir de ce dernier heurter avec force sa propre intimité. Cette sensation sembla libérer en elle un flot d'endorphine qui lui fit complètement perdre la tête. Ses propres mains semblèrent devenir incontrôlables. Tandis que l'une d'elles tentait de se frayer un chemin sous la chemise de Robin, l'autre n'avait de cesse de glisser frénétiquement dans ses cheveux. Le baiser se transforma rapidement en une lutte endiablée. Leurs lèvres s'entrechoquaient, tandis que chacun d'eux semblait vouloir littéralement aspirer la langue de son partenaire.
Lorsque leurs poumons furent désertés par l'oxygène, Robin mit un terme au baiser pour finalement plonger son visage dans le voluptueux décolleté de la reine. Dans une frénésie toute passionnelle, il se mit à aspirer, suçoter chaque parcelle de peau qui s'offrait généreusement à lui. Regina, quant à elle, augmenta la pression qu'elle exerçait sur son cuir chevelu, tentant vainement de contrôler les gémissements appréciateurs qui s'échappaient de sa gorge. Après quelques tentatives infructueuses, Robin réussit finalement à s'emparer pleinement de l'objet de son désir et ses lèvres se refermèrent vigoureusement sur le mamelon royal.
Malgré tous ses efforts pour rester discrète, Regina ne fut cette fois pas capable de contenir un râle de plaisir. Dieu que la bouche de cet homme sur son corps avait pu lui manquer. Son regard, son sourire, ses mains, son odeur avaient si souvent hanter ses nuits solitaires qu'elle en avait presque oublié que cela pouvait être réel. Avide de profiter encore plus de ces savoureuses sensations, la jeune femme fit glisser elle-même la deuxième bretelle de sa robe. L'attention de Robin se porta alors automatiquement sur le nouvel attribut dévoilé. Alors que ses lèvres s'affairaient à torturer sensuellement l'une des pointes tendues par le désir, sa main s'empressa de masser lascivement son autre sein.
Soudain, le voleur se redressa légèrement et attaqua de nouveau sa bouche. Cette fois, le baiser se fit plus lascif, plus sensuel. L'une des mains du voleur commença à perdre de l'altitude et se fraya bientôt un chemin sous sa robe. Centimètres par centimètre ses doigts se mirent à courir sur sa peau nue jusqu'à atteindre son intimité.
Une première caresse, puis deux, puis trois et Regina perdit complètement pieds. Ce simple contact la fit frissonner entièrement. Sans rompre le baiser la jeune femme posa ses mains sur le rebord de la coiffeuse et se suréleva légèrement, permettant ainsi à son amant de se débarrasser de la pièce de tissu qui couvrait son intimité. Le voleur ne se fit pas prier et agrippa le morceau de dentelle afin de le faire glisser sensuellement le long de ses jambes.
Lorsque celui-ci tomba finalement sur le sol, Robin retrouva sa place initiale et reprit là où il s'était arrêté. Regina voulut initier un nouveau baiser, mais les caresses de Robin si firent plus ardentes et elle manqua de basculer en arrière. La main libre du voleur passa alors dans son dos et l'obligea à coller sa poitrine contre son torse. Front contre front, elle pouvait sentir le regard emprunt d'un désir brûlant de Robin rivé sur son visage.
« Tu m'as manqué... », lui susurra-t-il alors qu'il laissait un premier doigt s'insinuer en elle.
Regina aurait voulu lui répondre, lui dire que chaque instant sans lui avaient été une véritable torture. Que chaque soir, elle ne pouvait s'empêcher de revivre cette unique et sulfureuse nuit qu'ils avaient partagé. Que le simple souvenir de ses baisers et de ses caresses lui donnaient l'impression de se consumer de l'intérieur. Cependant seuls des gémissements réussissaient à sortir du plus profond de son être tandis que le voleur entamait un va-et-vient enivrant. Ses doigts se crispèrent douloureusement sur le rebord de la coiffeuse et ses hanches commencèrent à onduler voluptueusement contre la main de son amant.
Haletant et la bouche entrouverte pour inspirer un maximum d'oxygène, la reine s'efforça de garder son regard plongé dans celui du voleur. Cependant, celui-ci ajouta un second doigt à son doux supplice et elle dut plonger sa tête dans son cou afin d'étouffer ses gémissements. Elle l'entendit ensuite susurrer quelques mots à son oreille, mais ses facultés de compréhension du monde extérieur semblaient décroître à chaque intrusion supplémentaire.
Alors qu'un infime courant électrique commençait à se former dans son bas-ventre, le voleur cessa brusquement son mouvement. Regina ne put retenir un grognement de frustration et releva vivement les yeux vers lui.
« Pas si vite... », souffla-t-il avec un sourire espiègle aux coins des lèvres.
La reine l'interrogea du regard, mais avant même qu'elle n'ait pu dire quelque chose, le voleur emprisonna ardemment ses lèvres dans un long et langoureux baiser. Quelques instants plus tard, elle sentit les doigts de l'homme s'affairer à délasser son corsage.
« Tourne-toi ! », lui demanda-t-il après avoir lâché un juron face à la difficulté d'une telle entreprise.
Regina laissa échapper un léger rire et descendit finalement de la coiffeuse.
« Je peux le faire si tu veux... », proposa-t-elle avec le sourire alors qu'elle lui présentait son dos.
Robin l'observa un instant dans le reflet du miroir puis secoua négativement la tête. Il déposa un rapide baiser sur sa nuque puis retira les quelques épingles qui maintenaient son chignon en place.
Les unes après les autres, ses mèches brunes retombèrent en cascade sur ses épaules.
« Voilà qui est mieux... », fit-il remarquer en laissant ses doigts frôler un instant la chevelure qu'il affectionnait tant.
« Tu n'imagines même pas combien de fois j'ai pu rêver de faire ça dans la forêt enchantée... », avoua-t-il en inspirant profondément contre ses cheveux.
« Ah oui ? Tu rêvais seulement de toucher mes cheveux ? », s'enquit elle en arquant un sourcil suggestif.
Robin laissa échapper un léger rire puis fit passer sa main de l'autre côté du corps de la jeune femme afin de caresser voluptueusement sa poitrine.
« Pour être honnête, je rêvais aussi de faire ça... », lui susurra-t-il à l'oreille en capturant un mamelon entre ses doigts.
Regina se mordit la lèvre inférieure et laissa échapper un gémissement appréciateur en fermant les yeux.
« Je me disais aussi... », déclara-t-elle d'une voix suave en laissant sa tête reposer sur l'épaule du voleur.
Robin continua ses agréables caresses encore quelques instants puis sembla vouloir retenter sa chance avec la fermeture de sa robe. À la fois amusée et impatiente, Regina l'observa par-dessus son épaule. À la façon dont les sourcils du voleur étaient froncés et au fait qu'elle sentait son corset se resserrer plutôt que de se détendre, la jeune femme comprit que sans un petit coup de main, elle n'obtiendrait pas rapidement ce qu'elle attendait désespérément. Discrètement, elle claqua des doigts et les lacets s'évaporèrent dans une fumée violette.
Robin hoqueta légèrement sous la surprise puis releva les yeux vers ceux de la reine.
« Impatiente ? », s'enquit-il le sourire aux lèvres en pressant son torse contre le dos de la jeune femme, obligeant cette dernière à se pencher en prenant appuie sur la coiffeuse.
« Plus que tu ne peux l'imaginer... », souffla-t-elle avec un sourire carnassier.
« Et bien ne perdons pas de temps alors... », déclara-t-il avant de se débarrasser de son surcot et de sa chemise.
La simple vision de ce torse si parfait dans le reflet du miroir suffit à faire saliver la reine. Regina tenta de se retourner afin d'y laisser glisser ses doigts ainsi que sa langue, mais les mains du voleur se refermèrent avec force sur ses hanches, l'empêchant de bouger.
« Ne bouge surtout pas ! », lui intima-t-il d'une voix rauque tandis que ses mains remontaient le long de ses bras.
Lentement, centimètre par centimètre, le hors-la-loi fit glisser la robe, révélant les voluptueuses courbes de la reine.
Regina pouvait sentir son souffle chaud sur sa nuque, ainsi que l'évidence de son désir contre ses fesses. Immobile, elle ne quittait pas le miroir des yeux, se délectant de la façon dont le regard de son amant se promenait sur sa peau nue.
« Tu es éblouissante ! », la complimenta-t-il lorsque la robe rencontra finalement le sol.
« Je dois dire que tu n'es pas mal non plus... », minauda-t-elle en laissant sa main remonter le long de la cuisse du voleur derrière elle.
Alors qu'elle s'approchait dangereusement de sa masculinité, la jeune femme le vit fermer les yeux et retenir son souffle. Cette image la fit sourire et accentua encore un peu plus le désir qui embrasait déjà son bas-ventre. Délicatement et malgré l'inconfort de cette position, elle commença à effleurer, caresser, masser sa virilité au travers de son pantalon de cuir.
« Regina ! », gémit -il en se pressant encore un peu plus contre elle.
Les mains du voleur se frayèrent un chemin jusqu'à la poitrine de la reine et sa bouche se referma à la jonction du cou de cette dernière. Tous deux se délectèrent de ces caresses mutuelles durant de longues minutes, mais rapidement le besoin de ne faire plus qu'un devint trop fort, trop pressant. Sans laisser la possibilité à la reine de se retourner, le voleur se débarrassa de son pantalon et de ses bottes.
Sans attendre plus longtemps, Robin invita la jeune femme à se pencher en avant, ce qu'elle fit sans se faire prier. Il fit alors glisser ses doigts le long de sa colonne vertébrale, lui provoquant d'agréables frissons.
« J'ai envie de toi Robin... Maintenant... », souffla-t-elle en plongeant ses yeux dans les siens dans le reflet du miroir.
Le voleur lui adressa un sourire puis lui déposa un affectueux baiser sur l'épaule. Quelques secondes plus tard, il entra en elle et ils gémirent à l'unisson. Ce contact charnel provoqua chez la reine une vague d'émotions paradoxales, mais elle s'efforça de ne penser à rien et de profiter au maximum du moment présent. Les yeux clos, elle se laissa transporter par la magie du moment qui n'appartenait qu'à eux.
Les mains fermement appuyées sur la coiffeuse, Regina releva finalement la tête et son regard accrocha celui de son amant dans le reflet du miroir. Le feu qui brûlait déjà dans son bas-ventre redoubla d'intensité face au désir qui inondait les yeux du voleur. Elle aurait pu passer le reste de son existence ainsi : le corps vigoureux de son âme-sœur ne faisant plus qu'un avec le sien, ses mains parcourant sensuellement chaque parcelle de sa peau nue, sa respiration anarchique sifflant à son oreille.
Alors que les coups de reins de l'homme devenaient plus fiévreux, Regina sentit ses jambes ainsi que ses bras se mettre à trembler dangereusement. Le plaisir la submergeait totalement et son corps semblait avoir de plus en plus de mal à lui répondre.
« Robin...ne...hmmm...ne t'arrête pas ! », lâcha-t-elle essoufflée alors qu'elle se laissait retomber sur ses avant-bras rompant par la même le contact visuel.
« Non ! », s'exclama brusquement le voleur en repoussant au mieux les mèches de cheveux qui dissimulaient dorénavant le visage de la reine.
« Regina regarde-moi ! Je ...mmmh,je veux voir ton visage... Je veux...oooh mon dieu, c'est tellement bon d'être avec toi ! De te sentir, de te toucher... !», ajouta-t-il en passant un bras autour du corps si menu et si excitant de la reine, afin de l'aider à se maintenir en position.
Si lors de leur première fois la reine avait déjà eu un avant-goût de la propension du voleur à parler lors de leurs ébats, la jeune femme ne s'en sentit pas moins excitée par ses mots. Son accent n'était d'ailleurs sans aucun doute pas étranger à cette soudaine montée en puissance du désir qui lui lacérait littéralement le bas-ventre. Comme il venait de le lui demander, Regina se redressa en prenant appui sur ses poignets et agita légèrement la tête afin de dégager ses cheveux. De nouveau, elle plongea ses yeux dans les siens et lui offrir un large sourire enjôleur.
« C'est mieux ? », lui demanda-t-elle en arquant un sourcil suggestif.
Robin acquiesça vigoureusement et resserra sa prise sur sa hanche afin d'approfondir encore un peu plus ses assauts. Il fit ensuite descendre légèrement son bras jusqu'alors placé autour de la taille de la reine afin de permettre à ses doigts de se poser sur le point le plus sensible de l'anatomie de cette dernière.
« Oh mon dieu ! », s'exclama brusquement Regina alors qu'un violent spasme venait de prendre possession de son corps.
« Oui beaucoup mieux ! », répondit-il goguenard, visiblement fier de son petit effet.
Les caresses du voleur se firent de plus en plus appuyées et Regina dû se mordre douloureusement la lèvre pour rester un minimum silencieuse.
« Laisses-toi aller ! Je veux savoir à quel point tu aimes ce que je te fais ! », lui susurra-t-il à l'oreille avant de déposer un langoureux baiser au creux de sa mâchoire.
« Robin je...Haaaan... Quelqu'un pourrait nous... mmmmh... Entendre ! », objecta-t-elle malgré le besoin irrépressible qu'elle ressentait d'évacuer la pression qui lui nouait la gorge.
« Et alors ? N'ai-je pas le droit de donner du plaisir à la femme que j'aime ? N'ai-je pas le droit de l'embrasser..., de la caresser..., de lui faire l'amour ? D'entendre ses soupirs..., ses gémissements..., ses cris ? », répondit-il d'une voix suave sans jamais ralentir les vigoureux coups de reins qu'il lui offrait.
Cette fois s'en était trop pour la reine. Elle avait l'impression de se liquéfier, de se consumer, de fondre de l'intérieur. Sans qu'elle ne puisse se contrôler d'avantage, elle entrouvrit la bouche et un long râle de plaisir s'en échappa.
« Si...si tu as le droit... tu as le droit !», gémit-elle en ajoutant aux mouvements de Robin ses propres ondulations du bassin.
Le plaisir était bien trop fort, bien trop intense pour qu'elle puisse se maintenir comme Robin le lui avait demandé. De nouveau, elle s'effondra sur ses avant-bras, mais en prenant tout de même soin de garder sa tête levée afin que son amant puisse toujours voir son visage.
« Robin je...je... », balbutia-t-elle alors qu'un sentiment de délivrance et de flottement s'insinuait progressivement en elle.
Ayant, à n'en pas douter, comprit le message, Robin fit remonter sa main jusqu'à se saisir de l'épaule de la reine, tandis que l'autre continuait sa douce torture plus au sud. Il se pencha légèrement en avant, assez pour que son torse repose contre le dos de la jeune femme sans l'écraser et accéléra vigoureusement le rythme de ses hanches.
Rapidement, Regina sentit les muscles de son bassin se contracter et avant même qu'elle n'ai pu le réaliser complètement, elle atteignit l'extase. Tous ses membres se mirent à trembler et si Robin ne l'avait pas maintenue contre lui, la jeune femme se serait probablement effondrée sur le sol. Haletante, comblée et à fleur de peau, elle s'efforça de rester debout afin que Robin puisse partager cet instant avec elle, ce qu'il fit quelques instants plus tard.
Éreintés, mais plus proches et satisfaits que jamais, ils se laissèrent tous les deux tomber lourdement sur l'immense lit. Le sourire aux lèvres et le cœur léger, Regina se blottit contre son amant et laissa échapper un profond soupir de satisfaction.
« Tu sais que tu ne peux toujours pas dormir ici... », fit-elle remarquer avec un sourire amusé.
Robin se redressa légèrement et arqua un sourcil.
« Tu sais, je pense sincèrement qu'à l'heure actuelle seuls les sourds doivent encore penser que leur sauveuse respecte les anciennes traditions. Vous avez été excessivement bruyante ce soir Votre Majestée ! », se gaussa-t-il avant de rire, visiblement très fier de lui.
Pendant un instant Regina entrouvrit les lèvres, outrée par la teneur de ses propos.
« Petit enfoiré ! », souffla-t-elle finalement avant d'abattre sur lui un oreiller en riant à gorge déployée.
