Note des auteurs : "Vous savez combien ça coûte une double-porte comme celle-là ?! Combien de fois devrais-je vous rappeler que C'EST PAS WALL STREET ICI ! C'est l'ENFER. Pas le même budget, voyez ?"
Note des auteurs 2.0 : Vous vous demandez sûrement pourquoi ce silence radio de 3 semaines. "Nan, on s'en fout ! On veut juste la suite, magnez-vous !". Bon, puisque vous insistez. En fait Luti a enfin cessé de s'enfiler des kilos de gouda et de mater du Néerlandais, a rendu l'écharpe et est redescendue en France. Du coup, bordel apocalyptique, dissertations de dernière minute, accueil et divertissement de la famille venue pour l'occaz (Luti est, malgré son vocabulaire fleuri, quelqu'un de bien élevé, et présente donc son environnement aux visiteurs. Ewé.), déménagement, remménagement, visites de courtoisie, adaptations aux nouvelles données météorologiques, toussa toussa. Suuke, de son côté, voyage comme elle peut entre deux villes. Et Suuke trime pour pouvoir un jour se payer son Impala (malgré son panache parfois violent, Suuke est quelqu'un de bien, et a un très joli mouvement de pelle. Ewé.). Bref, c'est compliqué de faire un Skype décisionnel. Et quand elle se rassemble, la fine équipée préfère emmerder le monde et mettre le feu à la ville plutôt que d'accomplir son devoir scriptural. Voilà, maintenant vous avez une jolie jambe toute neuve. Avec toutes nos excuses.
Disclaimer : L'univers de Supernatural et tous ses personnages ne nous appartiennent malheureusement pas.
Chapitre 7 :
Secours angéliques (Partie 1)
Les damnés attendaient. Les démons surveillaient. À l'écart, Ophélie et Marine observaient le va-et-vient des êtres aux yeux noirs qui tâchaient de faire régner le calme et l'ordre. (Ironique quand on sait qu'il s'agit de l'Enfer).
- Si j'avais su qu'on s'ennuierait autant, je n'aurais jamais accepté ce job, soupira Ophélie.
- Eh! On a eu des muffins gratos, répliqua Marine, un cookie à la main. Pleins de muffins!
- Gros sac! Qu'est-ce qu'on se fait chier!
- C'est l'Enfer ma vieille.
- Ouais, mais l'Enfer n'est pas d'enfer.
- Qu'on amène les zombies! Oh! Regarde! S'exclama Marine en désignant une masse noire sur le sol. Y a un démon qu'est tombé dans les pommes.
- Il a dû s'évanouir d'ennui … ou il a fait une crise d'hypoglycémie.
À peine avait-elle prononcé ces mots, que Marine se dirigea vers le démon à terre, un second cookie dans la main. Elle se pencha et tendit le biscuit à l'être démoniaque. Un sourire sadique apparut sur son visage.
- Bah alors Monsieur le Ver luisant, on est tombé dans les pommes? Vous voulez un cookie?
- Dégage vermine! Qu'est-ce qui a pris à Crowley de vous engager?
- Oh! Vous remettez ses décisions en question? Ce sera dit, répété et amplifié.
Une lueur effrayée passa dans le regard du démon. Marine se sentit soudain saisit par le col. Ophélie la traîna le long du couloir sous le regard ahuri des damnés et des démons.
- Où est-ce qu'on va? Finit par demander Marine qui se faisait toujours traîner. Je peux marcher …
- On va voir Crowley, répondit Ophélie en la lâchant. Pour lui demander s'il a du boulot. Parce que je ne compte pas me faire chier comme ça pour l'éternité.
- Peut-être que je pourrais chopper des muffins!
- Mais quel gros sac de compet' tu fais!
Tandis qu'elles avançaient dans le couloir glauque (vachement long ce couloir d'ailleurs), un vacarme assourdissant retentit, provenant de là où elles venaient. Elles s'arrêtèrent et échangèrent un regard. Puis, sans un mot, tournèrent les talons et retournèrent près de la file d'attente. Enfin un peu d'action!
Quand elles y arrivèrent, les damnés étaient sagement dans leur file d'attente, mais les démons, eux, s'étaient regroupés près de la porte d'entrée de l'Enfer. Ils tentaient de toute évidence d'empêcher quelque chose ou quelqu'un d'entrer.
- Vous là! Cria un démon lambda en désignant Ophélie et Marine. Venez nous aider!
- Non, on va vous laisser galérer, répliqua Marine en sortant un cookie de nulle part.
Elles s'installèrent confortablement toutes les deux et observèrent les démons tenter de bloquer la porte derrière laquelle on entendait un boucan du Diable. Soudain … boum! Les démons volèrent à travers le couloir.
- Aujourd'hui, le cirque de l'Enfer est fier de vous présenter son spectacle de démons voltigeurs.
- Tu sais à quoi ça me fait penser? Demanda pensivement Ophélie.
- Non, à quoi?
- Le troll dans les mines de la Moria.
- Tu crois qu'on va voir Aragorn? Demanda Marine en scrutant la foule des damnés, très intéressée.
- Ou peut-être Legolas … J'espère que t'as pris ta pelle.
- Non, j'l'ai oubliée avant de mourir. Quelque part entre ma tasse de chocolat et mon cadavre, je crois.
La grande porte à double battant proclamant l'entrée en damnation s'ouvrit en grand. Marine et Ophélie attendaient cet instant avec impatience. Malgré elles, leurs yeux s'étaient ouverts en grand, pleins d'une curiosité enfantine. Ces démons étaient certes des glands, mais c'était des démons quand même. Qui cherchait à entrer de force en Enfer? On s'y faisait tellement chier. A qui l'Enfer refusait-il l'hospitalité, au point d'en risquer ses gardiens?
La double porte claqua. Une lumière blanche éclata, si forte qu'elle commença à leur brûler la rétine. Elles durent fermer les yeux.
oOo
- Monsieur! Monsieur!
Le démon dérapa en se précipitant sur le seuil du bureau.
- Ils sont là.
La réplique cinglante du roi fut retenue par la lassitude.
- Il faudra peut-être leur expliquer un jour que c'est l'Enfer, ici, pas Wall Street.
