Note des auteurs : « Déjà à l'ère des dinosaures, le Paradis bénéficiait du Wifi et pouvait envoyer des messages et communiquer avec tous les êtres mortels. Mais le bon peuple céleste usant à tord du réseau, quelques...problèmes survinrent (les voix de Jeanne d'Arc, c'est comme une fenêtre internet qui s'ouvre et parle mais que l'on arrive jamais à localiser. Ou un Skype que l'on arrive pas à fermer. Et l'extinction des dinos, la box qui crame.). Et vint Saint-Pierre, qui les regarda par-dessus ses lunettes Dumbledore© et de sa voix venue du fond des âges dit : "Lâchez ça, c'est mon outil de travail". Ce qui n'empêche nullement certains trouducs de se faufiler dans son bureau et de squatter son ordi.
ET DU COUP APRES DES FOIS SAINT PIERRE A UN HISTORIQUE CHELOU »
Enjoy!
Disclaimer : L'univers de Supernatural et tous ses personnages ne nous appartiennent malheureusement pas.
Chapitre 9 :
Welcome to Heaven
Les derniers mètres de remontée en ascenseur furent très silencieux.
Sans secousse, les portes s'ouvrirent sur le bureau blanc. Ophélie et Marine clignèrent des yeux et levèrent les mains pour se protéger de toute cette lumière. Le séjour en Enfer leur avait fait oublier la violence de toute cette blancheur.
L'homme derrière son bureau releva le nez de sa paperasse et les regarda s'avancer par-dessus ses lunettes en demi-lunes.
- Gabriel, votre sucette quand vous arrivez dans ce bureau..., fit-il d'un ton las.
L'archange prit un air outré, retira ladite sucette de sa bouche et la pointa sur l'homme en blanc pour répliquer, mais Castiel intervint.
- Nous venons pour faire changer ces deux mortes de registre. Nous avons été envoyés les récupérer en Enfer, mais nous savons aussi qu'elles n'auraient jamais du y entrer.
- Euh ... alors ça dépend peut-être du point de vue, mais...commença Marine, avant de se faire écraser le pied par Gabriel.
- Uh. Pour une fois que vous faites ça dans les règles, se réjouit l'intendant.
- Allons, allons, s'énerva Gabe. Dépêchez-vous à faire votre paperasse qu'on en finisse. Y en a deux en haut qui doivent être entrain de torturer les chérubins, à l'heure qu'il est. Roulez, Saint Pierre!
Castiel soupira. L'homme en blanc jeta un regard glacial par-dessus ses lunettes sur la petite troupe. Il fouilla dans ses papiers, et après quelques minutes d'un lourd silence, juste rythmé par le stylo grattant le papier, il poussa un petit soupir satisfait. Il s'empara d'un lourd sceau.
- Mesdemoiselles, mes félicitations. Vous êtes officiellement...
Et il tamponna violemment le formulaire. Tout explosa dans une grande lumière. Les deux filles crièrent lorsque leurs pupilles brûlèrent. Quand enfin elles purent rouvrir les yeux, un immense portail doré ouvert se dressait devant elles. De gros nuages lumineux bordaient la route qui partait du portail. Des chérubins vinrent les accueillir, chargés de couronnes de fleurs, un Mexicain jouait du ukulélé.
- Barrez-vous, les emplumés, soupira Marine en tentant de chasser les chérubins qui se trouvaient un peu trop près à son goût.
- Oh un Mexicain, s'extasia Ophélie en se rapprochant du musicien au sombrero à grosse moustache, les yeux brillants.
- Je commence à regretter l'Enfer … Vraiment …
- Tu t'y feras, lui assura Gabriel. Normalement …
- Comment ça «normalement»?
- Venez, intervint Castiel en franchissant le portail doré.
- Doucement Cassy. Moi j'ai pas signé pour les nuages et … ces trucs …
Elle désigna les chérubins avec un air dégoûté. Pendant ce temps, Ophélie continuait de s'extasier sur le mexicain qui s'était mis à jouer la Cucaracha avec son ukulélé. L'archange, qui mâchonnait de nouveau sa sucette depuis leur arrivée devant les portes du Paradis jeta un coup d'œil interrogateur à sa collègue.
- Elle a toujours adoré les mexicains. Et non, tu ne veux pas en savoir plus.
L'archange haussa les sourcils.
- Bon on y va? Demanda soudainement Ophélie.
- Je suis pas sûre de vouloir entrer. On n'étais pas si mal en bas. On avait de la bouffe à volonté et faire chier Crowley, quel pied …
- Tu viens avec moi. On doit retrouver Ju' et Emi'.
Sur ces mots, elle attrapa son infernale acolyte par le col et la traîna à sa suite, passant les portes du Paradis. Marine marmonna un «Welcome to Hell», les bras croisés.
- T'as dit quelque chose? Demanda Ophélie en continuant de la traîner.
- … Nan, rien … Rien du tout … Tu sais, ça devient une mauvaise habitude que de me traîner partout comme ça. Je ne suis pas une serpillière … D'ailleurs, tu crois qu'il y a de la poussière au Paradis? Tu crois qu'ils ont besoin de faire le ménage? Tu crois qu'ils exploitent de pauvres âmes en peine pour les forcer à faire le ménage? Tu crois que Monsieur l'archange est en fait un vulgaire homme de ménage? Tu crois qu'on le paye en sucette?
- Non, en nature, répliqua le concerné.
- Je voulais pas savoir.
- Bacchus tout puissant, soupira Ophélie.
Ils commencèrent à suivre la route s'enfonçant dans le Paradis. Tout était étrangement calme, comme un matin.
- Je m'attendais à un peu plus de bordel, fit remarquer Marine.
- Le ménage a été fait. Vous ne pensiez quand même pas qu'on allait continuer à accueillir des âmes avec des cumulus partout?
- Ah, donc vous êtes vraiment homme de ménage, en fait? s'exclama Marine.
Un instant, Gabriel s'arrêta de mâchouiller sa sucette et tourna lentement la tête vers Marine.
- Dans les … films, uniquement.
Il leva un sourcil et reprit sa route. Les filles se regardèrent.
- On est d'accord que ce gus ne doit pas être archange à plein temps, hein? souffla Ophélie.
- Héhéhé.
Ils étaient maintenant bien avancés sur la grande route. Des petits chemins en partaient, semblant mener à d'autres endroits plus isolés, individualisés. Alors que les demoiselles allaient encore demander quand est-ce qu'on arrivait et s'il y aurait de la pizza et du steak, quelque chose tomba des plus gros nuages du dessus, traçant trois lignes lumineuses avant de s'écraser quelques cinquantaines de mètres plus loin.
- Didier! Charles! Kévin! hurlèrent de concert Gabriel et Castiel avant de partir en courant vers les OVNI.
Après une concertation silencieuse, les demoiselles se mirent également à courir. Quand elles arrivèrent, trois jeunes enfants avec chacun une paire d'ailes gisaient à terre. Ils n'avaient pas l'air blessés, mais étaient sérieusement sonnés. Les deux anges les soutenaient délicatement. Gabriel tourna la tête vers les gros nuages et hurla :
- On avait dit pas les chérubins, bordel! Et en plus on était partis chercher vos amies! C'est quoi votre problème, sérieusement?
- Désolées! répondit une petite voix. On voulait leur mettre des nœuds dans les cheveux, mais ils se débattaient tellement qu'ils ont trébuchés et sont tombés!
Les visages des filles s'illuminèrent.
- Hey! Mais cette voix...
- JULIE! EMILIE!
Deux têtes brunes dépassèrent du nuage.
- Han! Attendez-nous, on arriiiiiiiive!
