Note des auteurs : « Dans le bureau blanc, propre et lumineux, mais surtout silencieux de Saint Pierre :
Un dodo n'a jamais froid! La fin du monde ne passera pas!
- Gabriel, il vaudrait mieux que vous coupiez cette sonnerie si vous voulez pouvoir continuer à manger vos cochonneries sucrées, claqua froidement la voix du propriétaire des lieux à destination de l'archange qui s'amusait à écouter la sonnerie en boucle, un sourire vicieux aux lèvres.»
Enjoy!
Note des auteurs 2.0 : Non, la fanfic n'est toujours pas terminée (le sera-t-elle seulement un jour?) et nous sommes navrées que les publications soient encore plus chaotiques qu'avant (« Apocalypse! » crie une voix dans le lointain). Disons que suite à une faille spatio-temporelle et une attaque de raptors montés sur des camions de déménagement en furie, on a quelques soucis de publication. Cependant, nous n'abandonnons pas cette fanfic, pour votre bonheur/malheur (Rayez la mention utile).
Disclaimer : L'univers de Supernatural et tous ses personnages ne nous appartiennent malheureusement pas.
Post-Epilogue :
Des larmes et du Sang
[On voulait rajouter des cookies, mais y en a pas dans l'épisode. Mais on aime beaucoup les cookies, alors on le rajoute quand même]
Reprenons donc :
Post-Epilogue :
Des larmes, du sang et des cookies
Voilà plusieurs jours qu'elle ne sortait plus. Plus du tout. Même la superette au bas de la résidence était trop loin. Enfermée, elle potassait de vieux bouquins qu'elle avait pu dégoter dans diverses bibliothèques et librairies de la ville, d'autres qu'elle avait fait venir d'ailleurs, quelques articles soigneuseument triés sur internet et des dictionnaires dont certains, achetés deux semaines auparavent, auraient préféré rendre l'âme. Des boîtes de gâteaux, des assiettes et des couverts jonchaient le sol, des traces de chocolat ou de café constellaient certaines prises de notes. Seuls une Bible reliée de cuir, un Coran enluminé et une pile de notes à propos de diverses religions et mythlogies étaient épargnés de traces. Sur la plupart des autres feuillets revenaient souvent les mots "Apocalypse" et "sceaux" dans plusieurs langues dont certaines très anciennes, et nombre de symboles (ou gribouillages, nul ne sait vraiment, passé un certain stade) qui auraient pu la faire passer pour sataniste aux yeux du noob non averti.
oOo
Bip fait la caisse. Bip, bip. Les clients s'enchaînent, des silhouettes sans visage. Du temps avait passé depuis leur mort et résurrection, mais l'idée était toujours ancrée et étrange. Un rêve, avaient-elles tentées de se convaincre. Un rêve, bien sûr. Un rêve dont le souvenir la réveillait régulièrement au milieu de la nuit, et la faisait tousser jusqu'au sang. Un rêve dont les résidus donnaient de terribles migraines à sa binôme.
Le trickster se tapant l'incruste sur Skype avait été la preuve d'un truc...supernaturel (haaann le gwak du placement produit). Et leurs âmes avaient peut-être regagnées leurs hôtes, mais les corps se souvenaient de leur mort et acceptaient difficilement la résurrection. Qu'importe. La décision était prise, les recherches avançaient bien. Les premières tentatives avaient peut-être été peu concluantes, mais leur motivation n'avait pas d'égal.
- Bonjour.
- Bonjour, répondit machinalement Marine en attrapant le paquet de cookies suivant*.
Par politesse elle releva la tête pour sourire au client. Elle eut un brusque mouvement de recul qui faillit la faire basculer. L'homme en face d'elle, le brun en imperméable clair ... n'était pas Castiel. Elle secoua la tête et reprit son job.
Vivement leurs prochaines conneries.
oOo
- Vraiment? T'es sûre?
- Haha! Vraiment vraiment! s'exclama joyeusement Ophélie. De toute façon, vu où on en est...
- Tu sais que ça a plus de chances de finir version grand-mère de Mulan que de faire poper un ange quelconque? L'idée a de la suite, mais ça marchera pas, pour le coup. Et risquer sa peau pour faire réagir l'Outre-Monde ça fait légèrement débi-Bella.
- Roh, tu gagnes, sur ce coup. Mais sinon j'ai trouvé d'autres liens pour la prochaine "vraie" tentative.
- Je t'écoute! répliqua Marine en décochant un stylo pour rajouter les informations à ses propres notes, le regard pétillant de nouveau.
oOo
Quelque part dans un champ, un jour d'été, vers midi :
Après plusieurs mois de recherches et diverses opérations de foutage de merde mineurs, elles étaient enfin prêtes à quelque chose de plus...conséquent. Le dosage avait été délicat. Elles devaient mettre suffisament le bordel pour attirer l'attention de l'Outre-Monde, mais sans briser de sceau dangereux (lequel ne l'est pas ?) ou encore invoquer par mégarde les Cavaliers.
Maintenant, Hermès et Hermod étaient attachés par terre. Arès et Thor n'allaient pas tarder à venir chercher leurs cadets, il fallait donc faire vite. Les deux jeunes dieux messagers leurs avaient donnés de précieux compléments d'information. Dès qu'elles les auraient vérifiés, elles les relâcheraient, elles avaient donné leur parole.
Ainsi, si les informations (et leurs tracés) étaient exacts, Gabriel, archange messager qui s'était tapé l'incruste dans certaines mythologies, se faisant accepter tantôt comme dieu de débauche et de fertilité, tantôt comme dieu de malice, devait se présenter.
Le bel après-midi ensoleillé lui-même fut illuminé par l'éclat qui aveugla la petite assemblée. Un jeune homme se tenait au centre des tracés. L'éclat qui luisait dans ses yeux trahissait un âge et une sagesse bien supérieurs à ce que ses traits fins ne laissaient à croire.
- Comment osez-vous...
- Mais que...qui êtes-vous? finit par articuler Ophélie.
- Je suis Michel. Vous venez de m'invoquer et vous osez demander?
Les deux jeunes femmes échangèrent un bref regard. Elles étaient peut-être allées trop loin.
- On voulait juste embêter les anges...
- J'ai vu ça. Vous rendez-vous compte que le rituel que vous avez mis en place était suffisamment puissant pour m'extirper de la Cage? Mais qu'est-ce qui ne va pas, chez vous? Quand votre heure vient, vous faites tout pour vous faire dégager, et quand on vous dégage contre le protocole, vous en redemandez.
- Mais parce qu'on s'ennu... commença Marine.
Non loin, dans un bruit de tonnerre, une colonne de fumée se souleva. La poussière retomba doucement dans les rayons du soleil, dévoilant deux silhouettes herculéennes. Leurs armures scintillaient dans la lumière chaude du zénit. L'un avait un marteau à la main, l'autre avait l'air particulièrement furieux.
Michel remarqua enfin les jeunes dieux païens ligotés par terre. Il jetta un regard noir aux demoiselles, leva les yeux au ciel et se tourna vers les nouveau venus.
- Arès. Thor.
- Michel, commença Thor au quart de tour. Voilà plusieurs siècles que nous n'avons pas eu cette discussion, mais il va apparemment falloir remettre les choses à plat. Il y en a marre que vos adeptes mettent un pareil bazar dans nos panthéons! Tu connais très bien le deal! On vous laissait les humains mais vous nous laissiez nous rouler pénard dans notre fange et notre luxure! On gène personne! Certains d'entre nous on même cessé d'exister à cause de l'oubli des hommes!
A ses côtés, Arès sautillait comme pour s'échauffer et faisait craquer ses articulations.
- Calmez-vous tous les deux, je vous prie. Les deux humaines s'ennuyaient et ont retournés tant l'Enfer que le Paradis.
- Bien fait, cracha Thor.
- ... Mais ont aussi finit par s'en prendre à toute la sphère spirituelle, finit Michel en hochant la tête du côté des jeunes messagers. J'en prends la responsabilité. Allons remettre tout cela à plat, voulez-vous?
Lorsque Michel avait désigné les humaines et leurs jeunes frères, Arès n'avait cessé de fixer les demoiselles.
- Il me fait un poil flipper, sussura Ophélie. Il a pas l'air très fin, en plus...
Tandis que Thor évaluait toujours l'offre de Michel, le dieu grec, le regard toujours fixe, pivota sensiblement sur ses appuis, tous muscles bandés. Le temps que l'archange réalise, Arès était déjà parfaitement tendu, le sourire torve du plaisir sanguinaire sur son visage carré.
- Arès! Non! Tu connais la valeur de ma parole!
Michel tendit le bras pour retenir le dieu martial, et deux mains se posèrent fermement sur les épaules des jeunes femmes.
oOo
Ophélie et Marine n'osaient rouvrir les yeux, craignant le choc frontal d'un dieu furieux. Le soleil et les ombres jouaient sur leurs paupières, une brise passa, des rires d'enfant retentissaient au loin. Elles tentèrent un oeil, puis les deux. Un parc dans le centre de leur ville.
Marine la première se retourna et se jeta sur le brun en imper derrière elles.
- Cassy!
Ledit « Cassy » avait l'air consciencieusement contrarié, mais accueillit, non à contre-coeur, la jeune demoiselle dans ses bras.
- Bon, vous êtes bien gentilles, mais il va vraiment falloir arrêter vos bêtises, maintenant.
- Gabriel n'est pas avec toi? J'aurais cru que vous seriez venu en nombre pour être sûrs de nous convaincre...
- Gabriel est ... parti se sacrifier pour vos péchés et vous sauver d'une perdition certaine.
- Comme Jésus? demanda Marine.
- Il y a une référence piège ici, c'est ça?
Castiel n'apprécia pas le grand sourire qu'échangèrent les comparses.
- Quoi qu'il en soit, le Paradis, l'Enfer et même le Purgatoire sont en mesure de vous proposer un deal. Une idée de Gabriel et de Balthazar. Mais plutôt bien pensé, en fait.
- C'est pas comme si c'était leur truc de penser bizarrement ...
Castiel releva à peine d'un haussement de sourcil. Il se redressa et prit l'air aussi officiel que son imperméable tout dégueu le lui permettait.
- Nous vous proposons de récupérer votre bar. Celui que vous teniez Là-Haut. Mais sur Terre. Un endroit protégé et béni qui vous permettrait de gagner honnêtement votre vie tout en y recevant les gens que vous appréciez, tant humains que célestes.
- C'est beau quand vous vous souciez de nos moyens de subsistance.
- Et Crowley?
L'ange marqua un temps d'arrêt, sans comprendre.
- Comment, quoi Crowley?
- Pourra-t-on le recevoir? Vous venez de dire que l'endroit serait béni...
- Vous comptez recevoir le roi de l'Enfer?
- Il est roi. Et il fait de très bons muffins.
- Eh bien ... ça doit pouvoir se discuter, je suppose.
- Parfait! S'exclamèrent les filles en se tapant dans les mains. On commence quand? Lundi, 8h?
Castiel soupira. Nul ne sut si c'était de lassitude ou de soulagement.
*On vous a troll. On a quand même rajouté des cookies, juste pour le LOL.
