Note des auteurs : Ça nous fait toujours chaud au coeur bande de noobs de voir que vous venez toujours checker.
Enjoy!
Bonus 1
ou
Comment Ophélie parvint à obtenir un bar aux cieux
Les quatre amies étaient tranquillement installées dans un coin du Paradis. Pour une fois, elles discutaient calmement. Ce qui, il faut l'avouer, était des plus rare.
- C'est dommage qu'on soit mortes aussi tôt, dit soudainement Julie.
- Pourquoi? S'empressèrent de lui demander les autres.
- Bah, on ne pourra jamais mener à bien notre projet de château en Belgique.
Les trois autres se regardèrent avant de soupirer.
- Et ce n'est pas ici qu'on pourra le faire, dit Emilie.
- Dommage, j'aurais adoré être barmaid, marmonna Marine.
Un long silence s'installa.
- Et sinon, on fait quoi? Demanda Emilie.
- Aucune idée. Les chérubins se cachent dès qu'on approche, répondit Julie.
- Et Cassy est sur Terre, soupira Marine.
- Et Bacchus a disparu je sais pas où, ajouta Ophélie.
- On s'ennuie …
Nouveau silence.
- Je donnerais n'importe quoi pour une bonne bière et un billard.
Sur ces bonnes paroles de son acolyte infernale adepte de cookies, Ophélie se leva, les yeux brillants. Signe qu'une idée venait de germer dans son esprit dérangé. Les trois autres la regardèrent s'éloigner, se demandant ce qu'il se passait. Elles haussèrent les épaules et partirent dans une conversation visant à trouver un nouveau plan pour piéger les anges et les martyriser d'avantage. Elles sauraient bientôt de quoi il retournait, elles en étaient certaines.
Pendant ce temps, Ophélie marchait sans but à travers le Paradis (D'ailleurs désert … Probablement dû à la seule présence de l'ancienne terreur de l'Enfer). Elle réfléchissait intensément. Une idée avait effectivement vu le jour dans sa tête. Une excellente idée de son point de vue. Il avait simplement suffi de ramener sur le tapis cette histoire de château, de barmaid et de bière pour qu'une conversation qui lui semblait bien lointaine à présent ne se rappelle à son bon souvenir. Plus précisément les paroles de Julie, un soir, dans leur restaurant Japonais préféré (qui leur servait accessoirement de QG de leur vivant).
Maintenant, ce qu'il lui fallait, c'était quelqu'un pour l'aider à concrétiser cette fameuse idée. Quel était le seul être du Paradis qui ne la fuyait pas et qui pourrait lui donner un coup de main, sachant que ça risquait de foutre le bordel (une fois n'est pas coutume) et que ça allait probablement à l'encontre des principes des emplumés peuplant les lieux? L'évidence lui sauta aux yeux. Elle allait partir à sa recherche quand un petit obstacle apparut à son plan génial. Il allait falloir qu'elle trouve une alternative.
Ophélie commença à faire les cents pas, cherchant une solution à son problème. Une voix grave vint soudain interrompre le cours de ses pensées (A vrai dire, une joute verbale entre Caligula et Yorrick. Autant dire que ça partait véritablement en vrille.), la faisant se retourner brusquement.
- Tu as l'air tourmentée, lui dit Castiel de son habituel ton calme.
Le regard d'Ophélie s'éclaira soudainement. Une espèce de lueur d'espoir et de folie apparut au fond de ses yeux. Un sourire radieux vint fendre son visage tandis que la solution lui apparaissait. L'ange en trench-coat recula d'un pas, surpris du changement qui s'était opéré.
- Castiel, tu tombes bien. J'aurais besoin que tu me rendes un petit service.
oOo
- C'est mon anniversaire? Demanda l'archange en haussant un sourcil.
Ophélie posa le dernier sac de vingt kilos rempli de bonbons (A savoir le vingt-septième) aux pieds de l'Embrouilleur, avant d'essuyer la sueur qui perlait sur son front. Elle souffla un bon coup et accorda un sourire conspirateur à l'ange.
- En fait, je voudrais te demander quelque chose.
- Tous ces bonbons, c'est pour ça? Tu sais, venant de toi, tout autre paiement aurait été le bienvenu. Si tu vois ce que je veux dire, ajouta-t-il ponctuant le tout de son célébrissime haussement de sourcils.
oOo
- J'aime pas les surprises, grogna Marine qui se faisait de nouveau traîner par le col.
- On est bientôt arrivées? Demanda Emilie qui marchait juste derrière.
Pour toute réponse, Ophélie leur accorda un haussement de sourcils. Habitude qu'elle avait hérité de Gabriel. Elle finit par s'arrêter, de même qu'Emilie et Julie qui suivaient. Marine, elle, cessa de servir de serpillère.
- Sérieusement? Demanda Emilie.
- C'est génial, s'extasia Julie. Je ne savais pas que ça existait ici.
- De quoi? Demanda Marine qui tournait le dos à la scène, toujours tenue par son col.
- En fait, expliqua Ophélie, ça n'existait pas. Je me suis arrangée avec … Peu importe. C'est à nous, sourit-elle.
- Mais de quoi à la fin? S'énerva Marine.
Là-dessus, Ophélie la lâcha, lui permettant de se lever et de se retourner. Face aux quatre filles se dressait un grand bâtiment de pierres. Une pancarte en forme de nuage, légèrement de travers, pendait au dessus de la porte indiquant « Au cumulus branlant ».
- Oh putain de bordel de merde!
- Imaginez, on se retrouve au Paradis. On pourrait y ouvrir un bar.
Merci Julie ...
