Bon, tout d'abord bonne année ! Ensuite, désolée pour ce monstrueux retard. L'histoire a eut du mal à se mettre en place mais j'espère être plus régulière pour la suite. D'ailleurs j'aimerais préciser que cette fiction ainsi que Battle Of One ne sont pas des fictions abandonnées. Elles seront terminées donc pas de panique pour les gens qui se le demandaient :)
De plus, je suis vraiment désolée de vous avoir fait attendre pour ce chapitre car c'est un chapitre dit de ''transition", l'histoire commence à se mettre en place et un personnage apparaît. Ce personnage jouera un rôle important, si j'ose dire, mais ne vous en faîte pas cette fiction est une destiel 8)
Disclaimer: Rien ne m'appartient excepté l'histoire.
Remerciements: Merci aux personnes qui me suivent toujours et qui attendaient ce chapitre en m'encourageant à continuer, cette fiction est ma toute première avec des chapitres et j'avoue que j'ai eu du mal à trouver un juste milieu entre histoire et développement. Donc merci à vous d'être toujours là. Merci à toi, tu te reconnaîtras, pour ton soutien et tes conseils.
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Make It Sweet
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DÎNER II. Entrée
Dean se sentait fatigué.
Oui, fatigué serait le mot. Depuis deux semaines qu'il n'arrêtait pas. Ce chantier lui prenait un tant fou et bien qu'il adorait son travail, il en ressentait une certaine frustration. Le client n'était jamais content avec ses plans et changeait d'avis à la dernière minute. A. Chaque. Fois.
Dean rêvait de pouvoir le diriger vers une autre société, mais son patron avait été formel.
"Ne le laisse pas partir, Winchester. Ou j'anéantirai ta carrière." lui avait très aimablement dit Rufus Turner, tout en le transperçant de ses yeux noirs.
Rufus pouvait être un chic type. Dean le savait, mais quand un gros client rentrait, il se transformait en le businessman le plus flippant que Dean ait jamais connu. Se plaindre des ordres donnés n'était donc pas une option. Malgré tout, la patience de Dean commençait à s'effriter et il pouvait la sentir devenir de plus en plus faible.
En ce début de soirée, il avait au moins réussi à trouver un arrangement qui convenait à son client. "Mais pour combien de temps ?" se demanda-t-il alors qu'il rejoignait sa voiture. Il rentra dans l'Impala et respira fortement l'odeur de cuir qui s'en dégageait. Cette odeur le calmait, et avec une journée comme celle qu'il venait de passer il ne rêvait plus que d'un bain et de son lit. D'une tarte aussi, mais c'était une autre histoire.
Depuis le dîner avec sa famille, il ne mangeait que les plats déjà préparés de la supérette en bas de chez lui. Ne trouvant ni le courage, ni le temps de se faire - ou d'essayer de se faire - à manger. Il avait fait en sorte de garder un peu de la tarte aux pommes de Cas. Cependant, elle n'avait pas duré bien longtemps.
De plus, Dean se mentirait à lui-même s'il se disait que les yeux bleus du cuisinier ne le hantaient pas non plus. Cas avait été des plus charmant tout le long de la soirée et même après. Il avait été salué sa famille lorsqu'ils étaient partis et avait insisté pour rester nettoyer avec Dean. Une fois fait, Dean lui avait tendu son chèque et ils s'étaient à leur tour salués avant que le brun ne disparaisse de son appartement, non sans un dernier sourire.
Des lors, Dean se repassait la scène en boucle en se disant qu'une exception dans ses principes aurait peut-être eu du bon. Il ne voulait pas avoir à faire avec ce genre de chose mais lorsqu'il revoyait les yeux bleus du jeune homme, il se disait que ses résolutions n'étaient que des conneries. Cas ne bossait même pas pour ou avec lui.
Avec un sourire las, il roula jusqu'à arriver à son appartement. Il se gara, et se dit qu'une petite course à la supérette ne lui ferait pas de mal. Il n'avait plus rien dans ses tiroirs et il avait définitivement faim. Il se demandait si rappeler Cas pour lui proposer un dîner en tête à tête serait une chose beaucoup trop rapide et bizarre à faire… Il était dans le rayon des snacks en tout genre lorsqu'il rentra dans quelqu'un.
Il allait s'excuser mais les mots s'étouffèrent dans sa bouche.
''Lisa ?''
La jolie jeune femme brune releva son regard marron clair vers Dean et toute aussi surprise, murmura à son tour.
''Dean ?''
Un silence s'installa, ils se regardèrent comme si l'autre allait disparaître en un coup de vent. Puis la sonnette de la supérette retentit, signalant qu'un autre client était entré et ainsi, brisa le moment.
''Oh mon dieu ! Ça fait une éternité ! Comment ça va ? Qu'est-ce que tu deviens ?'' Dean bombarda Lisa de questions. Elle lui sourit, le même sourire qu'elle lui faisait des années plus tôt alors qu'ils étaient lycéens et qu'ils sortaient ensemble.
Ils discutèrent, comme si ils ne s'étaient jamais séparés lorsque les parents de Lisa avaient déménagé. Dean savait que s'il avait été plus vieux et plus mature il aurait gardé une relation avec Lisa. Même à longue distance. Il l'avait vraiment aimé. Et maintenant alors qu'elle lui racontait qu'elle était devenue professeur de yoga, il se souvenait pourquoi.
Cette femme était extraordinaire. Magnifique, gentille et respectueuse; il s'était toujours senti à l'aise avec elle. Cela lui faisait réellement plaisir de croiser à nouveau le chemin de cette incroyable femme.
Alors qu'ils décidèrent de prolonger la soirée dans un bar que Dean connaissait, toute trace d'un regard céruléen avait disparu.
Ils s'assirent un peu au fond, cherchant un peu de tranquillité, et commandèrent un whisky pour Dean et un mojito pour Lisa avec en plus deux plats de frites, aucun des deux n'ayant encore mangé.
''Mais qu'est-ce que tu fais en ville ? Toi et tes parents étiez partis à la campagne, non ?''
''Oui, mais… Tu sais, j'ai toujours adoré la ville, même une petite ville calme et recluse. J'ai aimé la campagne et le bien être qu'elle nous a offert, mais je ne me voyais pas rester là-bas éternellement. Je suis partie pour mes études et mes parents ne me l'ont pas du tout reproché. Ils étaient même plutôt fier et m'ont poussé dans cette voie.'' elle lui parlait avec le sourire, adoration et malice dans ses yeux bruns.
Dean était heureux d'apprendre que sa famille allait mieux, il se souvenait que lors de leurs années de lycée, les parents de Lisa se disputaient beaucoup et ne faisaient ni attention à elle ni à ce qu'elle pouvait ressentir.
''J'ai fait une rencontre aussi. Bien qu'elle n'est pas durée, elle m'a procuré ma plus grande joie de vivre.'' nouveau sourire aux lèvres, plus tendre.
''Quoi donc ?''
''Mon fils.''
Dean toussa. Fort. Sa gorge était en feu - merci au whisky - et il avait du mal à reprendre sa respiration. Lorsque ses poumons ne lui firent plus aussi mal et qu'il eut réussi à se sécher les yeux, il tourna son regard rouge et incrédule vers Lisa qui s'amusait clairement de la situation.
''Tu as un fils ?!''
''Oui. Il a huit ans. Il passe ses vacances chez ses grands-parents en ce moment. Tu veux le voir ?''
Encore un peu choqué par la révélation, Dean ne fit qu'un hochement de tête pour toute réponse. La jeune femme sortit son téléphone et lui présenta la photo du fond d'écran. Un petit garçon était debout dans un jardin, portant un t-shirt AC/DC avec les mains en l'air qui arboraient le signe du rock n roll, sourire jusqu'aux oreilles. En détaillant plus attentivement la photo, il pouvait voir que le gamin avait les yeux de sa mère.
''Il est adorable'' se surprit-il à commenter ''et il a déjà des bons goûts en matière de musique !''
Lisa rit avec lui et ils repartirent dans un mélange de conversation sur leurs familles et leur passé - à l'époque c'était d'ailleurs Dean qui écoutait du AC/DC à fond dans l'Impala -, la soirée se termina lorsqu'ils eurent tout deux finis leur premier verre. Lisa ayant de la route à faire.
Ils se saluèrent sur la promesse de se revoir très prochainement. Un sourire et un échange de numéro plus tard, Dean repartait tranquillement vers son appartement, l'esprit enjoué et positif.
Pourtant lorsqu'il sortit de la douche et qu'il se coucha, ce n'était pas les yeux bruns et malicieux de Lisa qui le bercèrent mais bien des yeux bleus qui revinrent bien vite dans son esprit, comme vexé d'avoir été oublié.
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Cas, pour la première fois depuis des mois, se sentait bien. Ses factures étaient payées, son frigo était plein alors que c'était presque la fin du mois ! Et il avait un peu d'extra de ses heures à la librairie.
Oui, pour une fois, Cas pouvait dire qu'il se sentait bien.
Après le dîner avec les Winchesters, il avait reçu deux autres commandes. Des commandes assez importantes pour le faire tenir le mois; voire légèrement plus. Ce genre d'occasions ne se présentaient pas souvent et il était juste heureux de savoir que le concierge n'essaierait pas par tous les moyens de le faire virer.
Fergus Crowley n'avait jamais été un homme sympathique de l'avis de Cas, mais il n'avait jamais rien fait pour attirer les foudres du roi du building. Certes, il y eut certaines fois où il ne pouvait pas payer son loyer à temps. Mais il n'avait en aucun cas dépassé les cinq jours de retard ! Et pourtant, Crowley l'avait clairement prit comme un affront.
Depuis ce jour, Castiel l'appelait le roi des Enfers.
Mais pour l'instant, il était heureux, purement et simplement. Pourtant, lorsqu'il ferma les yeux pendant un bref instant, c'est le visage de Dean - heureux lui même devant une tarte - qui lui apparut. Il se figea, puis rougit.
Il avait du mal à se sortir l'architecte de la tête, il pouvait se l'avouer. Dean lui avait tout de suite plu. Autant physiquement que psychologiquement - du moins le peu qu'il avait aperçu l'avait vraiment charmé. Mais Dean n'avait tenté aucune réelle approche et il ne s'était pas senti le courage de le faire de son propre chef.
Castiel ne se qualifiait pas comme quelqu'un d'anxieux, ni de nerveux en général. Il savait que les gens le trouvait bizarre à cause de son manque de tact, de son regard fixe et profond ainsi que son insuffisance de culture populaire mais il n'avait jamais été craintif. En revanche, un dénuement de certitude et de confiance en soi, ça oui ! Cas n'avait jamais été très confortable concernant les relations humaines. Il pouvait passer des heures dans un jardin entouré de fleurs et d'abeilles avec une aisance impressionnante mais lorsqu'il s'agissait d'oser approcher des personnes de son plein gré, Cas n'était clairement pas au rendez-vous.
Sa famille n'avait clairement pas été un exemple et ne l'avait pas non plu poussé à faire des rencontres. Il pouvait dire aujourd'hui qu'il se sentait vraiment libre. Qu'il avait vraiment réussi; il avait assez pour se payer ce dont il avait besoin et il récoltait en plus de la satisfaction par ce qu'il faisait. Son métier - même instable - le comblait de joie. Voir des visages s'illuminer rien que par sa cuisine lui procurait un bien être fou.
Pourtant, le sourire du jeune homme aux yeux verts ne quitta pas ses pensées, bien qu'il essaya plusieurs fois d'en effacer l'image mentale. Il se laissait un peu de temps. Peut-être rappellerait-il Dean de lui même.
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Dean aurait du se douter que sa bonne humeur n'allait pas rester très longtemps. Sa rencontre avec Lisa avait été comme une bouffée d'oxygène, mais il en était de nouveau privé à cause de son client qui la lui pompait de manière très régulière.
Brady Smith était un jeune cadre qui se pensait au dessus de tout le monde et qui ne prenait pas "non" pour une réponse correcte ou acceptable. Tout ce qui Dean aimait chez une personne.
L'arrogance du jeune homme ne semblait jamais s'arrêter. Et bien que cela faisait mal à Dean de l'admettre, Brady avait de bonnes idées dans l'aménagement de ses constructions, mais son sale caractère et ça suffisance lui tapait sévèrement sur le système. Brady agissait comme s'il connaissait le métier mieux que lui et Dean se mordait l'intérieur des joues pour éviter de lui dire quelque chose qu'il regretterait par la suite.
"Écoutez, je sais que sur un plan esthétique cette poutre devrait être là. Mais si vous vous obstinez à vouloir la mettre ici, votre immeuble ne pourra pas être construit. Elle ne supportera pas tout ce poids. C'est impossible." Dean avait dû lui répéter déjà au moins cinq fois.
"Et clairement je vous dis que vous avez tort. Maintenant, Monsieur l'architecte, je vous paye pour que vous construisiez ce que je vous demande. Alors je vous suggérerait de trouver une solution et vite. J'ai un rendez vous dans vingts minutes, je dois partir. Je veux que vous trouviez une résolution à ce problème !" avec un air hautain et confiant, jugeant Dean du regard comme s'il n'était qu'un bon à rien.
Dean ne lui répondit pas. Il n'en n'avait pas le courage et encore moins l'envie. 99% des soirs, ses entretiens avec Brady se terminaient de la sorte. Mais il était coincé ici. Il ne pouvait pas refuser ce chantier et envoyer balader Brady - où Rufus lui ferait vivre un enfer - mais il ne pouvait pas non plus privilégier l'esthétique sur la construction. Pas sur un tel terrain et encore moins pour un immeuble de 30 étages.
Encore une fois, il se sentait fatigué. Épuisé jusqu'au corps et il se demandait même s'il sortirait de ce chantier - jeu de mot comprit - sans une hospitalisation d'urgence pour manque de sommeil et de nutrition.
Il venait tout juste de rentrer chez lui lorsque son téléphone vibra dans sa poche. Il suspectait grandement que le sms venait de Brady et il n'avait clairement pas la foi de lui accorder du temps supplémentaire. Il décida donc de l'ignorer et partit s'asseoir sur son canapé, mettant en route la télévision comme pour créer un fond sonore dans son appartement trop silencieux. Il écoutait d'une oreille distraite la rediffusion de MD lorsqu'une nouvelle vibration dans sa poche ne lui fasse lever les yeux aux ciel.
Résolu et frustré, il sortit violemment son téléphone de sa poche, juron sur le bout de la langue. Mais ce n'était pas Brady. Pas du tout.
Lisa: J'ai beaucoup aimé te revoir et je voudrai savoir si tu serais partant pour une autre soirée ?
Lisa: Tu n'es pas obligé, évidemment !
Maintenant, il se sentait un peu coupable de ne pas avoir répondu plus tôt. Souriant devant son téléphone comme un adolescent, il s'apprêtait à répondre quand un sentiment étrange le prit. C'était Lisa ici, et non pas une fille qu'il aurait rencontré dans un bar lors d'une soirée quelconque. Dean se faisait peut-être des films mais il avait l'impression que s'il répondait trop hâtivement à ce message il risquait de prendre une décision dont il n'était pas sûr à cent pour cent.
Il regarda de nouveau le message, essayant de déchiffrer un autre sens. Mais Lisa était une amie - plus qu'une amie d'ailleurs - de longue date. Bien sur ils venaient tout juste de se retrouver, et il y avait le petit Ben à prendre en compte. Dean se torturait l'esprit avec des questions, ses pensées ne voulaient plus arrêter d'affluer.
Il jeta une dernière fois un coup d'oeil à son écran - maintenant noir - et prit une grande respiration. Il était sûrement en train d'en faire trop. Rien ne laissait à penser que Lisa envisageait quoi que se soit. Il se fustigea pour sa maladresse à toujours tout analyser et répondit aussitôt, se maudissant encore plus pour le temps perdu.
Dean: Avec plaisir. Viens chez moi Samedi, on pourra prendre le dîner ensemble.
Avec une petite minute de réflexion personnelle pour savoir s'il était celui qui allait trop vite maintenant; il se convint que non et l'envoya. Le coeur battant peut-être un peu trop vite à son goût. Il attendit patiemment, regardant d'un oeil distrait la télé. Lorsque son téléphone s'éveilla, il le prit délicatement, comme s'il avait peur de la réponse.
Lisa: Ce serait génial ! Ben sera encore chez ses grands-parents et je ne travaille pas le Dimanche. Mais, dis moi Winchester, quand as-tu appris à cuisiner ?
Dean sourit, autant par la question que par la réponse qu'elle engendra
Dean: C'est une surprise.
Il était temps de sortir son atout.
Un atout qui lui tournait dans la tête aussi souvent que le chaleureux sourire de Lisa. Dean était le pro du déni et il se sentait de le rester encore au moins une soirée de plus. Sans plus de réverbérations, il se leva et se dirigea vers son ordinateur.
Il était temps d'appeler Castiel.
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Cas était en train de tester sa nouvelle recette de tarte aux citrons quand il fut interrompu par le vibreur de son téléphone. Il sourit.
Il ne l'avait même pas ouvert, mais son portable n'avait vibré qu'une fois. Ce qui voulait dire une seule chose. Il avait du boulot. Heureux comme un gamin devant l'arbre de noël, il s'empressa de se laver les mains et de sortir le téléphone de sa poche.
Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il put y lire le nom de Dean Winchester. Un sourire timide étira son visage, ses yeux bleus pétillants d'excitation et de malice. Il ouvrit le mail, le coeur léger.
"De: Dean Winchester
Objet: J'ai du boulot pour toi !
Hey Cas,
J'aurais encore besoin de tes services, se serait un dîner pour deux (si tu vois ce que je veux dire), Samedi soir. Pareillement qu'avec ma famille je voudrais quelque chose de classique et de chic en même temps, comme tu sais si bien le faire. C'est une amie de longue date et disons que j'aimerais marquer le coup.
Si ça t'intéresse j'attends ta réponse.
D.W"
Son sourire s'était fané des la première phrase. Il savait qu'il n'agissait pas raisonnablement mais il n'arrivait pas à contrôler le pincement au coeur que lui infligeait le mail de Dean. Il ne se faisait pas d'illusion, Dean et lui ne se connaissait pas. Mais Castiel avait tout de même sentit comme une connexion s'effectuer entre les deux hommes. Apparemment, il était le seul à l'avoir senti. Il se trouvait idiot et étrangement mal à l'aise. Il était de nature rêveuse et Dean était un rêve ambulant après tout. Il avait juste espéré…
Il soupira tristement. Espérer était sa spécialité, mais sa nervosité à créer des relations lui était bien trop compromettante. Il se trouvait une fois de plus dans la position de l'observateur. Celui qui devait sourire et se montrer heureux pour les autres.
Dean lui avait réellement fait quelque chose. Castiel croyait à l'amour au premier regard. C'était une chose que sa mère avait vécu et elle lui avait toujours dit que c'était quelque chose de fabuleux. Il avait grandi dans l'espoir de pouvoir à son tour trouver son âme soeur.
Dean lui avait donné cette impression; avec ses regards et ses paroles. Mais il s'était manifestement trompé. L'affection de Dean à son égard était purement et simplement amicale.
Les coups de foudre n'existaient pas. Il était temps pour lui de grandir.
