Voici le chapitre deux ! Il ne s'y passe pas grand-chose et j'ai l'impression d'avoir un peu fait du « bla bla » mais je suis quelqu'un qui aime prendre son temps quand elle écrit, donc il se passera plus de choses dans les prochains chapitres ! Je voulais vraiment planter le décor, j'espère que c'est réussi et que cela vous plaira.
Pancak : je te remercie de ta review et j'espère que ma fic sortira un minimum de la banalité ! Je ne lis pas trop de fic Gakuen donc je ne sais pas trop ce qui se fait, j'écris à l'instinct du coup j'espère que ça te plaira ! :3
Je ne pense pas que je serai super régulière dans mon rythme de parution puisque j'ai parfois des pics d'inspiration, parfois moins, mais je ne compte pas mettre très longtemps à publier chaque chapitre.
J'en finis avec mon bavardage de début de chapitre et vous laisse l'apprécier (je l'espère du moins) !
Pour rappel : Cymru Kirkland = Pays de Galles / Elwyn = Irlande / Alister = Ecosse
Disclaimer : Toujours Hidekaz Himaruya
Pairing : FrUk
Arthur attrapa le gobelet tout chaud dans la machine à café et le portant prudemment à ses lèvres en soufflant dessus. Il préférait de loin le thé au café, mais celui de la machine était immonde, alors il se contentait de cela. Et puis, il en avait bien besoin pour affronter ce lundi matin.
Ajustant son sac sur son épaule, il se dirigea vers la salle de classe dans laquelle le cours devait commencé une demi-heure plus tard. Cette dernière était vide, il n'y avait aucun cours avant à l'intérieur, aussi il se glissa entre les tables jusqu'à la place qu'il occupait, au troisième rang. À côté de lui venait souvent s'installer Kiku Honda, son ami japonais. Ce dernier était très calme et gentil, Arthur appréciait beaucoup sa compagnie apaisante. L'anglais n'avait pas énormément d'amis mais il tenait à eux. Par exemple, il y avait Alfred F. Jones, un américain plus jeune que lui d'un an, qui était en classe de seconde. Il était très énergique mais Arthur le connaissait depuis l'école primaire, et il le considérait un peu comme un petit frère. Il était même plutôt protecteur avec lui, bien qu'Alfred trouvât cela un peu exagéré maintenant qu'ils étaient au lycée.
Mais il avait fallu que ce soit de son meilleur ami, bien qu'ils passaient leurs vies à se chamailler, qu'il tombât amoureux.
On ne pouvait pas lui en vouloir. Francis Bonnefoy, en plus d'être quelqu'un de très gentil, était particulièrement beau. Le français possédait un visage fin orné d'une barbe de quelques jours, deux yeux d'un bleu profond, aux reflets presque violets, un beau sourire et des cheveux blonds qui tombaient doucement sur ses épaules, légèrement bouclés. Il les retenait parfois avec un ruban, mettant encore plus en valeur son visage.
L'anglais soupira en pensant à celui qu'il aimait. Il ne faisait que remuer le couteau dans la plaie, en se l'imaginant ainsi.
Quelle idée d'être tombé amoureux de lui, en même temps… bon, ce n'était pas de sa faute, certes. Il n'avait pas plus choisi d'aimer Francis que d'aimer les garçons.
Il suffisait de composer avec, son amour pour le français finirait bien par disparaître un jour, et Arthur finirait bien par trouver quelqu'un d'autre. De toute façon il n'était pas du tout pressé. Il préférait se consacrer à son travail, ainsi qu'à ses deux passions : la guitare et l'écriture.
Le jeune homme n'avait pas vraiment envie de devenir musicien : il aimait le calme, être seul quand il en avait envie, et avait du mal à supporter la compagnie de la plupart des gens.
Non, la musique, pour lui, c'était une passion qu'il exerçait en compagnie de ses frères, tandis que l'écriture, c'était quelque chose dont il aurait vraiment aimé faire son métier.
Il écrivait principalement des légendes sur la Grande-Bretagne et l'Irlande, et des polars. Les deux styles qu'il adorait le plus.
Le blond sourit en pensant au nouveau roman policier qui l'attendait sur sa table de chevet dans le dortoir pour le soir-même. Peut-être même que Cymru, de bonne humeur, lui ferait une tasse de thé en l'attendant (il finissait les cours une heure plus tôt que lui), avec la bouilloire qu'il avait subtilisée dans la salle des profs.
Le grincement de la porte mit fin à ses réflexions et Arthur se retourna pour dévisager l'arrivant.
-Bonjour Arthur, sourit Kiku.
L'interpellé lui rendit son sourire et enleva son sac en bandoulière de la table collée à la sienne.
-Salut Kiku ! Comment vas-tu ? Bon week-end ?
-Oui, merci. Et le tien ?
Ils échangèrent alors des banalités avant d'orienter sur des sujets qu'ils appréciaient tous deux, comme les mangas ou certains groupes de musique. Bien vite, la classe fut remplie jusqu'à ce que le professeur arrive et que le cours d'Histoire-Géographie ne commence.
Le sujet de géographie ne le passionnait pas plus que ça, aussi l'anglais se perdit dans ses pensées. Son regard, sans même qu'il s'en rende compte, vint se fixer sur la nuque de Francis, qui était deux places devant lui. Au bout de quelques instants, ce dernier se retourna, sentant qu'on l'observait.
Arthur, se rendant compte que ce qu'il faisait, devint écarlate et son regard plongea vers sa feuille de cours.
Tout d'abord assez surpris, le français ne put s'empêcher de faire naître un sourire amusé sur ses lèvres. Il ne pouvait pas nier qu'Arthur était adorable quand il était gêné. Même s'il ne savait pas pourquoi son ami d'enfance l'avait ainsi fixé, les oreilles toutes rouges de ce dernier l'attendrissait.
Son ami lui manquait. Vraiment. Arthur s'était progressivement éloigné de lui depuis le début du lycée et à présent, il se contentait de lui dire bonjour et l'évitait le plus possible.
Francis n'avait pas du tout compris l'attitude de l'anglais. Ils ne s'étaient pas disputés particulièrement avant que cela n'arrive, son voisin n'avait pas eu de soucis en particulier avec sa famille… les frères d'Arthur esquivaient le sujet quand il essayait de leur en parler, et pourtant, le français s'entendait très bien avec les trois aînés Kirkland.
-Monsieur Bonnefoy, voulez-vous bien vous concentrer un peu plus, je vous prie ?
L'injection le fit sursauter et il s'excusa en souriant.
Ce n'était tout de même pas de sa faute si l'état d'Arthur le préoccupait autant… puis c'était bien Arthur, ça, de ne rien dire quand ça n'allait pas. De se renfermer, de tout intérioriser !
Pourtant il avait toujours été là pour lui… certes, leur amitié avait eu des hauts et des bas, mais ils avaient pu être si soudés par le passé… Francis avait appris à décoder les paroles d'Arthur lorsqu'il parlait avec sa mauvaise foi et son caractère épouvantable. Il savait que derrière les insultes se cachaient souvent sa reconnaissance et son amitié.
Francis se retourna discrètement alors que le professeur écrivait des dates et informations clés au tableau. Arthur regardait sa feuille sans la voir, d'un air absent.
Le grand blond avait souvent essayé d'aborder le sujet avec Arthur, le prendre à part dans un couloir ou alors lui en parler lorsqu'il venait voir les frères de son ami. Mais ce dernier trouvait toujours un moyen d'esquiver.
Sauf que Francis en avait assez. Il voulait savoir ce qui tracassait ainsi le petit anglais. Il le forcerait à parler s'il le fallait, mais si Arthur allait mal, il voulait le savoir et l'aider, il refusait de le laisser dans un potentiel mal-être, ou quoi que cela pouvait-être.
Il ne s'était pas comporté vraiment en ami jusque-là : il n'avait pas insisté assez pour connaître l'explication du comportement d'Arthur. Mais il allait se rattraper. Arthur comptait énormément pour lui. Il l'avait toujours considéré différemment de ses deux meilleurs amis, Gilbert Beilschmidt et Antonio Carriedo. Le français ne savait pas trop pourquoi et comment il le considérait… il n'avait jamais vraiment su mettre de mots dessus. Il savait simplement qu'il tenait énormément à Arthur. Vraiment énormément.
La sonnerie finit par résonner dans tout le lycée à la fin des deux heures de cours, et l'objet des pensées de Francis se leva. Étant fumeur, il s'empressa de rejoindre les grilles du bâtiment pour ingérer sa dose de nicotine. Cymru le rejoint rapidement : l'aîné appréciait de retrouver son petit frère dans les intercours. Ils étaient assez proches, Cymru et Elwyn s'entendaient encore mieux, mais le brun et Arthur étaient très souvent ensemble, et ce depuis longtemps.
L'aîné regarda le blond avec un regard désapprobateur, comme toujours.
-Tu devrais arrêter de fumer, Arty, tu vas te pourrir les poumons.
-Tu ne dis rien à Alister… éluda Arthur. Sauf quand il fume des cigares, parce que ça pue.
-Parce que c'est l'aîné et qu'il écoute personne, railla Cymru. Mais toi tu es mon little bro et je n'aime pas l'idée de te voir finir par crever d'un cancer des poumons…
-Oh ça va, râla son frère en levant les yeux au ciel. J'arrêterai quand ça coûtera trop cher ou quand j'aurais une bonne motivation pour le faire !
Le brun soupira. Il savait pertinemment que son petit frère n'arrêterait pas de sitôt, têtu comme il était. Arthur avait commencé à fumer juste parce qu'il trouvait Alister cool quand il le faisait, ce qui était l'une des raisons les plus stupides au monde. Et Cymru ne perdait jamais une occasion pour le lui dire : il ne se permettait pas de juger ses amis fumeurs, mais Arthur était son petit frère, alors il ne se gênait pas pour l'enquiquiner tous les jours. C'était son rôle (de le protéger, pas de l'enquiquiner, quoi que…) et il comptait bien le faire arrêter, car s'il ne pouvait pas faire grand-chose pour convaincre Alister, imaginer Arthur mourir à cause de la cigarette dans un état pitoyable lui brisait le cœur.
Cymru frotta les cheveux blonds de son cadet.
-J'espère bien, little bro!
Arthur rougit. Il aimait l'attention que lui portait Cymru. Ce dernier était à la fois son frère et son meilleur ami, et il l'adorait. Pour faire bonne figure, il jeta sa cigarette alors qu'elle n'était pas trop entamée. Il grimaça en visualisant une partie de son argent de poche au lieu du mégot écrasé par terre et se retourna ver son aîné.
-On mange ensemble à midi ?
-Ouaip ! J'ai de l'argent, on peut se dispenser de la bouffe immonde du self si tu veux ! On peut aller à…
Il s'interrompit en voyant Arthur pâlir légèrement, le regard fixé par-dessus son épaule. Le brun se retourna et fronça imperceptiblement les sourcils en voyant Francis arriver vers eux. Il n'approuvait pas particulièrement le fait que son petit frère s'était éloigné du français, mais il le comprenait, et n'avait pas envie de le voir souffrir. Il du se retenir de lui prendre la main pour le réconforter, ou lui frotter le dos ou tout autre geste d'affection, cela aurait paru suspect.
-Bonjour Thutur, bonjour Cym ! s'exclama Francis avec un sourire jovial.
-M'appelle pas comme ça, marmonna Arthur en rougissant un peu.
-Salut Franny ! sourit Cymru. Qu'est-ce que tu viens faire au milieu de cet air pollué par l'odeur immonde de la clope ?
La raillerie fit soupirer Arthur. Il se demandait si ne plus entendre son frère le rabrouer pouvait constituer une motivation suffisante pour arrêter de fumer.
Mais non, la perspective de passer plus d'un mois dans la frustration et un état anormal dû au sevrage juste pour ça ne l'enchantait pas plus que ça.
Rien que de voir Francis le stressait, il avait peur de dire ou faire quelque chose qui le trahirait, et cela lui donnait envie d'en allumer une nouvelle rien que pour s'occuper les mains et cacher leurs tremblements.
Foutus sentiments. Il détestait perdre le contrôle de lui-même. Surtout dans un lieu bondé… si jamais cela venait à s'apprendre, il… non, il ne devait surtout pas y penser. Surtout pas. L'idée même le terrifiait.
-Je peux t'emprunter Thutur, Cym ? demanda le grand blond, inconscient du trouble de l'anglais.
Ce dernier se força à ne pas s'arrêter de respirer et sentit son cœur s'emballer. Il n'avait pas envie de lui parler, il n'avait pas envie de se retrouver seul avec lui…
« Si, tu en meurs d'envie ! » susurra une voix à son oreille.
Il la fit taire et se donna une baffe mentale. Non, il n'en mourrait pas d'envie ! Absolument pas !
Arthur sentit Cymru se rapprocher tout doucement de lui, ce qui l'apaisa un petit peu.
-Désolé, on doit passer voir les C.P.E, on a quelques petits soucis à l'internat !
-Oh…
Le sourire de Francis retomba pour laisser la place à une moue déçue. Le ventre d'Arthur se tordit et il eut l'impression qu'une nuée de papillons s'y envolaient, deux sensations opposées qui le firent rougir légèrement.
Il en avait marre de lui-même, décidément.
L'anglais eut toutefois une pensée reconnaissante pour son frère et acquiesça d'un air sérieux pour appuyer ses propos.
-Je vois… soupira Francis. Une autre fois alors ! Mais je dois te parler, Arthur, et c'est important ! Alors ne te défile pas !
-Je ne me défile pas, répliqua son interlocuteur en jouant les innocents.
Francis ne commenta pas ces paroles mais n'en pensa pas moins, et alla rejoindre ses deux meilleurs amis, déçu. La pause de terminait dix minutes plus tard, Tonio et Gil sauraient lui remonter le moral.
Eux non plus ne comprenaient pas pourquoi Arthur s'était autant éloigné de Francis.
J'espère que vous avez apprécié ! N'hésitez pas à laisser une review si c'est le cas, on se retrouve au prochain chapitre ! o/
