Le chapitre 2 (oui, la dernière fois je me suis trompée dans ma note de haut de page u_u) est enfin terminé !
Il est déjà plus long que les derniers, et encore, je l'ai coupé histoire de préserver un petit peu de suspens !
Dans ce chapitre, ça commence un tout petit peu à bouger, alors j'espère que vous apprécierez ! Bonne lecture !
Disclaimer : Hidekaz Himaruya
Rappel et précision :
Cymru Kirkland= Pays de Galles
Elwyn Kirkland = Irlande
Alister Kirkland = Ecosse
Marianne Bonnefoy = Gaule
Arthur lisait son nouveau livre, sa tasse de thé sur sa table de nuit. Le début était passionnant, et il cherchait déjà qui était le meurtrier. L'anglais ne se lasserait jamais des polars, plus c'était noir, plus il aimait !
Cymru, lui, était encore occupé à faire ses devoirs. Il avait un exposé à finir pour la semaine suivante, et il le prenait très au sérieux. Le brun souhaitait qu'on ne le dérange pas, sauf en cas d'urgence, lorsqu'il était occupé à faire ses devoirs.
C'est pour cela qu'Arthur fut surpris quand il sentit son frère s'asseoir sur son lit, l'air de rien, consultant les messages sur son portable. Il baissa son livre et haussa un sourcil.
-Un problème ? demanda-t-il.
-Moi non… mais je voulais savoir pourquoi tu fuyais à ce point Francis, Arty. Tu ne trouves pas ça… un peu exagéré ? Il doit certainement se poser des questions, tout le monde doit s'en poser.
Son cadet soupira. Il y avait déjà réfléchi, à tout ça. Il savait que les gens devaient se dire qu'ils avaient eu une grosse dispute ou autre. Mais cela ne l'embêtait pas qu'on fasse ce genre de suppositions. Ce dont il avait peur, c'était qu'on découvre son attirance pour les hommes. Sur internet et à la télé, il voyant tant de haine et d'intolérance vis à vis de cela qu'il était terrifié à l'idée qu'on l'apprenne. S'il restait proche de Francis, ou qu'il lui parlait, Arthur avait peur de faire un petit faux pas, quelque chose qui ferait qu'on s'en rendrait compte. Il n'avait pas peur de l'intolérance de Francis, car il savait que ce dernier était très gentil. Mais les autres… il n'en savait rien. Il savait bien que cela pouvait être exagéré, mais prudence était mère de sûreté. Le blond ne voulait pas vivre caché toute sa vie, mais au lycée, les élèves pouvaient parfois être cruels. Il ne se sentait pas prêt à dévoiler qui il était.
-Je sais, Cym, je sais ! Mais… mais j'ai vraiment peur, tu sais… je ne veux pas que les gens changent leur regard sur moi, je veux pas prendre le risque que… que ça se sache. S'il te plaît, comprends-moi, Cym…
Cymru se sentit mal en entendant ce ton suppliant venant de son frère, et le regard qui allait avec. Il ne put s'empêcher de le prendre dans ses bras. Il aurait tant voulu lui prouver que les élèves du lycée n'était pas intolérants, qu'il pouvait vivre sans crainte, mais la vérité était qu'il n'en était pas sûr lui-même. On ne pouvait pas prévoir les réactions des gens. En Angleterre, sans doute Arthur aurait-il eu moins peur, mais la France semblait être un pays très conservateur, avec toutes les manifestations qui s'organisaient. Il était certain que son petit frère pouvait vivre normalement, sans crainte, mais il y aurait toujours des imbéciles partout, et parfois, à l'école, cela virait au harcèlement scolaire. Cymru ne savait pas s'il y avait un gros risque ou pas vu qu'il se mêlait peu aux gens.
Le brun frotta le dos de son petit frère.
-Je peux comprendre, little bro. Mais je ne veux pas que tu te fasses trop de mal. Tu devrais tout de même parler à Francis… je sais que tu ne veux pas lui donner la vraie excuse, mais au moins lui dire quelque chose. Ou rien que continuer à le voir quand maman ou sa mère se voient dans nos maisons. Ou quand il vient nous voir nous.
Arthur se frotta les tempes. Il trouvait tout ça bien trop compliqué à gérer. Ces sentiments étaient plus que pénibles. Il était certainement capable de les cacher, mais certains jours, il avait plus de mal que d'autre, par fatigue, lassitude ou autre : il était humain, après tout.
D'autant plus qu'il ne s'était guère intéressé à quelqu'un auparavant, l'anglais préférait se consacrer à la musique, l'écriture, ou des centres d'intérêts divers et variés, plutôt qu'à des sentiments incontrôlables.
-Tu es trop sensible… soupira Cymru. C'est pas un défaut, hein ! Mais ça va te pourrir la vie si tu fais pas quelque chose.
-I know… marmonna Arthur. J'suppose que j'ai l'air d'une collégienne pleine d'hormones…
Cymru éclata de rire à ces mots. Le froncement de sourcils d'Arthur l'amusait beaucoup, et il lui donna une petite pichenette sur le front. Le blond émit une protestation outrée et se frotta le front, le regard courroucé, ce qui accentua l'hilarité de son aîné.
-Mais non, mais non… on réagit pas tous de la même manière, quand on aime, et toi tu es justement trop sensible. Puis y'a pas que les filles qui ont des hormones. Et tu réfléchis trop, surtout ! Depuis que tu t'es rendu compte que tu aimes les mecs, t'as tout le temps l'air renfrogné.
-Renfrogné ? protesta Arthur.
-Parfaitement ! Tu rigoles beaucoup moins ! Tu d'vrais te détendre un peu… chais pas, essayer de prendre du recul ! Et arrêter de tout intérioriser, aussi !
Cymru contempla son petit frère qui était silencieux. Nul doute qu'il était encore en train de réfléchir à tout ça. Après tout, Arthur n'avait jamais pris le temps de parler de ce sujet à lui ou à leurs frères. Alister, Elwyn et lui avaient essayé de lui en parler un peu, mais il n'avait pas été très réceptif, aussi, l'aîné était content de voir qu'il s'ouvrait un petit peu. Cymru profita du silence d'Arthur pour frotter gentiment ses cheveux blonds.
-Hey, j'vais demander à Alister qu'il nous emmène tous les quatre à la mer, avec Elwyn. Et là-bas, interdiction de penser au lycée ou à tout ça, okay ?
Arthur sentit que la voix de Cymru n'autorisait pas de protestation. Un sourire ourla ses lèvres. Quelque part, il appréciait l'attitude un peu protectrice de Cymru envers lui. Son frère était vraiment compréhensif et à son écoute, ça lui faisait beaucoup de bien, même si jusque là, il n'avait pas osé parler de tout ça avec qui que ce soit.
Et son idée d'aller à la mer lui tentait bien. Il avait mis un certain temps avant d'apprendre à nager, mais depuis qu'il savait, la mer était l'un des endroits les plus attrayants du monde pour lui. Pas la piscine, parce qu'il y avait trop de monde, mais la mer, c'était parfait.
-D'accord. Mais il fait pas un peu froid pour se baigner ?
-Roh ça va, on est presque en automne mais tu vas pas faire ta chochotte ! railla Cymru en tirant la langue. Quand maman et papa nous emmènent dans la Manche, tu te plains pas, et pourtant des fois ça caille sévère !
Arthur le frappa, sans lui faire mal, sur la tête.
-Moi, une chochotte ? Parle pour toi ! répliqua-t-il.
-Hey ! Sale gamin, va !
Cymru commença à le chatouiller pour appuyer ses propos, mais Arthur répliqua en le repoussant. Le brun tomba du lit et jura avant de se jeter sur son frère pour lui frotter vigoureusement la tête avec son poing.
Une petite bagarre fraternelle pas très impressionnante débuta entre les deux frères, jusqu'à ce qu'un surveillant du dortoir des garçons fasse irruption dans leur chambre.
-Extinction des feux ! TOUT DE SUITE ! s'énerva-t-il.
Les deux garçons se séparèrent en marmonnant qu'on ne pouvait décidément plus s'amuser et firent semblant d'aller se coucher. Le surveillant moribond éteignit la lumière, et cinq minutes plus tard, une fois que les Kirkland furent certains qu'il n'était plus là, Arthur se leva silencieusement pour se jeter sur le lit de Cymru afin de l'écraser de tout son poids.
-Ouuuuuf ! protesta le brun. Espèce de brute !
-Quelques années de rugby, ça sert, ricana Arthur.
-Tu parles d'un plaquage ! Puis t'as pas la carrure d'un rugbyman ! ricana son interlocuteur.
Ils passèrent ainsi une bonne heure à discuter et se chamailler sur le lit de l'aîné, et une fois que son frère décréta qu'il était quand même temps de dormir un peu, Arthur alla se coucher, toutes pensées négatives oubliées.
oOo
Francis n'était pas revenu en cours jusqu'à la fin de la semaine. Si tout avait été comme avant, Arthur l'aurait incendié de messages du style « Oy, stupid frog, ramène ton cul, rien à foutre que tu sois malade ! » mais cela faisait un moment que l'anglais se contentait d'écouter ses frères quand ils s'échangeaient des nouvelles du français en cas de maladie. En l'occurrence, Alister semblait expliquer à Elwyn que leur voisin avait une bronchite.
-Avec toutes ces épidémies, tu m'étonnes ! bavassai Alister, aîné de la famille.
-Je m'en fous, Al, répliqua l'autre roux.
-Quoi ? Tu t'en fous que Franny soit malade ? Espèce de sans-cœur !
Elwyn se frappa le front avec sa main en soupirant avant d'ébouriffer machinalement ses cheveux roux foncés.
-Non, c'est de tes bavardages dont je m'en fous ! Je travaille !
-Oooh ça va, si môssieur ne veut même plus écouter son big bro…
-Al ! Tu veux faire mes exercices de Chimie appliquée à ma place peut-être ?
Ces mots eurent pour effet de faire fuir l'aîné des Kirkland en râlant qu'Elwyn n'était jamais disponible depuis qu'il avait commencé sa Licence de Biologie.
Elwyn leva les yeux en l'air. Ce n'était tout de même pas de sa faute s'il avait énormément de travail à fournir !
Cymru lui sourit, amusé. Lui, jouait sur sa console portable, sur son lit. Tous les deux partageaient la même chambre, et ce depuis qu'Arthur était né, ce qui faisait qu'ils avaient une relation fraternelle assez fusionnelle. Avant, le roux partageait leur chambre d'internat, mais il était en Résidence Universitaire désormais, et les deux frères manquaient énormément l'un à l'autre. Néanmoins, Cymru patientait sagement que son aîné ait fini son travail pour passer du temps avec lui.
En attendant, il avait son petit frère, sur le lit à côté de lui, en train de finir un exercice de mathématiques.
-Ah la la, ces français, toujours malades… fit Cymru.
-Venant de quelqu'un qui chope toutes les maladies qui traînent, c'est le comble… railla son cadet.
Il se prit une pichenette sur le front et frappa en retour le brun avec sa feuille double, ce qui n'eut strictement aucun effet douloureux sur ce dernier.
Alister avait promis de les emmener à la mer le lendemain, et Arthur attendait ça avec impatience. Le temps au-dehors était pluvieux, et un peu de soleil ne lui ferait pas de mal.
Leurs parents étaient sortis faire des courses, ils étaient tous les quatre dans leur maison, et malgré la taille de celle-ci, les frères Kirkland étaient ensemble.
Alister revint avec des scones auparavant mis au four par leur mère, ils étaient terminés et semblaient délicieux : les cadets d'Alister en prirent tous un avec les yeux brillants. Le roux sourit et s'affala à côté des deux plus jeunes.
Il regrettait de ne plus les voir aussi souvent qu'avant, quand ils étaient tous encore dans l'enseignement secondaire. Mais lui avait fait un apprentissage, en ayant marre de l'école, et était désormais ébéniste (il adorait le bois), et Elwyn était désormais en faculté.
Et encore, il avait dû batailler pour rester en France.
En effet, leurs parents avaient voulu qu'il retourne en Angleterre finir ses études, voulant mettre toutes les chances de son côté pour son avenir, mais Elwyn avait argué que c'était bien trop cher.
Il voulait surtout rester avec ses frères…
L'aîné passa ses bras autour des deux plus jeunes de la fratrie en souriant.
-Alors, mes little bro, quelles nouvelles de ce cher lycée ?
-J'ai volé des couverts au self pour pouvoir bouffer des trucs dans notre chambre, marmonna Cymru.
-Le CDI a été refait et c'est moche, ajouta Arthur.
Alister rigola à ces mots.
-Un jour, tu seras célèbre, Cym, mais ce sera pas pour des raisons très glorieuses !
-Je vois déjà les gros titres, taquina Elwyn en se retournant vers eux. « Cymru Kirkland, James Moriarty moderne » !
-Moriarty il tue des gens ! protesta le brun. Et je suis pas un voleur !
-Naaaan à peine ! sourit Alister.
-Hmpf !
Sur ce, le brun au visage un peu plus rouge qu'auparavant se concentra davantage sur le petit écran devant ses yeux, ce qui augmenta le sourire de ses trois frères.
Ces derniers échangèrent un regard et éclatèrent de rire, ce qui augmenta la mine boudeuse de Cymru.
-On plaisante, Cym ! rigola l'aîné.
-C'est ça, c'est ça, marmonna son interlocuteur.
Arthur sourit, puis sursauta légèrement en entendant son portable émettre un bruit signifiant qu'il venait de recevoir un SMS.
Il se saisit de l'objet et le déverrouilla pour consulter le message.
Celui-ci provenait d'Antonio Carriedo, l'espagnol meilleur ami de Francis.
« Salut Arty ! J'ai un problème avec internet et je peux pas filer ses devoirs à Francis ! Tu pourrais pas les lui emmener puisque t'habite juste en face de chez lui ? Gracias ! »
L'anglais grimaça tout d'abord au surnom, qu'il n'appréciait que dans la bouche de ses frères ou amis proches, catégorie à laquelle l'espagnol n'appartenait pas, puis au service demandé.
Alister remarqua que l'humeur de son petit frère avait changé, et se pencha pour lire le message.
-L'est pas chiant, le spanish… marmonna-t-il. T'veux que j'les lui apporte, ses devoirs, à Franny ?
Arthur hésita. D'un côté il était tenté d'accepter, et ainsi de continuer à rester éloigné du français. De l'autre, la conversation qu'il avait eu avec Cymru quelques jours auparavant trottait toujours dans sa tête, et il ne savait vraiment que faire. Il aurait été mentir que de dire que Francis, en tant qu'ami, lui manquait. Vraiment. Leur complicité, leurs rires, leurs disputes, tout cela lui manquait terriblement. L'amitié était un bien rare, et le petit blond regrettait d'avoir tourné le dos à cela. Il ne voulait toujours pas se risquer à faire comme si de rien était, cependant, et Arthur sentait qu'aucune excuse ne semblait valable pour expliquer son comportement à Francis. Cela faisait un an qu'il avait franchi un point de non-retour, il savait parfaitement que cela ne pouvait redevenir comme avant.
Alors… que devait-il faire ?
-Arty ? s'inquiéta le grand roux. Tu es sûr que ça va ?
-Ouais… ouais… répondit le benjamin. Je…
Il déglutit en pensant aux deux solutions. Et décida d'agir sans réfléchir. Au moins une fois, une seule fois. Et après, il aviserait.
Et puis, il ne resterait pas longtemps…
Arthur se leva.
-Je vais y aller, c'est bon.
-Allez où ? demanda distraitement Cymru, les yeux toujours rivés sur sa console.
-Chez Francis, soupira Arthur.
Elwyn et Cymru se tournèrent d'un même mouvement vers lui, yeux écarquillés.
-Quoi ? demandèrent-ils en même temps.
-Eh, oh, ça va, pas la peine de me regarder comme ça ! râla le petit blond, mal à l'aise devant leurs regards.
Ses trois aînés le regardèrent en silence fouiller dans son sac pour en sortir son agenda et son trieur, puis sortir de la chambre.
-Eh ben ça alors… souffla le brun.
Quelques instants plus tard, l'anglais sonnait à la porte d'entrée de la maison de son amour secret.
Il ne fallut pas attendre longtemps pour que Marianne Bonnefoy, la mère de Francis, vienne lui ouvrir. Son fils lui ressemblait beaucoup : il avait hérité de ses cheveux blonds qui bouclaient légèrement et de ses yeux bleus. Marianne avait un visage fin et était encore très belle malgré le temps qui passait. Son sourire, lui, ne s'usait pas, elle était d'une gentillesse à toute épreuve.
-Oh ! Quelle bonne surprise ! sourit-elle largement en voyant qui se tenait sur le pas de la porte. Bonjour Arthur ! Comment vas-tu ?
-Je vais bien, merci, et vous ?
Il ne put s'empêcher de sourire devant la douceur de la blonde. Sa mère à lui était également très gentille, mais elle était également très caractérielle, et assez susceptible…
-Je t'ai déjà dit un nombre incalculable de fois de ne pas me vouvoyer, Arthur ! Je vais bien, merci à toi. Entre donc, ne reste pas sous la pluie !
L'anglais entra dans la demeure propre et décorée simplement. Il y avait plusieurs vases où trônaient de belles fleurs, notamment des roses rouges, qu'Arthur affectionnait. Le garçon en avait un rosier dans le jardin, dont il s'occupait personnellement.
Remarquant ce que le fils de sa meilleure amie tenait sous son bras, le visage de Marianne s'éclaira une nouvelle fois.
-Tu es venu apporter les devoirs de Francis, n'est-ce pas ? C'est adorable de ta part !
Arthur acquiesça, sans trop savoir s'il devait directement se rendre dans la chambre du principal concerné, ou s'il devait se contenter de laisser-là ses affaires en attendant qu'elles lui soient rapportées plus tard.
Heureusement, la grande blonde résolut son interrogation.
-Va donc le voir, il en sera ravi ! Je t'apporte une tasse de thé ! Mais fais attention à ne pas attraper sa bronchite, surtout, d'accord ?
-Oui, pas de soucis, et merci beaucoup !
Ce fut d'un pas hésitant qu'il s'approcha de la porte de la chambre de Francis. Il y toqua trois petits coups un peu timide, auxquels la belle voix du français répondit, un peu rauque.
-Oui ?
Arthur actionna la poignée et entra dans la chambre.
Francis releva la tête du livre dans lequel il était plongé, le dos calé contre son oreiller, sur le lit qui trônait au milieu de la chambre.
Ses yeux s'écarquillèrent, et il mit quelques instants à réaliser qu'Arthur se trouvait bien là, dans sa chambre. Il en était tellement surpris qu'il ne sut même pas quoi dire.
-B-bonjour… hésita Arthur. Je suis venu t'amener tes devoirs, ton andouille d'ami a plus internet j'crois… mais si je dérange…
-Non, pas du tout ! s'empressa de répondre Francis, ne voulant pas que l'anglais reparte si vite.
Arthur fit alors quelques pas dans la chambre et tira la chaise à roulettes de devant le bureau, à la gauche du lit, et vint s'installer dessus, pas très loin de Francis. Il resserra sa prise sur ses affaires et ignorant les tressaillements erratiques de son cœur, le regarda dans les yeux.
-Tu vas bien ? demanda-t-il.
-Beaucoup mieux, oui ! sourit le français, heureux de voir son ami. Je reviens en cours dès lundi… je crois que ma mère s'est un peu affolée, mais ce n'est pas bien grave. C'est gentil d'être venu !
-Bah… c'est rien ! rétorqua Arthur. C'est normal… Tu veux que je te laisse mes cours pour les recopier, ou…
Francis hésita un instant. Il sentait qu'Arthur n'allait pas rester longtemps s'il se contentait de prendre cours et devoirs, et il n'avait aucune envie de le laisser filer si vite. Le grand blond regarda le réveil à côté de son lit, il était presque trois heures de l'après-midi. Un sourire étira ses lèvres.
-J'ai raté beaucoup de cours d'anglais vu que j'ai Anglais approfondi… fit-il. Et tu sais bien que je ne suis vraiment, mais alors vraiment pas très doué avec ta langue maternelle… est-ce que tu pourrais rester un petit peu pour m'expliquer tout ce que vous avez fait ?
Arthur ne trouva aucune raison valable de refuser, et accepta. Il espérait que cela n'allait pas prendre trop de temps…
La mère de Francis passa pour lui donner une tasse de thé, ce dont il la remercia, et le français se leva, alla chercher une autre chaise, et s'installa devant son bureau, incitant Arthur à faire de même. Ce dernier s'exécuta, bien que la proximité soudaine de Francis le mette mal à l'aise.
Il n'allait rester qu'une petite heure, cela suffirait amplement à aider son ami, et ensuite il retournerait chez lui se maudire d'être venu ici, car il savait pertinemment que Francis avait des questions à lui poser, questions auxquelles il n'avait pas de réponses sincères à fournir.
J'espère que vous avez apprécié ce chapitre ! Si c'est le cas, ou si vous voulez faire des remarques, n'hésitez pas à laisser une review !
