Bonjour tout le monde ! Désolée, je ne suis vraiment pas régulière dans mon rythme de publication... je suis incapable de sortir régulièrement si je ne m'y suis pas forcée dès le début. u.u
J'espère tout de même que vous me pardonnerez ce temps d'attente !
Bon, même si vous allez peut-être m'en vouloir parce que... vous ne saurez pas ce qui est arrivé à Arthur après. Eh eh. :p Car ce chapitre est du point de vue de Francis !
Voilà, bonne lecture à vous !
Disclaimer : Les personnages appartiennent à Hidekaz Himaruya.
Rappel :
Cymru : Pays de Galles
Francis soupira en s'asseyant dans le bus avant de mettre ses écouteurs. Sa mère insistait toujours pour qu'il revienne chez lui le mercredi soir par le bus. Il adorait sa mère, vraiment. Elle était belle, gentille, douce, drôle, intelligente... il aimait beaucoup discuter avec elle, cuisiner avec elle aussi, juste passer du temps ensemble en somme.
Néanmoins, se lever à cinq heures et demi du matin le jeudi ne l'enchantait pas vraiment. De plus, il avait du aider Gilbert jusqu'à tard la veille au soir pour sa dissertation d'Histoire... autant dire que le Français n'était absolument pas réveillé.
Une chanson française, calme, se répandit dans ses oreilles et il plongea rapidement dans un demi-sommeil agréable. Le soleil n'était pas encore levé, les autres élèves dans le car étaient tout aussi comateux que lui, et le trajet durait bien une heure. De quoi finir un peu sa nuit. Et de quoi oublier un peu ses soucis, également.
Arthur avait accepté de le voir les week-end, bien que Francis se demandât toujours pourquoi il évitait de le côtoyer au lycée. De plus, depuis le début de la semaine... Arthur respirait l'anxiété. Cela se voyait. Cela ne pouvait pas être un contrôle qui le stressait autant. Francis avait en outre remarqué que l'Anglais changeait de visage en compagnie de son aîné. C'était tout l'avantage de l'observer sans être à ses côtés, il repérait plus facilement ce qui n'allait pas. Clairement, Arthur avait un problème nouveau. Et s'il le cachait à son grand frère, c'est que ce problème ne devait pas être des moindres.
Dans son demi-sommeil, il vit justement Arthur. Un Arthur souriant, comme avant le lycée. Il sourit inconsciemment à cette vision. Il était bien plus beau comme ça, Arthur. Même s'il l'était sans sourire. Lorsqu'il en faisait un, cela illuminait son visage. C'était toujours des sourires sincères qu'il affichait.
Francis essaya de garder cette image dans son esprit durant tout le trajet. Quoi de mieux pour commencer la journée ? Il avait fini par admettre qu'il était peut-être bien amoureux d'Arthur.
Ce qui était un peu problématique dans le sens où Arthur ne savait même pas qu'il était bi.
Car oui, Arthur était son ami d'enfance et ils avaient pris des bains ensemble, pareil à la mer, quand ils étaient petits. Et plus tard, il y avait les douches au collège, tout ça... Ils avaient aussi déjà dormi dans le même lit ou sous la même tente. Francis ne l'avait jamais regardé de manière pas très catholique par rapport à ça mais... Arthur pourrait justement mal réagir. Cela pouvait briser leurs souvenirs d'enfance. Voire leur amitié... déjà fragile.
Il aurait pu finir par le lui dire mais Arthur s'était éloigné de lui... il n'osait donc plus. Bien qu'il ne doutât par qu'Arthur pourrait se montrer compréhensif. Il venait d'une famille très tolérante envers tout. Mais leur amitié était devenue quelque chose de bancal à sa grande tristesse, il préférait garder ce genre de choses pour plus tard. Et puis Arthur l'avait peut-être remarqué tout seul. Francis était discret mais ne se cachait pas particulièrement non plus.
Le bus finit par atteindre sa destination finale, le lycée. Francis en descendit en soupirant et passa sa main dans ses cheveux un peu bouclés. Cela ne le torturait pas mais cela lui faisait une nouvelle chose à gérer, en plus de l'anxiété nouvelle d'Arthur. Cela aurait été tellement plus simple si ce-dernier ne s'était pas éloigné de lui. D'ailleurs il devait découvrir ça aussi.
Cette année de Première était décidément chargée en émotions, et elle n'avait pas commencé depuis longtemps pourtant.
Le Français se dirigea tout d'abord vers les abris bus, à côté de la grille d'entrée. Ses deux meilleurs amis, Gilbert et Antonio, s'y trouvaient. Le premier rigolait bruyamment, comme à son habitude, ses yeux rouges posés sur l'Espagnol qui lui faisait face. Ce dernier faisait une moue boudeuse.
-Bonjour, leur sourit Francis. Un problème Tonio ?
-Lovi m'a encore mis un vent alors que je voulais juste lui dire bonjour, ronchonna Antonio. Et Gil se fout de moi depuis tout à l'heure.
Francis donna une tape sur le crâne de Gilbert, faisant voler ses cheveux blancs. Les yeux verts d'Antonio devinrent alors plus rieurs et une sourire illumina son visage mate.
-Ce n'est pas gentil de se moquer, Gil ~ sourit Francis. Comment vous allez ?
-Bien, marmonna l'Allemand en se massant le crâne. Mon prof de Physique est absent pour les deux premières heures...
-¡ Bien también ! («Bien aussi !») sourit joyeusement le brun. Et toi ?
-Oh ça va... fatigué, mais ça va.
Les trois amis restèrent à l'entrée du lycée, riant et parlant, attirant les regards des autres. Regards qu'ils ignorèrent, habitués à attirer l'attention. Ils la recherchaient souvent, il fallait dire, avec leurs bêtises.
Francis était heureux d'avoir ces deux-là comme meilleurs amis. Ils étaient tous les deux joyeux, drôles et toujours partants pour faire des bêtises, mais surtout, ils étaient toujours là quand ça n'allait pas. Ils se trouvaient dans la plupart de ses meilleurs souvenirs.
Ils finirent par se rendre en cours quelques minutes avant que la sonnerie ne retentisse. Francis se rendit au deuxième étage du premier bâtiment à l'entrée du lycée. Il n'y avait qu'Arthur, assit par terre, contre le mur, le regard dans le vide. Le plus âgé haussa un sourcil en voyant que le petit blond n'avait pas réagi à son arrivée. Même pas un regard. Il semblait qu'Arthur ne l'ait même pas entendu ou vu.
-Arthur ? appela doucement Francis.
L'Anglais sursauta violemment et leva ses yeux verts vers son ami, puis il soupira en posant une main sur son coeur.
-Tu m'as fait peur, dammit ! s'exclama-t-il.
Francis posa son sac et s'assit à côté d'Arthur, surpris de sa réaction.
-Mais je viens d'arriver devant toi...
-Oui eh bien... je pensais à d'autres trucs... je t'avais pas vu... marmonna Arthur en baissant les yeux. Tu vas bien ?
-Oui et toi ?
-Ouais, ouais.
Le ton d'Arthur était détaché, mais son regard évitait absolument de se poser sur lui. Chose qu'il ne faisait pas avant. Même depuis qu'il l'évitait. Clairement, Arthur avait un problème.
-Tu en es sûr ? insista Francis en fronçant légèrement les sourcils.
-Oui, je te dis que oui ! s'exclama Arthur en se frottant nerveusement le poignet.
L'attitude de son cadet l'inquiétait fortement. Il semblait extrêmement mal à l'aise... il s'était forcément passé quelque chose. Et l'intuition de Francis lui disait que cette fois, personne à part Arthur ne pourrait le renseigner. Il avait vu son attitude avec son frère les jours précédents, il semblait bien plus détendu, masque qui tombait lorsqu'il n'était plus en sa compagnie. Ce dernier ne savait rien. Donc, ses autres frères non plus, probablement. Les Kirkland n'étaient pas du genre à garder leurs secrets, ils les partageaient entre eux. Si l'un ne savait rien, les autres non plus.
Et les frères d'Arthur étant ses plus proches confidents, les autres amis de l'Anglais ne devaient rien savoir non plus.
Cela effrayait encore plus Francis. Il le voyait, qu'il y avait un problème, comme une évidence. Il allait tout de même demander à Cymru s'il n'était au courant de rien, mais il en doutait. Et le fait qu'Arthur ne dise rien de ses soucis à ses frères était inquiétant. Le blond n'avait pas pour habitude de garder tous ses problèmes, il savait en parler si besoin, pour se soulager. S'il ne le faisait pas...
-Tu sais que je suis là si tu as besoin de moi, hein ? lui demanda Francis.
Arthur tourna alors la tête vers lui. Son regard était perdu, un peu vague, comme s'il n'avait pas trop conscience d'où il était. De toute évidence, il ne parvenait pas à se concentrer sur le moment présent, perdu dans son esprit.
-Hein ? Quoi ?
-Je suis là si tu as besoin, insista son ami. Pour n'importe quoi. D'accord ?
-Oh... euh... oui. Merci. C'est gentil. Mais ça va, je t'assure. Ca va. Tout va bien.
De nouveau, le Français perdit son regard. Arthur avait un peu trop répété que tout allait bien pour que ce soit convaincant... mais il n'avait pas eu l'impression que son ami avait cherché à le convaincre, il essayait plutôt... de se convaincre lui-même. Une boule se noua dans le ventre de Francis. Que se passait-il ?
Il n'eut pas le loisir de parler plus à Arthur car les autres élèves arrivèrent, dont certains avec qui il s'entendait bien, et ils durent entrer dans la salle de classe.
Le blond au yeux bleus était placé derrière son ami pendant ce cours, et il laissa son regard vagabonder sur sa nuque, à la fois triste et angoissé. Le lycéen détestait que quelqu'un qu'il aimait souffre, et il détestait encore plus d'ignorer la cause de cette souffrance.
Alors, discrètement, il fit passer un mot à Arthur pendant que le professeur écrivait au tableau.
« Je vois bien que tu vas mal, ne mens pas. »
Il vit Arthur hésiter un peu puis griffonner une réponse avant de lui rendre le bout de papier.
« Je vais bien. Je suis juste épuisé. Cauchemars. Rien de dramatique. T'en fais pas. C'est le stress des cours, je galère un peu. »
Francis contempla les mots griffonnés par Arthur, de son écriture élégante et fine. L'excuse pouvait tenir la route, s'il était épuisé et souffrait de cauchemars, même si du coup, le « je vais bien » était un comble. Mais, voulant être sûr, il écrivit une dernière phrase sur le mot avant de le passer à l'Anglais.
« Jure moi que c'est vrai et que tu ne me mens pas, Arthur. »
Il attendit la réponse, fébrile. Elle ne tarda pas.
« Je te le jure, Francis. »
Le français contempla le mot puis il esquissa un pauvre sourire. Si Arthur le lui jurait, alors il lui faisait confiance. Il soupira de soulagement tout en espérant que son problème de fatigue et de cauchemars passerait vite.
oOoOoOo
Le Français soupira devant son exercice d'anglais. Arthur n'était pas là pour l'aider, et Gilbert et Antonio ne parlaient que le français et leurs langues natales, à savoir respectivement l'allemand et l'espagnol. C'était pratique d'avoir un lycée qui favorisait la venue d'étudiants venant d'autres pays pour les devoirs linguistiques... sauf quand la ou les personnes demandée(s) n'étai(ent) pas là bien entendu.
Heureusement, son désespoir ne fut pas inutile car l'aîné d'Arthur débarqua dans la salle d'étude où le Français travaillait. Il salua vaguement les amis de Francis et tira une chaise pour s'asseoir à côté de ce dernier.
Il poussa un soupir au moment où il se posa sur la chaise et Francis esquissa un petit sourire.
-Ta journée est si pénible que ça ?
-Oh, t'imagines même pas. Mais regarde.
Il ouvrit sa sacoche et en montra le contenu à Francis. Celui-ci pouffa de rire. C'étaient des livres du CDI du lycée, Cymru avait pour habitude d'en voler quelques uns. Il appelait ça une mission de sauvetage car, prétendait-il, ces livres n'étaient jamais lus par personne et qu'ils seraient bien mieux dans sa propre bibliothèque, y vivant une vraie vie de livre.
-Je ne sais pas si je dois être admiratif ou désespéré, Cym. Avec toi, on perd toute notion de bien ou de mal, rigola le Français.
L'Anglais eut un sourire particulièrement fier qui fit encore plus rire Francis. Le brun se pencha alors par-dessus l'épaule de son ami pour regarder ce sur quoi il travaillait, et un sourire étira ses lèvres.
-Besoin d'aide Franny ? proposa-t-il gentiment.
-Oh, c'est pas de refus. J'aimerais être plus doué... soupira l'intéressé.
-Oh t'en fais pas, ça va venir... tu sais, généralement les gens apprennent plus facilement l'anglais ou d'autres langues grâce à internet, aux jeux vidéo, aux séries ou films et aux livres... tu devrais regarder des trucs en VOSTFR et lire des petits trucs en anglais, le rassura le plus âgé.
Francis se gratta pensivement sa barbe de quelques jours.
-Tu as sans doute raison. Je vais faire ça, oui.
-Je te prêterai des bouquins si tu veux. Enfin, en attendant, voyons un peu cet exercice !
Ils restèrent là durant une bonne heure. Cymru était dispensé de sport à l'année, aussi n'était-il pas en cours. Antonio finit par devoir retourner en cours et Gilbert resta car il séchait. Cependant, il se faisait discret, jouant à la PSP, écouteurs sur les oreilles. Francis, lui, avait pas mal d'heures d'étude ce jour-là.
Cymru était un bon professeur, patient. Il expliquait bien, aussi, ce que Francis appréciait. Ils riaient souvent ensemble. Le Français avait toujours aimé les quatre frères Kirkland, tous autant qu'ils étaient. De vrais amis, drôles et gentils. Leurs parents aussi étaient adorables. Il n'aurait pu rêver de meilleurs voisins que cette petite famille...
-Cymru ! s'exclama une voix.
Le brun se retourna. Une fille de sa classe venait de l'interpeller, un regard un peu paniqué sur le visage. Francis la connaissait, elle était hongroise et se nommait Elizaveta.
-Oui ? s'inquiéta l'interpellé en fronçant les sourcils.
-Arthur est à l'infirmerie ! Il est tombé dans les escaliers et il est blessé !
Si vous n'aimez pas ma fin, tapez dans vos mains ! *clap clap*
Plus sérieusement, j'espère que vous aurez apprécié ce chapitre ! Je vais faire des efforts pour sortir les suivants plus tôt, promis !
A la prochaine, si vous avez apprécié n'hésitez pas à laisser une petite review, vous aurez droit à des cours particuliers donnés par Cymru ! :p
