Blabla de début de chapitre : Et voilà. C'est la fin de cette fic. Ma toute première fic terminée. Je ressens un soulagement intense (parce que j'ai bien cru ne jamais y arriver !), et un tsunami de joie sans bornes. PARCE QUE C'ETAIT UNE SACREE EPREUVE.

Mais plus que tout, je tenais à vous remercier de nouveau, vous qui m'avez suivie et lue. Je remercie chacun de vous : les lecteurs du début, ceux qui sont arrivés à la fin, ceux qui ont régulièrement commenté, ceux qui sont venus une fois ou de temps en temps, et les lecteurs de l'ombre qui comptent malgré tout : je n'ai aucun moyen d'avoir votre avis mais sachez que j'espère profondément que cette fanfiction vous a plu. Et que si c'est le cas, je vous aime et je vous fais un câlin. Parce que moi même j'ai eu du mal à écrire quelque chose qui me plaisait.

MERCI A TOUS VOUS ETES DES AMOURS. JE VOUS OFFRE DES CALINS ET DU CHOCOLAT.

Oh, et à tous ceux qui ont aimé Cymru (et vous avez été nombreux xD), vous n'êtes pas à l'abri de le revoir dans une autre fanfiction. :p Plus tard. Beaucoup plus tard. Chut. C'est un projet secret ! :D

Non plus sérieusement je suis contente qu'il vous ait plu ! Il n'était pas censé être si présent à la base, mais il a apprécié le confort, la chaleur et la lumière et il est resté, ce petit squatteur !

Je tiens à remercier Kken. Ta review m'a énormément touchée, et si tu te crées un compte sur le site, ça me ferait vraiment plaisir de discuter avec toi par MP !

Je sais vraiment pas quoi dire, à part que si j'ai pu t'aider avec ma fic, alors je suis vraiment heureuse. _; Et hyper touchée parce que j'aurais jamais pensé pouvoir aidé quelqu'un à travers ça… du coup j'ai envie de t'écrire un pavé ici mais c'est pas très personnel, alors vraiment, crées-toi un compte que je puisse te remercier en bonne et due forme, et te faire un milliard de câlins virtuels ! TwT Et bon courage à toi surtout ! J'espère de tout cœur que tu vas mieux ! Si c'est le cas, le principal c'est que tu t'en sois sortie ! *t'envoie plein de coeurs et de câlins à travers internet*

Je te remercie encore !

Notes en passant : La fin vient de mon poète préféré, je le lisais alors que j'étais en manque d'inspiration et je trouve qu'elle colle parfaitement à ce que ressens Arthur dans cet épilogue ! Un cookie, un bisou (très gêné) de Cymru ou un câlin de Francis sera offert à la première personne qui trouve qui c'est !

Allez, bonne lecture à tous ! :D Et encore…

Merci. Et à bientôt j'espère !


Épilogue : Vivre

Arthur soupira en remuant dans son lit. Il n'avait pas trop le droit d'en sortir, bien que le médecin ait été très rassurant au niveau de ses blessures. Il aurait pu aller aux urgences mais heureusement il avait le crâne solide.

L'avantage non négligeable était l'attention dont on le couvrait. Ses frères et ses parents étaient constamment aux petits soins, un peu trop peut-être.

Il y avait eu une plainte contre ses deux agresseurs, et le proviseur du lycée y avait ajouté le fait du vol. Ils allaient avoir de gros ennuis, et Arthur ne devait plus avoir de soucis à se faire d'eux. Les parents étaient venus s'excuser platement et avaient même dédommagé les siens.

Il ne lui restait plus qu'à attendre sa totale remise sur pieds, et il se sentait déjà mieux au bout d'une journée et demi.

Le jeune homme, lassé par son inactivité, tendit la main et attrapa un roman au hasard sur sa table de nuit. Illuminations d'Arthur Rimbaud. Il savait que son frère l'étudiait en cours alors il lui avait emprunté son exemplaire histoire de s'avancer pour l'année suivante. Il ne comprenait pas la signification profonde des poèmes en prose du poète, mais les mots éveillaient en lui un sentiment curieux qui le faisait sourire.

Se perdant dans les mots dansant devant ses yeux, Arthur se détendit contre son oreiller.

Sans réellement s'en rendre compte, il se mit à murmurer les poèmes du bout des lèvres pour en savourer la substance sur sa langue.

« Au bois il y a un oiseau, son chant vous arrête et vous fait rougir.

Il y a une horloge qui ne sonne pas.
Il y a une fondrière avec un nid de bêtes blanches.
Il y a... »

-Arthur ? fit une voix inquiète de l'autre côté de la porte.

Le petit blond s'interrompit immédiatement, refermant doucement le livre. Francis. Il détestait l'avoir inquiété, et il détestait encore plus l'idée qu'il le voit dans son état actuel. Mais il ne voulait plus se cacher. Il avait compris que c'était certainement pire que tout.

-Tu peux entrer… soupira le jeune homme.

Il ébouriffa ses cheveux nerveusement, alors que son petit ami entrait dans la chambre. Le Français s'arrêta quelques instants, ses yeux brillants de colère et de tristesse en voyant les pansements et l'œil au beurre noir du petit anglais. Sans attendre il vint s'asseoir à côté du lit, sur une chaise prévue à cet effet. Inquiet, il regarda Arthur sans savoir que faire.

Ce-dernier coupa court à ses interrogations en lui souriant et en se redressant. Il passa doucement sa main derrière la nuque de Francis et vint l'embrasser. Le blond aux yeux bleus lui rendit son baiser quelques temps, savourant le contact qui lui avait manqué. Malgré le fait qu'il ne s'était passé que quelques petits jours.

-Tu vas bien ? s'enquit-il lorsqu'ils s'écartèrent.

-Ça fait toujours mal… mais c'est mieux, répondit Arthur. On s'occupe bien de moi, mais je m'ennuie quand même… des nouvelles du lycée ? Et de Cym ? Je l'ai toujours pas vu…

-Il s'en veut, encore et toujours. Il a dit que c'était sa faute si tu étais rentré ce soir-là. Je lui ai répété cent fois que ça n'aurait rien changé mais il est têtu comme une mule…

Francis soupira et Arthur se mit à rire.

-On dirait que ça t'étonne ! rétorqua-t-il malicieusement. Pourtant tu sais bien que c'est notre maître-mot dans la famille !

Francis rejoignit son rire de bon cœur.

Une fois calmé, il caressa doucement la joue d'Arthur, qui commença alors à rougir en fixant son regard sur lui.

-Je suis soulagé que tu n'aies rien de trop grave, avoua-t-il. Je n'arrive pas à croire qu'on puisse être aussi cinglé…

Arthur posa ses doigts frais sur la main de Francis, toujours sur sa joue. Il la serra doucement, avant de l'abaisser et d'entrelacer leurs doigts sur la couverture du lit.

-Ne t'en fais plus pour ça… c'est fini, maintenant.

Francis eut un sourire triste, et voulut ajouter quelque chose, quand la porte de la chambre s'ouvrit sur Cymru. Il avait un air à la fois horrifié et désolé peint sur son visage. Arthur soupira et coupa la parole à son aîné avant même que celui-ci n'ouvre la bouche.

-Si tu me dis que tu t'en veux, que tu es désolé, que c'est ta faute ou quoique ce soit de ce genre, je te jette un truc à la figure.

Cymru ouvrit la bouche d'un air outré. Aucun son n'en sortit pendant quelques secondes, avant qu'il ne lâche précipitamment :

-Je suis désolé !

Il se prit un stylo en pleine figure.

-Mais je suis sincère ! continua le brun avec un air de chaton abandonné sur une aire d'autoroute.

-Justement ! protesta le blond.

-Vous voulez que je vous laisse un moment seul ? sourit Francis.

-Normalement c'est moi qui devrait vous laisser seuls, pas l'inverse…

Finalement, Francis resta tandis que Cymru venait s'asseoir avec précaution au bord du lit. Il caressa doucement les cheveux de son petit frère. Arthur voyait bien qu'il se sentait coupable.

-Je te jure que ça sert à rien de culpabiliser. De toutes façons ça change rien du tout… t'es pas devin, et en plus ils auraient quand même réussi à me tomber dessus !

-Je sais… soupira son frère. Mais c'est plus fort que moi… Je suis ton grand frère, et j'avais envie de te protéger, mais au final, tout ce que j'ai fait n'a servi qu'à te faire du mal…

Arthur lui donna une tape sur la tête. Son frère eut une telle tête de hibou outré avec ses yeux écarquillés et ses cheveux ébouriffés que le plus jeune ne put s'empêcher d'éclater de rire.

-Allez, arrête de faire cette tête ! C'est les mecs qui m'ont tabassé qui sont les coupables, point !

Cymru fit une petite moue et hésita quelques instants.

-Bon… d'accord… je vais essayer de ne pas trop me sentir coupable… mais tu peux toujours rêver si tu crois que je vais réussir !

Le petit blond leva les yeux au ciel. Cymru se leva en soupirant, annonçant qu'il allait dire bonjour à ses autres frères.

-Attends ! le retint Arthur.

Il attrapa l'épaule de Cymru pour le faire se baisser, et l'embrassa sur la joue. Son aîné rougit légèrement, étonné de cette marque d'affection peu habituelle.

-Merci… merci pour tout ce que tu as fait ou essayé de faire pour moi.

Le sourire sincère d'Arthur toucha Cymru, qui lui sourit avant de l'embrasser sur le front dans une étreinte fraternelle.

-Vu les résultats que ça donne, je devrais probablement m'abstenir… mais je ferai toujours de mon mieux pour veiller sur toi.

-Promise ?

Le brun lui sourit de nouveau.

-Yeah. Promise.

Francis joignit son sourire à ceux des deux plus jeunes Kirkland, tandis que Cymru quittait la pièce. Tout était bien qui se finissait bien.

Il serra légèrement les doigts d'Arthur, toujours entrelacés avec les siens, attirant le regard de son petit-ami sur lui. Ils se sourirent doucement, sans rien dire pendant quelques instants. La présence de l'un suffisait à apaiser l'autre.

-Tu lisais quoi quand je suis entré ? demanda gentiment le Français, désireux de dévier la conversation sur d'autres sujets.

-Oh, erm… Les Illuminations. De Rimbaud.

Le regard de Francis glissa son regard sur la couverture, illustrée par La Nuit Étoilée de Van Gogh et sourit.

-J'adore ce poète… il faut croire que ce prénom est synonyme de réussite !

-De réussite ? répondit l'intéressé, interloqué. J'ai encore rien réussi…

-Pour l'instant, rétorqua malicieusement Francis. Tu verras, dans quelques années !

oOoOoOo

Arthur se redressa et posa ses deux mains dans son dos, et courba ce dernier pour le faire craquer. Le dernier carton de déménagement était enfin vidé, et l'appartement ressemblait à un véritable lieu de vie.

Contemplant l'œuvre terminée, il se rendit dans la cuisine, attiré par la bonne odeur qui s'en dégageait. Francis était en train de préparer quelque chose, un gâteau à n'en pas douter. Souriant, l'Anglais vint l'enlacer, enfouissant son visage contre le dos du plus âgé.

-I've juste finished… marmonna-t-il d'un ton fatigué.

-Moi aussi ! répondit Francis.

Son sourire se sentait dans sa voix, et celui d'Arthur s'élargit un peu plus.

-J'espère que c'est ma récompense.

-Oh, ça… est-ce que tu le mérites ? railla gentiment le Français.

-Of course I do ! protesta Arthur.

En signe de révolte contre cette insinuation, il se saisit du saladier, dans lequel il restait un fond de pâte à gâteau. Se saisissant également d'une petite cuillère, il commença à manger la pâte, sous le regard faussement désespéré de son petit-ami.

D'un air fier, Arthur avala la dernière bouchée de pâte. Francis manqua de rire devant sa bouche, dont le contour des lèvres était chocolaté. Il vint l'embrasser pour ôter les traces du méfait.

-J'avais laissé ça exprès, finit-il par dire avec un petit sourire moqueur. Je sais que tu viens toujours manger de la pâte avant que le gâteau soit cuit, alors j'en fais toujours un peu plus pour toi.

Arthur ouvrit la bouche pour tenter une défense, mais il comprit que ce serait inutile face au regard malicieux de Francis.

Il gagnait rarement contre lui quand le sujet de « dispute » était la cuisine. Après tout… c'était la passion -et spécialité !- du Français.

Renonçant donc à une des joutes verbales qu'ils entamaient environ cinquante fois par jour, le petit blond vint s'échouer sur une chaise en plastique de la cuisine, regardant distraitement son colocataire finir le gâteau.

-On a enfin un chez-nous… souffla-t-il.

Francis se retourna en souriant.

-On a un chez-nous depuis un mois, corrigea-t-il.

-On a un chez-nous rangé ! précisa Arthur en levant les yeux au ciel. Ça compte, non ?

Le cuisinier s'arrêta un instant pour regarder le salon, qu'on pouvait apercevoir par la porte de la cuisine. Les meubles étaient à leur place, le sol en PVC imitation parquet tout propre, et chaque objet avait trouvé sa place. Il se dégageait de leur petit appartement un sentiment de confort et de bien-être, mais avant tout, de chaleur.

-Oui… ça compte beaucoup… avoua-t-il. Et je n'arrive pas à croire qu'on l'ait enfin, notre « chez-nous »…

-C'était l'étape obligatoire après le Bac, sourit Arthur. J'aurais pas voulu être en résidence universitaire…

Il hésita un peu avant de continuer. Depuis un an et demi, le petit Anglais avait beaucoup travaillé sa sincérité, et il arrivait mieux qu'avant à exprimer ce qu'il pouvait ressentir. Francis le trouvait très touchant et naturel lorsqu'il se laissait aller à des aveux, parfois même très simples.

Il avait eu son Bac quelques mois auparavant, avec mention « Très Bien », malgré ses résultats chaotiques en première année de filière littéraire. Il allait rentrer en Licence de Lettres avec Francis. Il était en colocation avec ce dernier, et il avait fini l'une de ses histoires. Il avait eu un bon retour d'un éditeur est escomptait bien être publié.

Mais sa meilleure réussite était sans aucun doute sa relation avec Francis. De l'harmonie, de la vie et de la douceur, voilà les mots qui décrivaient leur relation à la perfection.

-Je crois qu'après avoir toujours vécu avec ma famille à la maison, puis à l'internat, j'aurais pas pu être seul… j'adore le calme mais… mais j'aime qu'il y ait… une présence dans mon chez-moi… une présence que je connais… et que j'aime, surtout…

Il regarda un peu timidement Francis, qui fondit devant son regard. Ils se connaissaient depuis l'enfance et ils étaient ensemble depuis plus d'un an mais Arthur restait parfois aussi rougissant et timide qu'au premier jour.

-Je sais, sourit Francis.

Il l'embrassa légèrement, sans perdre son sourire, avant de poser ses lèvres sur son front.

-Tu ne seras pas seul non plus, à la Fac… on sera ensemble, il y a ton frère une année au-dessus de nous…

Sa main vint doucement caresser la joue d'Arthur, et il plongea son regard bleu dans celui, émeraude, de son petit ami.

-Et puis tu as le droit d'être comme ça. Je trouve ça mignon. Tu es mignon. Même avec tes contradictions… et tes défauts que j'aime autant que tes qualités.

Le petit blond rougit, ne s'attendant pas à cette petite déclaration qui fit battre son cœur un peu plus vite.

-Parce que c'est comme ça que je t'aime, Arthur Kirkland, souffla Francis en collant son front contre le sien. Just the way you are.

oOoOo

« J'ai tendu des cordes de clocher à clocher ; des guirlandes de fenêtre à fenêtre ; des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse. »