La salle d'eau en question possédait un bain à la japonaise directement creusé dans le sol fait d'un parquet en bois de noyer. La pièce était plutôt sombre, seuls quelques clairs faisceaux lumineux pouvaient traverser les volets clos. La blonde se posa sur la première marche qui permettait d'accéder au bassin parfumé d'huiles essentielles, ayant pris peine de se dénuder auparavant. Elle lavait dès lors son corps mince à l'aide d'une éponge enduite dune mousse blanche et savonneuse. La porte s'entre-bailla, laissant apparaître qu'à moitié le lancier charmé face à la silhouette découverte de celle qu'il épiait.
- Voyons, Diarmuid, ne te gêne pas, ironisa la jeune héritière, dos au noiraud.
- J'eus cru comprendre que tu m'autorisais à te suivre, continua ce dernier en s'avançant près de la femme nue.
Arturia laissa échapper un petit pouffement qui confirmait les propos du chevalier des Fianna. Elle le sentit s'approcher, et rien que le fait de deviner sa présence derrière elle l'émoustillait d'avance.
- Tu sais que tu ne dois pas te savonner au bord du bain, je te l'ai déjà dit, il y aura de la mousse dans l'eau à cause de cela.
- Aaah..Qu'est-ce que cela peut-il bien changer ? Un bain sans mousse n'en n'est pas vraiment un !
- Hmpff...Ce que tu peux être têtue.. souffla Diarmuid en s'agenouillant à l'arrière de la blondinette.
Les secondes passèrent, et l'irlandais ne pouvait rester un instant de plus sans ne rien faire face aux traits qui se dessinaient sur les vertèbres de la britannique.
- Laissez-moi vous frotter le dos, Sir Arthur, ajouta-t-il, d'une voix soupçonnant l'érotisme de ses pensées, respirant alors l'arôme de sa peau avec ardeur, tout en s'accaparant de l'éponge de sa promise qui ne pouvait que sourire sous de tel paroles.
- Suis-je donc si masculine que ça ? demandait-elle, un semblant d'humour dans ses dires.
- N'était-ce pas ce que tu affirmais à l'époque ? répondit le concerné qui massait avec attention les omoplates de l'ancienne servante du Graal.
- Bien sûr, mais les circonstances ont..changées..
La timidité qui s'installait entre les mots d'Arturia se faisait ressentir. Elle entendait déjà la prochaine question de Diarmuid, et bien qu'elle n'était plus aussi réservée qu'au début de leur relation, ce genre d'interrogation la gênait toujours facilement.
- Saurais-tu me dire pourquoi ? chuchota ainsi le noiraud au coin de son oreille, pouvant aisément deviner la réponse de sa dulcinée.
- Parce que..Tu es là, avec moi.
La blonde marqua une pose avant de reprendre :
- Mais ça ne veut en aucun cas dire que je renie mon titre de roi d'Angleterre ! s'exclamait-elle avec tracas.
Le rire pendait aux lèvres du noiraud face à l'embarras de l'héritière des Pendragon. Il longea la colonne vertébrale d'Arturia, toujours munis de son éponge, la faisant frissonner sous la douceur de ses caresses. La blondinette se sentait rougir, et le lancier devinait la satisfaction qui s'émanait de l'ancienne servante.
- Est-ce agréable ?
- O..oui, merci, déclara Arturia avec gêne.
Remontant les courbes de son dos, il domptait à présent la clavicule droite d'Arturia avant de descendre sa main jusqu'à l'orée de son sein qu'il venait par la suite enduire de savon aux senteurs estivales. La jeune blonde ne tarda pas à gémir dans un souffle qui sonna de manière agréable à l'intérieur de la cochlée du noiraud. Celui-ci approchait une nouvelle fois ses lèvres contre l'oreille de l'héritière afin de lui chuchoter, d'un ton à la fois coquin et sincère, quelques mots doux.
- Mon amour pour toi n'a pas de limite et cela pourrait en devenir dangereux, mon très cher Roi.
On devinait le visage du lancier marqué d'un sourire fait d'arrières pensées. Le désir qui prenait vie au fond de lui ne cessait de se décupler, tout comme pour sa promise qu'il ne privait pas de caresses.
- Tu ne peux imaginer...à quel point je t'aime, déclara cette dernière entre deux soupirs.
A ces mots, Diarmuid ne pu s'empêcher de venir se désaltérer contre la douce enveloppe charnelle qu'était la nuque de la jeune blondinette, lui soutirant le plus fin des frémissements . Quelques bruissements plus tard, l'irlandais s'arma d'une petite bassine préalablement remplie d'eau claire, afin d'en déverser son entière contenance, non pas seulement sur le dos dévêtu de l'héritière, mais également sur l'ensemble de sa personne.
- Oh ! Quel dommage, on dirait que ma main à glisser, clama-t-il en riant de sa fausse maladresse.
Le lancier attrapa la tête de sa bien-aimée depuis l'arrière, ne laissant pas le temps à la blonde de s'exprimer. Il relevait hâtivement la figure de cette dernière face à la sienne, rapprochant ses lèvres aduleuses contre celles de la jeune femme à présent trempée de part et d'autre. Arturia laissa retomber son dos contre le torse nu de celui qui emprisonnait ses lèvres à l'instant, démontrant son étonnement ainsi que sa complaisance au travers d'un murmure habité de sa soif d'envie. Le chevalier des Fianna se sépara enfin de la bouche savoureuse d'Arturia, épurant son minois captivé où résidait les gouttelettes d'eau tiédies à l'aide de ses larges paumes. Il passa ensuite sa main sur son front, dégageant par ailleurs les mèches blondes et mouillées de sa fine chevelure de blé.
- Aurais-tu de la fièvre ? A moins que ce ne soit le résultat de mon charme qui te fait bouillir de l'intérieur, nargua Diarmuid avec perversion.
La jeune blondinette ne pu s'empêcher de sourire avant de redresser sa tête, se tournant entièrement en face du noiraud qui se trouvait jusqu'à maintenant, assis derrière elle. Elle déposa dans un vice plus réel que leur amour, son index sur les bords fins de la bouche du lancier, lui adressant un regard qui égalait à la perfection le fond de ses pensées dépourvues d'innocence.
- De la fièvre ? En voilà une bien bonne blague, dit-elle d'une intonation des plus suave qu'il soit. L'héritière fit pianoter le bout de ses doigts de la joue de Diarmuid jusqu'à sa largeur d'épaule où elle acheminait le parcoure de sa main. L'écale masculine de sa nuque se retrouvait alors embaumé d'une sensualité inouïe offerte par les lèvres chaleureuses d'Arturia qui prenait un malin plaisir à faire frémir son jeune noiraud. C'est grâce à ce genre d'attentions que le lancier se rendait compte à quel point sa femme avait changé depuis qu'ils étaient ensemble. Jamais elle n'aurait osé faire cela auparavant, et cette évolution donnait à Diarmuid une envie plus grande de ne faire qu'un avec sa promise. Il épingla sa mains sur l'une des hanches élancées de la jeune héritière, déposant la seconde sur sa cuisse, là où résidait une large cicatrice datant d'une certaine époque à présent révolue. L'irlandais passait à présent ses doigts le long de cette marque qu'il regardait avec un semblant de nostalgie mais aussi de remords.
- Diarmuid...souffla la demoiselle Pendragon comme si elle lisait dans l'esprit du noiraud.
- Ah...Si seulement à cette époque j'avais pu...Ne serais-ce que te protéger...
- Tais-toi un peu, Diarmuid, clama Arturia avec agacement, coupant donc la parole au lancier.
- Mais je..
- Si-lence ! reprit-elle en haussant la voix.
La blonde, qui n'aimait pas ce sujet de conversation, fit alors basculer le chevalier des Fianna contre le sol, le plaquant ainsi avec fermeté. Elle se tenait au dessus de lui, les mains appuyées sur ses grandes épaules et le visage rougi dévisageant celui de son homme qui demeurait dans un premier temps surpris.
- Diarmuid, parfois tu as vraiment le don de me rendre folle...marmonna ensuite l'ancienne servante du Graal tout en détournant son regard sur le côté.
- Haha, sa Majesté se rebelle ? déclara-t-il en laissant échapper un petit rire provocateur.
La jeune britannique fixa du coin de l'œil celui qui lui adressait la parole, restant muette.
- Tu boudes encore à ton âge ? continua Diarmuid, sur le même ton que précédemment.
- Hmpf..Je fais ce que je veux, d'abord... balbutia cette dernière, n'adressant toujours pas son visage bougonnant au lancier.
L'irlandais saisissait alors le menton de sa femme, tournant la tête de celle-ci face à lui, tout en approchant sa figure de la sienne.
- Vraiment ? dit-il d'un air enclin des fantasmes les plus romanesques.
- Vraiment ! s'exclamait alors Arturia avant de venir croquer les lèvres édulcorées que lui offrait le noiraud.
Elle posséda rapidement la bouche de Diarmuid, dominant son corps sur lequel elle venait de s'asseoir.
- Hoho, qu'as-tu derrière la tête, Arturia ? Interrogea le chevalier des Fianna, les flammes de la volupté envoûtant ses mots.
- Tu ne vas pas tarder à le savoir, répondit la jeune héritière en embaumant de sa main la joue de son homme, bécotant par la suite les contours de ses muscles abdominaux.
Du bord de ses lèvres, elle suivait les courbes qui traçaient l'anatomie du noiraud dans une délicatesse reflétant sa sensualité, obtenant la complaisance de ce dernier au travers de soupirs tressaillants. La peau humide de la blonde partageait bientôt la chaleur de celle de Diarmuid, tandis que les formes arrondies de son buste féminin ne se firent pas prier pour venir se nicher dans le creux des paumes du lancier, aboutissant peu à peu au paroxysme de leur romance.
