Disclaimer : Les personnages et tout l'univers "Harry Potter" appartiennent à JK Rowling.

Pairing : HP/DM ; brève mention de DM/OC

Rating : K+

Genre : Romance / Mystery

NdSs : Je pensais pouvoir publier plus rapidement, cependant Harry et Draco ne se sont pas montrés très coopératifs. J'espère que vous apprécierez quand même ce chapitre. Bonne lecture !


The Truth about Love

2ème partie : I must not tell lies

« Monsieur Malfoy, si vous passiez directement au moment qui nous intéresse : à savoir l'altercation entre Mr Loomis et vous ce 16 juillet ?

- C'est vous qui m'avez demandé de vous raconter toute l'histoire. Je ne vais pas sauter des passages et vous livrer le dénouement déjà maintenant. Ça vous arrive de lire ?!»

Le juge donna un coup avec son maillet et proclama avec force :

« Mr Malfoy, je suis à deux doigts de vous boucler pour insubordination envers un magistrat.

- Veuillez excuser mon client, Mr le juge. Je crois que ce que Mr Malfoy cherchait à vous faire comprendre, c'est qu'il n'est pas dans ses habitudes de découvrir la fin d'un roman avant d'en avoir lu le reste. Je sais également que toute l'histoire a son importance pour connaître les faits dans les détails et en comprendre les raisons. Votre jugement n'en sera que plus juste.

- Merci de votre intervention Miss Granger. Vous pouvez vous rasseoir. Et vous - le juge pointa son index boudiné et, même à trois mètres de distance Draco pouvait le voir : anormalement poilu- c'était mon dernier avertissement. Maintenant poursuivez. Qu'a décidé de faire l'Auror Potter ? »

« Hé bien, qu'est-ce vous croyez ? Comment aurait-il pu refuser l'opportunité de protéger mon corps divin ? »

Oh f***, il ne venait pas de dire ça à voix haute, si ?!

Il balaya des yeux la salle. Granger-Weasley leva la tête du parchemin qu'elle relisait et le scruta avec bienveillance. Loomis avait un sourire narquois, par ce que son avocat lui chuchotait à l'oreille. Le juge pianotait sur son poignet. Clairement impatient d'en finir au plus vite. La plume à papotte était figée, attendant qu'il s'exprime. Pas de réactions qui démontreraient qu'il avait réellement laissé échapper ces paroles. C'était un soulagement. Bien qu'il doive admettre à lui-même, en notant l'absence de Potter dans les tribunes : Si seulement elles avaient pu être aussi simples.

* flashback *

« Je suis désolé pour l'autre soir, à la fête. Je n'aurais pas dû me comporter de cette manière. C'était déplacé. » annonça Draco, pour combler le silence.

C'était exactement pour cela qu'Harry déclinerait l'affaire. Quand son cerveau aurait envoyé les signaux électriques adéquats pour ordonner à sa bouche de formuler :

« Depuis combien de temps es-tu sous l'emprise de ce sort ? »

Une minute ! D'où ça sortait ça ? C'était une question d'Auror. Pas du tout ce que voulait dire Harry. Était-il lui aussi soumis à un mauvais sortilège ?

Souriant, faiblement (mieux valait ne pas crier victoire tout de suite), Malfoy invita Harry à s'asseoir pendant qu'il leur préparait deux tasses de thé. Le blond déclara : « Quelques jours, je dirai. Je ne sais pas exactement. Il y a dix jours, je me rappelle avoir dit à Pansy que son gâteau était succulent alors qu'il était bien trop cuit à mon goût.

- Pas d'autre mensonge depuis ?

- Quel tact. Non. Enfin, peut-être. » Draco fit tinter la cuillère contre le rebord de la tasse en porcelaine et ajouta, alors qu'il donnait une tasse à Harry avant de prendre place sur le fauteuil en face du brun : « Juste avant la soirée commémorative, j'ai dit à Blaise qu'il avait toutes ses chances avec la Belette femelle, puisqu'elle et toi étiez séparés parce que tu n'arrivais pas à la satisfaire sur certains plans... Bien que ça, ça puisse tout aussi bien être la vérité qu'un bobard, vu que je n'ai pas de preuves qui me disent le contraire. Aïe, c'est chaud ! Merde Potter, cette tasse faisait partie d'un service à thé appartenant à ma famille depuis des générations. Salazar. »

Un « pop » sonore et l'elfe de maison de Malfoy apparut pour nettoyer les débris de porcelaine cassée, ainsi que les taches de thé sur la moquette et les vêtements du blond.

« Soit content que je visais la tasse. La prochaine fois que tu insultes Ginny ou moi, je ne serai pas aussi clément.

- Tu ne nies donc pas les faits. »

Harry se leva d'un bond, faisant sursauter Salazar qui se posta devant son maître –lui aussi debout et prêt à se défendre - pour le protéger. Potter eut énormément de mal à réfréner ses pulsions meurtrières. Malfoy dut son salut à cette seule pensée : il ne vaut pas la peine, bien qu'incroyablement tentante, d'aller en prison pour un salopard pareil.

Ainsi, Harry enchaina, en abaissant sa baguette :

« Débrouille-toi tout seul ou trouve quelqu'un d'autre. Moi, je pars.

- Non, attends ! » Draco arrêta le Gryffondor qui avait sa main gauche sur la poignée de porte, en posant sa main sur celle de Potter.

« Je suis désolé. Tu dois m'aider, » souffla Draco, tout en retirant ses doigts, sans brusquerie, effleurant sans le vouloir la cicatrice causée par la punition d'Umbridge.

Harry ouvrit le battant de la porte et déclara : « Je ne te dois rien du tout. »

Draco l'empêcha de sortir en se postant devant l'Auror.

« Je t'ai sauvé la vie le jour où tu as été capturé et amené au Manoir ! Je savais que c'était toi, malgré ton visage défiguré…

- Je t'ai sauvé dans la Salle sur Demande. On est quittes. Alors pousse-toi de mon chemin. »

Comme le Serpentard n'en fit rien, Harry n'eut d'autres choix que d'user de la force. Il donna un coup de poing dans le ventre du blond, qui se plia de douleur, laissant la voie libre au Gryffondor.

Malheureusement, Salazar lui barra à son tour le chemin.

« Salazar ne doit pas laisser Monsieur Harry Potter partir.»

Harry fut en proie à un sacré dilemme. Il ne voulait pas blesser l'elfe, mais il ne voulait pas rester non plus. Ces quelques secondes de doute laissèrent le temps à Malfoy de revenir à la charge :

« S'il te plait Potter, j'ai besoin de toi et tu es le seul à pouvoir m'aider.

- Il y a d'autres Aurors...

- Je ne leur fais pas confiance. Et puis honnêtement, tu es le seul à me connaître suffisamment pour me supporter. Je ne mentionnerai plus ton ex-copine, je te le promets. S'il te plait, tu es mon seul espoir. »

Il soupira, las et fatigué.

"Fais chier", pensa Harry. Comment pouvait-il avoir soudainement pitié du blond, alors que quelques instants auparavant, il était en colère contre lui ?

« Si tu ne le fais pas pour moi, fais le pour ma mère, qui t'a sauvé. »

Harry le fixa incrédule. Il avait dû mal entendre.

« Ta mère ? Whaou, sérieusement, tu vas me jouer cette carte-là ?

- Je suis désespéré, et crois-moi ça me coûte de l'admettre, alors si ça peut te convaincre, oui, je vais mettre toutes les chances de mon côté. Elle t'a écrit une lettre. Tiens, si tu veux la lire. »

Draco sortit une enveloppe de sa poche arrière de pantalon et la tendit à un Harry ébahi - il n'y avait pas d'autres mots. -

Fébrile, Potter se saisit de la lettre et en lut le contenu.

Narcissa espérait qu'Harry pouvait aider son fils. Elle lui faisait entièrement confiance dans cette tâche, comme elle avait eu raison de croire en lui dans la Forêt Interdite.

Elle mentionnait aussi l'amour maternel...

Harry se sentait pris au piège. S'il n'avait pas aussi bon cœur, comme le soulignait Narcissa, deux fois, il aurait déchiré la lettre et déguerpi sans demander son reste.

Sa bonté le perdra. À contrecœur, il déclara :

« D'accord. Je sens que je vais le regretter, mais j'accepte d'enquêter. »

Malfoy le remercia et lui sourit d'une façon assez inhabituelle : avec sincérité, chaleur et gratitude.

Se raclant la gorge, Harry poursuivit pour chasser cet insidieux et bizarre début de... sensation ou sentiment positif ou peu importe sa dénomination, qu'il n'était pas familier d'éprouver envers Malfoy :

« Que t'a dit Cooper à propos du sort ?

- Qu'il devrait être en mesure de l'annuler facilement si on retrouve la personne qui m'a fait ça. En parallèle, il travaille sur un remède, pour au moins atténuer les effets. Ça prendra encore quelques jours. Comme je dois assister à un gala la semaine prochaine, j'aimerais mieux ne plus être sous l'emprise de ce stupide sort.

- Parce que tu veux être capable de mentir.

- Parce que je ne peux plus avoir une conversation avec quelqu'un sans dire quelque chose de vexant ou que je n'aurais pas dû dire. Toute vérité n'est pas bonne à entendre. La preuve en a été faite il y a dix minutes.

- Primo, ce n'est absolument pas pour cette raison que Ginny et moi avons rompus. Secundo, tu as promis de ne plus y faire allusion. Tertio : Ça ne te pose pourtant pas de problèmes de dire la vérité quand tu interroges quelqu'un pour ta rubrique, et que toi et ton sujet êtes sous l'emprise de Veritaserum.

- Qui t'a parlé de ça ?!

- Ça n'a pas d'importance, si ?

- C'est un mensonge. Je ne prends pas de potion de vérité. Je ne suis pas complètement idiot.

- Wow. Avec ce genre d'attitude, c'est absolument étonnant qu'on t'ait jeté un sort.

- La ferme. Je n'ai jamais prétendu être un Saint, comme toi. De toute façon, mes lecteurs s'en fichent de connaître mes méthodes. Tout ce qu'ils veulent c'est que leur idole soit honnête. Je ne suis que le messager.

- Tu n'es pas obligé d'aller à cette soirée.

- C'est la Gazette qui organise l'événement et je dois faire un discours pour l'occasion. Je risque ma place. Déjà que mon patron m'en veut d'avoir compromis l'interview avec Loomis.

- Qu'est-ce que tu as fait pour compromettre... Non, oublie ma question, je crois avoir la réponse et ça ne m'intéresse pas !»

Harry enchaîna sans laisser le temps à Malfoy de répliquer :

« Pour commencer, tu vas me faire une liste des personnes que tu as côtoyées ces deux dernières semaines en m'indiquant celles qui te paraissent suspectes. Je passerai la récupérer demain matin...

- Tu vas où ? Tu ne restes pas dormir ici ce soir ?!»

Plus calmement, car honnêtement lui-même flippait d'avoir haussé la voix ainsi, Draco précisa :

« Euh, je veux dire, dans le cadre de ma protection. Salazar peut te préparer une chambre.

- Pas la peine ; j'ai une autre affaire à régler et je ne crois pas que ce soit utile pour moi de passer la nuit ici. Il doit bien y avoir des protections contre les intrus du Manoir, non ?

- Oui, mais...»

Harry le fit taire d'un geste de la main. Il prit sa baguette et lança plusieurs sorts.

« Voilà, si le moindre individu pénètre ici ou si tu es en danger, je serais prévenu. T'es rassuré ?

- Un peu. Merci.

- Pas de quoi. »

Ils ne dirent plus rien jusqu'à ce qu'ils arrivèrent devant la porte d'entrée du Manoir.

« Je viendrai pour 8 heures, informa Harry.

- D'accord. »

Après un petit moment de silence gênant, ils se saluèrent. Toutefois Harry se retourna une fois le seuil franchi et demanda :

« J'ai juste une question à te poser. »

Il s'arrêta, attendant l'accord de Malfoy qui l'invita à poursuivre d'un geste de la main.

« Que représente le tableau accroché au-dessus de la cheminée de la salle commune de Serpentard ?»

Draco semblait perplexe par la question, mais donna néanmoins la réponse :

« Il n'y en a pas. C'est un crâne dans sa boîte qui est accrochée sur la pierre.

- Exact.

- Une minute, comment peux-tu le savoir ?... À moins d'y être allé ?! »

Harry ne réfuta pas l'accusation. Il n'en dit néanmoins pas plus, malgré la curiosité flagrante du blond à en savoir davantage et préféra demander :

« Pourquoi est-ce que tu m'as invité à danser l'autre soir ? »

Draco le regarda avec de grands yeux, décontenancé par la question.

C'était bizarre de voir le blond chercher ses mots ainsi. Il semblait en proie à un dilemme. Il inspira puis expira calmement avant de répondre :

« Ça fait une deuxième question, ça, Potter, alors que tu as dit que tu voulais en poser une seule. »

Au tour d'Harry de faire une imitation des yeux de hiboux.

Puis il sourit et dit :

« Huh, intéressant. Tu préfères te débiner au lieu de m'en donner la raison.

- Tu ne vas pas apprécier la réponse.

- Dis toujours et on verra bien.

- Je ne préfère pas.

- Très bien, je confirai l'enquête à Ron. Je parie que ça va lui plaire de savoir ce que tu traverses.

- Okay, okay. Promets-moi juste de ne pas t'énerver ou d'en faire tout un foin, d'accord ?

- Non. »

Draco grogna de frustrations. Merlin qu'il était difficile de négocier avec le Gryffondor.

« D'accord, alors voilà. Si je t'ai invité à danser c'est parce que j'essayais de faire en sorte que tu m'apprécies. »

Malfoy se mordit les lèvres et Harry dut avouer qu'il ne savait pas quoi faire avec cette information. Il avait eu des suspicions. Malfoy avait quelque peu manqué de subtilité lors de la fête. De l'entendre de la bouche du blond, c'était différent. La confession rendait les choses plus réelles.

« Dans ce cas, il va falloir que tu trouves autre chose pour que je t'apprécie, car j'ai horreur de danser. À demain, Malfoy. »

Tournant les talons pour de bon, Harry laissa Draco se faire sa propre impression sur ce dernier commentaire.

À suivre...