Bonjour à tous !

Finalement, je publie ce chapitre avec quelques jours d'avance, comme le prologue est vraiment court, je mes suis dit que puisque j'avais déjà plusieurs chapitres d'avance, en publier un trois-quatre jours plus tôt que prévu ne ferait de mal à personne... J'ai tort ?

Enfin bref, je vous mettrais mon blabla en fin de chapitre !

Bonne lecture !


FULLMETAL ALCHEMIST : LES SAUVEURS DU FUTUR
CHAPITRE UN : TROUBLE

Ses oreilles bourdonnaient. Il avait l'impression que sa tête était sur le point d'éclater. Son corps le tiraillait de toute part. Il tenta de se souvenir des derniers événements survenus dans sa vie, mais ne put que se souvenir de son arrivée à Paris, dans cet hôtel miteux, mais dont les lits étaient tout à fait confortables. Ensuite, plus rien.

Le jeune garçon aux cheveux dorés tenta d'ouvrir les yeux, mais tous ses muscles semblaient refuser d'obéir. Il grimaça légèrement. Pour sûr, il n'était plus dans un lit. Il pouvait sentir le douloureux contact du sol contre sa joue. Où diable se trouvait-il donc ? Il grogna doucement, et tenta de nouveau d'ouvrir les yeux afin d'observer son entourage, mais ses paupières refusaient toujours de s'écarter de ses pupilles.

Après quelques tentatives ratées, il parvint enfin à entrouvrir un œil, puis l'autre, ses paupières papillonnant ensuite dans le vide.

Alors que sa vue s'éveillait doucement, son odorat et son ouïe semblèrent également émerger. Une odeur, particulièrement forte, flottait dans l'atmosphère. Probablement du café, se dit le jeune homme blond. Un vacarme assourdissant lui vrilla les oreilles dès qu'il fut en mesure de percevoir les sons. Il n'était pas seul, des tas de personnes discutaient autour de lui, dans un capharnaüm des plus désagréables. Ce devait sans doute être une conversation très agitée, et dont les différents points de vues devaient probablement diverger. Edward espéra qu'on ne débattait pas à son sujet, mais il ne pouvait malheureusement pas distinguer le sujet de la conversation, les différentes voix se mélangeaient dans son crâne sans qu'il ne puisse en saisir ne serait-ce qu'un mot. Enfin, sa vue auparavant trouble s'éveilla totalement, et son environnement le surpris bien plus fortement qu'il ne l'aurait cru.

Il se trouvait sous ce qu'on pouvait penser être une gigantesque table, et autour de lui grouillaient des dizaines de pieds, qui menaçaient de lui donner des coups à tout moment. Le sol était sûrement une sorte de parquet un plastique, ce qui augmenta l'étonnement d'Edward. On utilisait bien souvent du parquet en planches de bois ou de la moquette pour couvrir le sol des habitations, habituellement !

Après avoir écarquillé les yeux durant deux bonnes minutes, l'ancien alchimiste fronça les sourcils. Mais que s'était-il passé ? Que faisait-il dans cet étrange endroit, et, plus étrange encore, étendu sous une table ? Et les hommes débattant bruyamment autour de lui, qui étaient-ils ? Étaient-ils seulement au courant de sa présence ? Si non, comment allait-il se sortir de là ? Le crâne du jeune blond menaçait d'éclater tant il réfléchissait. Une étrange nausée le pris soudain, et il dut aplatir ses main sur ses lèvres pour contenir la bile qui lui était soudain remontée de l'œsophage sans crier garde. Il ferma les yeux et déglutit difficilement.

Il ne comprenait pas. Et une interrogation l'inquiétait plus que toutes les autres, où était son frère ?

Après s'être assuré que sa nausée ne le reprenait pas, Edward commença à ramper doucement entre les pieds de chaises et les chaussures des inconnus autour de lui. Sa vue maintenant tout à fait claire lui avait permis d'entrevoir une porte non loin de l'autre bout de la table. S'il rampait jusqu'au bout en question, il ne lui faudrait que deux secondes pour s'échapper de sous sa table et atteindre la porte qui lui permettrait de s'évader.

Il s'avança donc prudemment vers la porte, esquivant les coups de pieds des acteurs agités du débat, et finit par se trouver nez à nez avec les chaussures de la personne se trouvant en bout de table - probablement le chef du débat - .

Il prit une grande inspiration et commença à se redresser, prêt à bondir hors de sa cachette, lorsque les deux jambes en face de lui se redressèrent, le faisant sursauter, ce qui, soit dit en passant était bien dangereux dans sa position actuelle, sous une table. Il ne put donc empêcher son crâne de heurter la table, lui arrachant un grognement de douleur alors que son menton s'écrasait au sol. Heureusement pour lui, le brouhaha environnant avait étouffé le bruit de sa maladresse.

Il maudit pourtant les inconnus autour de lui. Ne pouvaient-ils donc pas parler doucement ? On pouvait très bien se faire entendre sans crier, bon sang ! À son grand soulagement, le fait que l'homme en bout de table se soit levé provoqua un silence des plus agréables pour les oreilles et le crâne meurtri d'Edward. La parole de cet homme devait sans aucun doute être très importante pour inciter ainsi le respect et le silence aux autres.

Une voix puissante s'éleva, et Edward put enfin comprendre de quoi le débat traitait.

"Ecoutez donc. Vos propos sont tous aussi ridicules les uns que les autres ! C'est la guerre, messieurs ! Quand comprendrez-vous qu'il faut détruire le foyer de toutes ces sottises !"

À l'autre bout de la table, une seconde personne se redressa.

"Nous nous attirerons la défaveur du peuple !"

"Au diable le peuple ! Nous possédons l'arme nucléaire, autant l'utiliser, afin de prouver au monde que nous sommes bien supérieurs à eux, et qu'ils nous doivent le respect !"

"Balivernes ! Nous ne ferons que tuer des millions d'innocents, et nos alliés se retourneront sans aucun doute contre nous."

"Au contraire, ils nous craindront ! La France, la Grande Bretagne, le Japon, la Chine, le monde sera à nos pieds !"

"Votre discours tiens du diable, véritablement, monsieur Hotcher."

"Qu'importe ! J'unifierais le monde en inspirant à tous les peuples la crainte et le respect. Mais vous verrez bien, mon brave Mustang, dans quelques années, que j'avais eu raison !"

À ces mots, Edward ne put s'empêcher de tressaillir. Mustang ? Ici ? Non, ce n'était probablement qu'une simple coïncidence, c'était tout bonnement impossible, peut-être cet homme portait-il le même prénom que son ancien supérieur... Oui, c'était probablement cela.

L'Homme du même nom que l'alchimiste de flamme se dirigea d'un pas lourd vers la porte, apparemment furieux. Une seconde personne se leva, et s'empressa de le rejoindre, avant de refermer précipitamment la porte. Aussitôt, l'homme debout en face d'Edward se rassit, et le débat reprit de plus belle.

Profitant de la cohue qui s'était réinstallée dans la pièce, le jeune homme blond se faufila à quatre pattes vers la porte qui était miraculeusement restée ouverte. Les inconnus étaient tant occupés à se disputer que personne ne remarqua la petite silhouette du fuyard se glisser dans l'entrebâillure de la porte.

Aussitôt hors de la pièce, Edward soupira profondément. Il avait réussi à s'enfuir. Restait à savoir d'où... Il balaya son environnement d'un rapide coup d'œil. Il se trouvait dans un bien étrange endroit... Le style des meubles, la couleur de la peinture des murs, et les quelques objets décoratifs disposés par-ci par-là n'était définitivement pas à la mode.

Edward commença à avancer à pas de loup vers le bout du couloir dans lequel il avait atterri quand un étrange bruit attira son attention. Il baissa la tête et du plaquer ses deux mains sur sa bouche pour contenir son exclamation. À ses pieds, une machine d'une technologie bien trop avancée pour le monde dans lequel il était censé se trouver semblait tourner en rond dans le couloir, et venait tout juste de buter contre son pied droit. Le plus étrange aux yeux d'Edward fut lorsque la machine s'exclama d'une forte voix "Désolé !"

C'en fut trop pour le jeune homme, qui recula de quelques pas avant de se mettre à courir le plus vite qu'il lui était permis jusqu'à l'autre bout du couloir, après quoi il atterrit dans des escaliers qu'il se mit à dévaler quatre à quatre. Sur son passage, il croisa quelques hommes et quelques femmes qui poussaient des exclamations offusquées par le manque de distinction du jeune homme qui bousculait quelques-uns d'entre eux dans sa précipitation.

Edward arriva bientôt dans une sorte de grand hall dont le toit et les murs étaient tout en verre, laissant filtrer la lumière du soleil, déjà haut dans le ciel. À nouveau, le blond jeta un coup d'œil rapide autour de lui, mais ce ne fut que pour découvrir de nouvelles étranges machines qui lui étaient totalement inconnues. De nombreuses personnes se trouvaient debout, d'autres étaient assises sur des chaises qui semblèrent assez inconfortables au jeune homme. Le hall était surement le hall d'accueil d'un important bâtiment, car il grouillait de monde. La plupart des personnes de la grande pièce tenaient des appareils ressemblant à des téléphones, mais sans fils (ce qui était tout à fait impossible en 1923) près de leurs oreilles, et tous parlaient bruyamment, au plus grand malheur des oreilles du jeune homme tout juste remises du brouhaha de la salle d'où sortait d'Edward.

Ce dernier aperçu enfin ce qui semblait être une grande porte en verre, ou en plexiglas, probablement la sortie du bâtiment. Il se rua vers celle-ci, bousculant de nouveau certaines personnes sur son passage, et atteignit enfin son objectif. Cependant, un nouveau problème lui apparût. La porte ne possédait pas de poignée ! Mais pourtant, Edward pouvait sentir l'air se glisser de la fente entre le mur de verre et la porte, si s'en était bien une. Le blond haussa un sourcil, se demandant s'il ne s'agissait pas simplement d'un défaut de construction. Un homme s'approcha de lui, et lui demanda alors de s'écarter. Il bafouilla un "oui, excusez-moi..." auquel l'homme ne prêta pas attention et fit un pas de côté, observant attentivement l'homme afin de découvrir par quel mécanisme il ouvrirait la porte. À son grand étonnement, il suffit simplement à l'homme de pousser le bâtant pour que la porte se mette à tourner sur elle-même, à la manière d'une sorte de passage secret.

Edward s'élança à la suite de l'homme afin de sortir en même temps que ce dernier du bâtiment, et enfin, il se retrouva dans la rue. Enfin, ce qui pouvait potentiellement passer pour une rue. Des deux côtés d'une route noire parsemée de traits blancs, des immeubles de taille astronomiques et d'une architecture étrange s'élevaient. Sur la route, des voitures d'une conception et d'un design inconnus au jeune homme roulaient au pas, collées les unes derrière les autres ; tandis que d'autres étaient garées le long du trottoir. Sur ce dernier, les habitants de la ville dans laquelle Edward avait atterrit se promenaient doucement, accompagnés de jeunes enfants ; couraient comme s'ils allaient louper un train ; ou encore marchait lentement en observant d'un air distrait ou hautain tous ces acteurs de la vie de la rue.

Lorsqu'un couple de jeunes passa à côté de lui, Edward put entendre quelques bribes de leur conversation, qui portait sur le style vestimentaire ringard d'une autre personne. Il put également distinguer les mots "déguisement" et "cosplay" dans leur discussion. Intrigué, il observa autour de lui qui donc pouvait être la cible de ces moqueries. Il remarqua alors que les passants portaient tous des vêtements aux couleurs éclatantes, ou parsemées de dessins ridicules, tels qu'un pantalon fin bleu aux motifs floraux multicolores qui collait à la peau d'une jeune fille, et qui inspira immédiatement le dégoût de l'ex-alchimiste ; ou encore d'une sorte de tunique ample aux couleurs d'un ciel nocturne, parsemé de ce qui pouvait, de loin, passer pour des étoiles ou des galaxies. Seuls quelques personnes dans la rue portaient des vêtements aux couleurs sobres et unies, ce qui rassura Edward, bien que la coupe de ces vêtements lui parurent étonnantes pour certaines.

Dans tous les cas, ces passants portaient pour la plupart le même style vestimentaire étrange. Et alors, Edward comprit. C'était lui, l'intrus, celui dont le jeune couple venait de se moquer ! Evidemment, avec sa chemise blanche, son pantalon marron-vert et sa veste de la même couleur, il ne devait pas passer inaperçu au milieu de toutes ces couleurs flashy qui lui faisaient mal aux yeux ! Lorsqu'il prit conscience qu'il passait pour quelqu'un de bizarre, différent des autres, et qu'il était sujet à des moqueries sur son style vestimentaire, Edward ne put s'empêcher de rougir. Pourtant, d'habitude, il passait tout à fait inaperçu dans cette tenue qu'il avait pris l'habitude de porter ! Tout le monde s'habillait ainsi ! Mais alors, pourquoi toutes ces personnes lui paraissaient si différentes, pourquoi l'endroit dans lequel il se trouvait ne ressemblait à rien de ce qu'il connaissait ? Où diable se trouvait-il ?!

Décidant de se mettre en marche afin de trouver un coin un peu plus isolé pour pouvoir réfléchir au calme, Edward rejoignit le flot humain des passants, baissant la tête afin d'éviter d'écouter les conversations des autres et d'en identifier les acteurs : il aurait été dangereux de s'énerver dans cet endroit dont il ne connaissait rien... Et il était pratiquement sûr que la plupart des conversations tournaient encore sur ses vêtements démodés.

Après quelques minutes de marche qui lui parurent des heures, le jeune homme découvrit une petite ruelle non fréquentée par les passants. Soupirant de soulagement, il s'y engouffra et s'arrêta au bout de la rue, un cul de sac. Il s'installa entre deux cartons abandonnés ici et remonta les genoux au niveau de son menton, avant de plonger ce dernier dans ceux-ci. Il passa ses mains autour de ses jambes ainsi repliées et ferma les yeux pour tenter de réfléchir le plus calmement possible.

Lorsqu'il fermait les yeux de cette manière, il pouvait approcher la situation de la façon la plus calme et posée qu'il lui était permis. Son analyse des événements se trouvait décuplée, et il en profita pour tenter de comprendre le pourquoi du comment de sa présence dans cet endroit inconnu.

La dernière fois qu'il s'était retrouvé tant désemparé, c'était lors de la bataille finale contre les homonculus et Dante, lorsqu'il s'était retrouvé pour la première fois derrière la porte, dans ce monde qui était devenu le sien. Se pouvait-il que, de nouveau, il ait été transporté dans un autre monde ? Non, c'était impossible, pas après avoir tant accompli ! Il avait sauvé son monde d'origine, c'était déjà pas mal, non...? Mais alors, pourquoi se trouvait-il ici... Et où donc était son petit frère ? Alors qu'il l'avait enfin retrouvé, pourquoi fallait-il de nouveau qu'ils soient séparés...?

La sensation nauséeuse qui l'avait pris plus tôt dans la salle de réunion le saisit de nouveau brusquement, le surprenant presque, et s'accompagnant cette fois-ci d'un fort mal de crâne, et de sorte de flashs lumineux devant ses yeux qu'il avait rouvert. Il se sentit doucement défaillir, et tenta de se relever afin de remettre ses muscles en mouvement et éviter leur endolorissement qui aurait pu favoriser un malaise. Edward s'agrippa au mur du cul de sac pour se redresser, mais retomba lamentablement au sol, la tête la première. Le choc de son crâne heurtant les pavés eut raison de lui, et il se laissa doucement transporter dans une douce inconscience, sans avoir pu lutter contre celle-ci.

Le jeune homme se sentit immédiatement libéré de ses douleurs, et, lorsqu'il rouvrît les yeux, pensant reprendre connaissance dans la même ruelle dans laquelle il s'était écroulé, ce fit pour découvrir un espace blanc, tout autour de lui. Malgré la situation, il ne put s'empêcher d'afficher un sourire plus ou moins fier. Bingo. Il avait touché dans le mille. La vérité, ou peu importe ce que c'était, était bel et bien la cause de cet étrange phénomène.

En face de lui, s'élevait la grande porte noire aux ornements gothiques qu'il avait de nombreuses fois vu dans ses cauchemars, plus jeune. S'il l'ouvrait, il pourrait retourner dans le monde dans lequel il se trouvait la veille, avec son frère, dans la capitale française. Il fit donc quelques pas jusqu'à ne se trouver qu'à quelques centimètres de la grande porte. Il leva la main pour l'apposer sur ce qui lui permettrait de retrouver son frère, lorsqu'une voix claire et puissante s'éleva, le faisant sursauter, et frissonner d'appréhension.

"Edward Elric."

L'intéressé se retourna vivement, cherchant la source de la voix. C'est alors qu'il la remarqua. La deuxième porte. Elle s'élevait en face de la première, et était sculptée de la même façon, à quelques détails près. Edward arqua un sourcil, intrigué. Il était passé plusieurs fois par la porte derrière lui, mais n'avait jamais remarqué qu'il y en avait une seconde. D'ailleurs, il était persuadé qu'il n'y en avait jamais eu. La curiosité pris le dessus sur la prudence et le jeune homme approcha prudemment de la deuxième porte. Arrivé à quelques mètres seulement de celle-ci, la puissante voix se refit entendre.

"Edward Elric !"

Agacé cette fois-ci, le garçon répondit d'une voix qui se voulait sure mais qui trahissait une certaine appréhension.

" - Qui est là ?!

- N'aie pas peur, mon garçon, tu ne cours aucun danger dans cet endroit..."

La voix se voulait rassurante, mais une certaine pointe d'ironie moqueuse volontaire n'échappa pas au jeune homme qui haussa un sourcil tout en ne cessant de chercher l'origine de la voix.

" - Pas de danger, hm? Dans ce cas, je dois me tromper d'endroit, il me semble que j'ai ici perdu mon bras et ma jambe... Et mon frère, son corps tout entier !

- Vous aviez été trop orgueilleux, à ainsi vous prendre pour Dieu. On ne ressuscite pas les morts."

Le visage de l'ancien alchimiste afficha alors une expression des plus haineuses, et ce fut avec hargne et rancœur qu'il s'exclama.

" - Mais on n'était que des gosses ! Nous ne pouvions pas deviner ! Considérer que c'était de l'orgueil... C'est ridicule.

- Considérez ceci comme vous le désirez. Enfants, adultes, vieillard, tous les Hommes sont orgueilleux. Et quand l'orgueil dépasse les limites, quand on tente de ressusciter les morts, alors j'interviens, je punis les auteurs de cette stupide action, et ainsi, peut-être deviendront-ils un jour plus sages."

Edward soupira légèrement. Effectivement, tout ceci se tenait. Mais une dernière question restait en suspens. Pourquoi se trouvait-il ici s'il n'avait accompli aucune transmutation humaine ? Alors qu'il ouvrait la bouche pour poser sa question, la voix le surprit en y répondant immédiatement, comme si elle avait pu lire dans ses pensées.

"Si tu te trouves de nouveau dans cet endroit, Edward Elric, c'est que j'ai besoin de ton aide."

Le concerné haussa un sourcil. Ce qu'il voyait et entendait s'avérerait être de plutôt en plus étrange...

" - De mon aide ?

- Exactement. J'ai comme qui dirait un léger problème. Comme tu le sais déjà, ton monde d'origine est relié à celui dans lequel tu t'es retrouvé il y a quelques années. Les alchimistes de ton monde tirent leur force de l'autre. Il serait donc problématique que ce monde dans lequel tu vis à présent vienne à disparaître."

L'originaire d'Amnestris haussa les épaules.

" - L'alchimie viendrait à disparaître dans mon monde d'origine.

- Mais ce n'est pas tout. Vois-tu, ton monde est entièrement régît par l'alchimie. Si la source de cette dernière venait à disparaître, alors le monde entier serait détruit.

- Hm, oui, je vois... Mais qu'est-ce que je viens faire dans tout cela, moi ?

- Toi, répondit la voix d'un air étrangement jovial, tu vas sauver le monde !"

Edward sursauta, avant d'écarquiller les yeux, sous le choc de l'annonce de l'entité.

" - M-moi, bafouillât-il, ...?

- Parfaitement, toi !

- Mais... Comment voulez-vous que je...

- Je vais te donner quelques avantages, bien sûr, le coupa la voix. Tout d'abord je vais t'expliquer la situation.

- Ce serait pas mal, marmonna Edward, toujours aussi troublé.

- Hum. Dans 130 ans, le monde dans lequel tu vis à présent sera très probablement détruit, par la faute d'un homme, un certain Marc Hotcher. J'ai fait en sorte que tu le rencontre aujourd'hui, mais visiblement, il était occupé...

- Effectivement... Me retrouver dans un endroit pareil... J'étais complètement perdu...

- Désolé pour ceci, s'excusa faussement l'entité.

- A part cela... Un seul homme, détruire le monde, s'étonna Edward ?

- Oh, détrompes-toi. Il est fort bien accompagné, et il est, disons, particulier... C'est un homme qui t'es très semblable. Et il a également un pouvoir naturel très avantageux. Son charisme. En clair, il est déjà parvenu à duper une très importante partie de l'armée, du gouvernement, et même de la population de son pays, les Etats-Unis. De ce fait, il est extrêmement puissant.

- Je ne pourrais donc rien faire contre un type comme ça, répondit distraitement Edward. Je vous rappelle que, dans ce monde, il m'est impossible d'accéder à l'alchimie, et affronter un pays tout entier, aussi puissant que les Etats-Unis, je laisse cela aux suicidaires.

- Bien sûr, bien sûr, forcément. Que dirais-tu alors de retrouver ton alchimie, afin de pouvoir combattre cet Homme et son armée ? Et par la suite, tu conserverais ton alchimie, ne serait-ce pas là un bon échange équivalent ? Et en prime, je te renverrai en Amnestris, une fois ta mission accomplie. Alors ? Une proposition pareille, cela ne se refuse pas, n'est-ce pas ?"

Edward se mit à réfléchir à la proposition. Effectivement, tout ceci était bien tentant. Retrouver son alchimie, rentrer chez lui, auprès de Winry, Pinako et tous les autres... C'aurait été incroyable. Mais il n'empêchait que ce qu'on lui demandait d'accomplir ne lui permettrait peut-être pas d'en revenir vivant. Et, de plus...

" - Et mon frère, demanda-il ?

- Je le renverrai avec toi en Amnestris, et il retrouva également son alchimie. Oh, et, j'oubliais... Ton bras et ta jambe. Tu les retrouveras également."

La proposition devenait ainsi véritablement intéressante. Edward mordilla nerveusement ses lèvres. Il était vraiment tenté.

" - Et pendant que je sauverai le monde, comme vous le dîtes, que feras mon frère, tout seul ? Il est encore jeune, et je ne doute pas un instant qu'il se mettra à paniquer...

- Vous ne serez pas trop de deux, il t'accompagnera, bien évidemment !"

S'il avait en train de boire une quelconque boisson, Edward l'aurait probablement recraché sous l'effet de la surprise.

"Hors de question !"

Il ne pouvait pas mettre son frère en danger, c'était impossible, pas à nouveau !

"Moi qui comptais tant sur vous... Tant pis, dans ce cas je vous laisserai tous les deux mourir dans l'insouciance dans votre nouveau monde... À moins que je ne décide soudainement de me refaire un corps, en conséquence de cette nouvelle arrogance que de ne rien faire pour sauver le monde alors que vous en avez le pouvoir... Celui de ton petit frère est tout à fait adorable, tu sais ! Son corps, je veux dire..."

Edward serra les poings si fort que ses jointures se mirent à blanchir. Il mordilla de nouveau sa lèvre inférieure nerveusement. Que pouvait-il faire, que pouvait-il dire pour contrer la vicieuse entité ? Il était dos au mur. Il n'avait pas le choix. Quitte à risquer de perdre la vie, autant le faire en tentant de se rendre utile, et en gardant une petite chance de survie... Il serra les dents tout en déclarant.

" - Puisque je n'ai pas le choix... J'accepte votre proposition... Je sauverai le monde, accompagné de mon petit frère.

- Parfait, s'exclama l'entité d'une voix enjouée, comme si elle ne s'attendait pas du tout à cette réponse. Dans ce cas qui me ravi, je vais immédiatement vous envoyer à votre destination, soit les Etats-Unis de 2057 !

- Quoi, maintenant, s'exclama Edward, peu enclin à partir si précipitamment ?!

- Exactement, bon voyage, Monsieur l'alchimiste !

- Mais..."

La voix ne lui laissa pas finir sa phrase, car aussitôt, la porte inconnue au jeune homme s'ouvrit, laissant place aux mêmes petits êtres noirs qui l'avaient déjà aspiré plusieurs fois par l'autre porte tendirent leurs bras vers lui et l'entraînèrent dans le passage. L'alchimiste se retrouva dans le noir, toujours maintenu par les petits êtres qui grouillaient tout autour de lui, alors que les deux battants de la grande porte sombre se refermaient derrière lui. Alors, une sorte d'étrange sommeil le happa doucement, et il s'y laissa aller, sachant pertinemment qu'il ne pourrait en aucun cas lutter...


Voilà pour le premier chapitre !

Je pense que c'est un chapitre qui apporte beaucoup d'informations, et qui vous permettra de vous plonger directement dans l'esprit de la fanfiction !

Peut-être que vous penserez que je donne trop de réponses et d'informations pour un premier chapitre, mais qui sait ce que tout cela cache ? ;) Vous pourriez être surpris plus tard dans la fanfiction !

M'enfin, je ne sais pas trop quoi ajouter, à part que j'espère que vous avez passer un bon moment à lire ce premier chapitre !

Je vous envoie la suite, qui est déjà écrite, dans deux semaines normalement, peut-être même plus rapidement si vous le désirez ! Pour cela, faîtes-moi parvenir vos impressions / conseils / critiques par review ! Alors, vous savez quoi faire, tous à vos claviers !