Hey !

Réponse aux reviews ici ; tout mon blabla à la fin du chapitre !

Ryuuke : décidément, tu me suis partout ! x) Mon imagination débordante ? Je dirais plutôt ma folie ! Parfait ? Tout de même pas, voyons... La suite ? La voici, la voilà, pour votre bon plaisir ! J'attends avec impatience ta prochaine review ! Merci beaucoup !

LittleMagicianGirl : Oui, j'aime faire les choses en grand ! 7 mails, c'est peu, tu as eu de la chance ! x) La description, j'ai parfois peur d'en mettre trop... Mais je pense que certaines situations, certains états d'esprits et sentiments méritent d'être bien décrit. Je ne laisse peut-être pas assez la place à l'imagination du lecteur... C'est que c'est important, mine de rien ! Enfin, merci beaucoup pour ta review, j'espère te voir reviewer ce nouveau chapitre, si tu l'apprécie ! ^^

Strawberryyy : Merci ! ^^ J'avoue que j'ai joué la case de l'originalité ce coup-ci !

Maintenant, le chapitre deux !

ENJOY ~


FULLMETAL ALCHEMIST : LES SAUVEURS DU FUTUR
CHAPITRE DEUX : "MODERNITÉ"

Dans une petite ruelle d'une grande ville très moderne de la seconde moitié du vingt-et-unième siècle, deux formes humaines, aussi semblables à deux vieilles serpillières oubliées là, gisaient entre des cartons, des poubelles et des vieux meubles moisis ou inutilisables abandonnés par les habitants de la ville.

Les deux formes humaines étaient tout à fait immobiles, et pouvaient presque passer pour mortes si l'on ne venait pas prendre leur pouls, tous deux parfaitement normaux et réguliers. La plus grande silhouette, un garçon blond qui devait à peine avoir atteint l'âge adulte, gronda doucement après quelques heures d'immobilité totale, et ses paupières ne tardèrent pas à papillonner, signe qu'il était tout à fait réveillé, à présent.

Sa vision était trouble, comme endolorie par le sommeil forcé qu'il venait de subir, mais il jeta tout de même un coup d'œil autour de lui. Il poussa un rapide soupir de soulagement en apercevant la silhouette d'un plus jeune garçon reposer non loin de lui. Lentement -aussi vite que ses muscles endormis le lui permettaient, en réalité-, la première silhouette, qui n'était autre qu'Edward Elric, s'approcha de la seconde, celle de son petit frère Alphonse. Il le secoua doucement : dormir dans un tel endroit était probablement dangereux, peu importait l'époque.

A son tour, le plus jeune des deux blonds poussa un grognement, avant de se débattre sans grande force et de murmurer.

"Hm... Pas encore... 'Sommeil..."

L'aîné sourit doucement. Son petit frère allait bien, et trouvait même le moyen de rechigner à se réveiller...

"Hey... Al... Debout, chuchota-il... Il faut qu'on bouge, réveilles-toi..."Il secoua de nouveau le plus jeune, qui finit lui aussi par ouvrir les yeux, et s'exclama aussitôt d'un air qui trahissait sa frayeur.

" - Où...

- T'inquiètes, s'empressa de lui répondre son grand frère, je t'expliquerai plus tard... Pour l'instant, lèves-toi."

Le jeune garçon hocha la tête et se redressa péniblement avant de grogner. "J'ai l'impression d'avoir été écrasé par un truc énorme..."

Ce à quoi Edward rit et répondit.

"Je sais, moi aussi... C'est normal, ne t'inquiètes pas."

Alphonse haussa un sourcil, mais ne posa pas de question. Il finit par se mettre debout avec l'aide de son frère qui s'était également levé. Les deux garçons observèrent ensuite leur environnement.

Edward reconnu la ruelle dans laquelle il s'était échoué lors de sa première "visite du futur". Il faisait à présent nuit, mais la petite rue était cependant éclairée par un lampadaire clignotant, plongeant de temps en temps la rue dans le noir pour quelques secondes. L'ambiance se faisait légèrement malsaine en cet endroit, aussi l'aîné des deux frères décida de le quitter le plus vite possible.

"Viens, lança-il à Alphonse avant de se diriger vers le bout de la rue qui n'était pas une impasse."

Le jeune garçon suivit le plus âgé en faisant bien attention à ne pas trébucher sur les cartons, bouteilles vides et autres déchets en tout genre qui traînaient dans la ruelle. Rapidement, les deux frères se retrouvèrent dans la rue principale de la grande ville. L'heure devait être probablement déjà bien avancée dans la nuit, car pas un chat ne traînait dans la rue. Seuls quelques rire et éclats de voix pouvaient se faire entendre depuis des bars ouverts surement toute la nuit. Endroits à éviter, se dit Edward. Ce dernier s'aperçut ensuite que son petit frère tremblait légèrement, et que sa peau normalement rosée avait considérablement pâli. Inquiet, Edward demanda.

"Hey, Al, ça va ?"

Le plus jeune hocha affirmativement la tête, avant de demander d'une voix tremblante.

" - On est où, là... ? Grand frère, expliques-moi... Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Je... Al, répondit Edward, c'est compliqué... Je t'expliquerai plus tard... Ok ?

- Mais... Frérot..."

Edward ne lui laissa pas le temps de continuer, et commença à marcher dans la rue, dans la direction qu'il avait choisi totalement au hasard. Il ne voulait pas encore raconter à son frère la raison de leur présence dans cet endroit. Pas qu'il ait peur de sa réaction, non, mais... Il ne savait pas exactement. Il était encore lui-même sous le choc, et ne se sentait pas tout à fait prêt à tout raconter à Alphonse. Ce dernier, voyant son grand frère éviter la question, n'insista pas, sachant pertinemment à quel point son frère était têtu. Il soupira simplement avant d'emboîter le pas à Edward, sans vraiment savoir quelle était leur destination.


Cela faisait maintenant une bonne heure que les frères Elric marchaient dans la ville, et ils étaient arrivés dans ce qui semblait être une sorte de bidonville. Des cabanons en taules, draps, et matières diverses et variées se dressaient çà et là, abritant probablement quelques malheureux auxquels la chance n'avait pas souri...

Edward décida de ne pas s'attarder dans cet endroit et continua sa route sans s'arrêter là. Il voulait sortir de la ville qui le rendait mal à l'aise, avec sa technologie, ses habitants et tout l'inconnu qu'elle représentait. Ils marchèrent donc à travers les débris et déchets en tout genre qui jonchaient le bidonville jusqu'à finalement en atteindre la sortie, au bout de trois bons quarts d'heure.

" - Grand frère, commenta Alphonse, tu as vu comme cet endroit était immense... ?

- Mh, marmonna Edward pour seule réponse.

- Il y a vraiment beaucoup de misère ici...

- Comme partout, tu sais.

- Mais, s'indigna le plus jeune, Ed ! Tu t'en fiches, ou quoi ?

- Bien sûr que non, s'emporta Edward ! Mais je te dis que de la misère, on en trouve partout ! A Amnestris, en Allemagne, en France, ici, partout ! Pas la peine d'en faire tout un plat !

- Je ne te reconnais pas, Ed... T'es vraiment nul !"

L'aîné des deux frères baissa légèrement la tête, et se détourna d'Alphonse, pour se remettre à marcher. Oui, il était vraiment nul et pas sympa sur ce coup. Évidemment que toute cette misère le touchait et l'indignait, bien sûr qu'il n'avait jamais vu autant de pauvreté de sa vie ! Mais il n'avait pas envie de discuter, et son frère avait engagé une conversation avec lui. Et il s'était emporté pour cette simple raison. Vraiment, il était nul. Il s'en voulait déjà. Mais sa fierté mal placée l'empêchait de s'excuser. Et puis, il n'en avait pas le cœur. Il n'avait pas envie de parler. Alors, il continua simplement de marcher, en s'assurant discrètement que son frère le suivait bien, qu'il n'était pas fâché contre lui au point de lui fausser compagnie dans cet endroit inconnu.

Ils arrivèrent bientôt dans un endroit au paysage partagé entre ville et campagne. Çà et là s'élevaient quelques modestes maisons entourées de champs de céréales et d'élevage d'animaux. La vue était à présent beaucoup plus étendue et dégagée, d'autant plus que la lumière de la lune rendait la plaine visible malgré la nuit, et Edward remarqua une forêt à quelques kilomètres de là. Quelques bosquets s'élevaient également entre deux champs. Une rivière assez large qui pouvait peut-être être un fleuve coupait ce sympathique paysage en deux et formait une petite vallée.

Edward décida de se mettre en marche jusqu'à la forêt qu'il avait repérée en passant par le petit village qu'il apercevait non loin de l'étendue d'arbres. Avec un peu de chance, ils trouveraient une auberge sur leur passage...

Un détail le frappa alors. Ils n'avaient pas d'argent. Il plongea alors la main dans sa veste, deux ou trois pièces d'or devaient bien lui rester... Bingo ! Il retira sa main dans laquelle cinq belles pièces d'or roulaient. Restait à espérer que leur monnaie datant de 130 ans serait acceptée... Bah, l'or, ça restait de l'or, c'était toujours précieux, même dans deux époques séparées de 130 ans... Aucun souci, dans ce cas.

Le jeune homme marcha donc d'un pas plus assuré en direction du petit village dont il ignorait totalement le nom, suivit de près par Alphonse. Le village en question se trouvait à quelques kilomètres, aussi, ils furent rapidement arrivés à mi-chemin.

Jusqu'à présent, il faisait doux, bien qu'un léger vent frais leur soufflait dans le dos. Mais tout à coup, un vent glacial se leva, gelant sur place les deux garçons, qui coururent alors s'abriter derrière un arbre au tronc large, dans un bosquet au bord de la rivière.

Le vent ne se calmait pas, et au bout d'à peine cinq minutes, une pluie torrentielle commença à s'abattre sur la pleine, inondant bientôt le refuge des frères. Cependant, l'arbre sous lequel ils s'étaient abrité était bel et bien le plus large du bosquet, et surement celui qui les protégerait le mieux de la pluie et du vent. Malgré cela, ils furent rapidement trempés jusqu'aux os, et totalement gelés.

Trois ou quatre kilomètres les séparaient encore du village, et il aurait été inconscient de sortir de leur cachette maintenant. Ils attendirent donc accroupis derrière le grand arbre - probablement un chêne -.

Malgré leur dispute de trois quarts d'heure plus tôt, les deux garçons mourraient d'envie de se parler, de briser le gênant silence que s'était imposé entre eux.

" - Je, commencèrent à marmonner les deux frères d'une même voix...

- Quoi, demanda Edward, intérieurement ravi que son frère se soit proposé en même temps que lui pour faire le premier pas ?

- Non, rien, vas-y, dis-moi ce que tu voulais me dire, répondit son frère, tout autant ravi.

- Si, si, dis-moi, insista l'aîné !

- Ok... Euh... Désolé pour ce que je t'ai dit tout à l'heure... Ce n'était vraiment pas cool de ma part...

- Quoi, ça ? Mais c'est déjà de l'histoire ancienne, ne t'en fais pas ! Et puis, ce serait plutôt à moi de m'excuser..."

Sur ces mots, Edward détourna son regard de celui de son petit frère pour fixer un point au hasard de l'autre côté.

" - J'ai vraiment été méchant et injuste envers toi, et j'en suis désolé, j'étais sur les nerfs, et... Ne m'en veux pas pour ça, s'il te plaît...

- Moi ? T'en vouloir ? Mais t'as vraiment du plomb dans le crâne, frangin ! Je ne pourrais pas t'en vouloir pour si peu, voyons, soupira en souriant Alphonse."

Aussitôt, Edward retourna son visage vers celui d'Alphonse, et répondit au sourire que celui-ci lui adressait.

"Merci, murmura-il..."

Puis, prenant une grande inspiration.

"Il faut que je t'explique, maintenant, la raison de notre présence ici, où nous sommes et... Tout le reste. Profitons du fait que nous sommes immobilisés par cette horrible pluie, ok ?"

Alphonse hocha affirmativement la tête. Il allait enfin comprendre !

" - Il s'est passé un truc vraiment étrange... Après que je me sois endormi à Paris la nuit dernière, je me suis réveillé dans un endroit bizarre, que je ne connaissais pas. Il y avait plein de gens qui discutaient autour d'une table, et apparemment, j'étais en dessous de la table... Non, ne m'interromps pas, moi aussi je trouve ça improbable ! Mais c'est pourtant arrivé. J'ai réussi à m'esquiver sans que les gens ne s'en aperçoivent, et j'ai réussi à sortir du bâtiment dans lequel j'avais atterri. J'ai eu du mal, en fait, parce que la technologie du bâtiment était vraiment étrange... Je n'avais jamais vu de telles choses... Je suis arrivé dans une grande rue où grouillaient plein de gens habillés vraiment bizarrement. Tu aurais dû voir ça, leurs vêtements étaient risibles ! Enfin bon, j'étais un peu paumé et du coup je me suis réfugié dans la rue dans laquelle nous nous sommes réveillés tout à l'heure. Là-bas, j'ai été pris d'un étrange malaise et j'ai probablement perdu connaissance... Je me suis réveillé devant la porte de la vérité.

- Quoi ?!

- Laisse-moi continuer ! J'ai entendu une voix bizarre, et j'ai découvert une deuxième porte dans mon dos. J'étais vraiment étonné, je ne l'avais jamais vue avant... Ensuite, la voix m'a dit quelque chose de vraiment étrange. Un truc du genre : "tu vas sauver le monde pour moi, avec ton frère, je vais vous rendre votre alchimie, ton bras, ta jambe et je vous renverrai chez vous si vous parvenez à sauver le monde, et blablabla...". J'ai refusé mais elle m'a bien fait comprendre que je n'avais pas le choix. Voilà..."

Le plus jeune des deux frères resta muet de stupéfaction devant la révélation de l'aîné, qui soupira.

"Ouais, je sais ce que tu penses, on est mal."

Lentement, Alphonse acquiesça avant de demander.

" - T'es sûr que c'était pas juste un rêve...?

- Un peu que j'en suis sûr ! Tu crois que j'ai des pouvoirs de téléportation maintenant ? Comment aurions-nous atterri dans cette rue ?

- Ouais, t'as raison... C'est vrai... Mais... Mais alors... Qu'est-ce qu'on est supposé faire ici ?

- Alors là... Aucune idée."

Edward baissa les yeux vers le sol ruisselant de gouttes d'eaux tombant sans arrêt. Non, il n'avait aucune idée de ce qu'il devait faire... Il avait pensé s'éloigner de la ville pour découvrir le monde de cette époque dans un environnement qui lui aurait été familier, mais maintenant, il hésitait. Sa cible, les actions qu'il aurait à effectuer, l'endroit dans lequel il devrai les accomplir ne se trouverait surement pas dans la campagne... Mais pour le moment, il devait commencer par apprendre et comprendre ce nouvel univers. Et, pouvait-il vraiment utiliser l'alchimie, maintenant ?

Il leva ses deux mains devant son visage, les regardant chacune à tour de rôle. Non. L'énergie nécessaire pour accomplir une transmutation provenait des vies de ce monde-ci. Elles traversaient la porte et procuraient aux alchimistes de l'autre monde l'énergie nécessaire à la transmutation. C'était le secret caché derrière la théorie de l'échange équivalent. Il ne suffisait pas uniquement d'utiliser une quantité de matière identique à celle de l'objet qu'on cherchait à produire. Il fallait également l'énergie nécessaire à accomplir la transmutation. Mais personne ne prenait en compte ce détail. Seuls ceux qui avaient traversé la porte pouvaient le savoir. Et c'était le cas des frères Elric.

D'après toutes les informations qui s'entrecroisaient dans le cerveau d'Edward, il était donc impossible d'utiliser l'alchimie dans ce monde. L'énergie devait traverser la porte. Mais alors, peut-être que l'inverse était possible... Les vies du monde de l'autre côté, que leur arrivait-il ? Servait-elle de source d'énergie pour l'alchimie de son propre monde, ou alors… Traversait-elle la porte ? Mais dans ce cas… Pourquoi était-il impossible, de base, d'utiliser l'alchimie dans ce monde ? Et, même si sa théorie selon laquelle les vies de l'autre monde traversaient la porte s'avérait être exacte, comment pouvait-il utiliser l'alchimie ? L'impossibilité de l'utiliser ne pouvait être rompue ! Si jusqu'à présent il n'avait pu s'en servir, il n'y avait aucun moyen pour que cela change maintenant. Il avait essayé de nombreuses fois auparavant, sans aucun résultat concret. Mais…

Si ! Une fois, une fois, cela avait fonctionné. Lorsqu'il avait ouvert pour la première fois la porte vers le monde dont il était originaire. Il l'avait fait. Mais comment ? Il n'en avait aucune idée. Et fallait-il absolument tracer un cercle de transmutation pour en accomplir une ? Peut-être, il n'en savait rien.

Edward se redressa le regard interrogateur de son frère. A tâtons, car la pénombre était quasi-totale à présent, il chercha une branche au sol, dans le petit torrent qui ruisselait à ses pieds. Il sortit sa main gelée armée d'un petit bâton qu'il avait jugé assez solide de l'eau glacée, et revint s'asseoir aux côtés d'Al, qui l'observait en silence, afin de ne pas le gêner.

De mémoire, sans même avoir besoin de voir ce qu'il faisait, Edward traça instinctivement un cercle de transmutation basique, un de ceux qu'il avait appris à dessiner, plus jeune. Il répéta ensuite à l'exacte précision les gestes qu'il avait l'habitude d'effectuer pour activer l'alchimie, et apposa finalement ses deux paumes sur le petit cercle qui commençait déjà à disparaître sous l'effet des gouttes de pluie. Il ferma les yeux, s'attendant à sentir jaillir l'alchimie de ses mains, mais, au bout de quelques secondes, rien ne s'était encore produit. Il rouvrit donc les yeux en soupirant.

Non, ce n'était probablement pas si simple que cela… Mais peut-être qu'il existait un autre moyen… ? Il devait réfléchir. Calmement. Cette pluie devait s'arrêter. Il avait besoin de silence. Non, pas besoin que la pluie ne s'arrête pour cela. Lentement, il prit une profonde inspiration et ferma doucement les yeux. Il pouvait maintenant réfléchir plus posément.

Devant lui se matérialisaient plusieurs images, informations d'une importance plus ou moins capitale. Il tria chacune des informations une par une, dans différentes catégories, selon leur importance et leur nature. D'un côté, les informations concernant l'alchimie, de l'autre, toutes les pensées n'ayant rien à voir avec. Dans le dossier « alchimie », les fichiers étaient classés par ordre d'importance.

La porte, moyen permettant aux vies d'être converties en énergie. Les vies, l'énergie nécessaire à l'accomplissement de l'alchimie. L'échange équivalent : pour obtenir quelque chose, il faut fournir quelque chose de valeur, de volume et de constitution égale à ce que l'on cherche à obtenir. Le tableau périodique des éléments. Les éléments, leur constitution. Les molécules et les ions. Dans chaque atome, les molécules se déplaçaient à une vitesse telle que l'on ne pouvait se rendre compte qu'un atome était constitué en quasi-totalité de vide. Mais c'était bel et bien le cas. Le vide. Le vide ? Qu'est-ce qui représentait le vide, dans une formule chimique ? Rien. Le vide, c'était le mystère. Et pourtant, le monde était composé en grande partie de ce « mystère ».

Peut-être, alors, que le vide représentait une forme d'énergie animant les atomes ? Peut-être que le vide était l'énergie à la base du monde ? Peut-être que tout reposait sur le vide… Peut-être que le vide était la forme que les vies prenaient en traversant la porte. Alors, le vide serait la source d'énergie de l'alchimie, et peut-être même d'autres formes de pouvoirs, qui lui étaient inconnues…

Le vide… L'énergie propre à l'alchimie…

Et les cercles de transmutation ! Chaque fois qu'une transmutation était effectuée, le cercle qu'on avait tracé s'illuminait. Pourquoi ? Parce que les lignes du cercle étaient converties en vide, bien sûr ! L'énergie convergeait dans les lignes des cercles, permettant ainsi aux alchimistes d'accomplir leurs transmutations. C'était ça, le secret !

Le visage d'Edward s'anima d'un étrange sourire. Cela faisait maintenant un bon quart d'heure qu'il s'était plongé dans sa profonde réflexion, et Alphonse l'avait observé en silence, impressionné par les capacités épatantes de concentration de son frère aîné. A quoi pouvait-il bien réfléchir ? Alphonse n'en avait aucune idée, mais il savait qu'il ne fallait surtout pas le déranger. Depuis quelques minutes, la pluie commençait à se calmer, et bientôt, les deux frères pourraient sortir hors de leur cachette pour continuer leur route vers le village.

Lorsque Edward rouvrit les yeux, se fut pour gratifier son petit frère d'un sourire radieux.

« - J'ai trouvé, s'exclama-il !

- Trouvé quoi, s'empressa de demander Al ?

- La réponse !

- La réponse ?

- Exactement ! »

Alphonse soupira. Il attendrait que son génie de frère lui explique de lui-même le fruit de sa réflexion. Le génie en question s'aperçut enfin d'un détail.

« - Tiens, il ne pleut plus ?

- Non, depuis quelques minutes, déjà, répondit Alphonse avec un léger sourire en coin.

- Génial, on va pouvoir se remettre en route, alors ! »

Le plus jeune hocha la tête et se leva, rapidement imité de l'aîné. Les deux jeunes hommes sortirent du bosquet en faisant bien attention à ne pas glisser sur la gadoue fraîche. La lune était basse, visible quelques secondes de temps à autres, entre deux nuages de pluie, et de l'autre côté du ciel, l'aube commençait déjà à paraître.

Les deux frères se mirent de nouveau en route pour le village, alors que la pluie s'arrêtait totalement.

Après une petite heure (marcher dans la gadoue en évitant de s'étaler par terre n'était pas évident !), Edward et Alphonse atteignirent les premières habitations, dont les habitants commençaient doucement à s'éveiller. La lune avait finalement disparu, laissant place à un soleil levant qui faisait se colorer les nuages de lueurs rosées et orangées.

Les deux garçons avancèrent dans le petit village qui portait d'après une pancarte le nom d'East Newark. La petite ville n'étant pas spécialement grande, ils arrivèrent rapidement sur la place principale, sur laquelle quelques habitants discutaient déjà, autour de ce qui semblait être une sorte fontaine, mais de forme inhabituelle. Probablement une fontaine « moderne ».

Edward et Alphonse s'approchèrent du petit groupe d'habitants, et les saluèrent d'un respectueux signe de tête, auquel les habitants répondirent.

« Bonjour, dîtes-moi, vous n'êtes pas du coin, vous, je me trompe, demanda un homme d'une trentaine d'années ? »

Edward répondit affirmativement.

« - En effet. On vient… Euh… D'Allemagne ?

- Haha, rit bruyamment l'homme, tu hésites sur ton origine ?

- C'est-à-dire que…

-Allez, vas ! Peu importe ! Si vous venez d'aussi loin, et à en jugez par l'état de vos vêtements, vous auriez bien besoin de vous reposer, je me trompe ? »

La proposition de l'homme fit légèrement rougir les deux garçons qui étaient pourtant vraiment tentés. Après avoir tant marché, et avoir affronté une pluie torrentielle, ils étaient honnêtement épuisés.

« - Eh bien… Pour être honnêtes, admit Edward, nous sommes vraiment épuisés…

- Dans ce cas, venez chez moi, proposa un second homme, d'une quarantaine d'années et aux cheveux grisonnants. Ma femme sera ravie d'avoir des invités ! Et mes enfants aussi ! Vous nous raconterez votre voyage depuis l'Europe, d'accord ?

- Nous ne voudrions surtout pas abuser de votre hospitalité ! Nous allons chercher une auberge, hein, Al ?

- Oui, mais merci quand même, hein, répondit le plus jeune des frères Elric !

- J'insiste ! Cela fait longtemps que nous n'avons pas eu d'invités !

- Mais… Vous êtes sûr que, tenta Edward…

- Bien sûr, allez, suivez-moi ! »

L'homme se faisait si insistant que les deux frères se sentirent obligés d'accepter sa proposition. Ils se pressèrent à sa suite alors qu'il commençait déjà à leur présenter les prénoms des membres de sa famille, apparemment assez nombreuse.

Le petit groupe eut tôt fait d'atteindre la maison de l'homme, qui se prénommait Thomas. C'était une petite maison moderne sans trop l'être, ce qui soulagea Edward. La modernité en expressivité lui faisait un peu peur, pour être honnête, alors il préférait une maisonnette telle que celle-ci plutôt que l'une des maisons les plus modernes de la petite ville.

La maison de l'homme était donc plutôt simple. Les murs en une sorte d'alliage à la couleur beige et le toit en tuiles rouges. Les fenêtres étaient probablement en plexiglas mais n'étaient pas encadrées de volets. Peut-être que la maison n'en possédait tout simplement pas, s'était dit Edward.

Ils arrivèrent rapidement devant la porte d'entrée que Thomas eu tôt fait d'ouvrir et les deux frères suivis de l'homme pénétrèrent dans la maison. Thomas poussa un petit bouton contre le mur et la lumière d'une ampoule s'alluma. Alors, à cette époque, on n'avait plus besoin d'allumer manuellement les lampes… C'était plutôt génial, en fait, plus besoin de manquer de se brûler les doigts à chaque fois qu'on tentait d'allumer la lumière ! Ces stupides allumettes pouvaient aller se faire voir, maintenant !

L'homme aux cheveux grisonnants récupéra les vestes des deux garçons, et, s'apercevant que ces dernières étaient trempées, ainsi que le reste des vêtements des garçons, il proposa de passer le tout à la machine à laver et de les laisser sécher, ce que les deux frères ne comprirent pas. Machine à laver ? Une machine, pour laver les vêtements ? Cela relevait de la magie… Bah, peu importait. Edward remercia Thomas qui proposa de leur prêter des vêtements de ses enfants en attendant que les leurs soient propres. Ils acceptèrent, et l'homme leur indiqua ensuite la direction de la salle de bain, après leur avoir donné les vêtements en question. Apparemment, à cette heure-ci, il était le seul à la maison.

Alphonse décida de laisser son frère se doucher le premier, et s'installa dans le salon que Thomas lui indiqua en attendant son tour. Il observa avec attention tous les étranges objets qui ornaient la pièce. Décidément, tout avait énormément évolué en 130 ans… C'était incroyable.

Pendant ce temps, Thomas indiquait à l'aîné des deux frères comment utiliser la douche, qui se trouvait être une vielle baignoire apparemment héritée de ses grands-parents.

« - Je sais, c'est un peu vieillot, mais voilà, c'est une sorte de souvenir de famille… Mais si vous le désirez, il y a une douche plus moderne à l'étage, peut-être qu'elle vous conviendrez mieux ?

- Non ! Non, euh… C'est très bien, merci beaucoup, c'est vraiment gentil de votre part, s'était empressé de répondre Edward, qui connaissait parfaitement l'utilisation de ce genre de baignoire et qui n'aurait voulu pour rien au monde tester une nouvelle sorte de douche…

- Oh, très bien, dans ce cas, je vous laisse vous débrouiller, hm ?

- Oui, merci encore… »

Au moment exact où Thomas sortait de la salle de bain, un horrible hurlement retentit dans toute la maison. Reconnaissant immédiatement la voix de son petit frère, Edward s'élança hors de la salle de bain vers le salon, devançant l'homme qui accourait lui aussi vers l'origine du hurlement.

Dans le salon, Alphonse s'était caché derrière le canapé et roulé en boule, totalement tétanisé de terreur. Edward s'avança doucement vers lui lorsqu'il entra dans la pièce, mais un léger bruit émanant d'un étrange appareil son attention.

Au moment où Thomas entrait dans le salon, un deuxième hurlement éclatait, celui d'Edward, cette fois-ci. Ce dernier était resté paralysé en plein milieu du salon et pointait d'un doigt tremblant un simple écran de télévision accroché au mur, qui diffusait un dessin animé pour enfant.

Thomas fixa à tour de rôle les deux garçons sans comprendre pourquoi tous deux semblaient si terrorisés à la vue de ce dessin animé. Aussi, demanda-il.

« - Euh… Vous allez bien, vous deux… ?

- L-l-l-le, bafouilla Edward… Le truc… Là… Cette… Cette chose…

- De quoi ? La télé ? Je sais qu'elle n'est pas très récente, mais…

- Ça bouge, s'exclama Alphonse ! Ça parle !

- Quoi ? »

Thomas explosa alors de rire, sous le regard stupéfié des deux garçons.

« Mais d'où vous sortez, tous les deux ? Vous n'avez donc jamais vu de télévision de votre vie ?

- Té… Télé… Vision, bredouilla Edward ?

- Bah oui, la télévision, quoi ! Non, sérieux les gars… La télé ! Un petit effort ! Vous êtes jeunes !

- Oui…Euh… Ha, s'exclama Alphonse ! Oui, la télévision, mais bien sûr ! Oui, oui, on se rappelle, hein, Ed ?

- Oui ! Bien sûr, qu'on connaît ce truc ! On adore, c'était juste une petite blague ! Haha… Oui, on aime bien faire des blagues comme ça ! »

Thomas les regarda tous deux d'un air étonné, avant d'hausser les épaules.

« Bah, peu importe. Je vais aller préparer le petit déjeuner, je vous laisse prendre une douche ! A plus tard, les deux rigolos ! »

Dès que Thomas eu franchi le seuil de la porte, les deux frères soupirèrent.

« - Il faut faire attention à ne pas avoir l'air trop étonnés face aux technologies de cette époque, déclara Edward.

- Oui, mais c'était vraiment bizarre… Désolé, grand frère…

- C'est rien, voyons ! On fera attention pour la suite, c'est tout… D'accord ? »

Alphonse hocha la tête.

« - Oui, bien sûr…

- Bon, je te laisse… Il faut que j'aille me doucher. A plus tard, frérot, je me dépêche ! Et ne touche à rien, tu pourrais avoir de mauvaise surprise, et surtout, n'appuie sur aucun bouton !

- Pas de souci, grand frère ! »


Une quarantaine de minutes plus tard, les frères Elric se trouvaient attablés devant un copieux petit déjeuner. Même si le style de vêtements qu'ils portaient ne leur plaisait pas du tout, ils était ravis d'être propre, et secs. Edward avait conservé la serviette que lui avait donné Thomas autour du cou en attendant que ses longs cheveux qu'il avait laissé détachés ne sèchent, et Alphonse avait put brosser les siens afin qu'ils retrouvent leur coiffure habituelle. Edward portait maintenant un sweat-shirt à capuche gris-beige et un jean noir, alors que son frère avait revêtu un pull en laine vert foncé et un jean bleu marine.

Tous deux s'apprêtaient à se jeter sur l'appétissant petit déjeuner qui se trouvait devant eux quand on sonna à la porte d'entrée. Thomas s'excusa et s'éclipsa vers cette dernière sous le regard curieux des garçons. Il ne revint qu'une vingtaine de minutes plus tard, alors que les deux frères terminaient les tartines couvertes de pâte à tartiner au chocolat que leur avait proposé l'homme. Ils avaient d'ailleurs trouvé cela délicieux. Le fait qu'ils n'y avaient jamais goûté avait de nouveau étonné Thomas, mais il commençait déjà à s'habituer aux bizarreries notables chez les garçons.

Après avoir terminé le petit déjeuner, Thomas proposa à Edward et Alphonse d'aller se reposer : ils avaient, d'après lui, des têtes de déterrés. Les deux frères acceptèrent avec enthousiasme : ils étaient effectivement épuisés. L'homme les conduisit donc jusqu'à une chambre au premier étage de la maison, et les deux blonds constatèrent sans pour autant le commenter la nostalgie qu'avaient pris les traits de Thomas lorsqu'il ouvrit la porte. Ce dernier les laissa ensuite seuls en leur annonçant qu'ils pouvaient dormir aussi longtemps qu'ils le souhaitaient. Ils l'avaient remercié, et l'homme était parti.

Les deux jeunes se glissèrent rapidement sous les draps agréablement confortables de leurs lits, et s'endormirent sans prononcer un mot de plus, tout en repensant à leurs incroyables découvertes de la journée, et au fait qu'ils étaient vraiment, vraiment mal...


Voili voilou !

J'espère que ce chapitre vous aura plu ! Je l'ai publié deux jours plus tôt, parce que j'ai reçu quelques petites reviews tout à fait charmantes !

Oui, je sais, ma théorie du vide est un peu confuse et tout à fait inconcevable... Mais c'est quand même pas trop mal ! Il fallait bien que je trouve quelque chose ! Puisqu'on ne sait pas énormément de choses à propos du vide, alors c'est possible ! Enfin, dans le cadre de l'alchimie... Je crois ? Même si c'est très tiré par les cheveux, j'avoue que j'ai passé beaucoup de temps à la penser, alors que l'expliquer de manière plus ou moins fluide ne prend que quelques lignes... Il y a de la réflexion derrière !

Je pense que c'est tout pour ce chapitre... Si vous apercevez quelques incohérences, erreurs, et autres, n'hésitez pas à me le signaler, j'en tiendrais compte ! Et si vous avez des idées concernant la suite de la fanfic, faîtes-les moi parvenir, je saurais les utiliser !

J'ai également une déclaration à faire ! JE NE SUPPRIMERAIS JAMAIS MES ACCENTS CIRCONFLEXES DE MES FANFICTIONS, POUR L'AMOUR DE DIEU. (Que vient faire un quelconque dieu là-dedans ? aucune idée xD). Je ne changerais pas mon orthographe, que m'en veuille le gouvernement français, bon sang ! Tout ça pour que les pauvres petits gens qui ont la flemme de s'intéresser de près à la belle langue de Victor Hugo puisse tout de même la parler... Rah. -Vale n'é pa contente. L ném pa sa du tou. Nénufar.- URGH. Mon cerveau a explosé. BREF.

Je publierais la suite dans un délai de deux semaines. Elle est déjà écrite et prête (accent circonflexe, honneur à toi !) à être publiée, j'ai trois chapitres d'avance depuis le début de cette fanfiction. On n'est jamais trop prudent ! Je verrais donc si je publie quelques jours en avance ou pas, tout dépendra de VOUS !

Laissez donc une petite trace de votre passage par ici, que ce soit pour complimenter, pour critiquer, pour conseiller, proposer des idées, signaler votre impatience (ou pas !), critiquer le gouvernement français et ses réformes sur l'orthographe, parler de la migration des canards et des oies sauvages... Erck, je divague...

A la revoyure !

Vale