Yo ! Me revoilà avec deux jours de retard (roooh, ça va... C'aurait pu être pire !), mais j'ai une bonne excuse : coupure d'internet ! Mais me voici de retour, et en pleine forme !

Réponse aux reviews (à l'unique review, en fait *tristesse*) :

Guest (Kanade-Chin) : Ouah ! Je n'avais jamais reçu de si grosse review jusqu'à présent ! Et en plus, elle est superbe ! Un vrai chef d'oeuvre de review ! Auquel je vais m'empresser de répondre !
GRAND UN : merci beaucoup ! Cela me fait vraiment plaisir de savoir que tu trouves ma fanfic bien écrite, c'est génial et très confortant dans mon rôle d'auteur ! Je suis ravie de savoir que mon style soit fluide, j'ai réellement du travailler ce point, ayant tendance à faire de trop longues propositions... HUM. Très bien, je ne changerai rien (ou tout du moins, j'essayerais) !
GRAND DEUX : Tu m'as percée à jour pour la référence à Joséphine Ange Gardien ! xD En fait, l'idée de faire atterrir Ed sous la table m'est venue un soir dans mon lit, juste après avoir regardé Joséphine Ange Gardien avec ma petite sœur... J'ai trouvé le concept extrêmement hilarant et me suis esclaffée dans mon lit. Voilà, tu as l'explication ! xD
En ce qui concerne les OC, j'hésite encore à en intégrer un/une, mais qui sait, peut-être que quelqu'un apparaîtra à un moment donné ? Je compte effectivement utiliser Mustang n°2, pour la simple raison que j'aime ce perso (pas autant que Ed, mais tout de même !). D'autres personnages viendront également aider nos héros, mais je resterai silencieuse pour le moment quant à leur identité !
Thomas est très gentil, effectivement, j'ose espérer qu'il existe toujours des personnages aussi accueillant par les temps qui courent...
Encore merci, et la suite, la voilà ! N'hésite pas à poster un aussi long commentaire que le précédent sur ce chapitre-ci (si tu trouves assez de contenu, bien sûr xD), cela me ferrais très très plaisir ^^ ! Au plaisir de te re-répondre !

Chapitre trois, en avant, enjoy !


FULLMETAL ALCHEMIST : LES SAUVEURS DU FUTUR
CHAPITRE TROIS : EXPÉRIENCES ET SUCCÈS

Cela faisait longtemps que les frères Elric n'avaient pas dormi dans un bon lit. Aussi, quand le plus jeune des deux se réveilla, il ne put s'empêcher de soupirer de bonheur. Il avait dormi sur un matelas, un vrai, et bien rembourré ! Depuis que lui et Edward avaient quitté Munich, ils n'avaient dormi que dans des vieux hôtels miteux (ils n'avaient pas les moyens pour mieux, de toute façon...). Alors, ne sentir aucun ressort défoncé titiller son dos durant son sommeil, c'était extraordinaire.

Après une 3 bonnes minutes d'extase devant son matelas, Alphonse se tourna vers le lit de son frère. Vide. Le jeune homme soupira. Évidemment, son frère ne se reposait presque jamais. Il avait encore dû trouver quelque chose sur l'alchimie en cherchant le sommeil et s'était surement relevé pour tester ses théories.

Alphonse lâcha un nouveau soupir tout en se redressant sur son lit. Après s'être étiré, appréciant le fait qu'aucune partie de son corps, ses jambes exclues, n'était douloureuse, il repoussa la couette du lit et se releva.

Par la fenêtre de la chambre, le jeune Elric put observer un magnifique soleil... Levant ?! Il avait dormi presque une journée complète ? Pas étonnant que son frère soit parti...

Alphonse sorti de la pièce sur la pointe des pieds, afin de ne pas réveiller le reste de la maisonnée si tous dormaient, et se dirigea de mémoire vers la cuisine.

Cette dernière se trouvait être vide. Alphonse afficha une légère moue déçue : il aurait tout de même bien voulu rencontrer quelqu'un... Un petit bruit provenant de la pièce d'à côté comme un léger grondement, attira l'attention du jeune garçon qui se dirigea curieusement vers la source du bruit, et se retrouva nez à nez avec l'étrange appareil qui produisait une image mouvante et du son sur un écran lumineux. Un autre détail frappa ensuite Alphonse : sur le canapé en cuir du salon se trouvait une petite fille, d'approximativement sept ou huit ans, avachie sur la banquette, les yeux braqués sur les petits personnages animés à l'écran, comme hypnotisée par ces derniers.

Probablement la fille de Thomas.

Alphonse préféra ne pas la déranger, mais il se souvint que son grand frère avait disparu, et que peut-être que la petite aurait pu l'apercevoir quitter la maison. Alors, le blond s'empressa d'aborder timidement et poliment - ce qui était étrange, du fait qu'elle était bien plus jeune que lui - la gamine.

"Euh... Bonjour, mademoiselle, excusez-moi..."

La petite brunette se tourna vers lui, et ses yeux s'illuminèrent alors d'une lueur d'excitation certaine.

" - Dis, c'est toi Alphonze, demanda-t'elle en zozotant avec empressement ?

- Oui, euh... C'est moi...

- Z'ai un message très beaucoup secret à te tranzmettre, déclara la petite d'une voix solennelle.

- Ah oui, demanda Alphonse en souriant à l'ouïe du langage enfantin de l'enfant ?

- Oui, viens, rapprosses-toi, ze vais te le dire dans ta petite oreille, chuchota la petite brune en faisant signe à Alphonse de se rapprocher, d'un air méfiant. On aurait presque dit qu'elle s'attendait à être espionnée... Ce qui était le cas : elle semblait prendre sa mission très au sérieux !

- D'accord, accepta Alphonse avec un sourire amusé du sérieux de l'enfant, qui approcha sa bouche de l'oreille du jeune homme afin de lui transmettre son message discrètement.

- Z'ai rencontré ton petit... Ah non, c'était ton grand frère... Mais il était plus petit que toi, ze crois... Et bah ze l'ai rencontré ce matin et il m'a dit de te dire qu'il était parti tezter un truc bizarre au bord de la rivière, dans la forêt de derrière le villaze...

- Un truc bizarre, demanda Alphonse interloqué ?

- Voui, mais ze sais pas trop c'est quoi en fait, il a dit qu'il pouvait pas me dire, répondit-elle d'un air boudeur.

- Hm, d'accord, je vois, merci beaucoup... Euh... Comment tu t'appelles ?

- Z-z-Jeanne, répondit la petite avec difficulté à cause de son zozotement.

- Alors merci, Jeanne, tu as fait du bon boulot, bravo !"

Ladite Jeanne exécuta une maladroite esquisse de salut militaire avant de se replonger dans son dessin animé, laissa Alphonse de nouveau seul.

Le jeune homme décida rapidement d'aller à la rencontre de son frère qui faisait il ne savait trop quoi dans la forêt. Il se dépêcha donc d'enfiler le pull que Thomas lui avait prêté, ses affaires à lui n'étant pas encore sèches, et il quitta la maison à pas de loup, pour ne réveiller personne.

Heureusement pour lui, il possédait une mémoire fichtrement bonne, et il se souvenait approximativement de la direction à suivre pour arriver à la forêt. ll y parvint donc sans trop de détours, et suivit ensuite l'unique sentier qui partait du village.

Alphonse n'eût pas à chercher très longtemps : au bout de quelques minutes, il entendit un grognement sourd suivit de quelques froissements de feuilles, et se dirigea instinctivement vers l'origine de ces bruits, bien caractéristiques d'une certaine personne énervée, autrement dit...

"Ed !"

Lorsqu'il vit son petit frère s'approcher de lui, l'intéressé soupira et demanda, plus pour amorcer la conversation que pour autre chose.

" - Oh, Al... Bien dormi ?

- Comme un loir. Super. Et toi ? T'es là depuis combien de temps, grand frère ? Et tu fais quoi, tout seul ici ?

- Ouais, j'ai eu du mal à dormir en fait, et du coup, j'ai dîné avec la famille de Thomas hier soir. T'as vraiment dormi longtemps ! Enfin bref, sa petite famille est super sympa, et ils veulent tous qu'on reste chez eux le temps qu'on se trouve un logement... M'enfin, on va pas abuser de leur hospitalité trop longtemps, non plus. On va vite se trouver un pieux à nous quelque part en ville, faut pas s'attacher aux gens d'ici, Al, on partira bientôt. Enfin bref, je n'ai pas dormi de la nuit, et j'ai pu développer ma théorie sur le vide et l'alchimie dans ce monde. Je pensais qu'elle était bonne, alors je suis venu ici il y a déjà une bonne heure et je l'ai testée, mais ça ne veut pas marcher ! Ça m'énerve de ne pas trouver, et si ça se trouve, la vérité m'a raconté des bobards et on a même pas d'alchimie...

- Allons, grand frère, tenta de le raisonner en souriant doucement Alphonse... Je suis sur que la vérité ne t'as pas mentît, et puis, je suis sur que tu y es presque, tu vas y arriver, Ed !

- Mouais... T'as peut-être raison, soupira Edward. Je vais continuer, alors..."

L'aîné des frères ferma les yeux, pris une grande inspiration, et rouvrit ses deux paupières. Il se saisit d'un grand bâton à ses pieds, et commença à tracer un cercle de transmutation assez large, d'un diamètre d'approximativement trois ou quatre mètres. Les inscriptions et formes que traça Edward n'étaient pas connus d'Alphonse, qui observait avec attention son grand frère.

Une fois le cercle terminé, Edward prit une nouvelle profonde inspiration, avant d'apposer d'un geste rapide et précis ses deux paumes sur le bord du cercle. Il attendit quelques secondes, mais la réaction attendue ne vint pas, et le petit blond se releva d'un air rempli de rage, avant de balancer un coup de pied dans la terre entourant le cercle, envoyant en l'air de nombreux petits cailloux et morceaux de terre en tout genre.

Alphonse soupira doucement. Son frère agissait véritablement comme un gamin, impulsivement, de façon immature et impatiente... Comme d'habitude.

" - J'y arriverai jamais, tu vois, Al, qu'est-ce que je te disais ! Ça ne marche pas, pas du tout ! Et pourtant, je suis sur que ma théorie est bonne... Encore une fois, le problème doit venir de moi ! Décidément, je suis vraiment bon à rien... Même pas fichu d'effectuer une transmutation de base dans ce foutu monde...

- Eh, Ed, s'exclama Alphonse ! C'est pas la peine de t'énerver comme ça, ça ne sert à rien... Tu vas juste perdre ton temps et ton énergie ! Tu sais bien que pour trouver solution à un problème, il faut se concentrer, s'acharner, et surtout ne jamais abandonner ou perdre son sang froid... Tu n'as toujours pas compris cela, après toutes les épreuves que nous avons surmonté !

- Hm... Ouais... Peut-être bien... Mais... Mais tu vois bien que rien ne marche... C'est vraiment rageant ! Regardes, tu vois ce cercle ? J'y ai rajouté les symboles du vide, entre les quelques formules alchimiques de base, là, et là, montra Edward de sa main de chair. Cela aurait, selon moi dû amplifier la transmutation, créé plus de vide, les électrons, protons et neutrons auraient dû s'écarter et laisser place au vide... Mais rien, rien du tout ! Je ne comprends pas...

- Mais... Pourquoi le vide, frérot ? Qu'est-ce que le vide a à faire là-dedans... ?"

L'aîné des deux frères soupira un grand coup et exposa la théorie qu'il avait développé la veille lorsque tous deux s'étaient abrités de la pluie sous ce grand arbre à son petit frère. Ce dernier ne put s'empêcher d'admirer Edward. S'ils avaient été dans leur monde, nul doute qu'il aurait été l'un des plus grands alchimistes de toute l'histoire de l'alchimie...

Oui, car sa théorie faisait plus que se tenir, c'était à un minuscule pas de la certitude... Et dire que personne n'y avait pensé jusqu'à présent ! C'était pourtant si évident...

Sa théorie expliquée, Edward décida de suivre les conseils de son frère et de se remettre au travail. Ainsi, le plus vieux des Elric s'acharna jusqu'à ce que le soleil sout haut au-dessus de leur tête. Ce fut à ce moment-là qu'Alphonse remarqua remarqua les profondes cernes violettes sous les deux yeux dorés et fatigués de son frère. Évidemment, s'il n'avait pas dormi de la nuit... Al proposa donc à Edward de rentrer chez Thomas pour se reposer un peu, ou au moins se mettre quelque chose sous la dent, ce que l'aîné accepta sans rechigner. Tous deux rentrèrent donc à la petite maison qui leur servait pour le moment de logement.

Là, ils trouvèrent Thomas, en compagnie de quelques hommes qu'ils n'avaient encore jamais rencontré. Alors qu'Edward passa à côté d'eux sans même un signe de tête respectueux pour se diriger vers la cuisine, Alphonse les salua et demanda à Thomas s'ils pouvaient préparer à manger dans la cuisine. Il y fut autorisé, mais Thomas précisa que lui et ses acolytes avaient déjà déjeuné, et donc que les frères n'avaient pas besoin de préparer le repas pour tout le monde. Alphonse pris, après un timide remerciement, congé des hommes pour rejoindre son frère dans la cuisine, le blondinet déjà en train de sortir quelques aliments du réfrigérateur.

Le plus jeune haussa un sourcil, lui qui n'avait pas vu la mère de famille cuisiner la veille, et qui n'avait donc encore jamais vu de réfrigérateur de ce genre de sa vie. Bah, il allait falloir s'habituer à ce genre de technologie moderne dans ce monde...

Bien sûr, Edward savait sortir quelques ingrédients du frigo et des placards, mais quant à l'utilisation des plaques chauffantes de la gazinière, il n'en menait pas si loin... Il appuya sur quelques boutons qui entouraient les plaques, et attendit une quelconque réaction. Mais bien sûr, rien ne vint, la chaleur produite sous les plaques ne produisant aucune flamme visibles au-dessus...

Et alors, Edward effectua l'un des gestes les plus stupides de sa vie. Et pourtant, en action stupide et irréfléchie, il avait bien donné auparavant... Afin de trouver une source de chaleur sur la gazinière, il y apposa franchement sa main. Et il compris immédiatement qu'il venait de commettre une énorme erreur. Il retira vivement sa main, et poussa un hurlement de douleur sous les yeux effarés de son petit frère, qui ne comprenait à proprement parler rien à la situation actuelle.

Alors qu'Edward s'était roulé en boule par terre sur sa main brûlée, Alphonse se précipita en-dehors de la cuisine et appela Thomas d'une voix tremblante. Ce dernier rappliqua rapidement dans la pièce témoin de la scène la plus ridicule de toute son existence de cuisine, et découvrit un Edward replié sur sa main gauche, laissant échapper quelques gémissements de douleur.

Thomas observa tour à tour sans comprendre Edward et Alphonse qui s'était agenouillé aux côtés de son frère en lui demandant ce qui n'allait pas, et finit par se pencher à son tour vers le garçon pour lui demander ce qu'il venait de se passer. L'aîné Elric tandis sa main brûlée à l'homme aux cheveux grisonnants, qui, dès qu'il comprit, ne put s'empêcher de s'exclamer.

"Mais passes-moi vite ta main sous l'eau !"

Comme Edward ne semblait que peu enclin à bouger, regardant Thomas comme on regardait un fou, l'homme l'attrapa par le poignet et le força à avancer vers l'évier. Il alluma le robinet et un jet d'eau gelé vint s'abattre sur la main meurtrie d'Edward, qui ne put retenir un gémissement de douleur.

Un gênant silence s'installa dans la pièce, entre Thomas qui se demandait s'il avait bien fait de proposer d'héberger de tels imbéciles, Edward qui observait sa main sur laquelle se développait déjà une cloque de taille assez conséquente, et Alphonse qui observait son frère d'un air plus qu'inquiet.

Le premier à prendre la parole fut Edward, dont la main enflait à vue d'œil.

" - Euh... C'était quoi, ça... ?

- Ça ? Bah une bonne grosse brûlure, lui répondit Thomas ! Mais qu'est-ce que t'as fait ?

- Je sais pas, moi, s'exclama Edward d'un air indigné !

- Mais t'as bien touché quelque chose de brûlant pour que ta main se retrouve dans cet état !

- J'en sais rien ! J'ai juste touché ce truc, là, dit-il en pointant la "gazinière" du doigt.

- Mais espèce d'inconscient ! Tu ne t'es pas dit un instant que tu risquais de te brûler ?!

- Mais il n'y avait pas de feu, s'indigna Ed ! Je pouvais pas deviner, moi !

- Mais il n'y a jamais de feu sur des plaques chauffantes !"

Les deux garçons blonds se regardèrent l'un l'autre sans comprendre. Des plaques chauffantes ? Sans feu ? Impossible !

Voyant les airs estomaqués que prenaient les frères, Thomas ne put s'empêcher de soupirer. Décidément, ces garçons étaient bien étranges... Enfin, il y réfléchirait plus tard. Après un signe exaspéré de la main, il quitta la pièce pour rejoindre ses acolytes, laissant les deux jeunes hommes à leur stupéfaction.


Après s'être remis de la terreur que leur avait offert les plaques chauffantes, Ed et Al avaient opté pour les restes du repas de la veille qui trainaient dans le frigo. Éviter tout contact avec les machines qu'ils ne connaissaient pas avait été l'une des plus sages décisions qu'avait pris les deux frères, selon Edward, dont la main avait été finalement pansée et bandée par Thomas.

Les deux blonds avaient donc dévoré d'un appétit féroce leur repas improvisé avant de se remettre en route pour la forêt, au grand dam d'Alphonse qui aurait préféré que son frère prenne un peu de repos. Mais Ed était têtu, et ce n'était pas un secret qu'il n'en faisait qu'à sa tête quant aux conseils qui lui étaient donnés... Aux alentours de 15 heures, les deux garçons étaient donc de retour dans la forêt, et Edward déjà de nouveau au travail, tentant de faire fonctionner son alchimie.

Plusieurs heures passèrent ainsi, l'aîné des deux blonds traçant des cercles de différentes tailles et profondeur, ornés de divers symboles alchimiques. Jusqu'à 19 heures, rien ne se produisit, mais heureusement, la motivation d'Edward était plus puissante que tous les échecs cuisants qu'il subissait. Seulement, alors que la nuit approchait doucement mais surement, une sorte d'illumination subvint dans l'esprit de l'aîné Elric. Il venait de découvrir quelque chose, et s'apprêtait à mettre le doigt sur la plus importante des informations. Afin de ne pas perdre le fil de la réflexion qu'il allait conduire, il l'énonça à haute voix, comptant sur son frère pour retenir ce qu'il aurait été susceptible d'oublier.

" Le vide. Le vide, c'est ce qui se trouve entre les protons, neutrons et électrons dans un atome. C'est également notre source d'énergie, ce en quoi les vies de ce monde sont transformées par le passage dans la porte de la vérité. L'alchimie permet d'utiliser le vide, cette énergie, afin de transmuter. Dans ce monde, il est en apparence impossible d'utiliser l'alchimie. Mais il n'y a auxune raison pour que les vie de notre monde ne traversent pas la porte ! Selon cette supposition, il existerait de l'énergie nécessaire à l'alchimie dans ce monde-ci, en provenance de l'autre monde. Dans ce cas, il suffirait uniquement de créer un cercle de transmutation parfait pour que le vide y soit total afin de pouvoir transmuter. Du vide physique, donc. Mais il existe également un autre vide, que j'ai jusque là totalement laissé de côté ! Et pourtant, il pourrait être l'élément manquant à ma théorie... Oui, le vide spirituel." Alphonse haussa un sourcil mais ne dit rien. "Afin de concentrer l'énergie du vide, il faut autre chose que les cercles de transmutation... Il faut faire le vide dans notre esprit. C'est ça, la solution que je recherchais, Al, c'est sur ! L'énergie alchimique étant beaucoup plus difficile à concentrer dans ce monde, il faut autre chose que l'action de joindre les mains ! Et c'est ça, le vide spirituel, c'est ça, qu'il me manquait..."

Edward s'arrêta de parler, laissant un sourire radieux illuminer son visage. Il traça de nouveau un large et profond cercle de transmutation dans la terre de la forêt encore humide de la veille, sous les yeux ébahis d'Al, qui n'en revenait pas du génie de son aîné. Ce dernier, une fois le cercle terminé, s'installa en tailleur devant son oeuvre, et ferma les yeux, sans aucun doute pour se concentrer et faire le vide dans son esprit.

Quelques dizaines de minutes s'écoulèrent avant qu'Edward ne bouge afin d'apposer ses mains sur le cercle, dans un geste terriblement lent. Alphonse comprit que son frère ne devait probablement pas réfléchir, mais qu'il agissait d'instinct. Il devait très surement avoir réussi à vider son esprit de toute pensée. Le plus jeune, bien que plus grand en taille des deux frères observa impatiemment et avec excitation la mise en œuvre de l'intelligence extraordinaire de son frère.

A peine les mains d'Edward entrèrent en contact avec les profonds sillons du cercle que celui-ci s'illuminait d'une puissante lumière bleue et que de gigantesques et éblouissants éclairs bleus en jaillissaient. De bien trop impressionnants éclairs pour une transmutation "de base". Des éclairs qui s'abattirent sur la forêt toute entière. Des éclairs qui firent s'envoler d'épais nuages de terre et de poussière dans l'étendue verte et marron. Des éclairs qui se regroupèrent vers Edward qui avait déjà disparu sous la lumière aveuglante qu'il produisait, sous le regard d'un Alphonse en panique totale. D'un Alphonse qui venait de comprendre que quelque chose d'énorme clochait dans cette transmutation...


Le vide. Edward avait fait le vide total dans son esprit. Plus aucune pensée ne traversait son esprit. Si, une seule, qui avait jailli presque instinctivement, et qui avait ordonné aux muscles de son corps d'entrer en contact avec le cercle devant lui. Ses muscles avaient obéit. Il avait claqué des mains et ces dernières étaient descendus toutes seules vers le sol. Et le cercle de transmutation s'était activé. Oh oui, pour s'être activé, il s'était activé... Et Edward l'avait immédiatement sentit. Et bien trop.

A peine avait-il posé ses mains sur le sol qu'il avait eu une étrange impression. Ou plutôt, un mauvais pressentiment. Il avait pris l'habitude, lorsqu'il utilisait l'alchimie, de sentir une sorte de courant d'énergie traverser son corps. Cette énergie qui le traversait d'habitude en très faible quantité, il la ressentait maintenant de façon beaucoup plus forte. Non, de façon incroyablement plus forte. Bien trop, d'ailleurs. Un centième de seconde ne s'était pas écoulé après la transmutation qu'Edward avait déjà totalement perdu le contrôle de son alchimie. De l'énergie, il y en avait en bien trop grande quantité ! Il la sentait parcourir tout son corps, produisant d'incontrôlables tremblements dans celui-ci. Des orteils aux crâne, il ne pouvait s'empêcher de trembler, non seulement à cause du phénomène alchimique, mais également de peur, et plus tard, de douleur. De peur, parce qu'il craignait réellement que la transmutation ne prenne une ampleur catastrophique, et même qu'elle détruise une bonne partie de la forêt. De douleur, car il ne parvenait pas à maîtriser l'énergie malgré tous ses efforts qui lui crispaient horriblement chaque muscle de son corps.

Après quelque secondes, Edward comprit qu'il ne pourrait pas contrôler la réaction alchimique, et il tenta alors d'arrêter totalement la transmutation. Un seul problème survint, mais primordial : impossible. Impossible de stopper la réaction. Malgré tous ses efforts, il n'y parvînt pas. Et pourtant, s'il ne voulait pas détruire la forêt complète, voir les villages alentours, il devait y parvenir... Une seule solution au problème : parvenir à catalyser le trop plein d'énergie et le faire s'évaporer dans son propre corps. C'est ce qu'Edward essaya d'effectuer. Difficile manœuvre que de manipuler quelque chose d'immatériel ! Et pourtant, le jeune homme parvînt, sans trop savoir comment, à dissiper l'énergie dans son corps... Ou tout du moins, c'est ce qu'il en déduisit plus tard. Car, alors qu'il tentait de ramener à lui toute l'énergie alchimique qui l'entourait, son corps tremblant de part en part, transperçant Ed d'atroces douleurs musculaires, une sorte de... Vide ? Happa son esprit, l'attirant rapidement dans une dangereuse inconscience.


Entre quelques éclairs aveuglants que produisait la transmutation et qui menaçaient de détruire la forêt, Alphonse put entrevoir le visage crispé de douleur due à l'effort surhumain qu'il était en train de produire d'Edward. Dans un mouvement de panique et d'inquiétude pour son frère, le plus jeune des deux blonds se précipita vers l'autre, bravant le tourbillon d'énergie alchimique. Mais, alors qu'il entrait en contact avec les éclairs bleutés, ces derniers s'estompèrent doucement, laissant apparaître, au centre de leur tourbillon, le jeune homme blond dont les yeux étaient clos, agenouillé devant un énorme cratère, avec, en son centre, une sorte de grosse masse de terre boueuse, sans aucune forme descriptible... Mais Al ne s'attarda pas du tout sur ce détail, car il remarqua que son grand frère ne rouvrait pas les yeux, et ne répondait pas à ses appels. Et, pire encore, il le vit piquer du nez vers le sol, et dévaler la pente du cratère pour venir heurter la masse boueuse qui stoppa net sa chute.

Horrifié, Alphonse dévala à son tour le cratère du plus vite qu'il put, et se laissa tomber sans ménagement sur ses deux genoux aux côtés de son frère qui semblait atrocement immobile. Le premier réflexe - et probablement le meilleur et le plus adapté à la situation - qu'eut Alphonse fut de prendre le pouls de l'aîné.

Au bout de quelques secondes qui parurent des heures à Al, ce dernier put sentir une légère pulsation traverser les veines de son frère. Il poussa un profond soupir de soulagement. Il n'avait rien compris de ce qu'il venait de se passer, mais ce qu'il savait, c'était que ce n'était, mais alors, pas du tout la réaction attendue par Edward. Il était clair et net que celui-ci avait totalement perdu le contrôle de la transmutation. Il était même quasi-certain qu'il avait failli y passer... A cette pensée, Alphonse pâlit plus encore qu'auparavant. L'idée de perdre son frère à peine retrouvé, après tout ce qu'ils avaient vécu ensemble, après toutes les épreuves qu'ils avaient surmonté... Cette idée lui était plus qu'insupportable . Ils avaient déjà passé quatre ans, quatre longues années, séparés l'un de l'autre, avec aucun moyen de savoir si l'autre était en vie ou non, ce n'était pas pour mourir aussi facilement et aussi stupidement à la première difficulté venue...

Sans qu'il ne se rende compte, quelques larmes filtrèrent des yeux d'Al, qui enfouit son visage dans le sweat de son frère, laissant libre court à ses pleurs. Il venait d'avoir bien plus peur qu'il n'oserait jamais l'avouer, et il avait cruellement besoin d'évacuer le trop-plein d'émotion qui s'était accumulé en lui en l'espace de quelques petites minutes. Bien sûr, son frère avait probablement besoin de soins, de l'analyse d'un médecin, et peut-être même plus, Al n'en avait aucune idée, puisqu'il n'avait rien compris de ce qu'il s'était passé. Mais pour le moment, le jeune garçon resta ainsi immobile, simplement secoué par d'incontrôlables sanglots, laissant ses larmes couler le long de ses joues et venir tremper les habits d'Edward. Son frère était sain et sauf, ou presque. Vivant. Il était vivant. Pour le reste, il aviserait plus tard. Il avait besoin de quelques minutes pour se remettre de ses émotions. Oui, il improviserait tout le reste plus tard.

Plus tard...


Voici venue la fin du chapitre trois !

Oui, je fais déjà souffrir nos deux blondinets, mais tout le monde sait que je suis sadique... N'est-ce pas ?

Au sujet de la petite Jeanne, son prénom vient de celui de ma petite soeur de sept ans, presque aussi fan que moi de FMA... Elle lit aussi ma fanfiction (oui, je sais, elle est jeune, et blablabla... Mais elle lit sans arrêt, ce n'est pas de ma faute !), et est plus que ravie que son nom y apparaisse ! Voilà voilà...

Des explications sur la dernière scène viendront au prochain chapitre, pas d'inquiétude ! Ce chapitre quatre paraîtra dans deux semaines, il est écrit et prêt à être publié ! Je n'aurais donc, à moins d'un fâcheux événement, pas de retard sur sa publication !

N'oubliez pas de reviewer, ce serait super motivant, vraiment !

A la prochaine !

Vale