Yellow. Je suis désolé.
Tu recommences là
Je sais, mais bon. Ca fait beaucoup BEAUCOUP trop longtemps que je n'ai pas poster. Alors je tiens à m'excuser un peu quand même.
Micka n'a pas tord. Tu ne vas pas t'autoflageler jusqu'à la fin de ta vie.
Mmh. Pas faux. Bref, je profite d'être chez moi pour une journée pour vous poster la suite, qui, punaise, m'a quand mêem foutrement énervé.
Le syndrome de la page blanche, vous connAissez ?
Et le syndrome de je-ne-suis-jamais-contente-de-moi, vous connaissez aussi ? Bah c'est ce qu'elle nous à fait en fait.
En pire.
Bon ça va ! On arrête de blablater et on y va ! Hop hop hop ! Et au fait, si vous me chercher, je suis au pôle. Nord ou Sud, comme vous voulez. Bisous à ceux qui attendaient la suite !
(pss: elle va encore vous faire chier aujourd'hmmm * baillonner par Blanche* Z'avez qu'a lire, ce sera mieux)
Chapitre 3 : Amusons nous en attendant
L'antre noir dans lequel il se trouvait lui faisait peur. Les chaînes qui le maintenaient à cette foutue table froide lui faisaient mal. Il voulait partir de là. Tout de suite. TOUT DE SUITE.
« Mmmmmmmmh…, grogna soudain une jeune dame en clignant des yeux, comme pour chasser une pensée parasite. Voilà trois jours que la même idée la taraudait. Et ça l'agaçait un peu : une idée, c'est sensée venir, s'installer doucement dans un recoin de sa tête, puis repartir aussi sec s'il elle n'est plus d'actualité. Mais non, il fallait qu'elle se jette sur son canapé, prenne sa bière et son chat, pour changer de chaîne et l'obliger à regarder SON programme.
Elle n'aimait pas du tout cette idée.
Son regard se tourna mollement vers la tête encapuchonnée qui somnolait dans le fond de la cellule. 3 mois, deux jours et 16h29 qu'il était là. Ça commençait à faire long du moins pour lui. Elle, elle n'était plus à ça près : une année de plus ou de moins, qu'importe.
Mais elle se comprenait la tension interne que dissimulait tant bien que mal l'archer : être enfermé aussi longtemps quand on jeune, que l'on a à peu près retrouvé la forme, et que ses amis ont disparu depuis un sacré moment, ça stress, forcément. Les murs étaient là pour témoigner de l'agitation intérieure du deuxième occupant de la cellule les dessins étaient tout brouiller autour de lui, et coulait presque du mur, comme si on avait voulu nettoyer le mur en jetant dessus un grand seau d'eau.
Ce qui évidemment, il ne voyait pas les écritures sont timides, il faut les avoir fréquenter un bon moment (un peu comme elle) pour qu'elles cessent de rester immobiles devant les yeux. Elles deviennent alors des lignes changeantes, mouvantes, taquines, sans fin et sans débuts, qui tournent et se transforment. C'était distrayant, et souvent intéressant. Ah voir si le jeune archer serait capable de les comprendre.
Il était inquiet oui. Trop long, beaucoup trop long ce temps d'attente. Ne pas savoir devait être insupportable. Ses ongles étaient rongés jusqu'au sang, et même en l'assommant, la jeune dame doutait qu'il dorme plus de quelques heures sans se réveiller tremper de sueurs. Combien de fois ces derniers temps avait-elle du le rassurer, lui assurer que tout allait bien. Le consoler, essuyer le fleuve sans fin qui quittait ses yeux. Lui faire oublier.
Une idée germa dans sa tête : un inspecteur flotta vaguement dans sa tête, et une étincelle s'alluma aussitôt dans les pupilles sans fond de la prisonnière : elle venait de trouver le moyen de le distraire de sa sombre mélancolie.
« Léonard ! »
Le pas du garde s'arrêta tandis qu'il tournait son visage mal rasé vers la voix qui l'interpellait la surprise se lisait sur ses traits : voilà longtemps, très longtemps que la petite dame aux yeux de tempête ne lui avait parler. Ses sourcils parsemés de fils blancs précoces se froncèrent d'autant plus que ce n'était pas vraiment le moment pour une conversation alambiquée avec elle. Avec ce satané visiteur… L'homme grogna de plus bel en se dirigeant vers la cellule qui l'intéressait. Quel plaie ce type, toujours à fourrer son nez où il ne fallait pas.
Plantant fermement ses pieds devant la grille, le geôlier toisa du regard le carré sans lumière dans lequel résidait nos très chères prisonniers. Les coudes posés sur un des rebords de la grille, Blanche le fixait, semblant vouloir lui donner un ordre par la seule force du regard. Le garde décerna néanmoins un sourire dans ses yeux si sombre d'ordinaire.
« Et le manque de lumière ne doit rien arranger, pensa-t-il aussitôt.
Son regard se porta alors sur l'ombre parmi les ombres de la cellule, bien que celle-ci fut légèrement plus bleu que ses congénères. Tiens donc. Un colocataire. Très étonnant ça, il ne pensait pas que quiconque en dehors de lui se fut risquer à ouvrir la porte récemment. Sûrement un nouveau, comme le petit Berlingot. Ou alors…l'assistant du bourreau ? Oui, cela lui ressemblait bien de mettre un prisonnier là par manque de place. Quel idée de le réassigner au rôle de garde, c'était un incapable de première, qui montrait bien trop de cœur pour servir efficacement de geôlier. Il aurait du se douter qu'il profiterait de la cellule de Blanche pour mettre à l'abri un soi disant « hérétique » trop molester par son ancien maître, le bourreau, de la cour.
Un soupir faillit échapper à Léonard Zeus que le rôle de garde en chef était compliqué : comment réprimander un de ses gardes quand celui-ci faisait juste preuve d'humanité ? Voilà quelque chose que l'on ne lui avait appris.
« Peux tu arrêter tes conjonctures sans fin, je suis fatiguée rien qu'en te regardant cogiter pour savoir comment cacher la bévue derrière moi, asséna la détenue d'un ton las où tintait l'ironie.
- La bévue à un nom je te signale, murmura doucement la capuche bleu appuyer contre le mur du fond.
- Je n'oublie pas, merci. Même si me le répéter de tant en tant n'est pas de refus, répliqua aussitôt son interlocutrice en gardant les yeux fixer sur le garde interpellé plus tôt.
- Pourquoi m'a tu appelé ? demanda Léonard, coupant cour à la joute verbale qu'il voyait poindre dans la conversation.
- Un marché. Je veux te proposer un marché.
Un pose. Le temps que son interlocuteur réticent enregistre l'information, l'analyse, et fasse conférence dans sa tête pour savoir si écouter l'offre valait ou non le coup. Un délai qui étonna quelque peu Shin au fond de la cellule, qui laissa Blanche indifférente, et qui mit mal à l'aise le détenu qui tenait d'écouter, mine de rien, la conversation depuis la cellule d'a côté. A qui parlait ce benêt de garde ? Il n'y avait personne dans la cellule d'à coté. On ne pouvait même pas apercevoir l'intérieur, il n'y avait pas de lucarnes sur le mur adjacent comme pour les autres geôles. Parlait-il…à un fantôme ?
Un frisson parcourut le vieux moine alcoolique, qui se remémora les quatre années qu'il avait passé à cuver son vin dans les catacombes : mille histoires de revenants, plus terrible les unes que les autres, se succédèrent dans son esprit apeuré.
L'histoire des 7 meurtres commis par un seul prisonnier, en l'espace d'un semaine, à raison d'u par jour. Le dernier jour, c'est son propre meurtre que le fou organisa, s'entourant des restes de ceux qu'il avait tuer tout au long de la semaine, il s'était trancher la gorge. Fou de rage, le garde en chef de l'époque aurait convoquer un nécromancien, et lui aurait demander d'empêcher l'ignoble personnage d'accéder au repos éternel : coincé sur terre, l'âme aurait continuer ses massacres, toujours par tranche de 7, pendant la semaine nommé semaine « sanglante » par les geôliers, en souvenir des tristes méfaits du sire.
Marie l'étranglé, pauvre fille jeté en prison pour avoir séduit les animaux de compagnies du prince héritier, et les avoir laisser s'échapper, afin « que ses pauvres créatures puissent retrouver leur maison ». Etranglé par son compagnon de cellule, celui-ci prétendant qu'elle parlait aux rats. Depuis, la pauvre enfant roderait dans les couloirs, et envoierait les rats dévorés les pieds de ceux qui avaient été accusé et enfermés à raison, et délivrerait du fardeau terrestre les justes jetés en prison à tort.
Et les Sorcières Assassines… non, il préférait oublié celles-là. Trop horrible, beaucoup trop terrifiant pour son cœur de moine abruti par la boisson.
Tant d'histoires horrifiques, laquelle pouvait bien se vérifier ici ? Le détenu ne chercha même pas. « Je demanderai au vieux Gill »
« Qu'as-tu à me proposer ? fit soudain le garde en sortant sa réflexion.
- Je veux du tabac pour ma pipe. La marque qui vient d'ou tu sais. Et un cageot de pomme bien juteuses, s'il te plait, dit posément la jeune dame.
- Propose moi le marché AVANT de réclamer, sourit le garde.
- Pourquoi ? Je vais l'avoir de toute manière, répondit du tac au tac la prisonnière. Puis, enchaînant devant le regard agacé de son interlocuteur : je sais que l'inspecteur est là.
- Les yeux de Léonard s'assombrirent. Cette saleté. Il avait failli l'oublier.
- Et tu proposes de… ? demanda Shin
- Je propose de te débarrasser de ton inspecteur, fit Blanche, le plus calmement du monde.
Silence. Regard surprit de l'archer, et réflexion intense du geôlier.
La capuche bleu était perplexe : elle allait faire quoi à cet « inspecteur » ? Qu'entendait elle par « débarrasser » ?
Le garde en chef était partagé : d'un côté, il y avait sa peur, qui lui disait que si jamais elle se trompait, il était bon pour la potence de l'autre sa a raison et son cœur, le premier criant qu'elle allait drôlement lui rendre service, et pour par grand chose, et le deuxième hurlant que se serait sans doute drôle et qu'elle ne s'était jamais tromper jusque là.
- D'accord, fit résolument le garde, et un des rares sourires de Blanche illumina le couloir.
D'une pichenette, un petit cailloux s'envola dans le couloir, et rebondit sur le mur. Sa course le mena dans l'œil d'un rongeur dans la cellule voisine, ce qui fit qu'il mordit violemment le détenu qu'il se contentait de grignoter précédemment. Celui-ci hurla, et lança le parasite hors de sa cellule, et la colonne vertébrale de l'animal émit un craquement sinistre. La dépouille pouilleuse atterrie au pied d'un garde malingre aux airs perfides, qui, en tentant une retraite précipité tomba sur son collègue pourvu d'un sympathique brioche, qui lui même bascula en laissant échapper le fardeau qu'il tenait. Une caisse de bois pourrie, remplie d'os tirés d'une cellule rafraîchie pour de nouveaux arrivants, vint s'écraser au ralenti sur la tête d'un homme au regard sévère qui s'apprêtait à donner une taloche à l'infortuné garde qui avait eu le malheur de lui manquer de respect. Le regard amusé d'un des geôliers, qui commenta plus tard la scène comme « étant la meilleure chance de l'année » auprès de sa femme, échappa heureusement à l'horrible personnage à présent étaler au sol comme un poulpe sous le soleil.
- Et maintenant, je te laisse 5 secondes pour biiiiiiien vous foutre de sa sale tronche d'inquisiteur de me…
- J'ai compris, merci ! coupa brusquement le cuisinier qui écoutait depuis un petit moment déjà le garde blablater de manière incompréhensible.
- Et donc, c'est pour ça que j'aurais besoin que tu me donnes…
- Un cageot de pommes ? finit le marmiton en soupirant.
- Exactement ! s'écria le jeune homme, au comble de la surexcitation.
- Tiens, dit son interlocuteur, en lui posant sans précaution un cageot entier de pommes rouges et vertes. Maintenant tu m'excuses, mais j'ai du boulot MOI, souligna le cuisinier en sortant de la remise pour retourner en cuisine, un sourire taquin aux lèvres.
Ce à quoi le geôlier répondit d'un tirage de langue (pas français ça va mourir), avant d'emporter en sautillant presque son précieux chargement dans les sombres abysses d'où il était sortie. Un couloir sombre menant jusqu'à une porte dérobée donnait sur un escalier, descendant dans les entrailles de la terre. Le jeune garçon descendit rapidement les marches, avec l'apparition de terre autour de lui au fur et à mesure de son chemin, remplaçant la pierre.
Un léger sifflotement annonça son arrivé à ses collègues en bas de l'escalier, qui pour un, laissa échapper un gros soupir, tandis que l'autre pouffa en reconnaissant l'air.
C'est avec un petit « you can dance » sur le bout des lèvres, à peine murmurer, que le garçon remit son colis à une charmante dame dans sa cellule.
« Merci, fit Blanche avant de s'emparer du cageot, et d'adresser un regard exprimant clairement un non-pas-tout-de-suite-non-discutable à Shin, qui se retenait à grand peine de baver devant le trésor dans les mains de sa colocataire. Garde en 3 pour toi. En fait non, 5.
Sur quoi elle tendit les 5 fruits au porteur, après avoir fait passer le cageot de sa main gauche à sa main droite et ainsi assister à la magnifique et néanmoins pitoyable tentative de l'archer pour passet à travers les barreaux.
Refermant la porte avec un air plein de reconnaissance, le jeune garde se hâta de filer à son poste quand le doux pas de Léonard résonna dans le couloir. Après une gymnastique longue et complexe, l'archer demi-élémentaire, fatigué de courir après son délicieux péché mignon, s'écroula sur le sol, en étoile. Il ne se sentait pas encore assez en forme pour continuer ce petit jeu cependant, Blanche, jugeant sans doute que la torture avait assez duré, lui lança quelques fruits depuis le fond de la cellule, que Shin s'empressa d'attraper avant que les précieux ne tombent au sol. ( ai-je vraiment besoin de préciser à quoi je fais référence ? )
« Alors, satisfaite ? demanda avec une fausse sévérité le garde en chef.
- Autant que tu peux l'être, répondit la forme mouvant au fond de la geôle.
- Et surtout autant qu'il peut l'être, souligna Léo en désignant du menton le demi-élémentaire se goinfrant comme…un goinfre.
- Attention, je crois que tu es à la limite de me faire pouffer, ironisa la jeune dame, continuant ses mystérieuses activités. Et surtout à la limite de sourire.
- Je souris déjà plus que toi je te signale, s'exclama le garde, oubliant complètement son rôle de méchant garde face à la vermine du monde, ou du moins à ce qui doit être traiter comme telle.
- Tu n'as aucune preuve tu conjonctures, c'est tout, continua tranquillement Blanche.
- Chi, moi 'ia g'es creuves, crachota l'accro aux pommes, du jus dégoulinant de façon peu glamour sur son menton.
- Ah ? fit triomphalement Léonard en tournant son regard sur Shin, attendant la suite.
- 'ai 'ompté le 'ombre gue s'ogire qu…aah, qu'elle à fait depuis que je suis là, continua l'archer, bavard comme une pie tant qu'il avait une pomme en main ou en bouche.
- Tu as compté…le nombre de sourire ? murmura la voix dans l'ombre.
- Et combien de fois a-t-elle sourie en tout ? s'impatienta le geôlier en chef, en passant ses mains autour des barreaux, comme pour se rapprocher de son interlocuteur et le forcer à parler plus vite.
- 3 fois, répondit le mangeur de fruit rond et juteux.
- Ah bah, tu vois que tu souris peu ! continua, fier de lui Léo puis radoucissant le ton : Et d'ailleurs, tu devrais sourire un peu plus, ça te ferais du bien.
Silence
Les regards des deux hommes scrutaient l'obscurité, tentant en vain d'entrapercevoir le visage de la jeune dame aux yeux de tempêtes. Rien ne bougeait dans l'ombre, comme si il n'y avait personne. Comme si les deux hommes n'observaient que les ténèbres.
« Au revoir Léo, fit la voix de l'obscurité, sur un ton sans réplique.
Mmh, soupira le garde, en secouant la tête, comme en proie à une pensée dérangeante. Au revoir Blanche.
Son regard vert perça un instant la semi-obscurité, et d'un hochement de tête, il salua le colocataire de celle qu'il venait de saluer. Le vert émeraude rencontra le doux bleu, et une lueur passa dans les yeux du garde, comme une indication importante, qui ne pouvait passer par des mots.
La lueur s'éteignit, et Léonard partit, ses bottes claquant sur le sol poussiéreux des catacombes.
Shin était en proie à une étrange agitation : la main tenant une pomme à moitié rongée à quelques centimètres de sa bouche, cette dernière à moitié ouverte, lui donnant d'ailleurs un air béat, il réfléchissait à toute allure, même s'il n'en avait vraiment pas l'air.
Il ne savait comment interpréter le regard que lui avait lancer ce Léonard : Etais-ce bien une demande d'aide qu'il avait perçu ou étais-ce juste son imagination ?
Un grand bruit le sortie brusquement de ses réflexions : on s'agitait, loin dans le long couloir.
Brusquement, Blanche apparue, la tête aux barreaux, un air de concentration extrême sur le visage, et une pipe fumante accroché à ses lèvres. Interloqué, Shin se leva à sa suite, et essaya tant bien que mal devoir ce qui intéressait tant sa colocataire.
Toujours aussi soudainement, cette dernière se tourna vers l'archer, et d'un ton ou perçait la fébrilité, dit :
« Vieux, je crois qu'on a retrouvé tes compagnons »
