Yellow. Comment allez vous ? Moi je vais bien. J'ai eut une punaise d'inspi ce soir, alors j'ai finis ce chap pour vous. Elle pas gentille la petite Lola ? Bref, les filles sont couchés ( sérieux, vous avez vu l'heure ) et donc, je suis seul pour vous présentée ce nouveau chap. Je crois que vous allez commencer à comprendre qui est vraiment Blanche. Et que surtout, c'est un chapitre ou vous allez me détester. On n'hésite pas à me signaler un oubli, du genre un mot, une phrase un paragraphe, par une gentille reviews.
Viens te coucher au lieu de papoter sombre idiote !
Une minute j'te dis ! Je remercie au passage Alkeim pour sa gentille reviews: tu peux pas savoir fhdffdfsf * emmener par Micka de force *
Bref. Merci, blablablablablablablabla, bonne lecture,et tout le tintouin.* va se coucher avec sa prisonnière ligotée*
( Ps :Elle te remercie de l'avoir remotiver pour finir le chapitre)
Chapitre 4 : La mort se lit dans ses yeux
Le bruit grinçant de la porte dérobée, les pas lourds dans l'escalier s'enfonçant dans les entrailles de la terre, et le crissement désagréable des chaînes brisées sur le sol avaient réveillé les pleurs et les cris des prisonniers.
Le vieux Gill, assis, en tailleur devant la grille de sa cellule aussi rouillé que ses vieux os, fut intrigué par l'arrivé de ses nouveaux pensionnaires. Une chose en particulier l'interpella en réalité.
De sa place, ses yeux fatigués purent entrevoir la robe de mage rouge, sale et déchirée, le bras mécanique tordu, abîmé, et surtout…l'écusson de l'Eglise de la Lumière à moitié arraché sur une chemise de lin. Ses paupières couvertes de vieilles peaux séchés se plissèrent, et son nez cabossé par de multiples fractures se pointa entre deux barreaux, tandis que ses mains osseuses venait entourés ceux-ci.
Un paladin, ici ? Qu'avait donc fait cet homme pour finir avec eux dans les sombre catacombes, oublié de tous ? Y avait-il un rapport avec les personnes l'accompagnant ?
Le vieillard curieux retroussa son nez, et rentra le bout de ce dernier dans sa cellule, réintégrant son poste d'observation habituel. Il était patient, il finirait pas comprendre ce que pouvait faire un homme de l'Eglise dans les souterrains ; il ferma les yeux. Si plus de 8 ans à croupir dans une geôle infâme lui avait bien apprit quelque chose, c'était que les yeux ne servent pas à grand chose dans le noir. Mieux vaut tendre l'oreille...
Shin, fébrile, vit arriver les trois masses informes qu'étaient devenus ses compagnons. Ses yeux bleus se posèrent sur les plaies, les fractures, les infections, les visages mutilés, la peau arrachée. Il coula un regard vers son impassible colocataire, bien droite à côté de lui, observant de même qu'il le faisait ses amis de toujours, évaluant les dégâts. Il comprit en reportant son regard désolé vers les prisonniers approchant qu'il avait du présenté le même spectacle à Blanche à peine 3 mois plutôt. Et elle ne s'en émouvait pas plus que cela.
Pendant une fraction de secondes, Shin fut frapper de plein fouet par l'idée que pour ne pas s'en émouvoir, elle avait du voir des dizaines et des dizaines des cadavres ambulants être traînés ainsi dans les couloirs, répandant leur sang sur la terre, suppliant du regard, implorant une aide inespéré. Son aide.
Un cliquetis de serrure lui fit reprendre conscience de la réalité : le bourreau ouvrait la cellule d'à côté de la leur, sous le regard inquisiteur de Blanche. L'homme, les mains légèrement tremblantes, évitait avec soin de croiser le regard de la dame aux yeux de tempêtes. Le geôlier jeta à même le sol deux corps mou, avant de fermer la grille d'un coup sec, et de continuer son chemin, faisant crisser le bras mécanique de son dernier paquet sur la terre. Il passa devant la cellule de l'archer et de sa colocataire, retenant malgré lui sa respiration, et se maudissant intérieurement de se montrer si faible. Il jeta son dernier colis dans l'autre cellule adjacente à celle de la dame aux perles, et après avoir fait tomber par deux fois son trousseau, repartie en marchant vite. Pas en courant, en marchant vite. Se persuada-t-il.
Théo était mal. Il se sentait vraiment en limites là. Mais quand ses yeux encroûtés de sang se posèrent sur les plaies béantes et crachotantes du pues de Bob, sa douleur ne fut plus qu'un lointain souvenir enterrer sous une pile de briques d'inquiétude.
L'Inquisiteur déchu se précipita tant qu'il put auprès du magicien en loques, ignorant sa jambe gauche en miettes. Bon Zeus, Bob, réveille toi. Me lâche pas sombre abruti.
De l'autre côté du mur, Blanche observait du coin de l'œil Shin qui s'agitait dans tous le sens dans la geôle, venant périodiquement frappée les murs derrières lesquelles se trouvaient ses amis. Il puait l'inquiétude presque autant que le demi-démon puait l'infection.
« Blanche, tu n'aurais pas un moyen pour les rejoindre ? supplia le pauvre demi-élémentaire, rageant.
Silence.
« Blanche ?
Pas de réponse. La jeune dame c'était lever en soupirant, et tourner vers le mur gauche, soit vers Bob et Théo si elle se souvenait bien, elle commença à tracer un grand rectangle à la craie. Partant du sol , jusqu'à la hauteur équivalent au sommet de son crâne.
« Blanche, que fais tu ? interrogea doucement l'archer, se gardant bien de mettre en doute le bien fondé de cette action.
- Chut, murmura-t-elle en collant son front à la portion de mur englober dans le rectangle.
D'eau tu es devenu Pierre. De Pierre, tu redeviendras poussière, et de Poussière, tu retomberas dans l'eau pour redevenir Pierre. Que de Pierre, tu redeviennes Eau, je te le demande. Maintenant.
Aussitôt que cette prière silencieuse eut pris fin, à la place du rectangle de craie, se trouvait un bloc d'eau, qui s'écrasa par terre, dans un grand splatch, faisant apparaître un Théo tentant de calmer un Bob fiévreux convulsant. Une scène pitoyable, triste.
Ne cherchant même pas d'où Blanche pouvait bien tirer se tour invraisemblable, Shin, se précipita à l'aide de ses amis, parcourant les quelques pas qui le séparait des deux hommes.
« Théo ! BOB ! Qu'es ce qu'il lui arrive ? demanda aussitôt l'encapuchonné en prenant un des bras de Bob, brûlé de long en large, et partant dans un angle pas très naturel. Il était horrifié par l'état physique du mage, mais pour le moment, calmer ses convulsions semblaient la meilleure chose à faire.
- Aucune idée vieux, mais y refuse de s'calmer, grogna le paladin en tenant fermement le mage sur ses genoux, résistant à ses faibles coups de poings démembrer. Le paladin ne l'aurait jamais admit, mais mêmes ces coups de poings, aussi faibles soi-il, lui faisaient un mal de chien. Ils renforçaient la souffrance lancinante qui se diffusait déjà dans tout son corps; chaque parcelle de peau où il le malade appuyait criait grâce, ce qui n'aidait évidemment pas l'inquisiteur à se concentrer sur son ami en train de convulser.
Soudain, dans un sursaut de douleur, le blessé ouvrit des yeux paniqués, souffrants,où la folie se lisait … et le rouge aussi. Shin ne fut pas le seul à blêmir, le visage de Théo prit une teinte encore plus blanche, si cela était possible vu son air cadavérique. Les mouvements erratiques du pyromancien ce firent plus violents, comme mus par une force intérieur. Panique généralisé.
L'archer, tenant tant bien que mal le mage par sa robe en lambeaux, sentait clairement l'air devenir lourd autour du corps mutilés de Balthasar. Théo, les yeux braqués sur son demi-démon préféré, les dents serrés, tentait visiblement de trouver une solution à ce problème imminent. Vite.
« Bob, BOB Le laisse pas passer ! cria le paladin, serrant un peu plus fort son hérésie à lui.
- Bob, tiens bon, ne lâche pas prise ! repris d'une voix plus faible l'archer, n'oublie pas qui tu es !
Tous cela, Blanche le constatait du bord du passage entre les deux geôles, ses pieds nus bien à l'intérieur de la sienne, ne franchissant pas d'un orteil la ligne à la craie qu'elle avait tracer pour séparer les deux cellules. Ses yeux sans fond passait des trois protagonistes l'un après l'autre, tranquillement. Bob sentait le sentait monter, ce salaud de frère jumeau démoniaque ; il entendait les démons hurler à ses oreilles, il sentait SA présence dans sa tête, plus forte que jamais, ses crocs apparaîtrent inéluctablement dans sa bouche, sa vision se troublé. Théo paniquait, faible, fatigué. Il ne voulais pas le voir mourir, il ne voulait pas devoir le combattre. Il n'en avait simplement pas la force. Shin, lui tentait de maintenir Bob conscient, espérant empêcher l'autre de sortir. Espérant l'impossible. Il venait de les retrouver, il ne voulait en perdre un encore.
Accroupi, la dame planta soudain ses pupilles glacés dans celles volatiles et rouges de Balthasar. La dame semblait vouloir le sonder, connaître la personne responsable de ce raffut. Pendant une fraction de seconde, une tension anima le corps épuisé du pyromancien, et son esprit fatigué put entrevoir son démon, terrorisé , fuir la queue entre les jambes. La tension qu'exerçait Bob sur ses amis se relâcha soudain, et il s'écroula entre leurs bras, comme une marionnettes dont on aurait couper les fils . Avant de sombrer pour un sommeil qu'il attendait depuis des semaines , le mage eut tout de même le temps de voir pendant quelques secondes ce qui avait fait fuir sa saleté de démon.
Derrière Blanche, l'ombre menaçante d'un dragon, les crocs jaunis et la gueule laissant couler des filets de sang frais, s'étirait sur le mur dans un sourire carnassier. Autour de la dame aux yeux plus profonds qu'un abyme, voletaient quelques plumes noires.
Seul un démon peut en faire fuir un autre…
