Hellou! J'avais promis un chapitre chaque samedi et je suis désolée d'avoir autant de retard pour celui-là, mais je n'ai pas eu une minute à moi ces derniers jours entre mon TM (je crois que ça correspond à votre TPE? français xD) et ma vie sociale qui connait une brusque augmentation, sans oublier ce site qui n'arrête pas de se rebeller xD Mais ne vous inquiétez pas, le prochain chapitre sera là dimanche prochain, car cela m'arrange plus de poster le dimanche que le samedi en fin de compte ^^

Voilà, je vous dis : bonne lecture, et on se retrouve à la fin du chapitre :D


Chapitre II

Kathryn serra amoureusement la main de l'homme l'accompagnant, lui adressant un sourire éblouissant. Depuis que la malédiction avait été rompue, tous ses souvenirs étaient revenus, et avec eux, l'image de cet homme magnifique qu'elle avait tendrement aimé. Elle s'était alors rappelé sa scène dans l'école de Mary Margaret, cette époque où elle avait découvert les cachotteries de ces deux-là et avait réglé son compte à la femme d'une gifle bien méritée. Le souvenir dans son ensemble lui était désagréable, seul un instant lui importait réellement. Cet instant où elle avait heurté un homme, avait entendu une voix légèrement rauque et avait eu l'impression de le connaitre. Puis tout s'était évaporé et elle avait cru avoir rêvé.

Cependant, maintenant elle connaissait la vérité qui lui avait paru au premier abord totalement inconcevable mais peu de temps après lui avait semblé des plus normale. Enfin, depuis qu'elle avait croisé par hasard son grand amour: Frederick. Il s'était écoulé un instant où aucun d'entre eux n'avait osé faire le moindre mouvement puis ils étaient tombés dans les bras de l'autre.

La vie n'avait été que bonheur. Elle avait emménagé avec lui immédiatement dans son petit appartement en bordure de la ville. Ils avaient rattrapés les années passées en passant des heures à discuter dans leur lit moelleux en se fixant amoureusement. Kathryn avait alors appris que son nom à Storybrooke était Jim, et qu'il exerçait la profession de professeur de gymnastique (1) dans le collège de Storybrooke. Ils avaient longuement parlé de leurs inspirations, de leurs rêves et de toutes ses choses si insignifiantes mais leur semblant passionnante à mesure qu'ils se redécouvraient mutuellement.

A présent, ils menaient la vie d'un couple parfait, pensa-t-elle alors qu'ils se dirigeaient vers chez Granny. Elle mourrait d'envie de manger ces délicieuses lasagnes dont Granny avait le secret. De plus, elle avait longuement discuté avec Ashley, la jeune femme travaillant comme femme de ménage, et après de longues conversations, elles avaient décidé de se retrouver au restaurant accompagnées de leurs maris respectifs afin de faire davantage connaissance.

Elle sourit à nouveau avant de pousser la porte du restaurant, se cramponnant toujours au bras de son mari. Elle avisa une table où Ashley ainsi que son compagnon Sean étaient attablés. Elle les salua d'un geste de la main avant de s'asseoir élégamment. La discussion s'engagea rapidement, tournant autour de l'enfant d'Ashley, une gamine adorale selon les dires de ses parents.

- Et elle a prononcé ses premiers mots, déclara Sean d'un air ravi. Elle a tendu ses petites mains potelées vers moi et m'a appelé papa.

- C'est fantastique! s'exclama Kathryn en se tournant vers Frederick, échangeant un long regard avec lui.

- Nous allons nous marier, déclara ce dernier en souriant amoureusement à sa promise. Nous n'avons pas encore trouvé une date, mais cela ne devrait pas tarder. Nous n'avions pas eu le temps de célébrer nos épousailles au pays enchanté avant que la malédiction ne frappe.

Quelques heures plus tard, en sortant du restaurant, ils aperçurent monsieur Gold marcher d'un pas précipité vers l'hôpital, comme s'il avait le diable à ses trousses. Ils s'interrogèrent un instant du regard avant de décidé de ne pas y prêter attention, cet homme était connu pour ses nombreux instants de folie après tout. Ils s'enlacèrent amoureusement avant de se diriger vers leur appartement.


Emma haussa un sourcil en regardant le capitaine Hook. Ce dernier semblait totalement dépaysé, avec sa veste de cuir noir bon marché. Il avait sans doute dû la trouver dans une quelconque friperie de Storybrooke. L'aspect étrange de cette affaire était sans doute de savoir comment il avait pu trouver l'argent pour l'acheter. Il avait sans doute dû voler l'argent à un passant en le menaçant ou reprendre possession du Jolly Roger et des trésors y étant sans doute dissimulés.

- Hook, dit-elle d'une voix froide en dévisageant le pirate.

Son regard le parcouru, cherchant son crochet. Il l'avait toujours, accroché à son moignon de bras. Elle ne comprenait pas ce qu'il faisait encore à Storybrooke alors qu'il pouvait quitter la ville sans perdre la mémoire. Il aurait mieux fallu qu'il parte, surtout après tout ce qu'il avait fait. Rester dans cette cité ne lui assurait pas une espérance de vie très longue. Il devait avoir une très grande confiance en ses capacités pour penser pouvoir survivre à une ville hostile.

- Emma, soupira de nouveau Killian. Je suis ravi de te revoir en aussi bonne forme.

La blonde réprima une envie violente de le frapper. Elle savait bien qu'elle affichait d'énormes cernes, qu'elle avait oublié de se coiffer les cheveux ce matin, perdue dans de profondes réflexions et qu'elle ne s'était pas maquillée depuis une éternité. En conclusion, elle n'était certainement pas dans sa meilleure forme et il semblait vouloir prendre du plaisir à se moquer d'elle.

- Hook, que fais-tu encore en ville? le questionna-t-elle. Où loges-tu?

- Je vois qu'être loin de moi ne te réussis pas, rétorqua aussitôt le pirate. Nous nous sommes croisés depuis à peine deux minutes et tu veux déjà que nous allions chez moi. Plutôt rapide. J'aime ça.

- Hook! s'indigna Emma en lui envoyant un coup de poing dans le bras violemment. Ne parle pas comme ça devant Henry. Et jamais, je ne vous accompagnerai dans votre logement dans un quelconque but…

- Allons donc prendre un verre, darling!

La première pensée qui traversa la tête d'Emma était que le capitaine n'avait apparemment pas terminé de semer le chaos dans sa vie la seconde était que boire un verre en sa compagnie l'empêcherait de terrifier les habitants de Storybrooke et lui permettrait également de collecter des informations sur lui et sur comment il était revenu en ville. Au final, partager un verre avec lui ne pouvait rien lui apporter de mal, et elle ne voyait pas pourquoi elle devrait le lui refuser.

- Henry, se décida-t-elle finalement en se tournant vers son fils. Je vais aller avec Hook dans l'appartement de Mary… ma mère. Je vais te donner de quoi te payer un chocolat chaud et tu iras chez Granny, je suis sûre que Ruby sera ravie de te voir.

- D'accord, maman, acquiesça le garçon en l'enlaçant durant quelques instants avant de s'éloigner.

Killian ne pût s'empêcher de laisser un sourire s'épanouir sur ses lèvres. Quand il avait fait la connaissance d'Emma, il l'avait découverte comme une fière combattante qui avait été durement ébranlée par la vie. En la voyant interagir avec son fils, il distinguait une nouvelle facette de sa complexe personnalité : une mère aimante qui tenait farouchement à son enfant. Et il ne pouvait cesser de sourire en voyant la sauveuse aussi heureuse. Des émotions se bousculaient dans son crâne, des sentiments qu'il n'avait pas ressenti depuis bien des années et qu'il n'était pas sûr de vouloir redécouvrir. Il secoua brusquement la tête et revint à l'instant présent.

- Hook. Venez.

Ils quittèrent ensembles la boulangerie et partirent en direction de l'appartement de la mère d'Emma. En chemin, il ne cessa de quitter des yeux le paquet qu'elle tenait serré contre elle, d'où se dégageait une délicieuse odeur de croissant frais, malgré le fait qu'il soit plutôt l'heure de dîner. L'arôme exquis lui flottait sous le nez, mélangé au parfum que émanait de la jeune femme, le rendant tout simplement plus affamé qu'auparavant.


Aladdin jeta un coup d'œil par le judas de la porte. La cellule était sommairement meublée, avec plusieurs tapis devant servir de lit, un pot de chambre pour les besoins, un tabouret et une petite table en bois où était disposée une carafe d'eau. Assise à même le sol, sa mère chantonnait doucement, les yeux perdus dans le vague.

Il attrapa la clef qu'il avait subtilisée à son père quand ce dernier était parti se soûler, encore. Il attendait cette occasion depuis plusieurs semaines, depuis la bataille qui l'avait fortement ébranlé. Le jeune homme avait besoin de réponses, et qui de mieux placé que sa mère pour y répondre? Il entra la clef dans la serrure et déverrouilla la porte avant de pénétrer dans la chambre.

- Maman? interrogea-t-il.

Cette dernière cessa aussitôt de chanter et leva ses grands yeux bruns vers lui. Elle l'observa intensément avant de se lever et de le serrer tendrement dans ses bras. Aladdin se laissa faire, interloqué de sa réaction. Finalement, elle le lâcha et il pût enfin la regarder à la lumière de la lampe à huile qu'il avait apportée. Il reconnut les traits fins du visage de sa sœur, malgré le fait que le temps ait altéré leur beauté. Les longs cheveux de sa mère étaient maintenant d'un gris argenté, semblant étinceler dans la lumière.

- Merci mon dieu, s'exclama Astoria avant de l'inviter à s'asseoir sur le sol meuble. J'ai espéré durant des années que tu aies enfin le courage de pousser cette porte. Que les dieux soient bénis.

Le jeune homme la regarda, s'interrogeant sur pourquoi elle était enfermée dans cette pièce alors qu'elle semblait en parfaite santé mentale. Se demandant également pourquoi son père avait toujours réussi à les empêcher de lui parler. Ce dernier refusait à tout prix de les laisser se voir, arguant que cela causerait du tort à Astoria.

- Depuis le temps que je rêvais de te serrer dans mes bras. Mégara n'est pas avec toi?

- En ce moment, elle travaille à la boulangerie du village. Elle ne rentrera pas avant la tombée de la nuit.

- Mon chéri, soupira sa mère les yeux pleins de larmes, avant d'enlever une petite chaîne en or de son cou et de lui la tendre. Prend cette chaîne et donne-la à ta sœur, de ma part.

- Je le ferais, maman. Je te le promets.

- Je dois absolument te parler de quelque chose d'important, déclara sa mère. La raison pour laquelle je suis enfermée dans cette pièce. Il s'agit d'une histoire dont j'aurai préféré que tu ne prennes jamais connaissance. Néanmoins, j'ai souvent entendu vos discussions entre ton père et toi. Je sais qu'avec Mégara, vous êtes condamnés à une vie sans avenir. Vous êtes enfermés par votre père sans aucune chance d'être heureux, juste comme moi.

- C'est donc pour cela que tu as fuis le village? lui demanda son fils. Comment as-tu fait?

- J'aspirai à une vie heureuse, cependant mon mari m'empêchait de quitter Agrabah. Je me suis alors souvenue d'une histoire que me racontait ma mère parlant d'un puissant sorcier nommé Rumplestiltskin. J'ai donc fait appel à lui afin m'aider. J'ai conclu un marché avec lui, je lui donnai quelque chose et en échange, il m'aidait à m'enfuir. Cependant, nous avons eu un désaccord et il m'a abandonné.

- Pourquoi t'a-t-il abandonnée? la questionna Aladdin, curieux d'en savoir davantage. Quel était ce désaccord?

- C'est difficile à en parler…

- Dis-moi! s'impatienta le jeune homme. Quel est l'objet que tu lui as promis en échange?

- Ce n'était pas un objet, répondit Astoria avec un pâle sourire. C'était une personne. C'était toi.


Henry traversa la rue, indifférent aux gens qu'il croisait. Il remarqua que les princesses Abigail et Cendrillon, accompagnées de leurs compagnons respectifs semblaient plongées dans une discussion passionnante. Il était heureux de constater que les deux femmes semblaient s'apprécier, malgré leurs caractères et leurs histoires très différentes. Il remarqua qu'ils fixaient l'hôpital mais n'eut pas le temps de voir ce qu'ils observaient. Puis ils reprirent leur route en riant joyeusement.

Henry se dirigea vers Granny et poussa la porte. Il s'accouda au bar, et commanda un chocolat chaud saupoudré de cannelle à une serveuse. Une fois confortablement installé, il commença à chercher Ruby. Pourtant, elle n'était nulle part en vue. Il tenta de boire une gorgée mais se brula dès qu'il trempa ses lèvres dans le breuvage.

- Excusez-moi, demanda-t-il en apercevant Granny. Vous savez où est passé Ruby?

- Non, bougonna cette dernière. Je ne l'ai pas vue depuis hier soir, je crains qu'elle ne soit encore restée avec son quelconque grand amour.

Henry acquiesça, réfléchissant que malgré le fait que la malédiction soit rompue, certaines personnes étaient toujours à la recherche de leur fin heureuse. Et Ruby n'était malheureusement pas la seule dans ce cas. Il pensait entre autre à sa mère, qui derrière ses sourires, cachait une âme blessée. Il n'était peut-être qu'un petit garçon, pourtant il avait bien compris qu'Emma n'appréciait pas la présence de son père à Storybrooke.

- Ruby, s'exclama-t-il en voyant la jeune femme pousser la porte de l'établissement. Où étais-tu passée?

Ruby lissa d'un geste brusque son chemisier légèrement froissé avant de se diriger vers lui. Elle s'assit en face de lui et ses commissures de bouche se relevèrent jusqu'à lui offrir un sourire éblouissant. Elle tritura un instant un bracelet doré semblant neuf avant de lui répondre:

- J'étais à l'hôpital avec… Belle. Je lui ai amené des muffins afin qu'elle se nourrisse un peu. Elle va bientôt pouvoir sortir de là.

- Est-ce qu'elle s'est rappelée qui elle était? Le fait de parler avec monsieur Gold l'a aidée?

- Henry, soupira Ruby en tortillant une mèche de ses longs cheveux. Elle est frappée d'amnésie, il va lui falloir du temps avant qu'elle ne retrouve la mémoire. Mais toi, que fais-tu ici sans Emma?

- Le capitaine Hook est en ville et elle l'a emmené dans notre appartement afin d'avoir une conversation. Elle m'a demandé de venir ici pour rester avec toi.

- Hook est en ville? l'interrogea-t-elle brusquement. Comment est-il rentré de New York?

- Je n'en ai pas la moindre idée. Il est peut-être venu en auto-stop.

Ils ne purent s'empêcher d'éclater de rire en imaginant le capitaine Hook au bord de la route, secouant son crochet avec indignation en attendant qu'une personne ait pitié de lui et le prenne au bord de son véhicule. Cette personne le regretterait aussitôt, ils en étaient certains.

Henry observa Ruby de ses grands yeux pétillants alors que le rire la submergeait encore. Son col de chemise était descendu et il put remarquer sur son coup quelque chose ressemblant à une trace de piqure. Chose étonnante, cette dernière semblait infectée car elle était aussi rouge qu'une tomate mûre.

- Tu t'es fait quoi au cou? lui demanda-t-il avec toute l'innocence que caractérise un enfant.

Aussitôt la jeune femme remonta son col et esquiva un sourire gêné alors que ses joues prenaient la même couleur que celle de la piqure dans son cou.

- Ce n'est rien, je me suis fait piquer par un moustique.

Henry ne put s'empêcher de penser que ce n'était peut-être qu'un autre tour de magie afin d'affaiblir le petit chaperon rouge. Néanmoins, il ne lui fit pas part de sa pensée et se retourna vers son délicieux breuvage ayant enfin refroidi.


Le docteur Whale rajusta d'un geste las sa veste et reboutonna sa chemise en soie. Il passa un coup de peigne rapide dans ses cheveux légèrement ébouriffés avant de fermer la porte des toilettes des hommes où il avait passé sa pause.

En se rendant à l'accueil, il croisa Gold. Ce dernier lui adressa à peine un regard, le bouscula au passage avant de continuer sa route sans prêter attention à lui. Whale attendit un instant puis se décida à le suivre. Il ignorait pourquoi il agissait ainsi, mais le comportement étrange de cet homme ne lui inspirait que de la méfiance.

- Docteur Whale! l'interpella soudainement une voix dans son dos. Il est l'heure d'aller rendre visite à votre patiente de la chambre trois.

Ce cri attira l'attention de Gold qui se retourna soudainement. Il aperçut le docteur Whale et le foudroya du regard avant de reprendre sa route. L'homme hocha la tête avant de rejoindre l'interne qui l'avait appelé. Il aurait adoré suivre cet homme et découvrir pourquoi il semblait si stressé et absent. Cependant le devoir l'appelait. Il jeta un dernier coup d'œil à Rumplestiltskin qui s'engageait dans un autre couloir avant de se diriger vers la salle trois.

Rumplestiltskin s'engagea dans un autre couloir, sentant encore le regard du docteur Whale fixé sur son dos. Un sourire ironique naquit sur son visage. Il passa une main sur un mur, refusant de penser à sa douce Belle se trouvant quelque part dans cet hôpital, seule. La colère lui monta au visage alors qu'il revoyait comme dans un cauchemar sa douce s'écrouler dans ses bras. Puis plus tard, de la voir jeter sa tasse contre le mur, refusant de croire à leur amour. Il avait senti son cœur se déchirer en mille morceaux sans parvenir à les rattraper. Il secoua la tête, il ne devait pas dévier de son chemin: il était ici dans un but bien précis.

- Monsieur, l'appela une infirmière. Vous n'avez pas le droit d'être ici!

Il se retourna et la gratifia d'un sourire moqueur. Il sentit son effroi alors qu'elle réalisait à qui elle faisait face. Elle resta immobile durant quelques instants avant de tourner les talons et de s'enfuir en courant.

Il continua sa route avant de s'arrêter devant une porte en métal. Il composa un code et y entra rapidement, vérifiant que personne ne le remarque. Il descendit l'escalier, salua la personne de garde d'un geste de la tête. Cette dernière entortilla une mèche de ses cheveux crépus autour de son doigt avant de se replonger dans ses papiers.

Il attrapa les clefs posés au coin de son bureau et se dirigea vers une cellule qu'il déverrouilla, impatient de discuter avec la personne s'y trouvant. Il y entra, referma soigneusement la porte derrière lui avant de s'asseoir sur l'unique banc de la pièce. Il déposa sa canne à ses pieds avant de se tourner vers l'occupant de la pièce.

- Bonjour Sidney


Emma et Killian étaient finalement arrivés à l'appartement de ses parents. Elle gravit les escaliers avec le pirate sur ses talons, sentant sa proximité. Une fois de plus, il était proche d'elle, bien trop proche, et elle ne pouvait s'empêcher d'être perturbée par le corps qu'elle sentait juste derrière le sien, comme s'il ne connaissait pas la notion

- C'est charmant chez toi, remarqua Killian en poussant la porte en bois. Bien qu'un peu petit.

- Hook! Asseyez-vous. Nous avons à discuter. Je vais nous faire à boire.

- Nous en sommes revenus au vousoiement? remarqua aussitôt ce dernier. Love, je pensais que nous étions bien plus intimes que cela. Après tout, tu as déjà utilisé tes menottes avec moi, rajouta-t-il avec un petit sourire vicieux exprimant clairement le fond de sa pensée.

- Et tu les expérimenteras à nouveau si tu ne réponds pas à mes questions, s'énerva Emma.

La femme se rendit dans la cuisine, attrapa sauvagement deux tasses dans l'armoire et les posa brusquement sur le plan de travail immaculé, Mary Margaret détestait qu'il ait des taches après tout. Elle se dirigea ensuite le réfrigérateur où elle chercha une brique de lait sans succès. La princesse grommela, puis finit par se baisser et attrapa le précieux liquide disposé sur la plus basse rangée.

Hook sentit son sourire s'agrandir encore alors qu'il contemplait la jeune femme accroupie, lui offrant malgré elle une vue exceptionnelle sur une certaine partie de son anatomie moulée à merveille dans un jeans noir. Emma sentit un regard posé sur elle et sans se retourner, dit d'une voix dure en tentant d'ignorer ses joues qui se coloraient de rouge:

- Hook! Arrête ça tout de suite!

- Tu vois, ce n'était pas difficile de me tutoyer à nouveau, justifia le pirate.

Emma se releva rapidement, sortit une casserole de l'armoire et entreprit de faire cuir du lait. Après quelques minutes où ils restèrent tous les deux silencieux, elle revint vers la table et versa le liquide chaud dans les tasses, offrant par la même occasion une vue merveilleuse dans son décolleté à un certain pirate qui devait se retenir de ne pas lui sauter dessus. Il avala sa salive nerveusement pendant qu'elle rajoutait une poudre brune ressemblant à du café dans les tasses. Finalement, elle poussa la tasse vers lui et guetta sa réaction.

Le pirate se saisit précautionneusement de la tasse et la porta à ses lèvres. Aussitôt que le liquide entra en contact avec son palais, il poussa un glapissement de douleur et reposa précipitamment le gobelet.

- C'est chaud, glapit-il avec un air de chien battu. Tu essaies de me tuer?

La première pensée d'Emma fût que cela lui aurait au moins permis de se débarrasser de lui et de résoudre un de ses problèmes. Mais ensuite, elle esquiva un petit sourire, amusée par la réaction du pirate. On aurait dit un enfant de cinq ans ne sachant que faire. Et même si elle ne l'admettrait jamais devant lui, cela lui donnait un petit côté attendrissant. Elle sourit plus chaleureusement avant de lui expliquer:

- Je viens de le chauffer, c'est normal que ce soit bouillant. Il faut attendre qu'il refroidisse avant de le boire. Sinon, tu peux souffler dessus si tu ne veux pas attendre trop longtemps.

Ils attendirent un moment en silence, chacun soufflant sur son breuvage. En définitive, Killian se décida à ressayer de boire une gorgée. Cette fois, le jus était juste à la bonne température. Il réprima un gémissement de plaisir en le sentant couler délicatement dans sa gorge. C'était le plus divin nectar qu'il n'ait jamais gouté. Cependant, il avait l'impression qu'il manquait une saveur, un ingrédient. Il observa la tasse d'Emma et remarqua qu'elle avait rajouté un peu de poudre brune par-dessus.

Il se leva brusquement et se dirigea vers un placard. Il l'ouvrit et se mit à farfouiller dedans, ouvrant de temps en temps un bocal dans l'espoir de trouver l'ingrédient faisant défaut au breuvage. Au final, il trouva l'arôme parfaite. Il l'attrapa, regagna la table et en saupoudra consciencieusement sa boisson sous les yeux éberlués d'Emma.

- Voilà, c'est parfait, soupira-t-il en reprenant une gorgée. Comment s'appelle cet ingrédient magique? C'est de la cannelle, n'est-ce pas ?

- Ce n'est pas de la magie, lui expliqua la jeune femme toujours interloquée. C'est une épice que l'on ajoute dans un plat ou une boisson pour en relever le goût.

- Je sais ce que c'est de la cannelle, merci, love. Pour ce breuvage.

Emma acquiesça, se gardant bien de lui montrer à quel point elle était surprise de son geste. Très peu de gens appréciaient ce condiment, surtout dans le chocolat chaud. C'était un trait de famille après tout, sa mère comme son fils rajoutaient également un peu de cannelle dans leur chocolat chaud. Néanmoins, elle conserva une figure impassible face au pirate. Cela lui ferait trop plaisir de voir qu'ils avaient un point commun, un de plus.

- Nous devons parler, soupira finalement la blonde.


Voilààà, chapitre terminé. Pour les personnes voulant plus de CS, il va falloir être patient mais dans quelques chapitres, je vous promets qu'il y a aura beaucoup plus d'interactions entre eux, en attendant, il faut bien poser le décor de l'histoire ^^

Après, j'ai quelques petites précisions à apporter. Tout d'abord, au moment où le Mad Hatter va délivrer Belle dans l'épisode 22 de la saison une, on peut apercevoir une plaque au nom de . Il est donc logique que Sidney se trouve à cet endroit. Certaines scènes vous paraissent sans importance? Faites attention aux petits détails! Et cela ne vous fait pas plaisir de revoir des personnages n'apparaissant jamais dans la série comme Ashley ? Je trouve ça hyper intéressant de les incorporer à mon histoire, étant donné que c'est comme s'ils n'existaient plus dans la série u_u

(1) Dans l'épisode 13 nommé le chevalier d'Or, Kathryn heurte Frederick à un moment, alors qu'il porte un sac rempli de ballons de foot. J'en ai déduis qu'il est professeur de gym, chose confirmée par plusieurs wiki sur OUAT.

Voilà, merci à ceux qui reviewent, c'est vous qui me donnez l'envie d'écrire :D