Un jour j'arriverai à poster avant 10 heures, je vous le promets. Mais pas aujourd'hui. Je suis allée manger au restaurant avec ma famille et ça a pris des heures :') Bref, j'espère que vous allez bien et que vous appréciez toujours autant cette histoire! Merci aux adorables gens ayant laissé des reviews, vous avez ensolleilé ma journée quand j'ai reçu le petit mail m'en avertissant. Je vous aime :3
Comme d'habitude, on se retrouve au bas de la page, et bonne lecture! :D
Chapitre IV
- Je peux encore vous poser une question? s'enquit Belle. Qui est Rumplestiltskin?
Le docteur Whale fixa brusquement sa jeune patiente, les yeux écarquillés. Serait-il possible que sa mémoire soit brusquement revenue? Cela ne pouvait pas être possible. Il s'approcha lentement d'elle en serrant son dossier contre sa poitrine, cherchant comment lui répondre.
- Rumplestiltskin? lui demanda-t-il avec un air confus.
- Je vous ai entendu discuter il y a quelques jours avec une infirmière et je vous ai entendu parler de lui…
- Il s'agit de…
La porte qu'il avait pourtant fermée correctement alla brusquement claquer contre le mur, les faisant violemment sursauter. Spontanément, Whale se plaça devant Belle, lui faisant un rempart de son corps alors que la maire de Storybrooke se dirigeait vers eux, faisant claquer ses talons à chaque pas qu'elle faisait. Regina se positionna finalement à quelques mètres d'eux, un sourire vainqueur sur son visage.
- Excusez-moi, je crains d'être en retard, sourit-elle en avançant doucement. Bonjour.
- Que voulez-vous, madame la maire? cracha le docteur avec haine. Vous n'avez rien à faire ici. Nous sommes dans un hôpital!
- Je venais uniquement prendre des nouvelles de Belle. En tant que maire de cette ville, cela me concerne, rétorqua Regina avant de se tourner vers la brunette. Je suis ravie de constater que vous allez mieux.
- Je vous connais? s'enquit d'une petite voix craintive la jeune femme.
- Docteur Whale, ordonna la maire. Veuillez nous laisser discuter quelques instants.
Voyant que ce dernier ne semblait pas prêt à obtempérer, elle lui adressa un regard menaçant avant que sa main droite commence à dégager une lumière violette. Elle prit néanmoins soin de la cacher de Belle afin qu'elle ne se rende compte de rien. Le docteur hésita quelques instants, laissant le temps à la reine de lui souffler brutalement que s'il ne quittait pas immédiatement la pièce, elle s'en prendrait à la personne lui étant la plus chère. Sous cette menace, le docteur partit sans lancer un dernier regard encourageant à Belle.
- Belle, déclara Regina avant de s'asseoir prudemment sur le bord de son lit. Je ne sais pas si tu es au courant, mais nous sommes une communauté pour le moins étrange. Je sais à quel point cela peut être difficile de se réveiller dans un monde dont on ne connait strictement rien, donc n'hésites pas à venir me voir si tu éprouves des difficultés. Comment vas-tu?
- C'est vraiment aimable de votre part, sourit Belle. Je me sens mieux à présent, je vais quitter l'hôpital bientôt, mon père va s'occuper de moi. J'ai juste une question: étions-nous amies auparavant?
- Nous nous sommes déjà rencontrées mais nous n'avons jamais eu vraiment le temps de faire connaissance. Surtout n'hésite pas à me poser des questions et j'essayerai de te répondre du mieux que je peux.
- Merci beaucoup.
- Ce fût un véritable plaisir de discuter avec toi, Belle, s'exclama finalement Regina en se relevant. Si tu veux venir à la maison un jour, ce sera avec joie.
La maire quitta la pièce en lui adressant un sourire étincelant sonnant pourtant étonnamment faux aux yeux de la jeune femme. Elle avait l'impression que quelque chose ne jouait pas. Regina Mills semblait être une personne amicale et pleine de bonnes intentions, néanmoins, elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver un malaise en sa compagnie, comme si une partie d'elle lui hurlait de ne pas faire confiance aux apparences et de se méfier de la maire.
Aladdin ouvrit violemment la porte de la maison pour se retrouver face à son père assis sur un tapis, seul. Il contempla un instant le tableau s'offrant à lui, il aurait aimé croire qu'ils n'étaient qu'une famille ordinaire sans soucis et que son père attendait simplement son retour. Mais l'illusion vola rapidement en éclat et il sentit le venin de la haine se rependre une fois de plus dans ses veines. Il s'avança à grands pas rageurs vers son géniteur.
- Père, murmura-t-il d'une voix d'outre-tombe.
- Aladdin, glapit ce dernier en se levant brusquement. Je suis désolé, tellement désolé.
- Sachez, père, que vos excuses m'importent peu, cracha le jeune homme d'une voix rageuse. Par votre faute, Mégara aurait pu être blessée aujourd'hui. Vous croyiez vraiment qu'enfermer notre mère allait faire disparaitre l'affront que vous avez vécu ? Vous êtes un lâche, un homme faible. Et je refuse de vous laisser ruiner la vie de ma sœur. Je vais l'emmener loin de votre influence.
Le jeune homme prit alors la plus dure décision de sa vie, il tourna les talons et s'enfuit dans l'obscurité, s'éloignant de celui qui avait gâché son existence durant de nombreuses années. Il courût aussi vite qu'il pût, s'éloignant de sa misérable maison. Il s'arrêta finalement au fond d'une ruelle déserte. Il ignorait exactement ce qu'il s'apprêtait à déclencher, mais il n'avait pas le choix : il devait convoquer un démon afin de sauver sa sœur. Il se refusait à ce qu'elle passe une vie indigne d'elle, il devait la sauver. Alors il ne prit pas le temps de réfléchir et articula :
- Rumplechtiltskin, je te convoque.
Il s'attendait à une explosion de lumière, à une fanfare bruyante, à quelque chose de spectaculaire, mais rien ne vient. Il se tourna sur-lui-même, espérant que sa supplique ait été entendue. Cependant la ruelle demeura silencieuse et sinistre. Puis soudainement, un rire hystérique le fit violemment sursauter et apparut devant lui le démon.
Il ne pouvait trouver d'autres qualificatifs pouvant convenir à la personne lui faisant face, ne ressemblant en rien à un être humain. Il se fit violence pour ne pas filer à toute vitesse alors que le démon lui adressait un sourire grimaçant, dévoilant des dents d'une couleur jaune douteuse.
- Qu'êtes-vous? ne pût s'empêcher de le questionner le jeune homme sans gêne.
- Quoi? Quelle vilaine formule, rétorqua le démon. Je ne suis point un vulgaire objet. Permet-moi de me présenter : Rumplestiltskin, ajouta-t-il en s'inclinant d'une étrange manière.
- Je suis….
- Aladdin, je le sais très bien, tu es un diamant d'innocence, le coupa Rumplestiltskin, agacé. Tu es le sujet du désaccord entre ta mère et moi. Charmante créature. Comment se porte-t-elle à présent?
- Elle est morte, déclara le jeune homme d'une voix sans émotions, essayant de cacher sa peine. Et j'ai besoin de votre aide.
- Je ne peux pas ramener les morts, la magie peut faire bien des choses, mais pas cela.
- Je ne veux pas ramener ma mère à la vie, elle a assez souffert. Je veux épargner une vie misérable à ma sœur. Pouvez-vous faire ça ?
- Je le peux, ricana Rumplestiltskin. Mais il y a un prix à payer, et es-tu prêt à payer le prix pour cette magie ?
- Je suis prêt à faire n'importe quoi pour ma sœur, promit Aladdin. Je veux juste que vous l'envoyiez dans un autre endroit où mon père ne pourra plus lui nuire.
- Ainsi soit-il. Nous avons un marché. En échange, tu me devras une faveur que je pourrais réclamer à n'importe quel moment.
Rumplestiltskin sourit sinistrement avant de lui donner une petite lampe à huile, ornée de pierres précieuses. Aladdin s'en empara, la retournant entre ses mains en l'examinant. Néanmoins, il ne comprenait pas comment cet objet pourrait aider sa sœur.
- Tout ce que tu as à faire, c'est que ta sœur touche cet objet. N'oublie pas que la magie peut être imprévisible, et que tu devras en payer le prix.
Aladdin acquiesça avant de disparaitre rapidement sous le regard ravi de Rumplestiltskin. Il savait qu'il aurait dû poser plus de questions sur comment la lampe fonctionnait, mais il ne voulait pas perdre plus de temps, la vie de Mégara lui importait plus que tout. Le prix qu'il devait payer n'avait pas d'importance pour lui si elle était heureuse. Aussitôt rentré chez lui, il évita adroitement son père qui s'était assoupi sur le sol et se précipita vers sa sœur, endormie dans la pièce voisine.
- Mégara, réveille-toi, lui chuchota le jeune homme. J'ai quelque chose pour toi.
- Aladdin, murmura-t-elle d'une voix endormie. Que se passe-t-il ?
- Mégara, déclara-t-il calmement en lui tendant la lampe. Tu vas devoir me faire confiance et prendre cet objet dans tes mains.
- Pourquoi?
- Père est bien trop dangereux et tu ne pourras jamais vivre correctement ici. J'ai reçu cet objet d'un puissant sorcier, grâce à ça, tu échapperas à notre vie misérable.
- Ma vie n'est pas misérable si tu en fais partie, protesta vivement Mégara. J'ai un travail ici, je t'ai toi. Tu ne sais même pas ce que va faire cet objet ! Comment peux-tu me dire de faire quelque chose d'aussi stupide ?
- Je suis ton frère, s'énerva Aladdin. Tu vas m'obéir !
- Être mon frère ne te donne pas le droit de décider de ma vie et de ce que je ressens ! Tu as conclu un marché avec une personne inconnue qui t'as donné un objet dont tu ne sais absolument rien, et tu essaies de me dicter quoi faire ?
- Mégara…
- Je comprends que la mort de notre mère t'ait bouleversé. Mais c'est ma vie, et je refuse de t'obéir.
Aladdin détacha la chaîne que sa mère lui avait donnée et la passa autour du cou de sa sœur en essayant de retenir ses larmes alors que cette dernière essayait de s'éloigner de lui, se frottant ses yeux encore engourdi de sommeil.
- Je suis vraiment désolé, murmura Aladdin en la forçant à prendre la lampe dans ses mains. N'oublie jamais d'où tu viens, et que je t'aime.
Mégara poussa un hurlement rageur alors qu'Aladdin se reculait. Il l'observa alors qu'elle disparaissait lentement, ignorant le déchirement qu'il ressentait au plus profond de lui-même.
- JE TE DETESTE, ALADDIN, cria sa sœur avant de se volatiliser.
Il se laissa tomber sur le sol, réprimant les larmes qui tentaient de s'échapper de ses yeux. Il savait qu'il avait agi pour le mieux, pour le bien de sa sœur, il ne devait pas regretter ce qu'il avait fait. Le jeune homme s'accorda quelques minutes de répit en pensant qu'après, il tenterait de se réconcilier avec son père. Malgré leurs erreurs, il voulait nouer une relation de confiance avec lui. Il se pencha vers la lampe qui était tombée sur le sol et allait s'en emparer quand son père entra en courant dans la pièce.
- Qu'as-tu fait, Aladdin ? l'interrogea-t-il en l'empoignant et le secouant violemment. Où est Mégara ?
- Partie.
- Qu'est-ce que ça signifie, garnement ?
- Que j'ai passé un marché avec Rumplestiltskin, lui répondit-il sans émotions. Je lui dois une faveur en échange d'un moyen d'assurer une bonne vie à Mégara.
- Un moyen ? s'énerva son géniteur. C'est cette espèce de lampe ? Où est ta sœur ?
Son père attrapa la lampe à huile et la frotta machinalement. Brusquement, deux trainées de fumée sortirent de l'objet et enveloppèrent son corps alors qu'il commençait à paniquer. Aladdin resta impuissant alors que l'homme disparaissait complètement dans la fumée, ses cris résonnant dans la pièce.
- Aladdin! ALADDIN ! hurla son géniteur alors qu'il disparaissait à l'intérieur de la lampe. Aide-moi!
Le jeune homme se précipita, mais il était déjà trop tard : la fumée se dispersa et la lampe tomba une fois de plus sur le sol. Il hésita quelques secondes avant de la saisir, la frottant à son tour vigoureusement. Voyant que rien ne se produisait, il frotta plus énergiquement l'objet. Une fumée de couleur bleu foncé avec quelques reflets violets en sortit alors, dévoilant un homme habillé richement et portant un turban coloré. Aladdin, choqué, reconnu son père et recula quand ce dernier prit la parole :
- Salut à vous, vous avez réveillé le génie d'Agrabah. Vous avez le droit à trois vœux: pas plus, pas moins mais vous devez savoir que la magie a des limites: vous ne pouvez pas demander la mort, ni la vie, vous ne pouvez pas demander l'amour ni un vœu en plus. Et une fois exaucé, un vœu ne peut pas être défait quel que soit ses conséquences.
Aladdin resta un instant ébahi avant de demander à son père ce qu'il faisait, ne comprenant pas ce qui était en train de se dérouler. Cependant, son père resta rigoureusement sérieux et lui expliqua que par sa faute, il était enfermé à jamais dans la lampe et qu'il était devenu un génie, payant ainsi le prix de la magie. Le jeune discuta longuement avec lui avant d'empocher la lampe. Puis il détourna le regard des affaires de sa sœur et quitta la pièce d'un pas lourd. Désormais, il était seul. Il décida qu'il allait quitter le village d'Agrabah et commencer une nouvelle vie ailleurs. Il empila quelques affaires dans un tapis qu'il posa comme un baluchon sur son épaule avant de quitter définitivement la boutique.
Rumplestiltskin réapparut alors dans la pièce au moment où Aladdin quittait sa maison. Il savait bien que la lampe magique était imprévisible et qu'elle aurait pu l'envoyer à n'importe quel endroit sans assurance de revoir Bae, et qu'il aurait pu être privé de magie. Il avait préféré la donner à ce jeune homme, qui était promis à un grand destin. Viendrait un jour où il aurait besoin de lui, et il pourrait alors réclamer cette faveur qu'Aladdin lui devait.
Voilà pourquoi il avait préféré la donner à ce jeune homme qui semblait promis à un grand destin. Viendrait un jour où il aurait besoin de lui.
Kathryn Pactole et Jim Dord (1) ont le plaisir de vous faire part de leur mariage qui sera célébré samedi prochain, à 18 heures, à l'orée de la forêt de Storybrooke.
Afin d'embellir cette journée, nous souhaitons que vous revêtiez vos vêtements venant de la Forêt Enchantée afin d'ajouter un peu de magie à ce mariage.
A l'issue de la cérémonie, vous êtes cordialement invités à partager un repas avec nous au Granny's dinner.
David termina sa lecture avant de remarquer que quelques mots avaient été écrits à la main de l'autre côté de l'invitation. Il reconnut l'écriture légèrement penchée de Kathryn, puis parcouru à la hâte les quelques phrases ajoutées: « David, je sais que nous avons eu des différends dans ce monde avant que le sort ne soit rompu et j'en suis profondément désolée. Maintenant que nous avons retrouvé la mémoire, je sais ce que tu as fait pour Frederick et moi. Ce sera avec grand plaisir que nous vous accueillerons ta famille et toi. A »
L'homme esquiva un sourire amusé en terminant sa lecture. Après que le sort soit rompu, il avait laissé de côté sa relation avec Kathryn, prêtant attention uniquement à sa famille. En toute honnêteté, il préférait oublier les semaines passées en sa compagnie alors qu'il était encore sous l'emprise du sort de Regina, et comment il avait osé se comporter avec elle, ainsi qu'avec Mary Margaret. Son attitude avait été en totale opposition avec sa véritable personnalité, et quand il y repensait à ces jours, il ne pouvait s'empêcher d'en avoir honte. Cependant, il était heureux de constater que la princesse avait finalement trouvé sa fin heureuse.
- Snow? Nous avons reçu une lettre de Kathryn.
- Que veut-elle? s'enquit sa femme en émergeant de sous les draps et en essayant de coiffer sa tignasse alors que David déposait une tasse de chocolat chaud sur la table de nuit en lui souriant amoureuse.
- Elle nous annonce son mariage avec Frederick, le chevalier dont j'ai sauvé la vie autrefois. J'ai appris dernièrement qu'il était le professeur de sport du collège où tu enseignes. Tu te souviens de lui?
- Jim Dord, acquiesça Mary Margaret en attrapant la tasse et en prenant une gorgée. Je suis heureuse pour Kathryn, A quand est fixé le mariage? Et est-ce bien prudent de le célébrer aussi vite avec Hook qui est rentré de New-York et Regina qui est encore bouleversée par la perte de sa mère.
- Regina pourrait être un problème, quant au pirate d'eau douce, je ne vois pas pourquoi il saboterait ce mariage, il ne connait même pas Kathryn ou Jim. Mais si cela t'inquiète, lui répondit David. J'en toucherai un mot à Emma.
- Me parler de quoi? les questionna leur enfant en dévalant les escaliers.
- De Hook.
Instinctivement, Emma esquiva un mouvement de recul. Elle n'avait pas revu le pirate depuis la veille après l'avoir reconduit à son bateau. Il s'était montré étrangement charmant durant le voyage, n'ouvrant la bouche qu'une seule fois, et cela avait été pour la remercier. La princesse avait été étonnée de son silence, habituellement, il enchainait répliques dragueuses et sous-entendus graveleux, et même si cela la dérangeait de l'admettre, elle s'y était accoutumée et cela lui avait manqué de ne pas en entendre. Il plaisantait, elle le repoussait, c'était devenu une sorte de jeu entre eux. Néanmoins, le capitaine avait décidé de l'interrompre, et elle n'en avait pas la moindre idée de pourquoi.
- Qu'a-t-il encore fait? demanda-t-elle finalement en voyant que ses parents ne reprenaient pas la parole.
- Rien, pour le moment du moins, lui répondit Mary Margaret. David et moi sommes inquiets à propos du mariage de Kathryn et Jim. Nous craignons que Regina ou Hook décident de le ruiner.
- Je ne peux rien garantir pour Regina, mais Hook n'a pas la moindre raison de faire ça, soupira Emma en attrapant ses clefs de voiture posée sur le comptoir. Mais si je le vois, je lui parlerais. Je dois y aller, bonne journée!
Emma empoigna une pêche juteuse dans le panier à fruits posé sur la table, avant de quitter rapidement l'appartement. L'ambiance qui y régnait continuait d'être étrange pour elle, elle qui s'était habituée à vivre seule, puis à partager son espace avec Mary Margaret. Mais à présent, Henry et David s'étaient également installés et elle ne pouvait plus passer quelques minutes sans être dérangée. La femme avait besoin d'être seule parfois, et nul ne semblait réussir à comprendre cela.
Elle secoua la tête, sortit de l'immeuble, avant de se glisser dans sa douillette voiture. Poussant un soupir de soulagement, elle avisa alors l'étrange bol de couleur turquoise qu'elle avait dérobé à Gold posé sous le siège passager et se demanda ce qu'elle allait en faire. La princesse ne comprenait pas pourquoi elle l'avait volé, elle avait ressenti cette attirance, cette envie de s'en emparer, et à présent, elle devait trouver un moyen de le restituer à son propriétaire sans qu'il s'en aperçoive. Elle décida qu'elle s'en occuperait après sa journée à la station de police.
Elle mit sa voiture en route, l'entendant ronronner avec satisfaction. Henry était parti tôt ce matin, il avait balbutié une excuse à propos de recherches à faire pour l'école. Son sixième sens l'avait aussitôt prévenue qu'il lui mentait, et elle en avait déduit qu'il allait certainement rejoindre une fille. Elle l'avait vu plusieurs jours auparavant en pleine discussion avec Grace, la fille de Jefferson, et elle avait l'impression que ces deux-là étaient plus que de simples amis, et elle s'en réjouissait pour son fils. Tout en conduisant, elle pensa à ce que sa vie était devenue depuis qu'elle était à Storybrooke. La blonde arriva finalement à destination, sortit de son véhicule, puis poussa la porte de la station de police, perdue dans ses pensées. Durant tout le trajet, elle avait tenté de définir la relation entre Hook et elle, mais en vain. Elle sentait qu'il y avait quelque chose entre eux d'incompréhensible, de dangereux, mais tellement attirant également. Elle s'en voulait de se torturer l'esprit avec cela alors qu'ils avaient autant de problèmes avec Regina et la présence de Tamara en ville. Ce n'était certainement pas le moment de se laisser distraire en pensant au pirate.
Elle posa ses clefs de voiture sur le bureau, se laissa tomber sur son siège avant de se saisir d'un mince dossier. Il s'agissait d'une énième plainte de monsieur Clark. Il semblerait qu'il soit victime de vols à répétition et ne parvenait pas à trouver le voleur malgré ses caméras de surveillance. Pour le moment, elle n'avait trouvé aucunes preuves et s'était décidée à consulter les fichiers des habitants de Storybrooke, ajoutant leur deuxième identité quand elle la connaissait.
La princesse soupira désespérément. Sa journée s'annonçait longue et ennuyeuse. David avait pris quelques jours de congé pour rester près de Mary Margaret, et ne pourrait en conséquent pas la divertir. Elle ouvrit son dossier et s'apprêtait à répertorier les maigres informations dont elle disposait quand la porte de son bureau s'ouvrit.
- Swan! l'interpella-t-on brusquement.
La première réaction d'Emma fut de se saisir de son arme dans le premier tiroir du bureau, et de la pointer vers la personne l'ayant effrayée d'un air agressif. Quand elle réalisa qu'il s'agissait du pirate, elle l'abaissa avant de le foudroyer du regard. Elle reposa son revolver et se replongea dans son dossier sans lui accorder davantage d'attention.
- Voyons, darling, j'espérai que tu serais heureuse de me revoir.
- Je suis occupée, Hook, marmonna-t-elle sans lever la tête.
- Je suis certain que je peux t'aider, déclara le capitaine avant de se rapprocher d'un pas de félin du shérif. D'une manière ou d'une autre.
Il se rapprocha doucement d'elle jusqu'à ce que son corps se trouve près du sien, seule une chaise les séparant. Il sentit Emma se raidir contre lui. Il posa une main caressante sur son épaule et y appliqua une légère pression. Le souffle de la jeune femme s'accéléra rapidement avant qu'elle ne se lève et le repousse violemment.
- Enlèves tes sales pattes de moi!
- Techniquement, love, je n'ai qu'une seule "patte", répliqua-t-il en lui faisant un clin d'œil.
Killian Jones se recula néanmoins de quelques pas en constant à quel point ses yeux étincelaient de fureur. Elle essaya de se calmer en observant la pièce. Il était intéressant de constater à quel point elle ne faisait pas attention à certaines choses dans son lieu de travail. Il y avait des tasses sales un peu partout, la plante que lui avait un jour offerte Ruby était desséchée, et de nombreux cartons qui semblaient attendre d'être ouverts et classés depuis une décennie étaient entreposés dans un coin.
- Emma, murmura le pirate d'une voix séduisante. Tu devrais pourtant savoir que je ne possède qu'une seule main, même si je suis capable de faire de nombreuses choses avec…
- Epargne-moi tes sous-entendus graveleux, grommela la blonde. Nous devons parler sérieusement, de Rumplestiltskin et de toi.
- Le crocodile.
A la mention de Rumplestiltskin, le pirate se tendit immédiatement et arrêta son numéro de charme sous le regard satisfait d'Emma.
- Je refuse que tu le tues. Il s'agit de ma ville dont je suis le shérif. Je suis responsable de ces personnes et je ne veux pas qu'elles soient blessées par ta faute. Tu as déjà fait assez de mal en amenant Cora à Storybrooke.
- Parlons-en de Cora, répliqua immédiatement Killian. Si tu ne m'avais pas laissé en haut du haricot magique, jamais je ne l'aurais emmenée ici. Néanmoins, tu as choisi de m'abandonner sans scrupule, refusant de me croire alors que tu savais que je disais la vérité. Le pire, c'est que tu sais que je ne vous aurai pas trahis. Cependant, tu refuses de l'admettre. Alors, love, laissons tomber les masques et accepte enfin la vérité. T'ai-je menti?
Emma resta abasourdie devant sa tirade. Elle comptait le mettre en garde et lui parler du mariage de Kathryn et de Jim, mais ce fourbe de pirate avait habillement détourné la conversation, la renversant à son avantage. Elle était totalement coincée. La princesse chercha comment lui répondre, cependant, elle n'arrivait pas à formuler un seul mensonge. Alors, depuis qu'elle avait attaché Hook et l'avait abandonné, elle admit enfin la vérité:
- Non, tu ne m'as pas menti.
Voiliou, Emma qui fait un pas dans la bonne direction :3 Et oui, un mariage est prévu !
(1) On part du principe que Kathryn est séparée de David (même si ils n'ont pas divorcé officiellement) et qu'elle a repris son nom de jeune fille : Pactole. Pactole est une petite rivière dont parle la légende du roi Midas (il existe différentes versions de cette histoire) Quant à Jim Dord, son nom de famille vient tout simplement "d'or" pour rappeler qu'il a été changé en or.
Voilà, j'espère que vous avez aimé et n'hésitez pas à me laisser une review, vous aurez le droit à un Killian qui se colle contre vous pour vous remercier ;)
