Hello! Encore désolée du retard, mais entre l'école et mes cours pour passer mon C1 en anglais, j'ai plus une seconde à moi! Merci à ceux ayant commenté mon dernier chapitre, j'apprécie beaucoup que vous ayez pris quelques minutes pour me donner votre avis *coeur*
On se retrouve au bas de la page les amours :D
Chapitre V
Aladdin leva des yeux étonnés devant la gigantesque cité s'étendant devant lui, semblable à un mirage dans le désert dans lequel il avait marché durant des jours. Cette terrible étendue aride lui avait semblé éternelle, et il avait craint de ne jamais en voir la fin. Il avait souffert, et il avait survécu à cet enfer, trouvant son chemin jusqu'à la cité magnifique dont son père les abreuvait de contes merveilleux parlant de perroquets et de singes dotés du don de la parole, de danseuses splendides dansant durant des jours, et de rois étant d'une grande bonté. Il avança comme dans un rêve jusqu'aux grands portes de la ville, avant de se faire arrêter par deux gardes protégeant la porte d'entrée.
- Halte! aboya le garde de gauche. Identifiez-vous!
- Je me prénomme Aladdin, marmonna le jeune homme, s'interrogeant sur cet accueil peu chaleureux. Fils de Quasim. Je viens de la cité d'Agrabah.
- Cela représente un long chemin, déclara le garde de droite en rabaissant doucement sa lance pointée jusqu'alors sur Aladdin. Etranger, pour entrer dans cette merveilleuse cité, une énigme vous devrez élucider.
Aladdin haussa un sourcil. Son père ne lui avait jamais parlé d'une quelconque devinette à résoudre pour avoir l'autorisation de pénétrer dans l'étreinte rassurante de cette grande métropole. Cependant, il avait confiance en ses capacités de raisonnement et ce fût d'une voix sans une once d'hésitation qu'il demanda aux gardes de lui faire deviner la réponse.
- J'ai peu de force mais beaucoup de pouvoirs. Je garde les taudis comme les palais. Mais si mon maître part, il lui faut s'assurer qu'il m'emmène avec lui. Qui suis-je ? (1)
Le jeune homme écouta religieusement la devinette avant de s'asseoir par terre et de commencer à réfléchir. Dans l'ensemble, l'énigme était assez facile. Il s'agissait de quelque chose permettant de fermer des endroits, quelque chose qu'on pouvait transporter. Il chercha pendant quelques minutes avant que la réponse ne lui apparaisse comme une évidence.
- Une clef, répondit-il fièrement en se relevant.
- Bienvenue à Silvola (2), sourirent les deux gardes avant d'ouvrir les portes de la ville.
Aladdin reste ébahi quelques instants, puis entra dans la cité d'un pas qu'il espérait assuré. Il était certain que le roi dont son père lui avait parlé accepterait de le recevoir et l'aiderait. Sans son aide, il ne parviendrait pas très longtemps à survivre.
La métropole semblait encore plus titanesque vue de l'intérieur. Devant le jeune homme s'étendait des dédales de ruelles grouillant de monde. Des commerçants apostrophaient d'une voix douceâtre les passants afin de les inciter à acheter leurs marchandises alors qu'Aladdin tentait de se frayer un passage parmi les badauds.
Cette ville était bien loin des descriptions faramineuses que son père avait faites. Alors que dans les histoires, les sols étaient pavés d'or, ici de la terre battue régnait en maître. Les rues suintaient la misère et il croisait des mendiants un peu partout, tentant de gagner quelques misérables pièces.
La fastueuse cité d'autrefois n'était plus qu'un pâle souvenir, remplacé par des avenues étroites, des voleurs à chaque coin de rues, des personnes mourant sans que personne ne les aide. Il ne comprenait pas comment le dirigeant de ce royaume qui lui avait été dépeint comme étant la bonté incarnée avait pu laisser tomber ses sujets. Il ne s'agissait sans doute que d'une erreur, il lui suffisait de réussir à lui parler et il était sûr que tout s'arrangerait.
- Attention, s'écria une voix féminine en le bousculant violemment
Plongé dans ses pensées, il n'eut pas le réflexe de s'écarter et s'écrasa violemment sur le sol boueux, la tête la première. Il perdit ses esprits, et ne les retrouva qu'en sentant qu'une main s'était posée sur son épaule.
- Je suis navrée, vous allez bien? s'enquit la personne l'ayant heurté.
Il se retourna et se releva péniblement avant de croiser le regard d'une femme. Et alors le temps sembla s'arrêter alors qu'il se noyait dans des yeux semblant contenir les mystères de l'univers. Son regard la dévisagea, la faisant rougir. Ils restèrent un moment à se contempler en silence avant que des cris de rage ne retentissent :
- Trouvez cette trainée, et amenez-la-moi!
La jeune femme sursauta farouchement alors que la peur s'installait dans ses yeux. Elle s'empressa de remettre son voile en place, se dissimulant davantage derrière lui avant de lui implorer d'une voix inquiète :
- Je vous en prie, ne leurs dites pas que vous m'avez vue.
- J'n'ai aucune idée de qui vous êtes, mademoiselle, répliqua le jeune homme encore sous le choc. Comment voulez-vous que je les renseigne ?
- Merci milles fois, le remercia la femme avant d'enlever rapidement un de ses nombreux bracelets cliquetants et de le déposer dans sa paume. Tenez, prenez-le et achetez-vous quelque chose à manger avec.
Avant qu'il ne pût s'enquérir de son nom, elle avait déjà pris la fuite, laissant derrière elle une odeur parfumée qui contrastait avec la puanteur de l'endroit. Quelques secondes plus tard, une escouade de gardes pénétrait dans la rue et l'apostrophait durement :
- Hey toi! Tu n'aurais pas croisé la reine Jasmine?
- La reine? demanda Aladdin en essayant de comprendre. Qui est la reine?
- Encore un étranger, soupira un soldat. La reine Jasmine est montée sur le trône quelques années auparavant, après la mort de son père, et elle est…
- Je l'ai repérée, s'écria alors une voix lointaine. Venez vite!
Les soldats se mirent aussitôt à courir en direction de l'appel, laissant un Aladdin médusé seul dans la ruelle. Il ne comprenait plus rien. Son père lui avait pourtant expliqué qu'il restait de nombreuses années au roi avant de laisser la direction de la ville à sa fille, Jasmine. Il semblerait décidément que les choses aient énormément changé.
Le jeune homme ne comprenait pas pourquoi la reine voudrait s'enfuir en dehors de son magnifique palais, elle devait sans doute avoir tout ce qu'elle désirait, de plus, elle était mariée. Alors pourquoi quitter son château et se mêler aux misérables personnes qui peuplaient cette ville? Il se demandait également à quoi elle pouvait bien ressembler. Était-elle dotée d'une grande beauté ou ressemblait-elle à une simple paysanne? Tant de questions auxquelles il n'aurait jamais la réponse.
En voyant que le soleil avait pratiquement disparu derrière les remparts de la ville, Aladdin décida de se mettre en route et d'essayer de trouver un endroit où passer la nuit ainsi que de quoi se sustenter. Mais alors qu'il tournait à l'angle d'une rue, une silhouette se matérialisa devant lui, le faisant sursauter. Il fronça les sourcils avant d'articuler rageusement :
- Rumplestiltskin.
- Non, tu ne m'as pas menti.
Les paroles flottèrent dans le bureau d'Emma alors que le capitaine Hook n'arrivait pas à croire qu'elle admettait enfin son erreur. Au fond de ses yeux bleus, Emma crût apercevoir une lueur reconnaissante et son cœur se serra en pensant que les choses auraient pu se passer différemment si elle ne l'avait pas lâchement abandonné. Cependant, elle avait eu peur, peur de ce pirate qui arrivait à lire en elle aussi facilement que dans un livre, peur de baisser sa garde et d'accorder sa confiance à un pirate. Il était bien connu que ces derniers ne possédaient aucun honneur, étaient des rustres et se laissaient rapidement de ce qu'ils avaient autrefois ardemment désiré et elle ne pouvait se permettre de succomber au charme du capitaine.
- Emma!
Le cri de joie la coupa de ses pensées alors que son fils se précipitait dans ses bras. Incrédule, elle termina par lui rendre son étreinte, trouvant un peu de bonheur dans ce moment devenu si rare depuis New-York. Elle termina finalement par le lâcher avant de le questionner :
- Henry? Tu as terminé tes recherches pour l'école?
- En fait, l'interrompit une autre voix. Il était venu me rendre visite.
A ce moment, Emma pensa que décidemment, elle ne parviendrait pas à travailler correctement aujourd'hui. Les dieux avaient décidé de la punir pour une étrange raison en envoyant la personne qu'elle avait le moins envie de croiser dans son bureau, rendant une confrontation inévitable.
- Neal? s'enquit-elle d'un ton agacé. Que fais-tu ici?
- Comme je te l'ai dit, il y a quelques secondes, Henry est venu me trouver… après avoir terminé ses recherches pour l'école. Nous sommes allés boire un chocolat chaud chez Granny et je lui ai proposé de le ramener.
Un silence inconfortable s'installa alors qu'Emma tentait de rester calme et sûre d'elle devant le père de son enfant. Neal se tenait à quelques mètres d'elle, se tortillant sur place et tentant de ne pas la regarder. Son regard dévia alors sur Killian qui se tenait à quelques pas d'Emma et le foudroyait de ses yeux bleus rempli de colère.
- Toi! s'exclama le fils de Gold brusquement. Emma, que fait ce pirate ici? Il est dangereux et il a blessé mon père.
- Baelfire, soupira Hook en interrompant la blonde qui s'apprêtait à protester. Tu n'as absolument pas changé: toujours aussi impulsif.
Le capitaine Hook semblait observer la scène d'un air détaché alors qu'en réalité, il tentait de comprendre à quoi pensait la sauveuse. En effet, cette dernière semblait mal à l'aise et extrêmement nerveuse. Au lieu de croiser le regard de Baelfire, elle fixait chaque objet de la pièce. Cela voulait dire une seule chose : ces deux-là se connaissaient, pas comme de simples amis, mais comme des personnes ayant partagé quelque chose ensembles. Killian Jones observa Baelfire, remarquant qu'au fond des yeux du fils de Rumplestiltskin brûlait une douloureuse lueur de regret quand il regardait la belle blonde. Et pour une raison qu'il ne s'expliquait pas, celui lui fit étrangement mal au cœur d'apercevoir la même lueur au fond des yeux d'Emma.
- Neal, soupira la blonde. Je refuse que vous vous disputiez dans mon bureau, j'ai assez de problèmes comme ça sans devoir en plus gérer des disputes de gamins. Et… attendez une seconde! Comment vous connaissez-vous?
- Emma, cela ne te concerne pas, répliqua immédiatement Neal, empêchant Hook de dévoiler son histoire à la sauveuse de Storybrooke.
- Mais, protesta vivement Henry, toujours avide d'entendre de nouvelles histoires. Pourquoi ne veux-tu pas en parler? Il n'y a rien à ce propos dans mon livre.
- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, ce n'est pas un conte de fées.
- Je te raconterai cette histoire, le coupa Hook, ravi de pouvoir s'opposer à cet homme. Elle est passionnante et fourmille de petits détails intéressants.
Henry se tourna vers lui, lui adressant un sourire ravi. Killian Jones le comprenait parfaitement. Enfant, il avait passé de longues heures assis au coin d'un feu à écouter des histoires contées par des marins. Elles vantaient la vie de pirate et les longues soirées en mer à chanter des chansons paillardes. Il avait été passionné dès le début par cette existence si parfaite, décrite avec précision par des matelots enthousiastes. Les récits de ces aventures l'avaient poussé à prendre la mer dès qu'il en avait eu l'âge, et il ne l'avait jamais regretté.
- Neal, il y a quelque chose dont nous devons parler, intervient précipitamment Emma. A propos d'August. Il a été transformé en petit garçon, mais avant cela, il a essayé de nous prévenir à propos de la personne qui lui avait fait du mal, il s'agit d'une femme. Tamara est arrivée en ville le même jour. Ne penses-tu pas qu'elle peut avoir quelque chose à voir avec cela?
- Je t'arrête tout de suite, répliqua le fils de Rumplestiltskin. Tamara ne ferait jamais une chose pareille. Elle ignore tout de la magie. Tu deviens totalement parano et tu laisses tes sentiments personnels influencer sur ton jugement.
- Mes sentiments personnels! s'exclama Emma d'un air rageur. C'est toi qui viens de me dire de me méfier de Hook, alors tu es mal placé pour parler.
Henry baissa la tête; il détestait prodigieusement quand ses parents se disputaient, ce qui arrivait de plus en plus souvent depuis la transformation de Pinocchio. Il avait toujours cru que ses parents termineraient par ressortir ensembles, comme dans les contes de fées. Mais à présent, il commençait à avoir des doutes, même si son esprit borné refusait encore de l'admettre.
- Nous devrions y aller, Henry, répliqua Neal, visiblement peu ravi de l'intervention du pirate. Je te ramène à la maison?
- D'accord, soupira le petit garçon en s'approchant de lui.
Neal lui passa un bras rassurant autour de ses épaules avant de se diriger vers la sortie. Au dernier moment, il buta maladroitement contre une énorme pile de cartons qui s'écrasèrent lamentablement sur le sol, y déversant leur contenu varié.
Alors que l'homme s'excusait platement, Emma cessa de l'écouter et sentit son sang se glacer dans ses veines en observant les objets éparpillés. Car au milieu des affaires diverses se trouvait un vieil objet, qui la rattachait avec un passé qu'elle aurait préféré oublier : la veste de Graham, qui gisait au milieu de la pile d'objets.
Eprouvée par le torrent d'émotions qui s'abattaient sur elle, elle sentit des larmes se former aux coins de ses yeux. Elle chassa d'un mouvement de tête, qui se voulait nonchalant, les terribles sentiments qui tentaient de s'emparer d'elle et les dissimula habillement derrière un masque de colère froide.
- Je suis navré, tenta de s'excuser son ex.
- Tu peux l'être, Neal, cracha Emma d'une voix dénuée de chaleur. Tu n'as plus rien à faire ici, je vais m'occuper de tout ranger.
Son fils la regarda avec attention; visiblement, il ne se souvenait plus de ce vêtement pourtant si caractéristique de Graham. Était-ce donc comme cela que cela fonctionnait? Maintenant que tout le monde avait retrouvé la mémoire, il n'y avait plus personne pour se souvenir de ceux qui les avaient quittés avant l'heure, plus personne pour avoir une petite pensée pour eux? Même son fils qu'elle trouvait particulièrement intelligent semblait avoir oublié à qui avait autrefois appartenu cette veste.
- Je vais t'aider à ramasser, protesta Neal, inconscient de l'ouragan qui s'annonçait. Gamin, va m'attendre dans la voiture.
Le capitaine Hook observa le gamin alors que ce dernier quittait la pièce d'un pas boudeur. Certains traits de son visage lui rappelaient la figure enfantine de Baelfire. Il refoula les souvenirs heureux qu'il gardait de cet enfant et se reconnecta à la réalité s'offrant à lui. Quelque chose ne tournait pas rond, pensa-t-il en regardant la posture d'Emma, clairement défensive. Il reconnaissait sans aucune peine l'expression qu'avait brièvement affichée la femme blonde, avant de croire qu'elle réussirait à la dissimuler derrière un masque de colère. Une expression qui avait autrefois prit place dans ses yeux avant qu'il n'apprenne comme elle à la cacher soigneusement : le chagrin. Quel qu'en soit la cause, Emma Swan l'avait sans aucun doute enfouie au fond d'elle, tentant en vain de l'oublier. Elle croyait certainement être douée pour dissimuler ses émotions, mais il arrivait sans peine à lire en elle, comme si elle était un livre passionnant l'invitant à se plonger dans ses épaisses pages. Cette femme l'attirait à un point inimaginable, elle allait le tuer.
- Neal, tu m'as menti durant des mois sur ton identité et tes origines. Tu m'as abandonnée et trahie sans ressentir une once de culpabilité, uniquement parce que tu craignais que Rumplestiltskin me cherche et termine par découvrir son fils qui le fuyait! Tu n'es pas mieux que ton père, tu n'es qu'un lâche. Alors fous-le camp de mon bureau!
L'air sembla brusquement manquer dans ses poumons alors que le capitaine Hook entendait les paroles d'Emma. La vérité lui sauta à la figure, lui permettant d'assembler les dernières pièces du puzzle. L'ex d'Emma n'était autre que Baelfire, le garçon dont lequel il s'était retrouvé des décennies auparavant. Celui qui l'avait accusé d'avoir brisé sa famille, celui pour lequel il avait été prêt à changer mais qui l'avait purement et simplement rejeté. Une foulée d'anciens démons s'agitèrent en lui alors qu'il tentait de garder un air impassible.
- Papa! rompit le petit garçon qui était revenu dans la pièce. Comme tu ne venais pas, je suis revenu. Tout va bien?
Le monde de Killian Jones se brisa sous ses yeux ébahis alors qu'il cherchait en vain une autre issue aux paroles prononcées. Neal n'étais pas seulement l'ex d'Emma et probablement la seule personne à laquelle elle ait accordé sa confiance, c'était également le père de Henry. Il ne pouvait y croire. Des souvenirs qu'il espérait disparus à jamais ressurgir soudain et se moquèrent de lui. Il s'était attaché plus de deux siècles auparavant à ce garçon plein de vie qui avait amené une lumière dans l'obscurité de son cœur, il avait éprouvé un instinct paternel pour Baelfire. Cependant ce dernier l'avait rejeté, brisant son rêve de famille heureuse. Rumplestiltskin avait été le détonateur de sa noirceur, néanmoins, Bae avait été celui qui avait terminé de l'y plonger.
- Henry, soupira Neal en jetant un regard inquiet au capitaine qui regardait son fils d'un air songeur. Je t'ai déjà demandé de ne pas m'appeler ainsi, tout le monde n'est pas encore au courant.
Le petit garçon afficha une moue boudeuse avant de tirer son père vers la sortie sous le regard soulagé d'Emma et penseur du capitaine Hook. Au fond de lui, des pensées s'agitaient alors qu'il tournait finalement la tête vers la blonde qui avait tendance à disperser les ténèbres qui l'habitaient par sa simple présence.
- Bae est Neal, le père de Henry? lui demanda-t-il d'une voix hésitante.
- Oui, soupira Emma d'un air las.
- Il est celui qui t'a brisé le cœur, n'est-ce pas? Celui pour lequel tu ne fais plus confiance à personne?
- Si ce n'avait pas été lui, un autre aurait fait la même chose. Nous sommes obligé de construire des murs entre nous et les autres personnes, parce que sinon, quand ils te quittent, on souffre.
- Mais une vie sans personne qui ne te connait réellement, une vie sans personne à qui tu tiens et à qui tu pourrais confier ta vie, vaut-elle la peine d'être vécue? s'enquit Killian en se dirigeant vers la sortie. La réponse est non, et je le sais mieux que personne.
Il s'arrêta un instant devant la pile d'objets avant d'en sortir une veste noire. Il ne savait pas pourquoi il prenait ce vêtement exactement, il savait uniquement que le regard d'Emma s'était rivé à celui-là dès que Baelfire avait franchi la porte. Il fit demi-tour et tendit la veste à Emma. Cette dernière agrippa l'objet comme une bouée de sauvetage. Il s'approcha doucement d'Emma et lui déposa un léger baiser sur le front, d'un geste presque paternel avant de gagner la sortie. Il hésita un instant avant de se retourner et de lui avouer :
- Le mur que tu t'es construit autour de toi. Je ne sais pas pourquoi il est encore là après toutes ces années. Mais ce que je sais, c'est qu'il t'évite peut-être certaines souffrances, cependant, il fait également barrière à l'amour et aux sentiments. Réfléchis à cela, Swan, ou tu risques de passer à côté de choses magnifiques.
On passe doucement aux choses sérieuses avec un Hook qui réfléchit et qui comprend très bien Emma. Un Neal ne servant à rien, mise à part à renverser des cartons, et une Emma très sensible qui se pose des questions. Et on entendra encore parler de Graham et d'August, je trouve que la série ne montre pas assez les sentiments d'Emma après la mort/changement en petit garçon de ces personnages
(1) Il s'agit d'une énigme trouvée sur internet appartenant à un jeu vidéo (si mes souvenirs sont exacts)
(2) Pour les besoins de mon histoire, Agrabah est la ville où est né Aladdin. Il me fallait donc inventer un nom de ville (chose plutôt compliquée)
