Bien... Que dire...

Disclamer: Rien est à moi sauf Noa

Résumé: Toutes les plus belles villes ont leur reflet dans un miroir. Et le miroir de Sank se nomme le Black Lagoon.

Merci à Siashini pour sa correction!!

Sur ce,

Bonne Lecture.

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Chapitre 2 :

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C'était la 1ère fois qu'il mettait les pieds dans cette ville où il était né.

Sa mère avait fui Sank et la pègre de Black Lagoon, trop consciente des représailles si on la prenait entrain de faire le trottoir sans maqu'.

Heero regarda autour de lui.

C'était exactement comme sa mère le lui avait décrit.

Il n'eut pas de mal à se repérer et était presque arrivé à destination.

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Heero était un jeune homme à l'allure si féminine que son corps lui avait permis de manger dès l'âge de 12 ans.

Ses cheveux courts bruns retombaient sur son visage d'une manière totalement désordonnée, projetant sur ses yeux bleus de Prusse, une ombre qui avait envoûté bien des hommes.

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Il déambulait tranquillement dans les rues sordides comme s'il se promenait, s'attirant les regards hallucinés de la plus part des passants.

Il pouvait lire dans leurs yeux qu'ils le ou la d'ailleurs, ce n'était pas toujours évident, prenait pour un fou à sortir ainsi, sans escorte, au crépuscule au milieu de tous ces truands sans foi ni loi.

Heero s'en foutait.

Il n'était pas si fragile qu'il en avait l'air et pourrait parfaitement se défendre contre un agresseur même si celui-ci faisait le double de son poids.

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Chaque angle de rue appelait un souvenir à sa mémoire.

Lui qui n'avait jamais vu ces pavés sales avait clairement en mémoire les images que sa mère avait elle-même imprimés dans sa tête à force de lui raconter son histoire.

Il avait grandi ici, en esprit.

Il en connaissait les codes et les lois, il savait le nom de chaque rue, de chaque établissement, se disant même « tiens, ça a changé ici » quand une enseigne en avait remplacé une autre.

Heero avait grandi à des milles d'ici mais il en était pas moins un fils du lagon.

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Encore 500m environ, il serait à destination et sa vengeance pourrait enfin commencer.

S'il y a bien une chose que sa mère lui avait enseigné, c'était la haine de ce quartier pourri. Un endroit où une jeune femme de 18 ans s'était faite violer sans qu'aucun passant n'intervienne, assistant même au spectacle et quand elle avait su qu'elle était enceinte, son proxénète l'avait foutue à la porte manu militari avec un poignet cassé et trois côtes fêlées en punition.

Oh, elle avait bien sûr porté plainte pour le viol mais les flics avaient eu peur de s'attaquer au territoire du Black Lagoon.

Salie, brisée et avec un enfant en bas âge, elle était retournée comme elle avait pu dans son pays natal qu'elle avait quitté sur un coup de tête avec un homme qui l'avait laissée tomber quelques semaines après son arrivée à Sank.

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Heero avait subi son histoire en plus de son alcoolisme qui la rendait violente et de ses passes qu'elle faisait dans leur minuscule chambre de bonne.

Il avait vite appris à voler pour manger puisque ce que sa mère gagnait partait systématiquement dans le saké et l'opium.

Puis il avait volé des livres quand il avait enfin su écrire et lire, petit cadeau d'un régulier de sa mère qui regrettait probablement d'être marié, ne pouvant ainsi épouser la belle Asiatique.

Parce qu'elle était belle sa mère malgré ses vices.

Et il avait hérité de sa beauté asiatique. Il n'avait que les yeux de son père.

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Heero serra brusquement les poings et les dents.

Devant lui, à une centaine de mètres tout au plus se dressait le bordel le plus sélect de tout le lagon, l'Orchidée.

Il était là pour ça, pour se faire embaucher.

Il n'aimait pas se faire troncher pour du fric mais si c'était le seul moyen d'arriver à ses fins alors il le ferait volontiers.

Ne ditons pas que la fin justifie les moyens ?

Et c'était le seul moyen d'approcher celui qu'il rendait responsable de la déchéance de sa mère et de sa vie minable.

Delano Maxwell.

Il était venu tout droit de Tokyo pour faire la peau à ce salaud.

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Sa mère était morte, il y avait tout juste quelques semaines, le laissant seul, à la rue et sans un sou.

Le propriétaire de la chambre où ils vivaient tous les deux avait exigé qu'il dégage puisque sa mère n'était plus là pour payer le loyer en nature.

Il lui avait fallu un peu de temps pour rassembler suffisamment d'argent pour venir jusqu'à Sank et il avait cru que tout son monde, toute sa vengeance s'écroulait quand il apprit, à son arrivée, que Delano Maxwell était mort depuis bientôt 6 ans.

Il avait eu la nausée pendant plusieurs jours jusqu'à qu'il apprenne que ce salaud avait un fils qui avait repris toutes les affaires de son père.

Ce n'était pas ce qu'il avait prévu mais le fils ne devait pas être mieux que le père de toute façon, il débarrasserait cette ville d'un pourri.

C'était sa nouvelle cible : Duo Maxwell.

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Heero sentit son cœur s'accélérer à l'approche de son but.

Il avait volé quelques vêtements pour être tout à fait présentable et avait pris une douche dans l'appartement qu'il avait cambriolé.

Il était beau et il le savait.

Il avait l'expérience aussi.

Il était persuadé d'être embauché.

Il accéléra son allure et son esprit tout à son plan, il n'entendit pas le bruit sourd des pas lourds qui le suivaient.

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Brusquement, il se sentit partir en arrière, une grosse main sur sa bouche, l'empêchant d'émettre le moindre son et fut durement balancé contre un mur.

Il gémit de douleur et plusieurs rires gras se firent entendre.

Prudemment, Heero ouvrit les yeux et se trouva face à face avec 4 gros loubards aux sourires concupiscents qui laissaient courir leurs regards pleins d'avidité sur son corps.

« K'so » Murmura-t-il pour lui-même.

Ce n'était pas possible, pensa-t-il, pas si prêt du but.

Il se releva malgré la douleur qui irradiait son épaule et fit face.

« Et Joe !! La petite demoiselle veut se battre !!

T'as raison beauté, ça en sera que meilleur !! »

Les quatre hommes rirent de nouveau avant de se jeter sur lui, abattant violemment leurs poings sur son corps.

Il essaya tant qu'il put de se défendre mais un coup dans l'estomac lui coupa momentanément la respiration et il se retrouva très vite sous un des gars, cloué au sol par son poids.

Il ravala un couinement apeuré quand son tee-shirt lui fut arraché.

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Hilde fit au revoir de la main à ses camarades de fac où elle suivait des cours d'histoire littéraire et rejoignit Wufei qui l'attendait à quelques mètres de là.

Tous les jeudis soirs, la jeune femme finissait les cours à 20h et Duo ne voulait pas qu'elle rentre seule, même en prenant un taxi.

Il était très bien placé pour savoir ce qu'elle encourrait comme danger.

Elle embrassa la joue de l'Asiatique.

« Teri croit que tu es mon petit ami. »

Wufei haussa un sourcil.

« Je lui ai dit que tu étais mon cousin et définitivement casé.

Hm.

Oh rigole un peu Wu' !! »

Hilde était une des rares à travailler à l'Orchidée sans pour autant être à la disposition des clients.

Elle chantait le soir, au restaurant.

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Elle avait presque grandi avec Duo.

La jeune femme était arrivée à l'âge de 6 ans dans un des bordels de son père, offerte à tous les pervers qui préféraient les mômes.

Elle avait subi ce calvaire pendant près de 9 ans, jusqu'à la mort de Delano et quand Duo avait repris les affaires, il l'avait sorti du circuit de la prostitution et l'avait presque obligé à reprendre ses études tout en lui offrant le gîte et le couvert.

La jeune Allemande avait un peu protesté, souhaitant se rendre utile et toutes les récriminations du jeune homme quant aux mauvais traitements qu'elle avait subi n'y firent rien et il accepta de lui offrir la place de chanteuse dans son restaurant.

Hilde aimait beaucoup Duo et même s'il ne voulait pas l'entendre, elle lui serait éternellement reconnaissante de lui avoir permis de voir une autre vie.

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Côte à côte, Hilde et Wufei parlaient de tout et de rien tout en marchant.

Elle lui parla de ses études, il lui parla de Sally.

Elle était un peu la confidente de tout ce beau monde qui vivait à l'Orchidée.

Ils marchèrent presque une bonne heure avant d'arriver dans le lagon.

Instinctivement, Wufei se mit sur ses gardes et Hilde diminua sensiblement le volume de ses paroles.

La nuit commençait tout juste à tomber et malgré le visage connu de l'Asiatique, il valait mieux faire attention, ils n'étaient pas à l'abri d'un abruti épris de sensations fortes.

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A un peu moins de 200m de l'établissement, Hilde s'arrêta et tendit l'oreille.

« T'as pas entendu un truc ? »

Le jeune homme ne lui répondit pas.

Elle se tourna vers lui et le vit tendu comme un arc.

Brusquement, il partit en courant en jetant des coups d'œil à droite et à gauche, dans les ruelles adjacentes.

Hilde le suivit aussi vite qu'elle le put et le vit stopper quelques mètres devant elle.

« Hey !! Vous !! »

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Wufei n'en croyait pas ses yeux.

Pourtant Duo avait été formel et les exemples avaient été nombreux pour dissuader ces pratiques dans le lagon.

Mais devant lui, 4 mecs étaient presque en train de violer un jeune garçon, pratiquement devant la porte de son parton.

A son injonction, les quatre loubards relevèrent le nez.

« Tiens, tiens, tu veux participer à la petite fête mon mignon !! »

Hilde arriva à ce moment là et poussa un cri en voyant le corps du jeune garçon en sang au sol.

« Et les gars, regardez ce qui arrive !! »

Wufei se tourna vers Hilde en lui disant de courir prévenir Duo ce qu'elle s'empressa de faire puis il se mit en position de combat.

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Hilde déboula comme une folle dans l'immeuble et trouva Duo au bar.

« DUO !!!

Hilde ? Où est Wu….

Il est en train de se battre !!! Va le rejoindre !!

QUOI ???

Des violeurs !! Un jeune garçon…. »

La jeune femme était complètement essoufflée mais suivit quand même son ami quand celui-ci passa devant elle en courant.

Avant de sortir, il posa son regard noir de colère sur elle.

« Toi ! Tu restes là !! »

Hilde voulut protester mais Noa qui se trouvait là, lui prit le bras et la ramena au bar où il lui servit un verre de schnaps.

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Duo déboula dans la ruelle.

Wufei se débrouillait bien mais les quatre gars avaient sorti couteaux et barres à mine. L'Asiatique avait de plus en plus de mal à ne pas se laisser toucher et il soupira, soulagé quand son patron entra à son tour dans la bagarre.

En peu de temps, ils les assommèrent.

Duo reprit un peu son souffle et se dirigea vers le corps inanimé du jeune garçon avant de jeter un coup d'œil à Wufei par-dessus son épaule.

« Va chercher Rashid et emmène-moi ça à la cave ! Je vais leur faire passer l'envie de recommencer et préviens Sally que j'arrive avec un blessé. »

Le châtain défit sa chemise et s'agenouilla près du garçon. Il retira les lambeaux de vêtements et détailla un peu les blessures.

Il allait avoir quelques bleus, sa lèvre était fendue ainsi que son arcade. Il aurait de bonnes courbatures mais il y avait plus de peur que de mal.

Duo retira sa chemise et l'enroula dedans avant de le prendre dans ses bras. Il attendit que Wufei revienne et lorsque celui-ci arriva deux minutes plus tard avec Rashid, il rentra.

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Noa et Hilde l'accueillirent et le précédèrent jusqu'au bureau du médecin qui se trouvait au 1er étage des appartements privés.

Duo installa le blessé sur la table d'auscultation et redescendit au sous-sol faire comprendre à ces quatre imbéciles qu'on ne chassait pas sur le territoire d'un Maxwell.

Noa resta aider Sally tandis qu'Hilde redescendait à son tour une fois que la doctoresse l'ait rassurée sur l'état de santé du jeune garçon.

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Heero se réveilla quelques heures plus tard.

Il eut un peu de mal à se situer.

Il n'avait jamais dormi dans un matelas aussi moelleux et il chercha où est-ce qu'il s'était endormi.

Il se redressa brusquement quand le viol lui revint en mémoire.

« AHHHHHHHHHHH !!! »

La douleur le prit par surprise, irradiant dans tout son corps et l'obligea à se rallonger.

« Tu es enfin réveillé. »

Une voix féminine lui fit tourner la tête vers la droite et une petite brune aux yeux bleus lui sourit.

« Tu sais que tu as eu de la chance… On est arrivé à temps avec Wufei.

Hmmmm….

Ouais, je sais, tu dois avoir mal mais je te rassure, tu n'as pas été violé. »

Heero la regarda plus attentivement et soupira.

« Tu n'as rien de casser non plus mais il va falloir te reposer, c'est le médecin qui l'a dit. Bon, je vais prévenir le chef que t'es réveillé… Tu as peut-être faim ou soif aussi, tant que j'y suis ?

A boire, s'il vous plait.

Oh, tu peux me tutoyer, je m'appelle Hilde. »

Sur ce, la jeune femme sortit, le laissant seul.

Le jeune homme se redressa précautionneusement, s'assit en reposant son dos contre un gros coussin puis observa attentivement la chambre.

Elle était relativement grande. Les murs étaient peints d'une belle couleur bleu clair et les meubles étaient tout noir, sûrement une imitation ébène.

Toute la pièce respirait le calme et son regard tomba sur l'immense baie vitrée d'où l'on pouvait voir les lumières de la ville de Sank.

C'était la 1ère fois qu'il voyait un endroit aussi beau et se demanda où est-ce qu'il avait atterri quand la porte s'ouvrit.

Il pensa revoir la jeune fille mais ce fut un homme superbe qui entra portant un plateau-repas.

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Hilde descendit chercher son patron, toujours au sous-sol.

Un long frisson d'horreur remonta son échine.

Elle avait passé une partie de son enfance dans les sous-sols de l'ancien QG du père de Duo et ce n'était vraiment pas ce qu'elle aimait se rappeler le plus, les marques qui restaient sur son corps le faisaient très bien.

L'ascenseur s'ouvrit sur un petit hall blanc où une porte au fond donnait sur les cellules.

Elle ravala un relent de bile avant d'appuyer sur un interphone.

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Un grésillement précéda un hurlement qui glaça la jeune femme.

« Ouais ? »

Une voix masculine, sûrement celle de Rashid mais elle n'en était pas sûre, la ramena à la réalité.

« Heu… Dis à Duo que son invité est réveillé.

Ok ! »

L'interphone coupa et Hilde relâcha sa respiration qu'elle n'avait pas eu conscience de retenir.

Elle ne se ferait jamais à ce côté de Duo.

D'accord, c'était un bon moyen pour se faire respecter mais elle ne pouvait pas comprendre le plaisir qu'il en retirait.

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La jeune femme n'attendit que quelques minutes que Duo arrive.

Celui-ci entra par la porte du fond.

Hilde eut un recul en le voyant. Ses mains étaient maculées de sang et une longue trace du liquide carmin couvrait sa joue gauche. Ses vêtements noirs luisaient par endroit.

Mais ce qui lui faisait le plus peur, était sans doute le sourire cruel qui s'étalait sur le visage de son patron.

C'était dans ces instants là qu'Hilde comprenait comment Duo avait pu maintenir l'ordre dans le Lagon et en devenir le maître incontesté.

« Le petit est réveillé ?

Oui Duo.

Ok, fais préparer un plateau et monte le. Laisse le dans le hall, je le lui emmènerais quand j'aurais pris une douche. »

Hilde ne se fit pas prier et remonta au restaurant.

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Duo remonta jusqu'à chez lui et se retint d'aller jeter un coup d'œil sur le jeune homme avant d'aller prendre une douche.

La torture avait excité ses sens et il n'était pas aveugle au point de ne pas avoir vu le superbe corps de son invité forcé malgré les coups.

Il se fit violence et entra dans la salle de bain.

Il fronça le nez en songeant à toutes les traces de sang qu'il allait laisser sur le marbre noir. Puis laissant de côté se problème que ses femmes de ménage s'empresseraient de résoudre, il activa l'eau.

Il se débarrassa de ses fringues couvertes de sang, il défit sa natte et se glissa avec un soupir satisfait sous le jet d'eau brûlant.

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Il commençait à se sécher quand il entendit la porte d'entrée.

Parfait.

Il passa dans sa chambre pour enfiler un jean et une chemise noire qu'il ne prit pas la peine de boutonner et attacha rapidement ses cheveux encore humides en simple catogan.

Enfin prêt, il prit le plateau d'une main et il ouvrit la porte de la chambre d'ami de l'autre.

Il se figea un quart de seconde quand son regard croisa celui, bleu de Prusse, de son invité.

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Heero le regarda s'approcher de lui.

Les yeux sombres qui le scrutait lui hérissaient la nuque, un frisson hésitant entre la peur et l'excitation qui le laissa légèrement haletant.

Le châtain déposa le plateau sur ses genoux et il le regarda s'asseoir avec une classe très décontractée sur le fauteuil qu'Hilde avait occupé une partie de la soirée.

« Tu as eu de la chance que Chang passe dans le coin. Qu'est-ce que tu foutais là à une heure pareille ? »

La profonde voix un peu rauque de l'homme déstabilisa Heero.

Ne voyant pas de réponse venir, Duo émit un petit claquement de langue impatient.

Heero eut presque l'impression d'entendre un claquement de fouet et préféra continuer à ignorer la question.

« Où suis-je ? »

Duo haussa un sourcil. Il aimait bien qu'on réponde à ses questions.

Il laissa passer pour cette fois. Le gamin n'était pas du coin sinon il l'aurait déjà repéré, et il apprendrait très vite à respecter les règles s'il voulait vivre et survivre dans le lagon.

« Tu es à l'Orchidée. »

Heero ouvrit de grands yeux, sincèrement surpris. Le Destin avait le chic pour se foutre de lui.

« Qui es-tu ? »

La voix claqua de nouveau aux oreilles du métis.

Il sentait très bien quel genre d'homme était en face de lui.

Du genre dangereux.

Très dangereux.

Et cela l'excitait outrageusement.

Il avait manqué de se faire violer quelques heures plutôt et son corps, pourtant marqué, réagissait à cette aura de sang que dégageait l'homme en face de lui.

Il était très heureux qu'il fusse dans un lit, le drap ainsi que le plateau posé sur ses jambes dissimulait très bien son début d'érection.

« Je m'appelle Heero Yuy.

Hm. Et pourquoi tu traînais dans le quartier avec ta gueule de jeune premier ? Tu voulais te suicider ? Je connais des moyens moins douloureux ! »

Un sourire cynique étira les lèvres de Duo et Heero sentit le tourment de ses reins se renforcer. Il se reprit comme il put et sourit un peu.

« Je venais ici. »

Duo haussa un sourcil.

Jusqu'à présent, il était pratiquement affalé dans le fauteuil, les jambes négligemment croisées.

Il se redressa, décroisa les jambes et posa ses coudes sur ses genoux avant de poser sa tête sur ses paumes, un éclat intéressé illuminait ses yeux.

« Et pourquoi ?

Je viens d'arriver en ville et j'ai besoin d'argent. On m'a dit que je pourrais trouver du travail ici. »

Duo sentait que le jeune garçon ne lui disait pas toute la vérité mais, une fois remis, le môme serait indubitablement d'une grande beauté et à n'en pas douter, il ferait fureur auprès des clients.

« Tu as quel âge ?

19 ans.

Tu sais au moins où tu voulais mettre les pieds ?

Hn.

Ok. Et tu voulais quelle place ?

Peu importe du moment que ça paye bien.

Et si on t'avait mis dans les bras de clients ?

Ca me va, j'ai l'habitude. »

Duo fit une petite moue, il aurait bien aimé l'avoir vierge.

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Devant son silence, Heero commença à manger sans plus se préoccuper de lui jusqu'à ce qu'un détail le frappe.

« Et vous, vous êtes ? »

Un sourire narquois étira les lèvres de Duo.

« Je suis le patron. Duo Maxwell. »

Heero recracha sa soupe et écarquilla les yeux.

Duo ria, content de son effet et se leva.

L'Asiatique prit cette révélation en pleine figure. Il ne s'attendait vraiment pas à ce que ce bel homme soit sa cible.

« Tu restes ici le temps de te remettre sur pied et on reparlera de ta possible embauche plus tard. Quand tu auras fini de manger, tu as une sonnette sur ta droite. Sonne, quelqu'un viendra chercher le plateau. »

Le châtain lui adressa un salut avant de sortir.

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Heero, une fois remis de sa surprise, soupira.

Le Destin pouvait s'avérer être un vrai salaud.

Pourquoi fallait-il que celui dont la mort vengerait la vie que sa mère et lui avaient eu soit si séduisant et charismatique.

Mais il ne devait pas faillir.

Au besoin, il se servirait de cette attirance pour obtenir une place privilégiée auprès de lui et alors, il le tuerait, en toute intimité.

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Parce que les lecteurs lisent plus facilement les notes en fin de chapitre, je vais écrire ici une petite note.

PETITE NOTE IMPORTANE!!!

J'ai eu vent hier d'une petite vendetta contre un auteur de fics Harry Potter que j'aime beaucoup: Mambanoir.

Il semblerait qu'un certain nombre d'auteurs, dont certaines auraient quand même pas mal de succés, reprochent à Mamba son manque de travail sur ses fics.

Personnellement, j'aime ce qu'elle écrit justement parce que c'est spontané et frais. Rien de compliqué, juste le plaisir de lire une petite histoire tranquille.

Je tenais juste à dire que FFnet était là justement pour les amateurs, et que, même si on en aime pas certains, ce que je comprends tout à fait, - je n'aime pas tout les auteurs et tous les lecteurs ne m'aiment pas -, nous sommes là juste par plaisir.

Ce groupe se serait inscrit sous le nom de Mambablanc et publie des parodies de Mambanoir.

Je trouve l'attitude stupide et je fais part de tout mon soutien à Mambanoir qui est relativement écoeurée et je la comprends.

Je vous souhaite une excellente fin de semaine.

Kisu.

Noan