Voilà la suite !!!

J'espère que cela vous plaira toujours!!

Sur ce,

Bonne lecture

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Chapitre 3 :

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Les rayons du soleil lui caressèrent le bout du nez et quand il ne put plus ignorer la clarté de la pièce, Heero ouvrit un oeil.

A en juger par la luminosité qui régnait, la matinée devait être bien avancée.

Tout doucement, pour ne pas attiser la douleur des blessures qu'il avait reçues la veille, Heero se tourna sur le dos puis sur l'autre côté afin de voir l'heure qu'il était sur le réveil qu'il avait vu la veille au soir.

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Une voix claire mais indubitablement masculine le renseigna avant qu'il n'est ouvert un oeil en le faisant sursauter.

« Il est 10h 46. »

Heero se redressa et dévisagea le nouveau venu.

Il avait cru un instant que c'était Duo mais la voix était beaucoup trop clair et le ton beaucoup trop doux.

En effet, devant lui, assis sur le même fauteuil qu'Hilde et Duo avaient utilisé la veille se trouvait un garçon blond d'environ 22 ou 23 ans qui le regardait en souriant.

Il le vit prendre un téléphone et appeler la cuisine.

Il se tourna vers lui.

« Tu préfères du café ou du thé?

Du café. »

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L'Asiatique s'étonnait que son garde malade est pu entrer sans qu'il ne l'entende. Il ne pouvait pas mettre ça sur le dos de la tentative de viol. Quand on avait eu l'enfance qu'il avait eu, une tentative était vraiment rare. Il n'y avait jamais eu de Wufei pour le défendre quand cela se produisait alors qu'il était dehors à la recherche de nourriture ou de clients tandis que sa mère était trop défoncée pour penser à remplir le frigo.

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Le jeune homme en face de lui dut sentir son trouble.

« Tu as eu une forte fièvre cette nuit. Sally nous a demandé de te veiller et j'ai pris le relais de Duo à 8h.

Hn. »

Le patron l'avait veillé?

Elle était où sa horde d'hommes de main prêts à éxecuter ses moindres paroles?

Heero retint le sourire narquois qui montait à ses lèvres. Le jeune Maxwell ne semblait pas être aussi puissant que son père avait pu l'être!

Sa tache n'en sera que plus facile.

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Le blond le sortit de ses pensées.

« Je m'appelle Quatre Winner. Et toi?

Heero Yuy. »

Quatre voulut dire autre chose mais il fut coupé par l'arrivée du plateau petit déjeuner. Il se leva pour aller ouvrir et récuperer le plateau surchargé de nourriture et d'un pot de café noir brûlant.

« Duo m'a dit que tu voulais travailler ici?

Oui, j'ai besoin d'argent.

Tu aurais pu tomber plus mal. Même si Duo a fait le ménage, il reste encore quelques types qu'il ne vaut mieux pas avoir pour patron dans le secteur. »

Heero ouvrit la bouche mais la referma immédiatement. Il avait envie de savoir comment ce gars qui respirait l'innocence avait pu finir dans ce trou à rats. Il était évident pour Heero qu'il n'avait pu une enfance aussi sordide que la sienne...

« Tu peux me demander ce que tu veux. »

Le Japonais haussa un sourcil de surprise puis se décida.

« Comment tu es arrivé ici?

Oh! Ca... Eh bien, c'est une longue histoire à vrai dire.

J'ai tout mon temps. »

Quatre éclata de rire sous l'évidence.

Quand il se fut calmé, il servit une tasse de café à Heero puis en fit de même pour lui avant de se câler plus confortablement dans le fauteuil.

« Je ne suis pas un enfant du Lagon comme on dit ici. Je suis né das le désert à la limite de la frontière marocaine. Comme tu le sais peut-être, depuis la chute du Roi, le pays s'est divisé en plusieurs territoires régis par différents clans. Mon père était le chef d'un de ces clans, un des plus riches et du coup, un des plus convoités.

Il y a 6 ans, un conflit armé a éclaté. Tous les autres clans se sont ligués contre mon père et malgré l'armée qu'il avait avec lui, notre peuple fut décimé et mes parents massacrés.

On m'enleva avec mes soeurs pour être revendus comme esclaves.

J'ai été acheté au marché de Fès par un marchand Japonais. On m'a jeté à fond de cale et je n'ai plus jamais revu ni mon pays ni mes soeurs.

Pendant la traversée, j'ai sympathisé avec le matelot qui m'emmenait à manger et à boire et lorsque deux mois après notre départ le bateau a fait escale à Sank, le marin m'a fait descendre et m'a souhaité bonne chance.

Et comme tu t'en doutes, j'ai fini par déambuler dans le Lagon. Affamé, j'ai commencé à me prostituer pour mon propre compte. Je suis tombé sur une belle brochette de malades en tout genre et j'avais décidé d'en finir quand ma route a croisé celle de Duo.

Il m'a ramassé à la petite cuillère et m'a engagé ici. Il m'a sauvé la vie. »

Heero grimaça. Il ne voyait pas la différence entre se prostituer dehors ou dedans. On était qu'une pute dans un cas comme dans l'autre.

« Ne te méprends pas sur Duo. Même si les apparences sont contre lui, c'est un homme bien. Quand il m'a récupéré sur le port, je n'avais pas encore 18 ans. Il m'a offert le gîte et le couvert en échange de mes talents de violoniste.

Tu ne vas pas me dire que tu n'as jamais couché avec un client? »

C'était presque un cri du coeur mais il n'eut pas l'effet escompté par Heero.

Quatre rougit furieusement.

« En fait... Jusqu'à ma majorité, Duo n'a pas accepté qu'un client me touche et il en est de même avec tous ses employés. Tant qu'on est pas majeur, pas de passe. C'est la règle. Mais il a installé un autre système à la mort de son père. Certains d'entre nous sont liés par contrat avec un seul client et c'est mon cas. Quand j'eus 18 ans, Duo me présenta un de ses amis, Trowa Barton et m'annonça qu'il serait mon seul client jusqu'à ce que lui ou moi le casse. »

Heero n'en revenait tout simplement pas.

Oh pas le contrat! Il trouvait au contraire que c'était une bonne idée et ça assurait un revenu minimum à la catin qui en bénéficiait mais qu'un proxénète laisse une telle liberté à ses filles ou gars était, pour l'Asiatique, inconcevable.

« Et depuis combien de temps ça dure? »

Il crut voir Quatre rougir encore plus fort que lorsqu'il lui avait demandé s'il avait couché avec des clients ou non.

« 5 ans dans 3 semaines. »

Il lui annonçait ça comme on annonçait un anniversaire de mariage.

Ca sautait aux yeux d'Heero que le jeune Arabe était amoureux de son client et il trouvait ça pathétique.

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Ils n'échangèrent plus aucunes paroles pendant qu'ils déjeunèrent.

Heero se retenait comme il le pouvait de se jeter sur toute cette nourriture. Jamais il n'avait eu droit à un tel festin et il en profitait.

Ce petit déjeuner était peut-être un cadeau mais il se doutait bien que ses prochains repas seraient à payer de sa personne.

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Quand il eut terminé, Heero déposa le plateau vide sur le sol à côté de lui et tenta de se lever mais une douleur fulgurante au côté le fit se plier en deux.

Quatre le rattrapa et le rallongea sur le lit.

« Sally a dit que tu devais te reposer et Duo a interdit que tu te lèves au moins pendant deux jours. »

Heero, qui s'était toujours occupé de lui-même et jusque là avec succès sentait la colère poindre le bout de son nez mais peu désireux d'en faire faire les frais à l'Arabe qui n'avait rien demandé préféra passer sur le sujet. Il aurait bien le temps de se lever quand il n'aurait plus de chaperon.

« Où est le patron? »

Quatre lui sourit bizarrement.

« A cette heure-ci, il doit arriver au Peacemillion où il doit déjeuner avec la Présidente Peacecraft. »

Heero écarquilla les yeux et remercia le Ciel d'être confortablement installé.

Il devait peut-être revoir son jugement.

Duo Maxwell était peut-être finalement plus puissant que son père et peut-être aussi beaucoup plus dangereux que ne le laissait paraître l'histoire que Quatre lui avait raconté.

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Kisu.

Noan