Chapitre 2 : L'ange du seigneur

Finalement, Dean et Lisa n'eurent pas de nuit torride. Dean pensait trop. Pourquoi Sam ne lui avait-il jamais parler de ça? Et depuis quand est-ce que ça durait? Et qu'est-ce que c'était? Un genre de pouvoir démoniaque? Ça avait l'air de fumé démoniaque en tout cas! Dean ne pouvait cesser de penser; son cerveau travaillait et lui montrait toutes sortes d'images et de réflexions. Il avait appeler des dizaines de fois et il n'avait pas répondu, ni même à ses messages textes.

Lisa, étendue près de lui, semblait profondément assoupi. Dean l'envia un instant et il posa son regard sur elle, sur son beau visage et ses belles formes. Il se tourna sur son flanc et se colla contre elle, espérant pouvoir s'endormir lover contre sa belle. Mais son geste a pour effet de la réveiller et elle pose son regard sur lui, inquiète.

—Tu n'arrives pas à dormir ? S'enquit-elle en lui caressant le visage doucement.

—Non, répondit-il en soupirant.

—Tu devrais partir à sa recherche et mettre les choses au clair, proposa Lisa.

Dean la regarda avec attendrissement.

—Ça ne te dérangerait pas? Je veux dire, ça pourrait prendre plusieurs jours, voir des semaines…

—Si ça peu te faire sentir mieux… je n'ai pas d'objection. Du moment que tu m'appelles pour me tenir au courant!

—Je t'appellerai tous les soirs si c'est ce que tu désire ma belle! S'exclama Dean en la serrant contre lui.

Il fini par s'endormir.

Il rêva d'une étrange lumière bleu, parfois aveuglante et d'autres fois aussi belle qu'un ciel d'été. Une silhouette noire se dessinait dans la lumière. Elle était de dos et elle se retourna lentement et juste au moment où Dean croyait pouvoir apercevoir son visage, il se réveilla.

Le lendemain Dean était déjà partit quand midi sonna. Au volant de l'Impala, il fonça vers l'ouest, là par où son frère s'était enfuit. Connaissant Sam mieux que tous -eh bien c'était ce que Dean pensait jusqu'à hier- il savait où il pourrait se cacher et tous ses trucs. Ils avaient chasser ensemble plusieurs années, avant que leur père ne les quittent.

Dean commença par s'arrêter dans un motel miteux aux limites de la ville. Si son frère avait bien suivit tous les conseils du bon chasseur, il avait prit un faux nom et avait laisser le moins de traces possibles dans la chambre. Mais Dean n'eut besoin que d'un clin d'œil à la réceptionniste pour avoir accès a la liste des chambres. Et Sam ne camoufla pas très bien son nom, Dean trouva aisément laquelle il avait loué.

Une fois les pieds dans la chambre 23, Dean pu constater que Sam avait quitter tôt ce matin et avait laissé la chambre dans un sale état. Une chaise était renverse et une serviette de douche trainait par terre, sans parler de la chaussette et de la charge de cellulaire laisser derrière par mégarde. Dean étira ses lèvres en un petit sourire amusé.

—Oh, Sam, dit en se penchant pour ramasser la charge de téléphone. Si tu croyais vraiment pouvoir m'échapper…

Mais en décrochant le fil du mur, un bruit sourd et étrange se fit entendre. Dean se figea et puis passa un regard aux alentours, sur ses gardes. Rien ne se passa. Il se redressa alors, rassuré. Mais il n'aura pas dû; alors qu'il se retournait on l'attaqua. Un homme d'un mètre soixante environ, portant un costume gris avec un badge de concierge dessus. Ses yeux était complètement noir comme le charbon; un démon.

Dean, malgré sa surprise se défendit du mieux qu'il le pouvait, mais contre les démons ils n'y avait pas beaucoup de solutions. A la connaissance de Dean il n'y avait que trois choses qui pouvait en terrasser un. L'exorcisme était le plus connu. L'autre un fusil avec des balles anti-démon qu'on appelait le Colt, mais malheureusement se fusil avait été créer qu'avec 6 balles et aujourd'hui il n'en restait plus. La dernière façon était un couteau qu'une démone appelé Ruby avait offert à Dean avant de mourir.

Par chance, Dean trainait toujours cette dernière arme sur lui. Et quand il en eut la chance, il attrapa ce fameux couteau et le planta sans résistance dans la nuque du démon. Le corps s'écroula par terre, sans vie. Dean souffla pour chasser la dose d'adrénaline qui était montée en lui avant de se pencher au dessus du cadavre.

—Désolé… Gregory, lit-il a voix haute lisant le badge.

Les pouvoirs de Sam était donc plus fort que ce que Dean pensait. Son frère semblait en mesure de créer des démons par lui-même. A moins que quelqu'un d'autre soit avec lui, mais ça Dean en resterait surprit.

Le chasseur se souvint alors de ce que Bobby lui avait parlé hier soir. Ces vagues de démons qui envahissait peu a peu les environs. Peu être que Sam en était la cause. Dean espérait que non, mais c'était une possibilité. Après tous, si c'était bien lui qui avait créer ce démon et lui avait demander de posséder le concierge du motel, il était surement en mesure de faire bien d'autres choses que Dean ignorait.

Dean essuya la lame de son couteau sur la victime avant de le ranger. Il se releva et soupira. Une victime innocente. Encore. Pourquoi Sam avait-il fait ça? Soit il savait que Dean allait tuer Gregory, soit il espérait que Gregory tue Dean. Dans les deux cas, Dean ne voyait pas de bons côtés ou de bonnes raisons pourquoi Sam aurait fait ça.

—Qu'est-ce que tu as Sammy? Murmura Dean pour lui-même. Ce n'est pas toi ça….

Dean embarqua dans l'Impala et quitta rapidement. Il ne savait pas où se diriger, mais a en juger la route à laquelle le motel était attaché, il n'y avait qu'une option possible ou revenir en arrière. Dean quitta donc en direction de la prochaine ville.

Il conduisit quelques heures avant la tombé de la nuit. Il arrêta dans un fastfood pour prendre un encas et calmer sa faim monstrueuse. Il présenta la photo de Sam à la serveuses et à quelques personnes dans le restaurant espérant recevoir des réponses positives, mais aucune d'eux n'avaient vue ou entendu parler de Sam. Découragé, Dean se rendit au motel le plus proche et loua une chambre. En écrivant son faux nom il en profita pour regarder les autres personnes qui avaient loué ce soir. Aucun d'entre eux ne lui fit allusion à Sam. Désespéré, Dean se rendit a sa chambre et s'être débarrasser de son manteau, il retira ses chaussures et puis son jean et s'étendit de tout son long sur le matelas, heureux d'enfin pouvoir dormir. Le sommeil le frappa comme la foudre et il tomba endormi comme une bûche en moins de quelques minutes.

Il rêva encore de l'étrange lumière bleu et de la silhouette noire dont il ne pouvait pas apercevoir le visage. Mais il semblait constamment entendre :

« Dean tu es en danger. »

« Dean… »

« Dean… »

« Dean ferme les yeux quand la lumière viendra. »

« Dean… »

Deux heures du matin sonna quand les premiers bruits réveillèrent Dean. Alerte comme toujours, il ouvrit les yeux, mais dans la pénombre il ne vit pas grand-chose. Il étira alors son bras pour ouvrit la lampe de chevet. Aussi tôt que la lumière propagea la pièce la silhouette de trois hommes et de deux femmes se dessinèrent devant lui. Il n'eut même pas le temps de sursauter qu'ils étaient déjà tous sur lui. Des démons, encore.

Il réussit a repousser le premier d'un coup de pied, roula sur le coter pour éviter un cou du deuxième, ce qui le propulsa en bas su lit. On l'agrippa par son chandail et il ne pu lutter contre la force surhumaine des démons. Son couteau loin de lui, aucun plan ne lui vint en tête pour se sortir de cette affaire. Il était foutu. Il reçu une volé de coup qui l'étourdirent et même une fois qu'il semblait ne plus pouvoir réagir on continua de le frapper. C'était la fin, ca y est. Dean pensait perdre connaissance si ils continuait de le marteler de coup comme ça, quand soudainement une lumière vive et bleuté illumina la pièce. Dean n'avait pas trop conscience de ce qui se passait; il entendit des cris, on le relâcha et il s'effondra au sol, toujours conscient. Il vit les corps de ses assaillant tomber autour de lui les uns après les autres et quand la lumière bleuté devint trop forte, Dean détourna le regard. Il ne comprenait pas se qui se passait. Quel était cette lumière? La vue embrouillée, il releva la tête. Une silhouette flou s'approcha de lui. Il eut l'impression qu'on voulait le frapper à nouveau et il leva le bras pour se protéger.

—Non… s'il-vous plait… murmura-t-il suppliant.

Mais on ne le frappa pas et la seule chose qu'il senti avant de sombrer fut une pression chaleureuse sur son front.

La lumière bleu était encore là, intense et cette ombre noir, cette personne dont il n'arrivait pas à voir le visage.

« Dean… »

« Dean! »

« Tu es en danger!»

« DEAN! »

Dean se réveilla soudainement. Il regarda premièrement autour de lui, sur ses gardes. Quelqu'un était assis sur le matelas près de lui. C'était un homme d'une trentaine d'année, cheveux noirs et des yeux d'un bleu irréel. Il avait un air paisible et a la fois intrigué sur le visage. En le voyant Dean sauta sur ses pieds et réalisa avec gêne qu'il était en sous-vêtement.

—Bon sang! S'exclama dit pour montrer sa surprise.

—Bonjour, Dean.

Le chasseur recula. Comment cet homme connaissait-il son nom et qui était-il? Que faisait-il ici.

—Qui es-tu? Et qu'est-ce que tu fais ici? Paniqua Dean.

La chambre était dans un sale état et il songea que lui aussi il devait l'être, mais il ne ressentait aucune douleur. Il se toucha le visage… Soudain effrayé, il alla se regarder dans le miroir. Quand il vit son reflet apparaitre dans la glace, il n'en revenait pas; il était en parfait était : pas de sang, d'ecchymose ni d'égratignures.

—Qu'est-ce que tu es? S'exclama Dean en portant sur lui un regard perplexe et apeuré.

L'homme c'était levé.

Il portait un complet noir avec une cravate d'un bleu cobalt le tout couvert d'un imperméable beige.

Il avança vers Dean et s'arrêta a environ un mètre de lui. La proximité de cet individu créa en Dean une drôle d'impression. Ses yeux bleu se plantèrent dans les perles vertes de Dean comme s'il essayait de deviner ses pensés.

—Je suis Castiel; un ange du seigneur.

Dean resta figé un moment puis fronça les sourcils, toujours perplexe.

—Quoi? Un ange? Les anges existent? Dit-il comme si il n'arrivait pas à y croire. Je pensais que les anges avaient de grandes ailes blanches et des auréoles?

—La représentation que les humains ont de nous est parfois erronée, dit l'ange sur un ton monotone.

—Ok… alors un ange m'a sauvé la vie… dit tout haut ça sonne hôpital psychiatrique, réalisa Dean en s'éloignant.

L'ange se tourna pour le suivre du regard.

—Dean si je suis ici c'est parce que tu es en danger.

—J'ai effectivement remarqué ça hier soir! S'exclama le principal concerner. D'où venait cette bande de fils de pute en fait?

—Dean ce que je dis est très important; quelqu'un ou quelque chose te veux du mal.

Le chasseur soupira et prit place sur le matelas. Quelqu'un lui voulait du mal? Sammy lui voulait de mal. Et pourquoi? Pourquoi son frère était si distant avec lui? Qu'avait-il fait? Que lui arrivait-il?

—Ça pourrait bien être l'œuvre de mon frère Sam; il essaie de me tenir a distance. Enfin, j'ai l'impression…

—Est-ce que Sam détiendrait des pouvoirs démoniques de naturel non-génétique et acquis?

—Euh… oui? Fit Dean incertain.

Castiel sembla réfléchir; ses sourcils froncés, les yeux fixant le vide. Il n'avait pas beaucoup d'émotions ni dans son visage ni dans sa voix. Dean trouva qu'il s'agissait d'un drôle d'individu.

—Cela expliquerait bien des choses, murmura Castiel.

—Oui comme ta présence ici? Suggéra Dean. Tu dis que je suis en danger, mais j'ai été en danger toute ma vie. Pourquoi les anges interviendraient maintenant? C'est difficile a crois tu vois, « Castiel »?

—Tu penses que je suis un démon.

—Comment ne pas ? Fit Dean comme pour se donner une excuse.

Castiel soupira et leva les yeux au ciel.

—Bien. J'ai besoin de ton entière confiance, Dean. Alors je te permets de tester ta théorie.

Les yeux de Castiel se posèrent près des vêtements de Dean où le couteau de Ruby reposait.

Dean comprit le message; Castiel voulait que Dean lui plante la lame anti-démon dans le cœur. Hésitant, mais pas trop, le chasseur prit l'arme entre ses doigts. En voyant ses pantalon il réalisa une fois de plus qu'il était en sous-vêtement et qu'après il serait peu être temps de s'habiller.

Dean s'approcha de «l'ange » et leva le bras. Un coup d'œil à ses yeux bleues avant de frapper; le visage de Castiel était complètement neutre. Dean frappa. La lame s'enfonça dans le corps de Castiel, il ne se passa rien et c'était tout.

Dean recula, à nouveau effrayé pendant que Castiel extirpa la lame de son corps comme s'il ne sentait rien du tout.

—Crois-tu que je suis un ange à présent?

Dean hocha la tête lentement.

—Je suis ici Dean, car tu m'as été assigné comme humain.

—Ce qui veut dire?

—Que je suis en charge de ce qui t'arrive car le paradis en a décidé ainsi.

—Très bien… ça veut dire que tu vas m'aider a retrouver Sam?

—Non.

—Mais si je suis en « danger » tu vas venir me porter secours?

—Oui.

—Donc tu vas m'aider à retrouver Sam, déduit Dean.

Castiel aurait voulu répliquer mais il de tut dans son geste et n'ajouta simplement rien.

—Génial! S'exclama Dean avant de se pencher pour attraper ses pantalons et de les enfiler. Tu vas peu être pouvoir m'être utile.

—Je ne te conseille pas de poursuivre les traces de Sam. Mais pourquoi le fais-tu?

—Car c'est mon frère, répondit-il, assis sur le lit, attachant ses bottes. Et il a besoin de moi. Ses… pouvoirs démoniques m'étaient inconnu il y a deux jours… je suis sur qu'il ne va pas bien.

—Je le répète Dean tu ne devrais pas suivre ton frère…

Dean se leva d'un bond et se dirigea vers Castiel.

—C'est mon frère! Je ne vais pas l'abandonner!

Dean ramassa ses clés laissé sur la petite table du motel la veille.

—La question n'est pas là, répliqua Castiel.

—Eh bien elle est où? S'exclama Dean en se retournant.

Mais quand il fini sa rotation, Castiel n'était plus là. La pièce était désormais vide. Une plume trônait au milieu du plancher. Elle était noire comme la nuit, noir comme les cheveux de Castiel.

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—Oui, il essaie de me ralentir je crois.

—Tu ne crois pas qu'il serait mieux d'abandonner? Je trouve que c'est dangereux…

—Hey ma belle! Je suis Dean Winchester après tout! Une bande de démon ca ne me fait pas peur.

—Tu vas être prudent?

Dean sourit.

—Oui promis.

—Je t'aime.

—Moi aussi je t'aime, ma belle. Bye, on s'appelle demain.

—A demain!

Il raccrocha et rangea son cellulaire dans la poche de son manteau.

Depuis le jour précédent, Castiel n'avait pas réapparut et Dean commençait à se demander si il avait rêvé toute la scène avec cet ange mystérieux.

Il avait traversé la ville et demandant aux personnes s'ils avaient vue Sam durant des heures et personnes ne répondit positivement. Dean commençait à être découragé. Ils c'était donc enfermé dans son auto et avait passé un coup de fil a Lisa pour voir comment elle allait et aussi pour la tenir au courant de son enquête. Elle lui manquait tellement. Il pensait à elle souvent; il avait hâte de trouver Sam et de pouvoir retourner auprès de sa belle. Mais les pistes étaient nulles pour l'instant.

Dean soupira.

—Bonjour, Dean.

Le chasseur sursauta derrière le volant à un point tel qu'il s'en cogna la tête au plafond.

—Merde Castiel! Siffla Dean en se massant le crâne.

—Désolé Dean. Mon intension n'a jamais été de te faire peur.

—Ouais… ce n'est pas grave. Que viens-tu faire ici?

—Veiller sur toi.

—Je ne suis pas un enfant; je n'ai pas besoin qu'on veille sur moi! Répliqua Dean en secouant la tête. J'ai survécu jusqu'ici sans mourir pour de bon, alors je crois que je peux m'en sortir avec une petite querelle contre mon frère.

Castiel ne dit rien, gardant un air indéterminé, mais tout de même un peu curieux. Dean quand a lui, soupira et se replaça sur la banquette pour être plus confortable. L'ange resta malgré tout. Dean n'était peu être pas un enfant mais comme tout humain il avait besoin qu'on le surveille, enfin c'est ce qu'on avait dit à Castiel.

—Je croyais que tu ne m'aiderais pas, remarqua Dean.

—Je ne vais pas t'aider.

Dean leva les yeux au ciel avant de poser les mains sur le volant et démarrer la voiture.

Castiel ne prenait pas beaucoup d'espace; il se faisait souvent muet et même parfois Dean en oubliait sa présence. Même quand il avait l'occasion de parler, il ne disait presque rien. Dean trouvait que c'était un drôle d'ange et se demandait si les autres étaient comme lui.

—Pourquoi as-tu décidé de venir « veiller sur moi » demanda Dean à un moment.

— Parce que c'est ce qu'on m'a dit de faire, lui répondit Castiel tout simplement.

— « Ont »? fit Dean curieux. C'est qui « ont » ?

— Le Paradis.

— Donc tu travailles pour le Paradis? Logiquement… : tu es un ange.

— Tous les anges doivent travailler pour le Paradis, l'informa Castiel, sinon ce sont des rebelles.

Son ton devint grave à la fin et Dean arqua les sourcils. Puis il sourit.

— Wow! C'est du sérieux là-haut! Dit-il sur un ton moqueur.

Castiel ne fit aucun commentaire autant qu'il ne ria point de la blague.

Ils parcoururent la ville pour tenter de retrouver Sam. Mais presque aucunes pistes. Certains croyant peu être l'avoir déjà vue mais personne ne savait où il était. Dean commençait a désespérer. Castiel n'aidait pas vraiment, mais après tout il était la pour la protection de Dean. Vers la fin de la journée l'ange disparu soudainement.

Dean ne pouvait pas s'enlever l'image des yeux si bleus de Castiel, elle restait imprégné dans son esprit comme lorsqu'on regarde une ampoule trop longtemps et que même lorsqu'on ferme les yeux on peu encore la voir. Il y avait quelque chose chez cet énergumène en imperméable qui intriguait Dean et il ne savait pas quoi.

La température se faisait de plus en plus froide et la première neige était arrivée recouvrant la terre d'une couche qui faisait apparaitre une sorte de relaxation un peu partout. Entre-temps, Castiel et Dean avaient parcoururent trois villes et combattus quelques démons. Dean avait pu être agréablement témoin des pouvoirs impressionnants de Castiel. Il était littéralement une arme anti-démon. Dean découvrit aussi qu'un ange était très utile quand il se blessait, car il pouvait guérir tous ses moindres petits bobos simplement en lui touchant le front.

Castiel commençait à parler un peu, mais ce qu'il disait semblait toujours mener à une énigme. Il était un drôle de personnage, il trouvait des choses drôles que Dean ne comprenait pas et les meilleures blagues du chasseur n'effleuraient à peine un sourire sur ses lèvres.

Dean buvait son café tranquillement en lisant le journal, assis derrière le volant de l'Impala. Les derniers jours n'avaient pas été très fructueux. Dean craignait être entrain de perdre la trace de Sam. Il ne cessait de repasser la scène dans sa tête, celle où son frère l'avait attaqué.

Castiel ne s'était pas encore montré et il était bientôt 9h. Habituellement, à moins d'exceptions étranges, il était souvent là quand Dean partait du motel et même des fois il était déjà là quand il se réveillait. L'ange avait cette manie de le fixer durant son sommeil et il arrivait souvent que Dean se réveille en sursaut en l'apercevant.

Songeant, le chasseur regarda sa montre pour voir l'heure tardive. Ce n'est pas qu'il attendait Castiel pour commencer les recherches, mais les dernières semaines, il avait prit l'habitude de l'ange à ses côtés chaque matin et qu'il soit absent en ce moment le rendait étrangement inquiet. Il était son ange après tout, n'avait-il pas un peu raison de s'inquiéter?

À 10h, Dean décida que s'en était assez et il commença l'enquête.

Sans Castiel ce n'était plus pareil. Le chasseur avait l'impression de manquer des détails, d'oublier des étapes, de mal dire ses questions. Il avait la tête ailleurs, il en oublia même d'appeler Lisa quand l'heure venu. Quand ce fut elle qui l'appela presque en panique une heure plus tard, il s'en excusa, mais ne trouva pas de bonnes excuses pour camoufler son inquiétude pour Castiel. La conversation fut brève. Une fois raccrocher Dean se pinça l'arrêt du nez et ferma les yeux. Il n'était pas en mesure de bien travailler aujourd'hui alors il rentra au motel.

Comme de fait, des démons l'attendaient dans sa chambre. D'un côté, il était frustré, car il n'avait pas envie de se bagarrer, mais d'un autre côté, être en danger ferait peu être apparaitre Castiel. Malheureusement, les trois corps furent au sol, et aucun ange ne se pointa. Dean, plus déçu qu'il ne l'aurait imaginé, quitta le motel.

Ses pensées bouillonnaient.

Où était Castiel?

Pourquoi ne venait-t-il pas le voir?

— Cas, qu'est-ce que tu fou, bon sang?

Quand Dean sortit de la salle de bain, torse nue, une brosse à dent entre ses lèvres, il tomba nez-à-nez avec Castiel. Sa première réaction fut de sursauter, puis après il fixa l'ange sans rien dire, et il ne dit rien en retour.

— Où étais-tu? Prononça-t-il au bout d'un moment.

Ce furent ses premiers mots. Sec, dur, froid.

— J'avais à faire au Paradis.

C'était tout. Il ne s'expliqua pas d'avantage, ne donna pas de détail, ni ne s'excusa. Dean croyait fulminer.

— Ça fait dix jours Castiel! Dix jours!

L'ange ne semblait pas comprendre l'état de Dean. Il fit son air habituel d'incompréhension et dit :

— Pourquoi es-tu en colère?

— Parce que tu as disparu durant dix jours sans rien dire du tout! L'accusa Dean. Ça ne se fait pas! Tu aurais du m'avertir. Ça aurait été la moindre des choses…

— Tu étais… inquiet? S'étonna l'ange. Pour moi?

Dean ne répondit rien, détourna le regard.

— Je suis désolé, fit l'ange sans trop comprendre, je n'ai pas l'habitude de côtoyer des humains.

Dean n'ajouta rien, retourna à la salle de bain pour cracher sa pâte à dents et revint dans la pièce.

— Ne refait plus une chose pareil, lui demanda-t-il, pas si je n'ai pas un moyen pour te rejoindre.

— Si tu as besoin de moi tu peux toujours prier; je suis un ange, ne l'oublie pas.

— Eh bien je n'ai pas l'habitude de prier.

— Tu la développeras.