Chapitre 4 : La Marque
Dès qu'il fut partit, Lisa se jeta dans les bras de Dean et le serra fort contre elle, en sanglotant. Elle avait eu peur. Le chasseur lui caressa la tête, le regard perdu dans le vide, un air pensif, mais à la fois concerné au visage. Il pouvait voir la marque rouge sur son bras et des milliers de questions germaient dans son esprits, mais aucune d'elles n'avait plus de sens que celle-ci : qu'est-ce qu'était cette marque? Il avait peur, même s'il ne se l'avouerait pas. Il était complètement terrifié. Qu'est-ce que tout cela signifiait? Qu'est-ce que Sam lui avait fait? Et pourquoi? L'avait-il fait exprès? Ou était-ce un accident? Devait-il s'inquiété? Il n'en savait absolument rien.
Il tenta de ne pas penser à la marque et la journée se déroula un peu étrangement. Lisa était sur les nerfs et ne pouvait pas se contenter de prendre toute cette histoire à la légère. Mais en même temps elle état familiarisé avec tout ce domaine du surnaturel alors elle le prenait quand même bien.
La journée suivant fut moins pire et moins étrange, mais elle passa lentement. Dean ne pouvait s'empêcher de penser et de se demander quand Castiel allait être de retour? Quand le soir arriva, lui et Lisa s'enlacèrent sous les couvertures et elle lui confit à qu'elle point elle avait peur. Dean la serra fort entre ses bras musclés, en lui disant de ne pas s'en faire et que tout allait bien aller. Mais il n'y croyait pas lui-même.
Les jours suivant furent moins lourds et passèrent plus vite. Lisa occupa Dean en lui faisant faire des tâches ménagères et elle en profita pour aller faire des courses. L'un de ces soirs, ils se firent même un souper romantique et ils finirent la soirée arrosé, dans le lit, comme ils auraient voulu le faire dès le premier soir qu'ils c'étaient rencontrés.
Puis les semaines s'écoulèrent et la neige s'accumulait dehors. Dean pensait tout les jours à la marque. Il la regardait souvent le matin, en prenant son thé près de la fenêtre devant laquelle Castiel c'était tenu. L'ange lui manquait. Et plus qu'il ne l'aurait pensé. Il était souvent seul durant les jours de semaines, car Lisa donnait des cours à l'école primaire et Dean avait alors tout son temps pour penser. Certaines fois il priait l'ange, espérant avoir des réponses, mais jamais rien ne lui parvenait.
Pendant ses longues journées Dean avait prit l'habitude de faire les tâchés ménagèrent, puis de regarder la chaine du sport sur la télé. Vers la fin de l'après midi, il faisait des recherches sur l'ordinateur de Lisa, à propos de la marque rouge, mais il ne trouvait jamais rien de concluant. Il nettoyait toujours l'historique après chaque recherche et fermait l'ordinateur. Puis après il se mettait à faire le repas. Étant très bon cuisinier naturellement, Lisa était toujours accueillit avec un repas délectable et digne des meilleurs restaurant de la région. Elle l'embrassait amoureusement en arrivant et il se mettait à table. Elle racontait sa journée et parlait de ses élèves à Dean qui écoutait attentivement. Le soir, ils regardaient des certaines fois des films ou des séries ensemble, avant d'aller se mettre au lit. Ils faisaient l'amour, puis se collaient quelques minutes et parlait, avant de s'endormir, parfois collé, parfois chacun de leur coté.
Il arrivait souvent au milieu de la nuit, que Dean n'arrive pas à s'endormir et descendait dans la cuisine pour se placer devant cette fameuse fenêtre et il regardait la lune, le ciel et les étoiles en pensant à Castiel. Où était-il? Quand allait-il revenir? Allait-il avoir de bonnes nouvelles? Ou simplement des réponses? Pourquoi était-ce si long? Dean ne comprenait pas.
Ce soir là, Dean cru apercevoir quelque chose dans le ciel. Puis son regard fit la mise au point sur la vitre de la fenêtre et il vu un reflet derrière lui. Il se retourna.
C'était Castiel.
Le chasseur ne sut comment réagir en se retournant alors il ne dit rien. Mais l'ange lui parla et rapidement.
—J'ai des mauvaises nouvelles Dean…
Ce furent ses seuls mots. Rien d'autre ne voulait sortir de sa bouche. Comme s'il n'avait pas la force d'avouer la vérité.
— J'ai découverts que cette marque est en réalité une malédiction, comme je m'y attendais… Je… je suis désolé Dean…
Dean baissa son regard vers le sol. Il assimila l'information sans vraiment comprendre, sans vraiment y croire. Tout semblait irréel, comme dans un rêve.
— Quel genre de malédiction?
— Une malédiction qui fera de toi… quelqu'un d'autre.
— Je ne vais pas mourir? S'enquit Dean.
— Non, la malédiction te rend… immortel, lui appris Castiel, mais sa voix n'avait rien de réjouissant.
Il resta muet un instant. Son regard plongé dans celui verdâtre de Dean avec une intensité comme jamais au paravent.
—Je suis si désolé Dean…
— Pourquoi?
L'ange hésita un long moment.
— On l'appel la… la marque de Cain.
— Cain? Comme dans l'histoire de Cain et Abel de la Bible?
—Exactement. Cain a été le premier homme à commettre le tout premier meurtre en tuant son frère Abel à l'aide de l'ossement d'une mâchoire d'un animal préhistorique. Après avoir commis cet acte, mon père lui a posé la malédiction de la marque. Mes connaissances s'arrêtent à peu près là. Pourquoi Sam a été en mesure de te la transmettre? Je ne sais pas. Qu'est-ce qu'elle te fera? Je préfère ne pas te le dire.
— Castiel, dit-le moi, on a rien à perdre.
— Je ne suis pas sur que tu veuilles l'entendre…
Dean s'approcha et posa sa main sur le bras de son ami.
— Je veux tout savoir; tout entendre…
— Très bien…
Il se pinça les lèvres, puis parla :
—La marque fera de toi un démon, je ne sais pas quand, ni comment. Mais c'est ce qui se produira tôt où tard.
Dean lâcha le bras de l'ange comme s'il venait de lui dire que Sam était mort. Il n'arrivait pas à y croire. Il n'arrivait pas à croire ce que Castiel venait de lui dire. Un démon… un démon lui? Était-ce possible? Il regarda la marque. Oui c'était possible. Quelque chose lui disait au fond de lui. Peut-être était-ce la part d'ombre qui l'habitait?
— Mais… Mais qu'est-ce qui t'a prit autant de temps Cas?
Il était maintenant triste. Il ne voulait plus parler de la marque. Catiel était là; tout allait rentrer dans l'ordre.
—Ça fait quoi? Presque deux mois que je t'attendais chaque jour…
Prit dans un élan, Dean écarta les bras et enlaça Castiel. L'ange fut étonnamment surpris et ne réagit pas.
— Ne dois-je pas garder une distance « respectable » avec les humains Dean?
— Oui, affirma le chasseur. Mais pas pour cette fois…
Dean senti les bras de l'ange se refermer autour de lui et un sentiment de soulagement le rempli.
— Tu m'as manqué, murmura-t-il.
L'ange ne répondit rien et quelques secondes plus tard l'étreinte se termina.
— J'ai eut des problèmes au Paradis, expliqua Castiel pour répondre à la question que Dean avait posé un peu plus tôt. Mes supérieurs veulent t'enlever de ma charge, car je ne rempli pas bien mes fonctions. Ils disent que je deviens trop proche de l'humain sur qui je dois veiller et que ça pourrait perturber mes apprentissages.
— Tu ne remplis pas bien « tes fonctions »? Répéta Dean. Je suis encore en vie!
—J'en fait trop selon eux et ça déroute de mon devoir. Je suis trop proche de toi. Je ne suis que ton gardien après tout, lui dit l'ange.
—Mais c'est parfait comme ça, Castiel : tu es mon meilleur ami. Je ne te veux pas loin de moi, s'exclama Dean.
—Mais… ils ne veulent plus que je sois ton protecteur. Ils vont assigner quelqu'un d'autre.
— Est-ce que ça veut dire que tu t'en vas pour toujours? S'apeura le chasseur.
Il ne répondit pas.
— Mais on est ami, Castiel! Tu ne peux pas me faire ça!
Le cœur de Dean se serra.
— Cas…
— Je suis désolé Dean, je ne choisis pas. Je dois suivre les ordres.
Dean secoua la tête pour chasser les larmes qui appelaient à venir.
— Je suis désolé… Dean.
— Non! Cas! Tu ne peux pas partir!
Mais il était déjà trop tard, l'ange avait quitté les lieux, en laissant une plume noir de jais, trônant sur le sol de la cuisine.
Dean se réveilla en sursaut et se retrouva en position assise. Lisa dormait bien profondément à ses côtés. Mais lui son cœur palpitait. Il savait que même si toute cette conversation c'était déroulée dans ses songes, qu'elle était vraie et que Castiel lui avait parlé par l'intermédiaire de ses rêves.
Castiel…
Il était partit pour toujours désormais, il l'avait quitté.
Dean se sentait plus seul que jamais. Il maudit le paradis et se leva en direction de la salle de bain. La lumière lui fit mal aux yeux, mais il s'en foutait. Il se pencha au dessus de l'évier et retint ses larmes. Mais la tristesse se transforma en rage. Il serra le rebord de l'évier en porcelaine, si fort, qu'il se brisa. C'était quasiment impossible, mais il ne prit pas la peine de se poser de question. Il balança tout se qui se trouvait sur le rebord de l'évier par terre et il commença à tout fracasser. Il devint incontrôlable. Il brisa tout; les miroirs, la toilette, le bain, les supports, tout, tout, tout. Quand Lisa se présenta dans le cadre de la porte affolée par le bruit, il se redressa et se tourna vers elle. Elle eut si peur de son air qu'elle recula jusque dans la chambre.
— Dean? Dean? Qu'est-ce qui t'arrive? Cira-t-elle en paniquant.
C'est comme si il ne l'entendait pas. Il saccagea tout dans la chambre; les commodes, les fenêtres, les miroirs, tous les objets se retrouvèrent par terre. Il était devenu fou. Lisa se cacha dans un coin et se mit à sangloter en criant :
— Dean! Arrête! Je t'en supplie! Je t'en supplie… Arrête…
Il fini par se clamer. Il lui faisait dos, debout au milieu de la pièce. Il regarda ses mains. Puis tomba à genou, se laissa tomber à genou et apporta ses mains à son visage et se mis à sangloter à son tour.
— Dean?
Lisa se releva, le visage couvert de larme. Elle s'approcha de lui et s'accroupie à ses cotés.
— Il ne reviendra pas, Lisa. Il ne reviendra jamais… parvint à dire le chasseur la voix secoué par les sanglots.
— Qui ça Dean? Fit-elle toujours en pleur.
— Castiel… Il… il ne reviendra pas.
— Mais non Dean ne dit pas ça! dit sa belle en enlaça son amoureux entre ses bras tremblants.
— Oui, je le sais, il est venu me le dire, Lisa. Il me l'a dit…
Il semblait dévasté.
— Et je suis maudit… cette marque, c'est une malédiction. C'est ce qu'il m'a dit.
Il tourna ensuite son visage vers celui de la jeune femme, pleurant encore.
—Et je vais devenir un démon… c'est inévitable. Ça va arriver d'ici quelques temps.
La belle se couvrit la bouche de ses deux mains et ferma les yeux pour pleurer silencieusement. Elle semblait désormais aussi dévastée que Dean.
— Je suis désolé, ma belle… dit-il la voix tremblante. Je suis tellement désolé…
C'était la fin pour eux deux. Il n'y avait rien à faire, seulement attendre le jour où Dean se transformera en démon et devra être tué par d'autre chasseur.
xxx
Dean vida sa onzième bière d'une traite puis passa son poignet sur ses lèvres maladroitement pour essuyer l'alcool qui avait fuit. Voilà une semaine à présenter que Castiel l'avait quitté et qu'il savait pour la Marque de Cain. Mais c'était trop dur à supporter. Surtout avec Lisa qui pleurait sans arrêt. Le poids que ses pleurs apposaient sur ses épaules était trop lourd. Dean n'en pouvait plus en fait. Il sentait les ténèbres en lui, il avait l'impression par moment qu'elles lui parlaient. Comme pour l'influencer à prendre des mauvaises décisions. Il n'arrivait pas à croire tout ce qui lui arrivait. C'était irréel; jamais il n'avait vécu pareil expérience.
Il se commanda une autre bière et puis passa une main dans ses cheveux.
—Hey! Dean! C'est vraiment toi?
Une belle rousse prit place sur le siège libre près de lui, toute souriante. Mais quand elle vit l'air du jeune homme son sourire fondit.
—Dean tout vas bien ?
Évidement elle savait que non.
—Salut Charlie…
Par sa voix la jeune femme devina assez vite qu'il était ivre.
—Dean mais qu'est ce qui se passe? Parle-moi! Que s'est-il passé ces derniers mois?
—Tu sais Charlie les histoires de fantômes, de démons de vampires et de loup-garou ? Eh bien c'est vrai. Tout est vrai. Tu vois je suis un chasseur de monstre et non un chasseur d'animaux. Et même si je pensais tout connaître j'ai été surpris d'apprendre que mon petit frère cachait des pouvoirs démoniaques… et il ma blessé avec ses pouvoirs, Charlie. Juste ici sur mon cœur, et puis sur mon flanc, vois-tu? Et même jusque sur mon bras...
Il releva sa manche et dévoila la marque. Charlie sursaut et attrapa le bras du jeune homme.
—Oh mon dieu! Dean! Pourquoi t'es tu fais ça?
Elle croyait que c'était une simple brûlure.
—Ce n'est pas moi Charlie… c'est Sam. C'est lui qui m'a infligée ça.
Elle fronça les sourcils et relâcha le ras de Dean.
—Et puis il y a Castiel…
—Qui c'est ce Castiel?
Dean prit une gorgé de sa bière avant de répondre.
—C'est un ange du seigneur. Il disait que jetais l'humain à sa charge et il est devenu mon ami… mais maintenant il est parti… le Paradis trouvait que l'on était devenu trop proche lui et moi… et ils m'ont retiré à lui.
Alors qu'il parlait les yeux de Dean se remplirent de larmes. Et même si Charlie trouvait que ce qu'il racontait n'avait au un sens elle lui frictionna le bras affectueusement.
—Il était mon ami… dit-il tristement. Et maintenant il est partit. Ils me l'ont enlevé…
—Qui ça Dean?
—Le Paradis.
Charlie cru alors comprendre que Castiel, un bon ami de Dean, était simplement décédé. Elle comprit tout de suite sa peine et ne lâcha pas son bras.
—Je suis vraiment désolé, Dean.
—Il n'y a rien, aucune raison pour être désolé, Charlie… « La vie continue » comme ils disent. Je ne pensais simplement pas que ce qui ferait le plus mal, ce n'est pas le fait qu'en mourant je laisserais ma copine seule où mon frère avec ses démons, mais… c'est Castiel qui fait le plus mal. Avant de le perdre je n'aurais pas pensé un instant qu'il me manquerait autant; que je dépendais autant de lui. Il était mon meilleur ami…
Il inspira profondément et ses yeux humides laissèrent une larme s'évader. Il se passa la main dans le visage, la chassant en même temps. En le voyant comme ça le cœur Charlie se brisa. L'homme qu'elle avait rencontré quelques mois plutôt était loin de ressembler a ce qu'il était aujourd'hui. Quoi faire pour l'aider? Pour lui remonter le moral? Elle se sentait si mal et inutile. Tout ce qu'elle savait faire se reliait aux ordinateurs. Les relations humaines? Elle n'était pas très forte sur ce point là. Quand venait le temps de se trouver une compagne dans un bar, c'était l'une des missions les plus difficiles.
—Dean… je ne sais pas quoi te dire. Le deuil c'est dur, mais tu finiras par passer aux travers. Ta copine pourra t'aider et tes autres amis… Il ne faut pas rester seul dans une galère comme celle là.
Sa voix se voulais réconfortante, mais elle hésitait en parlant car elle n'était pas sur de ses mots.
—Tu sais Dean, j'ai perdu mes deux parents quand jetais très jeune et je n'avais aucune famille et personne d'autre mis appart eux… et pour cette raison mon adolescence a été l'une des pires expériences de ma vie. Je sais ce que tu traverses… mais tu as la chance de ne pas être seul dans cette histoire où du moins, si tu l'es, moi je serais là… pour toi.
Dean se retourna vers elle et l'évalua un moment.
—Sérieusement? Tu feras ça pour moi? Mais on se connaît à peine! Remarqua le chasseur.
—Et puis? On apprendra à se connaître…
Dean sourit un peu, mais ça ne dura pas.
— Tu es vraiment une bonne personne Charlie… lui dit Dean avec une voix sincère. Mais je ne crois pas que tu aies envie de me connaitre plus profondément.
Il soupira puis se leva tout en ajoutant :
—Je n'en vaux pas la peine…
Charlie saut sur ses pieds et le retint par le bras.
— Bien sur que tu en vaux la peine Dean! Tout le monde vaut la peine.
Le chasseur la regarda un instant, comme désolé. Désolé parce qu'elle essayait de mettre des efforts dans quelque chose qui n'aboutirait pas. Désolé parce qu'il allait mourir de toute façon. Désolé parce qu'il lui ferait peut-être du mal en essayant. Désolé car il ne pouvait pas être quelqu'un d'autre avec qui toutes ces bonnes intensions auraient portées fruit.
— Je ne suis pas tout le monde… répliqua le jeune homme.
C'était lourd pour lui.
—C'est vrai, affirma Charlie en hochant la tête, mais tu fais partie de ceux qui sont plus que « comme tout le monde »… Je ne sais pas pourquoi Dean Winchester, mais quelque chose me dit que j'ai une partie de ma vie à faire avec toi. Quelque chose me dit que tu vas m'apporter du nouveau et que tu vas faire bifurquer ma vie dans un autre sens. Peut-être que je me trompe…
Elle haussa les épaules.
—Mais sans l'essayer : je ne pourrais jamais savoir…
— Je ne voudrais pas te blesser… retoqua aussitôt Dean.
—Tu ne le feras pas.
—Je parlais de blessures physiques.
Charlie prit un instant, pensivement, regarda le visage désespéré de Dean. Elle sourit pour une raison étrange et prononça avec confiance :
—Ce n'est pas ce qui m'arrêtera.
xxx
Charlie entendait sur le seuil de la porte, soutenant Dean sur ses épaules frêles.
La nuit était très froide, même si le vent et la neige n'étaient pas de la partie. C'était très humide. Le froid pénétrait au travers des manteaux et glaçais les narines de la rousse qui grelottait, complètement sombre à 2h du matin.
Quand elle entendit les pas de l'autre côté de la porte, elle se senti soulagé.
La porte ouvrit, dévoilant une jeune femme en robe de chambre, le visage encadré par de beaux cheveux noirs et droits. Charlie en déduisit qu'il s'agissait de Lisa. Cette dernière vit la rouquine, puis Dean à moitié conscient, tenant à peine sur ses pieds. Heureusement pour la geek, elle n'eut pas à parler car la copine de Dean le fit avant elle :
— Vient, entre.
Charlie le fit sans attendre, traînant le chasseur avec elle. La rousse suivit Lisa jusque dans le salon ou elle laissa Dean s'étendre sur l'un des sofas. Lisa lui enleva ses bottes puis le recouvrit d'une couverture chaude. Charlie la trouva très charmante et attentionnée, mais elle se sentait mal à l'aise en compagnie d'inconnus.
— Merci beaucoup de me l'avoir ramené… euh?
—Charlie!
—Charlie.
Lisa porta son regard sur Dean qui ronflait déjà, le visage si apaisé qu'on aurait presque pu croire qu'il n'avait plus aucuns problèmes.
—Ce n'est pas très facile ces temps-ci, lui confia la copine de Dean.
—Oui, je sais… Dean m'a tout raconté. Mais il faut espérer pour du bon!
Lisa sourit un peu puis se retourna vers Charlie.
—Souhaiterais-tu dormir ici?
—Ah! Non… mais non… fit la rousse de manière inconfortable. Non je… vais retourner chez moi ce n'est pas si loin et puis…
Elle rechercha ses mots un instant.
—Je... je dois nourrir mon chat… alors je ferais mieux d'y aller.
Lisa acquiesça.
— Mais merci pour l'offre…
Charlie retourna chez elle, la tête complètement chamboulé. Elle ne savait plus qui croire; la société? Ou Dean Winchester? Est-ce que le Surnaturel existait vraiment? Parce que si oui, ça voudrait dire que toutes les choses bizarres que Dean lui a racontées seraient vraies. Mais ce serait tellement horrible que ce soit vrai… Il y aurait son frère, perdu dans l'horreur de ses pouvoirs; son ange et meilleur amis ayant été forcé de le quitter; et lui marqué d'une malédiction démoniaque… Ce serait désastreux. Si c'était vrai, bien sûr. Mais Charlie ne pouvait pas attendre de reparler à Dean pour savoir la vérité, elle devait savoir maintenant.
Une fois chez elle, Charlie nourrit son chat comme prévus, et se précipita sur son ordi. Au meilleur de ses connaissances avec l'internet et les ordinateurs, elle chercha et chercha et chercha durant de longues heures. Elle continua même après que le soleil soit couché. Elle mangea sur le pouce, un bol de céréale, ne pouvant pas cesser ses recherches pour trouver des preuves. De nombreuses choses faisaient du sens, mais elles auraient pu être seulement des coïncidences. Alors elle continua de chercher. Mais vers 2h de l'après midi, son téléphone sonna et elle dû cesser.
C'était Dean. Elle décrocha aussitôt.
— Dean! S'exclama-t-elle.
—Charlie… ne crie pas je t'en supplie…
—Ah oui… désolé… fit la rouquine se souvenant que Dean avait bu plus que nécessaire hier. Comment tu vas? Tenta-elle ensuite.
—Bof… Pas mal, je pense. Je viens à peine de me réveiller. Et toi?
— Je n'ai pas fermé l'œil de la nuit Dean! Lui avoua la geek.
—Wow! Et pourquoi? Tout va bien?
—Je voulais savoir si tout était vrai, mais j'ai cherché sur internet depuis 12h et je ne trouve rien! Je vais devenir folle! Je dois savoir!
—Savoir quoi Charlie?
—Si tout ce que tu m'as dit hier était vrai? À propos du monde surnaturel? Ou tu avais simplement trop bu?
Silence au bout du fil.
Le cœur de Charlie débattait dans sa poitrine.
Elle devait savoir.
—Oui, tout es vrai…
