Chapitre 5 : L'Éveil
— Dean, cette clé est peut-être ce qui t'aidera, peu importe en quoi, avec ton frère, ta marque ou bien pour retrouver Castiel… fit Charlie en posant sa main sur son bras.
Le chasseur soupira et attrapa sa tasse de café.
On était lundi et Lisa était au travail, de plus elle avait une réunion ce soir et ne reviendrait pas avant très tard dans la nuit. Dean en avait profité pour inviter Charlie à venir faire des découvertes avec lui sur le monde surnaturel. Depuis qu'il lui en avait parlé, elle était complètement folle. Elle voulait tout savoir sur tous. Tous les moindres détails. Et en fait, elle devenait très utile pour Dean car elle cherchait bien mieux que lui sur internet.
Aujourd'hui, ils étaient assis à la table de la cuisine, deux tasses de café devant eux, ainsi que des livres et le l'ordinateur portable de Charlie. Ils avaient décidés de faire des recherches sur la marque de Cain. Il était à peu près 1h de l'après midi et il neigeait à gros flocon dehors.
— Je ne sais pas Charlie… fit Dean. Je ne sais même pas ce que cette clé ouvre.
— Mais… je pensais qu'ils t'avaient donnés les coordonnés de l'endroit? Peut-être y a-t-il un coffre avec plein de trésors? Ou des réponses?
Le chasseur hésita. Avec tous ce qui c'était passé avec son frère et Castiel, et même lui avec sa marque, il en avait oublié l'héritage des Hommes de Lettres. Est-ce que cette clé pourrait vraiment lui venir en aide? Qui savait? Certainement pas lui. Mais Charlie semblait avoir de bons espoirs avec cette clé. Peut-être avait-elle raison après tout et que cette clé était la réponse à toutes ses questions.
— Eh bien, d'accord, allons-y pour trouver ce que cette clé ouvre… accepta finalement le jeune homme.
Le visage de Charlie fut fendu d'un sourire énorme et elle se mit à taper sur le clavier de son ordinateur en disant :
—Tu vas voir Dean, je suis sur que tu ne le regretteras pas!
Le chasseur secoua la tête amusé par l'air de son amie.
—Si tu le dis, je te crois!
Dean lui donna les coordonnées de l'endroit et ils trouvèrent rapidement où l'emplacement était situé. C'était à quelques heures d'ici et ils pourraient y être avant la tombé de la nuit.
Charlie et Dean embarquèrent donc dans l'impala en direction d'une des plus grandes merveilles du monde des chasseurs. La route fut longue, quoique plaisante. Dean et Charlie apprirent à se connaitre encore d'avantage au travers des classiques rock et des arrêts pause pipi. Ils totalisèrent un 3h de route avant d'arriver dans un rang de terre, perdu en plein cœur d'une forêt. Quand la route s'arrêta soudainement dans un cul de sac, le chasseur éteignit le moteur. Lui et Charlie se regardèrent avant de s'extirper de l'habitacle de la voiture. Les alentours étaient recouverts d'une fine couche de neige, juste assez pour que tout soit blanc.
— Regarde ça, fit la rousse en se dirigeant vers se qui semblait être une sorte de gros rocher.
Le terrain semblait monter devant eux, comme s'ils étaient à la base d'une montagne ou d'une énorme colline. Et juste à côté du gros rocher enneigé se trouvait une drôle de soucoupe de métal posé a plat contre le flanc de la montagne.
—Qu'est-ce que c'est que ça? Fit Dean stupéfait.
—On dirait, une porte d'un coffre fort… remarqua la geek.
—Tu avais peut-être raison finalement à propos du gros coffre aux trésors.
Charlie s'approcha et tenta de retirer un peu de neige de sur la surface de la porte. Ses mitaines violettes se retrouvèrent rapidement mouillées, mais elle n'y porta pas attention.
—Regarde, fit-elle à Dean.
Une cavité semblait se trouver au centre de la porte. Instinctivement Dean sorti la clé de sa poche et l'inséra dans la cavité. Puis il fit une rotation. Un grincement lourd résonna, puis des mécanismes s'enclenchèrent les uns dans les autres pour finalement laisser s'écarter la porte de son cadre.
Dean et Charlie se regardèrent. Le chasseur retira la clé, puis tira la porte vers lui et ils pénétrèrent dans ce qu'ils croyaient être un coffre fort.
Il faisait sombre dans la pièce, mais pas complètement, car il semblait y avoir une source de lumière extérieure. Dean trouva un interrupteur près de la porte et il l'activa. La lumière se propagea dans la pièce et sous leurs yeux ébahis se dévoila le Bunker des Hommes de Lettres.
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Un message laissé dans la boîte vocale de Lisa racontant qu'ils avivaient fait une grande découverte; Dean et Charlie avaient passées toute la nuit à découvrir les moindres recoins du Bunker. Ils y avaient une immense bibliothèque, une cuisine, une salle d'eau prestigieuse, des dizaines de chambres, un garage, il y avait même un donjon… c'était incroyable. Dean ne voulait plus jamais partir.
Ils commencèrent par faire du ménage, puis ils firent de l'ordre dans la décoration et les cartons empilées dans certaines pièces. Puis ils se prirent respectivement une chambre qu'ils ajustèrent à leurs goûts. Puis ensuite commencèrent les recherches. Ils fouillèrent parmi tous les livres de la bibliothèque. Ils passèrent des heures à lire et à faire des recherches sur internet et à fouiller d'avantage dans le Bunker pour trouver d'autres informations sur la Marque de Cain. Mais il n'y avait absolument rien.
À tous les soirs, Dean passait un coup de téléphone à Lisa. Il se sentait mal de rester dans le Bunker loin d'elle, mais c'était plus fort que lui.
Ils découvrirent de nombreuses choses, comme des rituels pour invoquer des anges dans un dictionnaire sur l'Enochian, la langue maternelle des anges. Ils trouvèrent des informations sur le Paradis et d'autre sur l'Enfer. Sur les démons et sur des créatures que Dean n'avait jamais entendu parler. C'était incroyable.
Mais un matin, ils décidèrent qu'ils devaient bien retourner chez eux… alors ils quittèrent le Bunker et firent quelques heures de route pour retourner chez Lisa où la voiture de Charlie était toujours. Quand ils arrivèrent, au début de l'après midi, Lisa n'était pas là. Charlie repartit chez elle et Dean s'assit sur le sofa un instant, dans le silence de la maison. Il prit quelques temps pour réfléchir et se remettre de ses émotions qui n'avaient pas cessés depuis quelques jours. Avec toute l'information qu'ils avaient trouvée dans le Bunker, ce qui étonnait le plus Dean, ce n'est pas qu'ils n'avaient trouvés aucune piste sur la Marque de Cain, non. Ce qui l'étonnait le plus, c'est qu'il était en mesure de retrouver Castiel et plus facilement qu'il le pensait.
L'ange lui manquait horriblement. Et maintenant qu'il avait toute l'information qu'il voulait sur le Paradis, il se demandait ce qui l'empêchait de partir à la recherche de Castiel. Il posa ses yeux sur la marque… et il se sentit soudainement étourdit. Il se clama pour reprendre ses esprits et partit faire un lavage pour se changer les idées.
Quand Lisa arriva le soir, elle sauta au coup de Dean et le couvrit de baisées. Elle c'était tant ennuyée de lui ces derniers jours. Mais elle trouva que son amoureux se comportait d'une manière étrange. Elle ne fit aucun commentaire, mais garda un œil attentif sur lui.
Ils mangèrent avec appétit, Lisa parla de sa journée, et de sa semaine en fait. Ils écoutèrent un film très intéressant. Puis ils montèrent à la chambre pour dormir. Mais ils ne firent pas l'amour au grand désarroi de Lisa. Elle ne se plaignit pas car Dean lui confia qu'il ne se sentait pas très bien, qu'il avait la nausée et des étourdissements. Les deux en conclurent qu'il avait surement attrapé quelque chose dans ce vieux Bunker.
Mais le lendemain, ce fut pareil. Lisa commença à se poser des questions, pourtant elle ne passa aucun commentaire et s'endormit dos à son amoureux.
Le jour d'après, la même histoire se produisit. Et elle le voyait agir bizarrement. Elle ne comprenait pas. Qu'est-ce qui lui prenait? Mais ce soir la, elle ne se retint pas de faire un commentaire :
—Est-ce qu'elle te plait cette fille? Charlie? Demanda-t-elle, brisant le silence.
Dean surpris de la question se redressa dans le lit pour regarder sa belle.
—Lisa, pourquoi tu me demandes ça?
—Je ne sais pas… Tu as passées beaucoup de temps avec elle et… je ne sais pas peut-être que tu la trouves de ton goût?
—Elle n'aime pas les hommes, rassure-toi, ma chérie.
—Ça ne veut pas dire que tu ne peux pas l'aimer, Dean.
—Eh bien, non. Je ne l'aime pas comme je t'aime toi. Elle est plus comme une petite sœur, la rassura le chasseur en lui caressant le visage.
—Pourquoi tu ne veux plus faire l'amour avec moi? Demanda alors Lisa, sur un ton triste.
—Je te l'ai dis; je ne me sens vraiment pas bien… je ne sais pas ce que j'ai… Je pense que je suis malade. J'ai chaud, j'ai froid, j'ai mal au cœur, j'ai la tête qui tourne, je suis épuisé… Mais rassure-toi, dès que je vais mieux tout redeviendra comme avant.
Il lui sourit, puis posa un baisé sur son front, espérant qu'elle était rassuré, mais elle ne l'était pas complètement. Elle ne le serait jamais plus à cause de la marque.
Cette nuit la, vers 1h du matin, Dean n'arrivait vraiment pas à s'endormir, il avait l'impression qu'il bouillait, littéralement. Il avait si chaud que ça lui donnait la nausée. Il se leva donc en direction de la salle de bain, fraichement rénové en raison de l'accident de l'autre soir. Il prit appui sur le lavabo un instant, étourdit par sa courte marche. Il entendait son cœur battre à ses tempes et sa vision se faisait plutôt floue et embrouillée. Il ouvrit le robinet sur l'eau froide et se pencha en approchant ses mains du jet en une cuve pour récolter l'eau pour pouvoir ainsi mouiller son visage dans le froid du liquide. Il passa aussi de l'eau sur sa nuque et puis attrapa une serviette dans laquelle il enfouit son visage quelques secondes pour l'essuyer. Quand il se redressa et aperçut son reflet dans le miroir il sursauta. Ses yeux étaient complètement noirs. Pas une once de blanc; tout noir. Il s'approcha de la glace comme pour mieux regarder tout d'un coup que ce n'était qu'une illusion de fatigue, mais non, rien ne changea. Dean commença à paniquer. Il cligna des yeux plusieurs fois en espérant faire disparaitre l'anomalie. Rien ne changea. Il se prit la tête entre les mains et tenta de ne pas s'affoler. Il ne pouvait clairement rien faire pour changer l'apparence de ses yeux.
Ça y est.
Le jour redouté était arrivé.
Dean posa ses yeux sur la marque. Elle prenait lentement une forme d'un drôle de « F » et plus elle se formait, plus la marque chauffait, plus Dean se sentait étourdit et plus il avait la nausée. Si il avait eut les idées plus claires il se serait surement demandé si ce n'était pas une transformation de vampire. L'inconfort était telle qu'il ne tenait plus debout et du s'assoir au bord du bain pour ne pas tomber. Il décida finalement de prendre place par terre, ayant peur de basculer dans la baignoire. La transformation était imminente, mais il voulait tout faire en son pouvoir pour la retarder. Adossé à la porcelaine blanche, il tenta de rester conscient en se concentrant sur des choses simples et qui en même temps le garderait « humain ». Il pensa premièrement à lui et Sammy quand il était très jeune. Les rares fois où ils avaient du temps pour jouer ensemble faisaient des souvenirs parfaits. L'image de son père lui passa aussi. Viel home assidu au travail, mais qui leur souriant quand il était fier. Puis Lisa, sa belle Lisa. La femme de sa vie, sa princesse, sa déesse. La femme pour qui il aurait tout donné. Il se remémora leur première rencontre, ses yeux brillant, ses lèvres et ses courbes si attirantes.
Dean grimaça quand la douleur autour de la marque s'accentua. Il posa son autre main par-dessus, comme si ce geste pouvait diminuer le mal. La sueur perlait à son front et sa respiration se faisait de plus en plus saccadée. Il avait si mal au cœur, qu'il avait l'impression que son corps voulait régurgiter tout les organes de son corps.
Dean se concentra à nouveau. Il ferma les yeux et se concentra. Il pensa à Charlie, sa nouvelle meilleure amie qui l'avait tant aidée. Sans elle il n'aurait pas fait tout ce chemin et n'aurait pas découvert toutes ces choses.
Et puis il songea à Castiel.
Oh Castiel. Où étais-tu? Que faisais-tu? Pensais-tu à Dean? L'écoutais-tu? Veillais-tu encore sur lui? Était-il quelqu'un d'important pour toi ce Dean, ton protégé?
« Cas, si tu savais à quel point j'aurais besoin de toi en ce moment… Je suis désolé de n'avoir rien pu faire pour t'aider. De n'avoir posé aucune question sur toi, sur ce que tu voulais réellement. J'aurai du faire plus attention, tout ce qui est arrivé est de ma faute. Si tu m'entends ce soir, je voudrais que tu saches que je ne t'en voudrais jamais pour mes erreurs et que je suis désolé pour la personne que je vais devenir.» murmura Dean dans sa tête.
La marque bouillante le ramena à la réalité. Il n'y avait plus de veines noires ou rien autour de celle-ci. Elle était simplement agitée de couleurs vive comme celles du métal en fusion. La sensation de brûlure ne pouvait pas être plus forte. Mais Dean retint tout cri de douleur. Il tint son bras plus fermement et se concentra sur une image rassurante. Et ce fut avec l'image de Castiel que le chasseur perdit connaissance. Il tomba sur le carrelage froid de la salle de bain et les ténèbres le gagnèrent, pour de bon.
XXX
Dean se réveilla de peine et de misère, comme sur un lendemain de veille. Sa tête lui faisait horriblement mal et il avait des courbatures partout. Mais la première chose qu'il réalisé était : « Je suis en vie? ». Ou était-ce un rêve? Ou le paradis? « En tout cas si c'est mon paradis c'est pas très charmant. » Il se trouvait à l'arrière de ce qu'il devina être un petit resto de cartier. Il entendait des automobiles passer dans une rue non loin et des voix de passant sur la rue. Des arbres longeait le derrière du bâtiment et il était presque étendu au pied d'un.
Le chasseur se redressa en position assise et c'est à ce moment là qu'il remarqua ses mains… couvertes de sang. Il eut pour premier réflex de paniquer et de se regarder. Pourtant il n'avait pas réellement mal à aucun endroit. Son t-shirt était aussi couvert de matière poisseuse et rouge. Il se toucha l'abdomen pour constater qu'il n'avait aucune blessure. Puis c'est là qu'il remarqua qu'il était habillé avec une belle paire de jean et sa veste en cuir. Quand c'était-il changé? Il n'osa pas trop se touche de peur de tout tacher avec ses mains ensanglantés. Le chasseur réalisa que si ce sang ne lui appartenait pas, il devait bien appartenir à quelqu'un.
Il ne comprenait pas ce qui se passait.
Il se souvenait la fièvre et la douleur de la transformation qu'il l'avait apporté à l'inconscience. Mais ce qu'il faisait ici? Il ne le savait aucunement. Et qu'avait-il fait pour se retrouver couvert de sang? Qu'avait-il tué ou blessé? Mais la question qui le tenaillait le plus était : suis-je finalement un démon? Il se sentait normal, pourtant, il n'avait pas l'impression d'avoir changé.
Dean se leva avec l'idée de retourner chez lui. Il tâta ses poches dans l'idée d'attraper son téléphone portable, mais malheureusement il n'était pas dans ses poches.
« Super. »
Le jeune homme fit le tour du petit restaurant et ne vit malheureusement pas sa belle Impala dans la cours. Il espéra que les passants ne lui porteraient pas trop d'attention et il pénétra dans le petit resto. Il tenta de se faire discret des clients, mais il fit fureur en pénétrant dans la pièce, toutes les têtes se retournèrent vers lui, comme si il était un monstre. Même la serveuse au comptoir le regarda avec frayeur.
Il vit l'heure sur une horloge accroché au mur.
13h40
Il évita les regards et repéra rapidement les toilettes au fond de la salle. Il s'y dirigea avec empressement.
Il se lava les mains et frotte énergiquement, tentant de faire partir tout ce sang. Il réussi à faire partir ce qui était encore humide, mais pour les zone plus sèche il resta des démarcations brunies et rougeâtre. Il se passa de l'eau dans le visage et sur la nuque. Pour son chandail et sa veste en cuir il ne savait pas trop quoi faire. Mais il se dit que c'était moins pire que les mains. Dean sortit des toilettes et se dirigea au comptoir en évitant encore une fois les regards des clients. Il attendit que la serveuse vienne le voir. Elle semblait incertaine à venir lui parler.
— Que puis-je faire pour vous?
— J'aimerai passer un coup de fil, ma belle, est-ce que je peux? Demanda Dean en essayant d'avoir l'air sympathique.
Elle n'osa pas lui refuser et déposa le combiné du téléphone sur le comptoir devant le chasseur. Il la remercia et composa le numéro de Lisa. Elle répondit après quelques sonneries.
Sa voix résonna au bout du fil.
—Allo?
— Lisa, c'est moi.
— Oh mon dieu! Dean! S'écria-t-elle. Où es-tu?
— Je ne sais pas trop, euh au… Petit Matin Chez Caroline ?
— Quoi?
— C'est euh, le nom du restaurant d'où je t'appel.
Lisa ne dit rien, elle semblait ne pas comprendre.
— J'ai perdu mon téléphone.
— D'accord, mais où es-tu? Fit sa belle de l'autre coté du fil. Ça fait plus de trois jours que je te cherche.
« Trois jours? »
— J'ai même appelé Charlie en pensant que tu étais avec elle, mais ce n'était pas le cas elle n'avait aucune idée de l'endroit où tu étais. J'étais très inquiète, Dean.
— Attend ma chéri, tu dis que j'ai disparu pendant trois jours? S'étonna Dean.
— Oui, quand je me suis réveillé jeudi matin, tu n'étais plus là et ton auto non plus. Et la on est dimanche matin, donc ça fait trois jours. Mais je peux savoir ce qui t'as prit de partir comme ça sans me laisse ne serait-ce qu'un mot?
— Je suis désolé ma belle je… je ne sais pas trop ce qui m'arrive ces temps-ci.
Silence au bout du fil.
— Est-ce que c'est par rapport à nous deux? Fit-elle inquiète. Est-ce que c'est de ma faute?
— Quoi? Non, non, non! Répliqua le chasseur. Ne t'inquiète pas, ça n'a aucun rapport! C'est juste… la marque je crois. Je ne comprends pas vraiment alors je ne peux pas vraiment t'expliquer. Mais je vais bien maintenant.
— J'aimerais que tu reviennes à la maison, Dean, lui demanda Lisa.
— Oui, je vais essayer de revenir avant ce soir, mais je dois retrouver mon téléphone et ma voiture…
— Quoi? Tu as perdu ta voiture aussi? S'affola la jeune femme.
— Oui, je ne sais pas où…
— As-tu bu Dean?
— Je ne sais pas, je ne me souviens de rien des trois derniers jours, mais je vais essayer de replacer les pièces du casse-tête et je reviens le plus vite possible. Promis.
Il l'entendit soupirer.
—D'accord, fit-elle. Alors bye, je t'aime.
— Bye, je t'aime aussi.
Et il raccrocha.
La serveuse s'approche de lui.
— Avez-vous terminé?
Il fit signe que oui et elle ramassa le téléphone.
— Hé, une dernière chose, serais-tu au courant de quelque chose d'étrange qui se serait passer durant les trois derniers jours?
— Eh bien…
Elle hésita.
—Il y a cette histoire de… triple meurtre à un bar au coin de la rue. Je ne sais rien à propos de cette histoire, la police ne veut pas en dire plus.
— C'est assez pour moi, merci ma belle.
Il quitta le restaura d'un pas pressé.
Tripple meurtre. Les mains ensanglantées. Sa transformation en démon. Tout coïncide trop bien.
Il marcha quelques minutes avant d'apercevoir un bar et sa voiture stationné devant. Son cœur se serra. Il n'y avait pas d'autre explication. C'était bien assez évidant comme ça. Dean s'empressa d'aller voire l'Impala. Les portes était verrouillées et les clés n'étaient « heureusement » pas à l'intérieur. Il se dit qu'il n'avait pas d'autre choix que d'aller voir à l'intérieur du bar. Quand il entra, il y avait un jeune homme derrière le comptoir qui parlait avec un policier.
— On n'est pas ouvert aujourd'hui, désolé.
— Je viens que pour quelques informations, lança Dean. J'ai perdu mon portable et les clés de ma voiture.
Le jeune homme se pencha et sortit un petit panier en plastique remplit d'objet diverses, dont d'autres trousseau de clés, des bijoux, des cartes et encore toutes sortes de chose. Dean s'approcha.
— Ce sont nos objets perdus.
Dean retrouva facilement les clés de l'Impala, mais son portable n'était pas là.
— Alors vous n'ouvrez pas ce soir? Répéta Dean.
— Non, pas après les évènements de la nuit dernière, répondit le jeune homme.
— Je suis venu ici hier soir, mais je n'ai rien remarqué d'étrange, mentit Dean. Que c'est-il passer?
Le jeune homme hésita et jeta un coup d'œil au policier et ce fut lui qui prit la parole.
— Il s'agit d'un tripple meurtre. Mais les victimes n'ont aucun rapport entre elles. Une jeune femme à moitié nue dans les toilettes des dames, un vieux baraqué derrière le pub et un trentenaire près de la table de billard. Tous assassinés sauvagement avec un ce qui nous semble être un poignard.
— Merde… laissa échapper Dean.
—Le pire c'est qu'on est le troisième bar cette semaine à subir ce genre d'attaque, avoua le jeune homme.
— Ah oui? S'étonna Dean.
— Oui, Le Trou du Diable et L'Embuscade ont aussi été victime de meurtres.
— Ah! Je n'étais pas au courant, avoua le chasseur.
Il remercia le jeune homme, salua le policier et sortir rapidement avant d'attirer des soupçons avec son chandail couvert de sang. Il déverrouilla les portes et prit place dans sa voiture.
Il avait tué trois personnes et même plus dans les deux autres bars.
Il n'arrivait pas à y croire. Il se sentait répugnant. Il avait envie de pleurer, mais la mélancolie l'en empêchait. Comment avait-il pu laisser ça arriver? Il n'en revenait pas. Il regardait ses mains, toujours un peu taché de sang et elle tremblait. Malgré tout il démarra et quitta le stationnement du bar, pour ne pas attirer les doutes du policier. Il se promena un moment et s'immobilisa au côté d'un parc paisible. Il éteignit le moteur.
Il fixa le vide.
Il n'était plus digne d'être un chasseur. Il ne pouvait pas rentrer à la maison. Il ne pouvait pas aller voir son frère. Il avait simplement besoin de quelqu'un et ce quelqu'un c'était Castiel.
