Parce que je me dis « autant profiter pendant que j'ai encore un peu de connexion pour publier », je vous gave de petites publications.


Alisha Horiraito : Un cycle infernal pour notre petit Gerald... il va en voir de toutes les couleurs avec sa belle colocataire. Tu peux continuer les sous-entendus, ça me fait rire tout ça :')

AlcianSirius : Merci pour les précisions concernant le dernier chapitres ; je me suis hâtée à corriger quelques points mais pas tous, malheureusement ( adverbe cadeau ). Et je pense que j'ai un vrai problème avec la lettre S... je ne sais pas. Notre histoire d'amour n'a jamais abouti... j'ai ri face au 50 nuances d'Ichiya x) j'espère ne jamais tomber sur un tel livre si j'étais à sa place...


Disclaimer : Fairy Tail ne m'appartient pas.


Rating : T


MALADE


L'hiver avait débarqué et les maladies avec. Par un manque de chance phénoménal, Gerald avait réussi à en attraper une : au début ça n'avait été qu'un banal rhume alors il n'y avait pas prêté une grande attention, se disait qu'il allait passer aussi vite qu'il l'avait attrapé. Grave erreur.

Cette nuit Gerald s'était réveillé avec un horrible mal de crâne et un corps suant sous la terrible chaleur qui le consumait de l'intérieur. Sa tête était comme sur le point d'exploser. Il avait l'impression de rêver tandis qu'il marchait jusqu'à la salle de bain. Il pressa de deux doigts l'interrupteur à côté de la porte et la lumière s'alluma, agressa sa rétine pour accentuer sa lente souffrance. Sans réfléchir et avec les yeux mi-clos, le garçon tourna le robinet de la douche pour s'installer en dessous du jet avec un gémissement. La froideur agressa son corps brûlant mais il ne bougea pas. Il était paralysé tandis que son pantalon et son t-shirt devenaient trempés à mesure des secondes, se transformant comme une seconde peau.

« Gerald ? »

Suivant la son de cette voix familière, il aperçut vaguement sa colocataire dans l'encadrement de la porte, en petite tenue. Était-ce un songe ? Parce que si c'en était vraiment un, il priait pour ne pas se réveiller maintenant. Elle s'approcha rapidement et coupa l'eau tout aussi vite. Elle s'agenouilla pour se mettre à sa hauteur et il rencontra les prunelles ambrées. Il avait envie de chasser la mèche écarlate qui lui tombait au milieu du visage, celle qui s'était échappée de son chignon lâche.

« Tu es brûlant, souffla-t-elle en touchant son front humide.

- Je n'ai pas envie que tu tombes malade toi aussi a-

- Je vais chercher des vêtements secs, le coupa Erza. Tu restes ici, c'est compris ? »

Il hocha mollement la tête, son envie de protester partie quelque part ailleurs. Quand elle se releva, il entendit le petit craquement de ses genoux accompagné du froissement de son haut. Un haut qui ne lui était pas inconnu. Il tenta d'y songer mais préféra s'arrêter quand ses tempes se remirent à l'agresser. Ça allait mieux quand l'eau ruisselait sur lui.

Sa colocataire réapparut avec comme prévu des habits dont il se serait volontiers passé.

« Tu as pris des médicaments ?

- Je ne crois pas…

- Tu es si peu intéressé par ta santé ? »

Une serviette atterrit sur ses cheveux et des mains se chargeaient de les essuyer avec le coton doux qui sentait bon la lessive. Elle s'attaqua à son visage avec une extrême douceur – un trait qu'il n'avait pas encore connu avec elle, faute de ses trop nombreuses taquineries à son égard qui avaient le don de l'excéder –. Quand ses doigts avaient fini par chuter pour se glisser sous le tissu trempé de son t-shirt, Gerald écarquilla les yeux et bafouilla une suite de mots incompréhensibles. Elle stoppa brusquement son geste, comme si elle avait deviné ce qui semblait tant le gêner.

« Je… je te laisse t'en occuper et… je vais changer les draps de ta chambre. »

Erza se racla la gorge d'un air maladroit et se releva une seconde fois. Elle lissa les plis invisibles de la chemise bien trop grande pour quitter la pièce sans ajouter quoique ce soit d'autre.

C'était après une minute que Gerald comprit enfin pourquoi son vêtement lui paraissait familier. Il commençait à s'inquiéter lui-même pour ne pas reconnaître ses propres affaires.