Je m'excuse de publier aussi vite – c'est assez étrange de s'excuser là-dessus... – mais comme je ne sais pas quand ma connexion prendre fin – bien que je me doute que ça ne va pas tarder – je préfère finir ce recueil avant – parce que je ne veux pas recevoir de lettres de menaces aussi –.
Il y aura à la fin des petits bonus, si vous le souhaitez, qui répondront à quelques questions. Vous pouvez aussi vouloir quelque chose de spécial, alors n'hésitez pas à demander mais restez dans le thème – sinon c'est pour mon autre recueil intitulé des moments de la vie où il faudra faire la commande.
Bonne lecture. :)
AlcianSirius : Gerald aurait aussi pu l'attaquer avec son canard en plastique pour une ultime défense ! :')
Alisha Horiraito : Ne t'en fais pas demoiselle à l'esprit perverti – comme nous toutes – le rating M pointe le bout de son nez dès le chapitre suivant ! Et j'ai pris en compte ton idée. Elle sera utilisée pour le dernier chapitre. :)
Disclaimer : Fairy Tail ne m'appartient pas.
Rating : T
DÉCLARATION
« Gerald attends ! »
Il ignora la voix qui l'implorait de s'arrêter et s'en alla d'un pas rapide vers la salle de bain, claquant la porte derrière lui. Ses doigts déboutonnèrent habilement sa chemise imprégnée de taches carmines et il la jeta par terre d'un coup sec. Il sentit ses muscles douloureux jouer sous sa peau sous chacun de ses mouvements emplis d'une certaine rage. Sa respiration était saccadée, brusque, heurtée. Sa poitrine montait et descendait sous le rythme. Ses mains tremblaient, reflet de la sourde colère qui bouillonnait à l'intérieur de lui.
Gerald avait besoin de se remettre les idées en place et vite.
Le jet d'eau se pulvérisa contre son dos nu en mille et une gouttes. Il inspira, tenta d'égaliser son pouls qui montait en flèche. Il appuya son front contre le mur, les paumes posées à plat contre ce dernier. Leur froideur ne stoppa pas l'incendie qui ravageait sa capacité de raisonnement. Il gémit de frustration, serra les dents, essaya encore une fois de se focaliser sur autre chose que sur ses envies meurtrières envers cet homme sorti de nulle part.
Un coup d'œil à sa droite et il vit Erza entrer dans la pièce, quelque peu hésitante sur la conduite à adopter.
« Tu ne devrais pas te mettre dans un tel état.
- Sors. » siffla Gerald sans même la regarder.
Il l'entendit rire – un rire agacé, consterné –.
« Tu es trop impulsif.
- Et tu t'es bien fichu de moi.
- Sérieusement ? Tu es prêt à le croire alors qu'il était ivre ?
- Pourquoi mentirait-il là-dessus ? Ça tient debout. Tu n'es pas rentrée ce soir-là.
- Est-ce que tu sais au moins ce que j'ai fait ?
- Maintenant oui. »
Sentant la rage embrumer vicieusement son esprit une nouvelle fois, le jeune homme augmenta l'intensité de l'eau et fit choir ses paupières.
« Tu ne vas pas me laisser parler, hein ? Pourquoi tu ne veux pas comprendre que c'est réellement fini entre lui et moi ?! »
Il le savait depuis le début : jamais il n'aurait dû accepter cette maudite colocation. Pas avec cette fille, ni même une autre. Pourquoi n'avait-il pas été plus vigilant ? Pourquoi s'était-il laissé tenter ainsi ? Pourquoi était-il tombé amoureux d'elle si facilement ?
« Vas-t-en... »
Son murmure devait être à peine perceptible.
Gerald ne voulait plus ouvrir les yeux, faire face à cette cruelle réalité. Il préférait mourir que de vivre avec cet horrible poids qui compressait sa poitrine à chaque respiration. Erza l'avait marqué. Elle l'avait marqué si profondément. Elle s'était logée en lui, avait détruit chaque barricade par la chaleur de ses regards et de son sourire. Et encore ce soir, elle le brûlait. Il se consumait pour elle, était prêt à tuer quiconque oserait provoquer ses larmes. Peut-être que c'était pour ça qu'il avait rué de coups son ancien compagnon sans même chercher à comprendre ce qui le poussait à agir ainsi. Pourtant il se sentait trahi. Trahi malgré qu'il sache que ce gars avait hurlé des mensonges pour la blesser, briser ce qui s'était créé entre eux petit à petit.
« Non. »
Sa réponse avait été claire. Il l'avait entendu distinctement, comme si elle était proche de lui.
Et c'était le cas.
Il s'en rendit compte quand elle attrapa son visage. Il tourna la tête et elle en profiter pour plaquer ses lèvres contre les siennes. L'eau joua sur leurs corps, dansant sous leurs gestes. Le mur lui servit d'appui alors que la jeune femme l'avait acculé. Erza l'embrassa sans se soustraire, avec force, ses mains glissées dans ses cheveux mouillés et plus sombres pour les agripper fermement.
D'un léger battement de cils, elle s'écarta, cessa son baiser, le regarda droit dans les yeux et fit chuter les bretelles de sa robe. Gerald entrouvrit la bouche, incertain de ce qui était en train de se passer.
« Si tu ne me laisses pas parler, alors laisse-moi te montrer. »
